Accusez, il en restera toujours un peu….

avril 28, 2012 on 7:02 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Poil à gratter | Commentaires fermés

C’est vraiment une atmosphère de fin de campagne, quand tout est bon pour tenter de salir l’adversaire, même quand c’est selon toute probabilité un grand n’importe quoi.

Deux exemples.

DSK attribue, dans un interview au journal anglais « The Guardian », le scandale de New-York qui l’a abattu, aux efforts de ses ennemis politiques, c’est-à-dire au camp de Nicolas Sarkozy. C’est grotesque, parce qu’au moment où cela se passe, la police savait déjà par ses écoutes téléphoniques que DSK était impliqué dans l’affaire du Carlton de Lille, ce qui avait du être transmis à la hiérarchie parisienne, donc à Claude Guéant, et enfin au Président. Tous deux savaient donc que DSK n’était pas éligible et n’avaient pas besoin de le « faire sauter ». Au contraire, l’affaire de New-York est arrivée avant que DSK n’ait été intronisé candidat PS. Le scandale arrivant après la nomination eût été beaucoup plus grave encore. Les bénéficiaires sont donc non pas à l’Élysée, mais du côté de ceux qui, DSK éliminé de la course, pouvaient guigner cette place, Martine Aubry et François Hollande. A moins que ce ne soient eux que Dominique Strauss-Kahn ait voulu désigner par « ses ennemis… »

 

Mediapart, le site Internet dirigé par Edwy Plenel, qui s’est tellement bien illustré par la « rigueur » de son traitement « journalistique » des « scoops » quand il œuvrait à la rédaction en chef du Monde, sort un document où un ancien chef des services secrets de Khadafi affirme avoir financé la campagne de 2007 à hauteur de 50 millions d’euros.

Est-il nécessaire de montrer l’intérêt des anciens séides de Khadafi d’abattre à son tour l’homme qui a pratiquement seul mis fin au régime du dictateur libyen?

Est-il utile de mettre en doute la crédibilité de tels hommes, qui ont mis la main à tant d’affaires sales, entre répression interne et attentats externes?

Mais surtout, là où se voit bien le manque total de la moindre crédibilité de cette attaque, lancée au dernier moment, pour dégoûter, mais sans donner assez de temps pour la réfuter avant l’échéance du 6 mai, est ceci: le financement total d’une campagne présidentielle est limité par la loi à 22 millions d’euros.

Passe encore qu’un des camps dépasse ce plafond de 10%, voire 20%. Cela pourrait, à la limite, passer inaperçu, et avoir donné à ce camp un avantage illégal et injuste. Mais imaginons une seule seconde que l’accusation soit vraie. Ce ne sont plus 22 millions que la candidature Sarkozy aurait dépensé, mais 70. Les 50 du dictateur libyen, plus les 20 « ordinaires ». Pense-t-on deux secondes qu’un tel triplement des dépenses ait pu passer inaperçu? Que les adversaires ne mesurent pas, chacun de leur côté les dépenses de l’autre camp? Le nombre de tracts et leur coût. Le nombre d’affiches et leur coût. Le nombre de meetings et leur coût. Et ainsi de suite. Alors imaginer que Sarkozy ait pu dépenser plus de 70 millions sans que qui que ce soit s’en soit aperçu, c’est prendre les gens pour des crétins.

Ah, j’oubliais, ce ne seraient pas 70 millions qu’aurait dépensé Sarkozy, mais plus, parce qu’il est aussi accusé d’avoir touché de l’argent de Mme Bettencourt. Des enveloppes de 50.000 euros en liquide. Là encore, on voit mal Sarkozy prendre le risque de jouer les ramasseurs d’enveloppe de 50.000 malheureux euros s’il a à sa disposition les dizaines de millions du Colonel. Alors peut-être faut-il choisir entre les deux accusations, manifestement incompatibles, et toutes deux lancées par -comme c’est curieux- Mediapart.

C’est donc d’un mensonge délibéré qu’il s’agit, relayé par un site Internet prétendument d’information. Qui n’accuse plus pour quelques dizaines de milliers d’euros d’une vieille dame riche à milliards, mais pour des dizaines de millions d’un dictateur sanglant.

Mais, comme on sait, plus le mensonge est gros, plus les gens y croient. La citation est de Joseph Goebbels, responsable de propagande d’Hitler. Un homme dont s’inspire peut-être  Edwy Plenel? Un homme dont on se souvient comment il a sali, quand à la tête du Monde, M. Dominique Baudis, sur la « foi » de « témoignages ». Comme ici. Décidément, c’est dans les vieux pots que M. Plenel fait les meilleurs plats…

Qui est « normal »?

avril 28, 2012 on 9:01 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermés

La probable défaite de Nicolas Sarkozy valide l’idée que les Français ont tellement marre de ce Président hyperactif qu’ils souhaitent le remplacer par un homme dont la caractéristique est d’être « normal ».

Voyons donc qui est le plus normal des deux.

François Hollande est contre le cumul des mandats, mais ne s’applique pas cette règle qu’il prêche aux autres, puisqu’il est à a fois maire et Président de Conseil Général. Nicolas Sarkozy s’est toujours appliqué ce qu’il a prêché. Notamment quand il a parlé de travailler plus, car il a travaillé plus en un seul mandat de 5 ans que Chirac en 2 de 12 ans et Mitterrand en deux de 14 ans. Faire ce que l’on dit, n’est-ce pas « normal »?

François Hollande accuse Sarkozy d’être le Président des riches, alors que lui est celui du peuple. Sauf que Hollande, lui vient d’une famille très bourgeoise alors que Sarkozy a été élevé par une mère abandonnée, devant travailler pour nourrir ses 3 fils. Qui est le riche là-dedans ?

Sarkozy a augmenté le traitement de Président de la République à 20.000€ par mois, ce qui a fait hurler la gauche et la presse. Pendant ce temps-là, Hollande trouve « normal » de gagner 30.000€ par mois (source: Cour des Comptes). Ne serait-il pas « normal » que celui qui a annoncé vouloir baisser le traitement du Président et des ministres de 30% commence par se l’appliquer à lui-même?

François Hollande ne cesse d’attaquer Nicolas Sarkozy sur son bilan, ce qui est « normal ».
Quel est le sien? Avoir été « oublié » quand plus de 125 socialistes devenaient ministres ou secrétaires d’État? Avoir dirigé un PS abonné sous sa direction aux défaites électorales? Présider le département le plus endetté de France?

François Hollande qui trouve « normal » de n’avoir rien su des folies sexuelles de DSK, pourtant personnalité majeure du PS, ou des « histoires » financières de Guérini, pourtant Président du Conseil Général des Bouches du Rhône et de la plus puissante fédération du PS.

Le candidat Hollande qui veut absolument moraliser la République n’aurait-il pas trouvé « normal » de montrer qu’il pouvait et savait moraliser le PS, dont son successeur, Martine Aubry, a volé le résultat des élections à son ex-compagne, Ségolène Royal?

Mais voilà, François Hollande, le candidat « normal » va être élu.

Ce qui prouve que JusMurmurandi n’a rien compris. C’est, en France, « fais ce que je dis, pas ce que je fais », qui est considéré comme « normal ». En attendant que cela devienne: « je fais ce que je veux, et pas ce que j’ai dit ». Cela aussi, avant Sarkozy, était « normal ».

Ce qui montre que Hollande a raison. Sarkozy n’est vraiment pas normal….

François Hollande

Des paroles et des actes

avril 27, 2012 on 4:57 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Poil à gratter | Commentaires fermés

JusMurmurandi a regardé l’émission de France 2 hier soir, et son titre résume l’ordre de passage des candidats.

Des paroles, François Hollande.

Des actes, Nicolas Sarkozy.

Lorsque nous avons écouté le candidat socialiste, nous comprenons à la fois la manière dont il a mené sa campagne, et pour quelle raison il est toujours en tête dans les sondages.

Aucune parole qui indique qu’il prend parti pour une tendance ou une autre. L’objectif, ne blesser personne.

Mise à part la question sur la dépénalisation de la drogue, on l’impression d’écouter un flot de bonnes paroles. Lorsque David Pujadas le pousse dans ses retranchements pour savoir s’il considère qu’il y a ou pas trop d’étrangers en France, pas de réponse. Uniquement une esquive, en se retranchant derrière le droit.

Conclusion des journalistes, cireurs de pompes: voici un homme qui a déjà revêtu les habits de Président, qui rassemble.

C’est sûr, aucun chiffre, que des bonnes paroles.

Et on met vite sous le tapis la haine des « riches », le compromis sur les centrales nucléaires, le quotient familial, ou encore la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires qui va toucher les plus modestes.

La journaliste du Monde a bon dos ensuite de qualifier Nicolas Sarkozy de « clivant ». Lorsque l’on décide, que l’on s’engage sur des chiffres, que l’on prend des positions claires, que l’on monte au front, il est certain que l’on prend plus de risques.

Car comment ne pas bondir lorsque Hollande commence son intervention sur la brutalité de la crise pour ensuite critiquer vertement l’augmentation du chômage, comme si le ralentissement économique cité en début de débat avait soudainement disparu.

JusMurmurandi a encore sursauté lorsque l’on a demandé à Nicolas Sarkozy son avis sur le qualificatif de Rottweiler à l’endroit de la compagne de François Hollande, tandis que l’on a mis sous le tapis le torrent d’injures tant des socialistes que des journalistes. Comment L’Humanité ose t il afficher le président à côté de Pétain? Ont ils oublié que les communistes ont collaboré avec l’occupant de 1939 à 1941 ? Ont ils oublié que François Mitterrand s’est fait décorer de la Francisque par le Maréchal en personne ? Ont ils oublié que personne n’a autant rendu hommage à ces hommes et femmes qui ont sacrifié leur vie pour leur pays et leurs compatriotes que Nicolas Sarkozy ?

Car ils prennent de grands risques quelle que soit l’issue de l’élection.

Si Nicolas Sarkozy est battu, que pourront ils se mettre sous la dent lui qui les a tant occupés ?

Et s’il gagne, à leur place, JusMurmurandi se ferait sincèrement du souci après ces torrents de boue qu’ils ont déversés sur lui….

 

Le passé? Quel passé?

avril 25, 2012 on 8:39 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermés

Le principal argument de François Hollande en particulier, de la gauche en général, et de la presse qui s’en fait le relais, contre Nicolas Sarkozy est son passé. Son bilan de Président, avec, notamment la hausse du chômage, la baisse du nombre des fonctionnaires etc… et aussi son bilan personnel, avec notamment, en boucle, la soirée du Fouquet’s, et le séjour sur le yacht de Bolloré.

Soit, disons qu’il est légitime de juger un candidat sur son passé.

Le plus invraisemblable de cette approche de la gauche est que, si François Hollande a une faiblesse criante, c’est justement son passé.

Le fait que 6 premiers ministres socialistes sur 6, pendant une période totalisant 15 ans et s’étalent sur 21, aient préféré nommer plus de 100 personnes ministres ou secrétaires d’État, mais pas Hollande.

Le fait que la seule responsabilité qu’il ait exercé soit celle de Président du Conseil Général de Corrèze, où il a réussi à augmenter massivement les impôts tout en conquérant le titre peu enviable de président du département le plus endetté de France.

Curieusement, c’est la même chose qui a fonctionné dans le match Giscard-Mitterrand de 1981. Le bilan de Giscard, jusqu’à la nausée. Et le silence total sur le passé ô combien contestable de François Mitterrand.

Le pouvoir, paraît-il, corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument. Et l’appétit du pouvoir, corrompt même le passé…

Ou son absence…

Des législatives infaisables

avril 23, 2012 on 8:02 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

Le résultat du premier tour des Présidentielles est tombé, et, avec lui, et quoique personne n’en parle, la promesse de 5 années très difficiles. Pas, comme on pourrait le penser, parce que le Président sera tel ou tel.

Non, ce sera très difficile parce que le pouvoir, en France, procède avant tout du Parlement, et qu’il y a toutes chances que celui-ci soit divisé et sans majorité d’un parti.

Imaginons que Sarkozy gagne. Il est raisonnable de penser que le FN fera aux Législatives le même score, ou à peu près, qu’aux Présidentielles. Cela permettra à nombre de candidats FN de se maintenir, puisque la barre du maintien pour le second tour est à 15%. Et, en cas de triangulaires FN-UMP-PS, l’avantage est clairement au PS.  Ce qui torpille toute perspective d’une majorité UMP. C’est d’ailleurs le schéma, infernal pour l’UMP, qui avait conduit le RPR,  son prédécesseur, à perdre les élections de 1997, avec les conséquences que l’on connaît.

La même chose est vraie à gauche. Soit il y a alliance entre le PS et le Front de Gauche, comme il y a déjà un accord signé avec les Verts (mais sera-t-il respecté, après le score lamentable d’Eva Joly?), et alors le PS devra concéder au Front de Gauche des circonscriptions gagnables, en nombre tel qu’il enlève toute possibilité de majorité PS. Soit le PS et le Front de Gauche ne s’allient pas, le Front de Gauche se maintient, et perd lors de triangulaires face à la droite…

De nombreux acteurs de la vie politique française appelaient à dépasser la Ve République pour aller vers la VIe, dont les contours restent à apercevoir.

Mais, depuis hier on le sait, avant même qu’une certaine dose de proportionnelle ne fasse son apparition aux prochaines législative, ce qui est une certitude vue la pression que les partenaires minoritaires de toute coalition ne manqueront pas de mettre sur leur plus gros allié, ce profil a l’odeur et la couleur de la IVe.

JusMurmurandi craint bien que la seule chose qui nous reste à dire à la suite de ce maudit scrutin est: « Grèce, nous voilà! »

L’homme à abattre

avril 21, 2012 on 2:16 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermés

La campagne présidentielle touche à sa fin, au moins celle du premier tour.
Le mot d’ordre de neuf candidats sur dix a été simple et facile. Abattre Nicolas Sarkozy.

Le bilan ? Un boulet.
La crise ? Fouquet’s et Bolloré.
Les réformes que personne hormis la majorité n’a votées ? Bling Bling.
Le programme de l’opposition si elle est élue ? Le changement, c’est maintenant.
Et avec cela une presse à la botte de la gauche comme on ne l’a jamais vue.

Mitterrand avait bien menti sur sa santé et son cancer.

Menti sur sa relation extra conjugale, sur sa fille extra conjugale.

La presse avait juré, 13 ans plus tard, en 1994, que l’on ne l’y reprendrait plus.

Las. Comment peut on imaginer Jacques Chirac si fatigué en 2012 qu’il ne put même se rendre au salon de l’agriculture pour caresser le cul des vaches, s’il n’avait pas été mis hors d’état de diriger le pays dès son « accident » de 2005. Mais non, la presse toujours complaisante avec ceux qu’elle aime se tint coite.

Tout le contraire avec Nicolas Sarkozy.
Prenez le journal de France 2 cette semaine où l’on voit Eva Joly parader devant l’ancien appartement de Sarkozy à Neuilly pour semer ce qui dans son esprit n’est même pas un doute.

Se rendre ensuite, avec une cohorte de pisse-copies devant chez Me. Bettencourt. Et de lâcher des accusations sans aucune preuve. Bel exemple pour une personne qui eut le pouvoir heureusement révolu de mettre des citoyens derrière les barreaux. Et France 2 de dérouler ce « morceau choisi » de campagne en plein JT.
Comme Arnaud Montebourg qui n’hésite pas à parler des rendez vous judiciaires du Président, une fois qu’il ne le serait plus.
Bel exemple de présomption d’innocence, lui qui parlait du point faible de Me. Royal lorsqu’il pensait à François Hollande. Sans oublier tous les rendez vous passés ou à venir des ténors de gauche, de façon certaine ceux là, avec la justice.

Comme c’est bizarre cet acharnement sur des sujets qui ont 10 ou 15 ans.

C’est maintenant, en 2012 que l’on va gratter qui pour des évènements de 95 pour la campagne d’Edouard Balladur, qui pour ceux de 2002 à Karachi avec l’attentat qui couta des vies à des employés de la DCN.

Comme si la presse voulait se faire une virginité soudaine, sur le dos du candidat président dont les sondages sont comme par hasard simultanément mauvais.

L’homme semble déjà à terre, profitons de la curée.

Lui que l’on a accusé de diviser les Français, personne ne semble dérangé par cette division qui est suscitée par Mélenchon qui exhorte à crier « sus aux riches ». Comme si l’on était riche (ou pauvre) avant d’être Français.[lire http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202011391035-lettre-ouverte-d-un-exile-libre-a-jean-luc-melenchon-313103.php]

Comme si les « riches » étaient la raison de tous les maux de la société française. Lui qui n’hésite pas à dire que « Cuba n’est pas une dictature » (!) ne recule devant rien pour monter les  Français les uns contre les autres.

Personne ne remarque que dimanche dernier à la Concorde ce sont des drapeaux tricolores qui ont été brandis , tandis que ce sont ceux du parti socialiste à Vincennes….

Les journalistes quant à eux continuent autant à cirer les pompes des socialistes que ceux qui ont profité de l’ouverture pour se mettre sous les feux de la rampe, histoire d’aller à la soupe.

Eric Besson reste un traître [pour Hollande] tandis que Fadela Amara et Martin Hirsch profitent du moment bien choisi pour mettre leur préférence électorale en avant, avec la complicité de la presse bienveillante.

Cette même presse franco française qui ferme les yeux sur les déboires de François Hollande avec son chauffeur.

Comme Marc Blondel, l’homme au cigares de Force ouvrière, qui fut condamné à payer 88.594 Euro à son chauffeur pour horaires dépassés en 2001, ou encore Ségolène Royal avec deux collaboratrices qui gagnèrent contre elle pour les mêmes motifs, Mollande semble être en délicatesse avec un de ses ex collaborateurs.

Comme le rapporte Matthew Campbell dans le Sunday Times de dimanche dernier [http://www.slideshare.net/lemalpensant/article-du-sunday-time-sur-franois-hollande-et-son-chauffeur]. Mais ceci n’apparait pas dans la presse française, d’aucun bord.

Il y a un tout petit grain de sable dans cette belle mécanique. Si petit que l’on n’ose vous en parler.

La semaine prochaine, huit maillons faibles de cette campagne présidentielle seront sortis par les électeurs.

Hollande va se retrouver face à un débatteur professionnel, qui aura cinquante pour cent du temps de parole et non plus un dixième. Pour expliquer un curriculum politique d’une durée et d’une vacuité de 30 ans, à la tête du département le plus endetté de la France.

Sarkozy, lui, n’aura plus, en dehors de la presse, qu’un seul concurrent au lieu de neuf acharnés contre lui. Avec une majorité de voix qui semblent être « à droite ».

L’homme à abattre n’a pas dit son dernier mot.

 

Trente et un ans après…

avril 17, 2012 on 8:37 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

JusMurmurandi se demandait il y a un an à quoi ressemblerait la campagne électorale pour la Présidentielle de 2012. C’est maintenant relativement clair, c’est à celle de 1981.

A savoir un Président sortant qui subit une triple peine.

L’une, dont il est responsable, avoir eu une attitude qui n’est pas celle que les Français attendent de leur Président. Si c’est caricaturé à l’excès avec le désormais célèbre tandem Fouquet’s-yacht de Bolloré, qui ne pèsent comme l’a dit Sarkozy lui-même, que deux heures et deux jours sur 5 ans, il est un fait que son comportement du début de quinquennat lui a collé une image dont il n’a pu se défaire malgré l’inflexion des trois dernières années. Les Français n’avaient pas digéré le côté monarcho-populiste de Giscard, dont il se disait qu’il descendait  de Louis XV, et qui ralentissait, car tel était son bon plaisir, le rythme de la Marseillaise, tout en invitant des éboueurs à l’Élysée,  ou en s’invitant à dîner chez des Français « normaux ». Ils n’ont pas plus apprécié un Président qui dit « casse-toi, pauvre con! »

La deuxième, c’est d’avoir été le Président d’un choc économique majeur, dont il n’est bien évidemment pas responsable, et qu’il a, comme son prédécesseur, remarquablement combattu. JusMurmurandi frémit à la pensée de ce qu’eut été le sort de la France si Mitterrand avait présidé durant les deux premiers chocs pétroliers, ou Royal pendant la crise de 2008 et suivantes. Il n’empêche, les crises, même si on n’y est pour rien, et même si on les combat bien, rendent impopulaire, et Nicolas Sarkozy n’échappe pas à cette malédiction, comme Giscard en son temps.

La troisième, c’est d’avoir été pilonné sans relâche par la quasi-totalité de la presse pendant toute la durée de son mandat. Idéologiquement de gauche, fâchée de voir un Président qui, au lieu de la courtiser, lui disait à l’occasion ses quatre vérités, mercantile en exploitant un filon qui faisait vendre, la presse aura une fois de plus trahi sa mission d’information au profit de celle de propagande. JusMurmurandi se souvient dans la même veine de l’affaire claironnée contre Giscard des « diamants de Bokassa », qui valaient des clopinettes, alors que la même presse passait sous silence les cadavres des placards de Mitterrand, sa francisque donnée par Pétain, ou ses frasques extra-conjugales. L’absence de toute critique de la même presse contre DSK, qui eût du être le candidat socialiste à cette élection, alors que ses dérives personnelles, autrement incompatibles avec la fonction présidentielle qu’une invective, étaient connues, montre que celle-ci n’ont rien appris ni retenu de leurs promesses de l’ère Mitterrand, à savoir qu’on ne les y reprendrait plus » à être indulgents jusqu’à l’aveuglement avec un candidat simplement parce qu’il a la double « qualité » d’être de gauche et d’être en état de battre la droite.

Aujourd’hui un ami affirme que Jacques Chirac s’apprête à voter Hollande, contre son propre parti. Faut-il rappeler que, s’il avait déclaré « voter, à titre personnel, pour VGE », son parti, discrètement mais efficacement, appelait à voter Mitterrand?

Et quand, dans quelques semaines ou quelques mois, les conséquences d’avoir élu un candidat dont tout le passé montre la singulière médiocrité, la constante recherche de n’importe quel compromis pour peu qu’il évite un conflit, d’un homme tellement peu enclin à s’engager qu’il n’a même pas épousé la femme avec qui il a vécu 20 ans et avec qui il a eu 4 enfants, la presse et les Français verront le coût d’avoir voté non pas pour élire un homme qui ne les attire pas mais pour rejeter quelqu’un qui leur a déplu.

Jules César, dans sa guerre des Gaules, disait que la victoire de Rome était due avant tout aux bagarres internes entre tribus batailleuses et querelleuses. La conquête de la Gaule, supérieure en puissance, mais trop encline à écouter des antipathies et ses humeurs , par une Rome unie et organisée, en avait été la conséquence.

Fasse qu’Angela Merkel ne soit pas notre Jules César moderne…

 

Robin des Bois

avril 10, 2012 on 8:42 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

Ça y est la campagne est lancée, les spots ou clips officiels, comme on voudra, sont distillés sur les chaînes de télévision.

Franchement, en dehors d’Eva Joly, qui a troqué ses besicles rouges pour des vertes pour sa vidéo plus créative que les autres, personne n’a inventé le fil à couper le beurre.

Vous allez dire, toujours la même rengaine, mais ce qui nous a le plus frappé, c’est le clip du candidat par défaut du PS.
D’abord, il ne parle pas, il vocifère, il tempête, il hurle tout au long de la durée du clip.

Pas étonnant qu’il soit déjà aphone…

Quant à vouloir sortir de sa posture de Flanby parce qu’il s’égosille, ce n’est pas en gesticulant que l’on se forge une image de vertébré.
Enfin, cela contraste avec le discours tempéré du candidat sortant, dont on n’a eu de cesse de dire qu’il était agité….

Passons.

Car le pire, ce n’est pas la forme, c’est le fond.
Terrifiant.

La France ce serait l’égalité. Serait on revenu aux temps de la Révolution et de ses coupeurs de tête, ressortis en 1981 par Paul Quilès alias Robespaul (« il ne faut pas dire les têtes vont tomber, mais lesquelles et tout de suite »)?

En tout cas Hollande nous donne la prise de à Bastille en exemple.

Puis, c’est le tour du Front Popu et ses congés. On oublie qu’il a fait le lit d’Adolph, ça simplifie les choses.

Ensuite, et pourquoi pas, il se propulse descendant de de Gaulle, autre égalitariste selon lui avec la création de la Sécu.

Heureusement que le socialiste qu’il tente d’incarner, Mitterrand, à traité le Général de Caudillo, Duce ou Führer….

Et pourquoi pas Dieu tant qu’il y est ?

On sent bien les grandes œillades aux électeurs de Mélenchon avec son discours sur l’égalité.

On est dans la droite ligne du taux d’imposition marginal à 75%.

On coupe tout ce qui dépasse.

On comprend mieux les « idoles » de gauche comme Patrick Bruel qui déclare « Ma sensibilité a toujours été de gauche mais, être de gauche, aujourd’hui, c’est très compliqué. Ou juste triste. »

N’est pas Robin des bois qui veut.

Et en cette période de résurrection, ne tentons pas de ranimer Robespierre ou Danton…

Le vice appuyé au bras du crime ?

avril 7, 2012 on 8:42 | In Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

La phrase que nous avons choisie comme titre pour ce billet est de Châteaubriand à l’arrivée de Fouché et Talleyrand dans l’abbaye de Saint Denis le 6 juillet 1815 comme rapporté dans ses « Mémoires d’Outre-tombe ».
« Tout à coup, une porte s’ouvre: entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, Monsieur de Talleyrand soutenu par Monsieur Fouché. »

C’est l’impression que JusMurmurandi a eue en voyant Ségolène Royal et François Hollande à Rennes mercredi dernier.

Car les deux se haïssent, sans nul doute.

Elle n’a pas eu de mots assez amers après son échec sentimental pour décrire leur séparation en 2007
«J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile conjugal, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux…» -
« C’est vrai qu’être trompée, quand ça dure pendant une période comme celle-là, c’est extrêmement difficile.  »

Elle n’a pas eu de mots assez durs pour le décrire, après son échec politique.
« Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il (François Hollande) aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule? » Octobre 2011
‘François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ »
Meeting du Bourget. Le PS diffuse un clip vidéo retraçant l’histoire du PS. Aucune image de Ségolène Royal en 2007. Hollande ne la cite pas non plus pendant sa prise de parole. Janvier 2012.

Alors entendre Pierre Moscovici, Directeur de campagne de François Hollande, déclarer « C’est la manifestation de l’unité des socialistes », en parlant de la réunion de Rennes est la parfaite illustration de ce qui nous attendrait si Hollande, aujourd’hui revenu à son gabarit original, aphone, et toujours aussi teinté de noir était élu.

Comment les électeurs socialistes de courants aussi divers, de haines aussi profondes, pourraient ils faire l’unité pour gouverner le pays?
Comment faire le grand écart entre les strausskahniens et les mélenchonistes ? Mélenchon qui se complait dans une surenchère permanente sachant qu’il n’a aucune chance d’être au second tour mais qu’en réunissant un maximum d’électeurs pourrait ainsi peser sr
Car ce serait celle là l’option d’une élection hollandaise…

Un trop grand écart qui n’aboutirait qu’à des compromissions et autres louvoiements au moment où la France doit tenir le cap afin de ne pas tomber dans le piège de la dette comme l’ont fait d’autres gouvernements socialistes (Espagne, Grèce au cas où nous l’aurions oublié).

Les Français semblent s’en rendre compte, un sondage TNS Sofres donnant Nicolas Sarkozy en tête dans les « souhaits de victoire ».
Renvoyant ainsi les deux tourtereaux du passé à leurs échecs respectifs. Quel beau programme.

Donner du temps au temps ?

avril 3, 2012 on 7:58 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

Une interview a beaucoup intéressé JusMurmurandi, aujourd’hui.
Celle donnée par Margot Honecker. Le nom ne vous rappelle rien ?
C’est la veuve du dictateur est allemand Erich Honecker, mort en 1994.

Elle a le verbe critique, et ne manque pas de culot quant à son jugement sur certains de ses compatriotes.
Quelques exemples, qui nous ont particulièrement frappés.

Ceux qui ont tenté de franchir le mur pour passer à l’Ouest et se sont faits descendre comme des lapins par les VOPOS ? Des gens qui ont fait preuve de « stupidité ». On comprend cependant mal comment il se fait qu’ils aient été abattus puisque selon l’intéressée, «il n’y avait pas d’ordre de tirer, seulement l’autorisation pour les soldats postés à la frontière d’utiliser leur arme en cas de danger».
Comprenne qui pourra.

Comment justifie t elle le fait qu’il y ait eu une police d’Etat ?
« Nous avions des ennemis », ce qui pouvait aussi justifier les emprisonnements et les tortures.

Aujourd’hui, amère, elle vit au Chili. Bonne mère la Nation allemande lui verse 1.500 Euro par mois, ce qu’elle juge, naturellement, bien insuffisant.
Car elle porte un regard quasi nostalgique sur le communisme. Malgré le fait que son mari ait été secrétaire général du parti pendant 18 ans et par conséquent à la tête du pays pendant la même durée, elle regrette que cela n’ait pas duré davantage.
«Nous aurions fait de grandes choses si la RDA avait duré vingt ans de plus».

Sera ce le verdict de François Hollande en 2017 si, tiraillé entre les Verts, les mélanchoniens et les socio démocrates, le pays était condamné pendant les cinq prochaines années à subir diverses orientations inconstantes issues des influences et des conflits d’une nouvelle majorité théorique, au lieu de continuer à se moderniser ?