Vague comme lame de fond, ou comme un programme ???

février 28, 2011 on 9:38 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

On commence à voir ce que JusMurmurandi annonçait en Tunisie, à savoir que, pour l’instant, c’est le….souk.
Le peuple perd patience, des partisans de Ben Ali tentent de semer le trouble et son ancien premier ministre a finalement du jeter l’éponge.
Et on ne voit pas encore de mouvement permettant de passer à l’étape suivante, à savoir l’instauration d’une démocratie.
En fait, le vrai souci est de parvenir à faire tourner la machine économique pendant que l’on prépare l’avenir avec la mise en chantier de  nouvelles institutions vraiment robustes, les précédentes étant taillées autour du dictateur déchu.
Le problème, c’est que faire marcher l’économie signifie convaincre le monde extérieur que les fonctions essentielles de l’Etat, en particulier la sécurité intérieure sont assurées et que les visiteurs, les touristes, soient toujours prêts à se rendre en Tunisie, ou également en Egypte.
Pas de touristes, signifie économie appauvrie, manques de recettes, pertes d’emploi, insatisfaction populaire, chaos, chienlit, et limon fertile pour les extrémistes
Bref, cette lame de fond qui secoue certains pays arabes, personne ne sait où elle va. Très vague.

Cela nous amène au dernier lapsus qui a fait le tour du web ce weekend.
Après la fellation de Me. Dati, les empreintes génitales de Brice Hortefeux, nous avons eu droit au programme vague du Parti socialiste par Martine Aubry.
Un peu comme ce qui se passe dans les pays secoués par les mouvements révolutionnaires qui veulent avant tout faire partie leurs dirigeants, le PS ne rêve que de battre Sarkozy.
Formuler un programme de gouvernement qui soit à la fois cohérent, robuste et « vendable » à l’ensemble des électeurs socialistes, de Mélenchon à Strauss Kahn, il en est incapable depuis quatre ans. 

La prochaine étape de Me. Aubry sera t elle, comme Muammar Khadafi aujourd’hui, de déclarer que « son peuple l’adore »????

D’Olof Palme à John Galliano et MAM…

février 28, 2011 on 12:46 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, International | 2 Comments

Rappelez-vous, c’était il y a 25 ans. Le Premier Ministre suédois sortait du cinéma, accompagné de son épouse, quand il tombait sous les balles d’un mystérieux assassin. La police n’a pas eu besoin de chercher s’il avait des ennemis tant ceux-ci étaient nombreux, rendus furieux par les positions -entre autres- très tiers-mondistes de Palme. Un suspect fut arrêté des années après, condamné en première instance, puis relaxé en appel, malgré ce que beaucoup considèrent comme des preuves accablantes.

25 ans plus tard, un soir de la semaine dernière pour être précis, la nouvelle tombe, la maison Christian Dior a suspendu son charismatique directeur de la création, l’anglais John Galliano. Celui -ci aurait, dans un restaurant, proféré des injures à caractère raciste à l’égard d’un couple judéo-asiatique. Galliano, qui a été arrêté, avait 1,1g d’alcool dans le sang. Il a été relâché peu après.

Quel rapport entre des deux « évènements », un drame et un incident? C’est l’influence de la pensée dominante. L’enquête sur la mort de Palme a été dominée par la personnalité de la victime, par les positions parfois extrêmes qu’il avait prises, par l’influence que cela pouvait avoir sur la personnalité d’un être faible qui s’en trouverait poussé à un acte meurtrier. Rien à voir avec cette question simple: qui a tué Olof Palme?

Ce qu’à dit John Galliano n’est pas encore établi. Malgré la fuite sur l’incident policier (pardonnez ce qui est devenu, il faut le souligner, un truisme, tant ces fuites sont systématiques), un témoin n’a toujours pas livré sa version, pas plus que le couturier. Pourtant, non seulement la sanction est tombée, mais elle a été reprise dans le monde entier. Si Galliano n’avait pas été une personnalité connue, jamais ce n’aurait été le cas. Si les injures qu’on l’accuse d’avoir prononcées n’avaient pas été à caractère prétendument anti-sémite, non plus.

Il y a fort à parier que la même frénésie de travailler non pas à ce que la justice fasse son travail, si travail il y a, à l’égard de Galliano, mais à donner une bonne image à l’opinion publique, conduise à la même conclusion amère que dans l’affaire Palme: une absence de réponse à une simple question: Galliano a-t-il violé la loi?

On pourrait se poser la même question à propos d’une autre « saquée »: MAM. A-t-elle violé la loi en prenant l’avion de l’associé tunisien de ses parents en plein période de troubles. Assurément non, sinon la troupe de hyènes occupées à lui mordre les mollets l’aurait déjà fait observer en poussant des cris de vierge effarouchée. En attendant, elle est aujourd’hui au chômage. Sa faute, comme celui de Galliano et Palme: ne pas être dans l’air du temps.

Et aujourd’hui, la Justice ne s’étant pas prononcée, il n’est pas possible de savoir si c’est un délit. Mais c’est assurément un motif de licenciement…

Chassez le naturel…

février 24, 2011 on 5:18 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, Europe, France, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Se réjouir de la peine des autres n’est pas chrétien…mais il est des plaisirs que JusMurmurandi ne saurait se refuser en observant ce qui arrive à Khadafi en Libye.

JusMurmurandi, qui est d’un naturel pacifique, mais pas pacifiste, se frotte les mains des déboires du Colonel Khadafi.

Petit rappel historique.
La Libye est le pays qui sous sa houlette a soutenu toutes sortes d’organisations terroristes dans les années 70. RAF en Allemagne, brigades rouges, celles de Battisti protégé par le Brésil, eh oui, en Italie, IRA en Grande Bretagne, action directe en France, l’ETA en Espagne, ils ont tous mangé à son râtelier.

Lockerbie, le 747 de la Panam abattu par une bombe, c’est encore lui. L’Angleterre s’est depuis ridiculisée en relâchant Ali al  Megrahi, le libyen qui est le responsable de cet attentat en le libérant car il souffrait d’un cancer « en phase terminale » il y a….plus d’un an.
Le DC 10 d’UTA abattu dans le ciel africain lui est aussi attribué.

Bref un palmarès hors pair. Il a tout de même eu chaud aux fesses à quelques reprises, en particulier lorsqu’il décida dans les années 80 d’étendre ses frontières maritimes de 18 à 200 miles.
Reagan, en bon cow boy, envoya le porte avion Nimitz croiser au large de la Libye, à l’intérieur de ces 200 miles, et deux appareils F16 abattirent des Sukhoi libyens en deux temps trois mouvements.
On raconte également qu’un bombardement d’un convoi sensé l’inclure,  réussit presque à lui faire la peau. Il crâna moins après, ayant couté la vie à l’un de ses enfants.

Cependant, il n’hésita pas à trainer Nicolas Sarkozy sur les lieux mêmes du bombardement américain qui était resté en l’état près de vingt ans plus tard pour marquer le coup lorsque la France mouilla seule la chemise pour libérer les infirmières bulgares injustement emprisonnées par cet éternel bourreau. 

Alors que tout le monde occidental veuille sa peau aujourd’hui, nous compris, on le comprend, non?
Car tout en se livrant à cette boucherie à distance, il était par ses investissements, un des premiers actionnaires de Fiat,  toujours à la même époque.

Il a aussi été un dirigeant au style bien particulier, entouré d’une garde, constituée de femmes, dont la fonction était aussi de lui être très rapprochée…
Il y a quelques années, il a bien cherché à rentrer dans le « concert des nations » acceptant la libération des infirmières, se rendant en échange en France et en Italie et se faisant même élire président de l’organisation de l’union africaine!! Aujourd’hui, le masque tombe, le naturel revient au galop.

Lorsqu’il subit le même sort qu’un Ben Ali, vilipendé il y a si peu comme le symbole du Mal absolu, on se rend compte qu’Einstein et sa théorie de la relativité ont encore des beaux jours devant eux.

Jusqu’où faudra t il aller, combien de temps faudra t il attendre pour geler ses avoirs, comme cela a été fait pour Ben Ali et ce, après coup….
On parle d’un nombre de morts allant jusqu’à 10.000. Est assez, ou faut il attendre qu’il parte, s’il le fait, tandis qu’il a été jusqu’à bombarder son propre peuple?

Le pompon, au moment où se déroulent ces événements dramatiques, c’est de voir le mouvement des jeunesses socialistes comparer Nicolas Sarkozy à…..Adolf Hitler !! Chassez le naturel….

Le Boucher!

février 22, 2011 on 8:12 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Incongruités, International | 1 Comment

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat mitraillent et bombardent des populations civiles. Il arrive que ce soit par accident, un « dommage collatéral » d’une guerre, comme le dit notre époque aseptisée. C’est même comme cela que seraient morts les sept moines de Tibéhirine, au dire de la rumeur, pris par les forces aériennes algériennes pour une cible qu’ils n’étaient pas. C’est aussi ce que les guerres d’Afghanistan et d’Irak ont amené les Américains à faire, qui s’étonnent après de ne pas avoir été accueillis en libérateurs.

Mais, pour trouver un cas où l’armée de l’air d’un pays bombarde sciemment sa population civile, non pas comme une tragique bavure mais comme une action délibérée, faite pour tuer, terroriser et faire reculer le peuple, même JusMurmurandi, qui a pourtant la mémoire longue et le goût des rappels historiques, a eu du mal à trouver des exemples.

Le premier qui soit venu à l’esprit est celui de la guerre civile espagnole, quand Franco a fait bombarder ses adversaires républicains. Picasso l’a immortalisé dans son tableau « Guernica ». Mais c’était il y a trois quarts de siècle. Serait-il possible que Khadafi, puisque c’est de lui et de la Libye qu’il s’agit bien sûr, soit le premier en 70 ans? Car Hitler ne l’a pas fait, et Staline non plus, qui n’en ont pas été à une monstruosité près.

Pol pot et les massacreurs Khmer Rouge ne l’ont pas fait, et Milosevic en ex-Yougoslavie non plus.

Mais un exemple s’est imposé. Saddam Hussein l’a fait, notamment contre les kurdes irakiens. Voilà l’égal de Khadafi. Voilà qui rappelle que Khadafi a duré non seulement beaucoup plus longtemps que l’affreux Saddam, mais plus longtemps que Moubarak, et même que Moubarak et son prédécesseur, Sadate, réunis. Il y a en effet plus de 40 ans que Khadafi, qui peut passer pour un bouffon tant il est excentrique, tient la Libye d’une main de fer.

Cela rappelle un autre souvenir à JusMurmurandi, celui de l’exécution de Saddam Hussein. Le spectacle du dictateur, condamné après un procès partiel et partial, remis aux Irakiens pour une exécution à la va-vite et à la sauvette juste avant une fête religieuse, ligoté comme un animal à l’abattoir, entouré de cris de haine, et qu’on laisse tomber dans un trou sombre comme un vulgaire sac à patates, m’avait beaucoup choqué.

Quelque chose me dit que, si d’aventure le même sort devait être réservé à Khadafi, boucher de son peuple, ma sensibilité serait cette-fois-ci aux abonnés absents.
Muammar Kadhafi, le Boucher

Arabes, musulmans et dictateurs

février 21, 2011 on 10:36 | In C'est ça, Paris?, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

Il se trouve que, jusqu’il y a peu, les États arabes ne comptaient à leurs têtes que des dictateurs et autres monarques. Pas d’élections, ou alors que des élections truquées. Il semblait bien qu’il y ait une malédiction des peuples arabes à être dirigés par des autocrates dont les préoccupations majeures étaient leur enrichissement et la consolidation de leur autorité dynastique. Et Israël avait beau jeu de clamer être la seule démocratie de la région.

La révolution tunisienne est passée par là, et l’égyptienne aussi. Cela étant, se réjouir serait prématuré: le pouvoir en Égypte est aux mains de l’armée, et en Tunisie il n’est nulle part encore. Mais cette double onde de choc a ébranlé les autres régimes autoritaires: La Lybie, le Yemen, l’Iran et Bahrein résonnent des coups de feu de la répression contre les manifestants, et les régimes qui dirigent la Syrie, le Maroc et l’Algérie entre autres font d’urgence des concessions pour éviter d’être emportés comme leurs voisins.

Alors, au risque d’être, une fois de plus, terriblement politiquement incorrect, JusMurmurandi pose la question: y a-t-il une possibilité de démocratie pour des peuples arabes et musulmans?

En fait, il n’y a rien de spécifiquement musulman ou arabe au mauvais sort des peuples de la région. Ainsi la Turquie a-t-elle élu un gouvernement ouvertement musulman, mais celui-ci a su s’adapter aux structures d’un État laïc, et la démocratie turque n’en est que plus forte. Ceci au contraire de l’exemple iranien, pour qui un pouvoir musulman a pour devoir sacré de tout islamiser. On en connaît les conséquences, et le régime des mollahs iraniens censure et réprime pour tenter de se maintenir après avoir volé le résultat des élections.

Mais il est à noter que tant turcs qu’iraniens, s’ils sont musulmans, ne sont pas arabes. Il sera donc essentiel de voir si des pays arabes, et je pense d’abord à l’Égypte, peuvent trouver le chemin, sinon de la démocratie à la grecque, d’un pouvoir ayant une vraie légitimité populaire. La question que cela pose est celle de la capacité des électeurs à dépasser les clivages traditionnels (famille, clan, religion, communauté) pour appartenir avant tout à une communauté nationale. Sinon, ce sera le plus grand groupe qui dirigera les autres, et l’oppression des uns par les autres ne manquera pas de se manifester.

Ce qu’il y a de fascinant avec cette question est que l’évolution que nous souhaitons pour ces pays est exactement au rebours de ce que les belles âmes de gauche ont encouragé pendant des années en Europe et aux États-Unis. A force d’accepter l’inacceptable, nos pays sont devenus des mosaïques de communautés, et l’intérêt général ou national ne sont plus que des notions qui n’intéressent que les historiens. Ainsi les États-Unis ont-ils abdiqué sur la langue, qui est pourtant le facteur majeur d’unification d’une nation, tandis que la Grande-Bretagne, pays pourtant théocratique, admet des décisions de tribunaux islamiques jugeant suivant la sharia…

D’où les déclarations identiques, à quelques mois d’intervalle d’Angela Merkel, de David Cameron et de Nicolas Sarkozy, indiquant l’échec manifeste du modèle multi-culturel.

En France, quand l’UMP parle d’identité nationale, la gauche l’accuse de copier le Front National. Pour autant, cela n’empêche pas Marine Le Pen de surfer sur de bons sondages, à presque 20% des voix, justifiant ainsi le pronostic de JusMurmurandi que tout peut arriver en 2012, y compris un double 21 avril.

Et quand on regarde ce que fait la gauche, pas ce qu’elle dit, mais ce qu’elle fait, à savoir une politique totalement orientée bobo à Paris, où elle vote l’extension du stade de Roland Garros au détriment d’un stade et d’un jardin botanique, communautariste à Lille où Martine Aubry tolère des heures d’ouverture de piscines municipales réservées aux femmes, exigence strictement musulmane, clanique à Marseille où le Président du Conseil Général semble bien avoir largement guidé les marchés publics vers la société de son frère, JusMurmurandi se dit que l’occupation de la place de la Bastille par des jeunes beurs n’est plus si impossible que cela….

Facebook plus fort que CIA ???

février 17, 2011 on 6:31 | In Incongruités, Insolite, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Wikileaks nous en avait donné un avant gout.
La diplomatie est une chose compliquée, subtile, à tel point que, souvent, les hommes ne la maitrisent pas.
Les récents mouvements en Tunisie et en Égypte avec le départ précipité de leur dirigeant respectif nous l’ont montré de façon on ne peut plus manifeste.

Le problème, puisque personne n’a rien vu venir, ni les services secrets comme la CIA ou la DGSE en France, ni les diplomates, c’est que personne ne peut non plus prévoir la suite.

Ni en Égypte ou en Tunisie, ni ailleurs.

Des mouvements sont rapportés dans les émirats, chez Khadafi, en Iran. C’est toute une partie du monde qui est une ébullition.

Or cette région est pour une bonne part le réservoir de carburant de la planète .
Par conséquent, notre réservoir économique.
Nos emplois.

Lorsque les précédents conflits (1967, 1973) ont eu lieu dans la région, on assistait à une lutte d’influence entre Moscou et Washington par pays interposés. Moscou pour l’Égypte avant que Sadate ne rejoigne le camp occidental et Israël pour les Américains. Pas à des luttes de pouvoir des peuples eux mêmes s’opposant à leurs dirigeants au point de les faire déguerpir.

Entre temps, l’URSS de papa a disparu et est apparue une nouvelle grande puissance, la Chine.
Si cette dernière se cantonne à tirer les ficelles du micro-despote nord coréen sur le plan politique, elle ne se gêne pas pour aller faire ses courses en matières premières sur le continent africain par exemple.

Comment réagiraient les Chinois en cas de mouvements sismiques importants dans la région? Alors qu’elle-même est une constellation de peuples différents qu’elle satisfait, dans une certaine mesure, avec une croissance économique à marche forcée?

Sur le plan politique, la situation est tout aussi préoccupante, tandis que les grandes puissances n’en finissent pas d’atermoyer pour (ne pas) mettre fin aux progrès nucléaires de l’Iran.

Munich, 1938, nous revoici.

Israël, jadis soutenue par les États-Unis, alliée à l’Égypte de Moubarak, doit se sentir singulièrement seule.
D’abord parce que Moubarak est parti, qui plus est en quelques heures, après avoir semblé un rempart inexpugnable pendant trois décennies, tandis que les États Unis ont tourné le dos d’un seul coup d’un seul à un ami de trente ans, illustrant à merveille la légèreté de l’amitié à la mode américaine, au nom d’un prétendu droit des peuples à disposer d’eux mêmes.

Netanyahou, premier ministre au sang chaud sera-t-il le premier à craquer une allumette tandis que les Iraniens envoient deux navires de guerre traverser le canal de Suez?
Que va faire la CIA, célèbre pour avoir joué de son influence tant pour protéger que pour destituer les dirigeants suivant qu’ils répondaient aux canons politiques du moment à Washington ou non?

Pendant ce temps, on dit ça et là que les réseaux sociaux ont joué un rôle que certains n’hésitent pas à qualifier de déterminant dans les mouvements tuniso-égyptiens.

Peut être se trouve-t-elle là, dans une certaine mesure, la suite des mouvements populaires qui agitent la région?

Peut être même que Saddam Hussein aurait pu être renversé « paisiblement » avec Facebook et non en justifiant une guerre par un mensonge, au coût de centaines de milliers de morts pour la plupart civils ???

Nettoyer la place Tahrir

février 17, 2011 on 6:29 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Ben Ali est parti, Moubarak est parti, la fête est finie.
Il faut donc se remettre au travail. Pas si simple.
Le nettoyage de la place Tahrir, lieu cairote devenu emblématique des manifestations égyptiennes contre le pouvoir en place, ne suffira pas.

Bon début certes, mais il faut refaire démarrer le pays, dont l’économie dépend pour une bonne part du tourisme.
En Tunisie, peu après le départ de Ben Ali, on citait le chiffre de 400 touristes présents par rapport aux 25.000 habituels.

Dans un monde global, la confiance extérieure est vitale.

L’Irlande, la Grèce pour ne citer que deux exemples l’ont compris à leurs dépends.

L’Italie a également souffert sur le plan économique et s’apprête à payer le prix aussi sur le plan politique,
Toutes les manœuvres dilatoires de Silvio Berlusconi n’ont pu empêcher une enquête judiciaire sur ses libations en compagnie de jeunes filles mineures. Cela aussi, d’une certaine façon, c’est nettoyer la place Tahrir.

N’est pas Bill Clinton qui veut.

La classe politique française, et les présidents de la République ne sont pas en reste, est renommée pour ses rapports intimes avec la presse, pour les sentiments forts des hommes politiques pour le sexe dit faible.

Cela aussi pourrait t il être une sorte de nettoyage de la place Tahrir ?

Me. Alliot Marie devra t elle donc quitter ses fonctions pour avoir mal choisi le moment de se rendre en voyage privé en Tunisie et appeler Ben Ali, dirigeant laïc allié de la France jusqu’à son départ, pour avoir mal communiqué au sujet de ce déplacement ?

Pendant ce temps, on voudrait nous faire oublier les nombreuses aventures extra conjugales d’un candidat putatif à la présidence de la République.

En France, curieusement, certains considèrent donc plus politiquement corrects les coups de rein adultères que les coups de téléphone inopinés….
O tempora, o mores.

Cohabitation à l’américaine, à l’allemande, ou à la française?

février 16, 2011 on 9:38 | In Ca m'énerve, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Pour ceux que la vie politique française et sa bipolarité systématique fatiguent, la scène américaine est une leçon de vivre ensemble. Le partage des pouvoirs entre l’exécutif, du ressort du président, et le législatif, du ressort du Congrès, fait que l’accord de tous est nécessaire pour qu’une loi soit votée par les uns et promulguée par l’autre.

Et quand les uns et les autres ne sont pas du même bord politique, ce qui est le cas maintenant, avec un Congrès républicain et un Président démocrate, il faut bien, même si cela leur déplaît, qu’ils s’asseyent à la même table et trouvent des solutions acceptables par tous.

C’est le processus qui commence, avec le budget fédéral. Et le moins qu’on puisse dire est que les positions de départ des républicains et des démocrates ne sont pas, mais alors pas du tout, en phase. Les démocrates veulent dépenser pour investir dans l’avenir (c’est en tout cas ce qu’ils disent), alors que les républicains proclament qu’ils veulent à toute force réduire les dépenses de l’État.

Pourtant, en fin de compte, après beaucoup des gesticulations et de menaces de part et d’autre, ils arriveront à un compromis, ce dont personne ne doute.

JusMurmurandi se dit que quasiment le seul texte sur lesquels députés socialistes et UMP soient tombés d’accord depuis le début des mandats de la présente Assemblée et de Nicolas Sarkozy est le soutien parlementaire à Florence Cassez.

Alors que les périodes de cohabitation à la française (1986-1988, 1993-1995, 1997-2002) n’ont donné lieu à aucun compromis. Bien au contraire, elles ont exacerbé les divergences politiques, les transformant souvent en haine personnelle.

Comme par hasard, la récente comparaison entre le dynamisme de l’économie allemande et l’atonie des exportations françaises indique comme l’une des causes fondamentales l’existence d’un dialogue constructif entre patronat et syndicats en Allemagne, dialogue réduit en France à une version de la Lutte des Classes (copyright Karl Marx, circa 1848).

Des exemples éloquents…

Barack Obama

Et si la Chine était la prochaine Tunisie?

février 15, 2011 on 7:50 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Poser cette question est certainement bizarre au lendemain du jour où la Chine est officiellement devenue la deuxième puissance économique de la planète. Quel rapport peut-il y a voir entre un pays peuplé de plus d’un milliard d’habitants et un relativement petit pays du Maghreb qui vit de tourisme et de sous-traitance pour l’Europe?

C’est que, par-delà les différences massives, un scénario à la tunisienne est tout à fait possible en Chine. Car celle-ci est un pays à (au moins) deux vitesses. La Chine agricole, rurale, où vivent plus de 75% de la population, et où les choses ne changent « que » lentement, avec une croissance de 1 à 3% suivant les années et le temps qu’il fait. L’autre Chine, urbaine et industrielle, où la croissance dépasse les 15%, voire 20% par an, où les salaires et l’immobilier flambent (un employé « occidentalisé » coûte maintenant plus cher à Shanghai qu’en France) et qui empile records (de croissance, d’enrichissement, d’investissements, d’excédents) et défis (approvisionnement en matières premières, inflation, pollution, qualité de vie, entre autres).

Le défi des dirigeants chinois est de gérer le pays et sa gigantesque et complexe économie de façon à ce que ce puzzle reste entier. Et notamment que le secteur « moderne » génère assez de nouveaux emplois pour absorber les dizaines de millions de migrants de l’exode rural. Si on ajoute à ceci que la Chine est une dictature politique auprès de laquelle les régimes de Ben Ali et Moubarak ressemblent à des pensionnats pour jeunes filles, les contours d’une crise à la tunisienne deviennent plus visibles. Ajoutez-y une composante aussi impopulaire la-bas qu’ailleurs, à savoir une corruption massive, accompagnée d’abus de pouvoir extrêmement visibles et choquants. Que ceux qui en veulent un exemple cherchent par exemple sur Internet la phrase « mon père s’appelle Li Gang! »

Imaginons donc que, sous l’effet combiné d’une hausse du yuan qui rend les exportations chinoises moins concurrentielles et de coûts et prix à la hausse (la Chine n’est déjà plus le producteur le moins cher en matières de textiles notamment), et d’un ralentissement du marché intérieur pour cause de politique monétaire restrictive pour calmer l’inflation, qui est aujourd’hui beaucoup trop élevée (certainement supérieure à 10%, peut-être même à 15%), l’économie subisse un « coup de froid ». C’est le point de départ de la crise tunisienne. Ajoutez-y une répression brutale et maladroite d’un pouvoir éclaté et écartelé entre des tendances divergentes, et tout est en place pour que le mécontentement cristallise et forme un soulèvement populaire comme le monde n’en a pas connu.

Inutile que cela causerait un tsunami économique lui aussi sans précédent, car ce sont les Chinois qui non seulement fournissent nos produits de consommation, mais aussi qui achètent notre dette et donc financent nos déficits. Un tel soulèvement serait donc catastrophique pour la planète, ce qui veut que nous avons un intérêt majeur au statu quo.

Que diront alors tous les beaux esprits (de gauche pour l’immense majorité d’entre eux) qui aujourd’hui se pavanent à Tunis et vilipendent le gouvernement d’avoir « fricoté » avec Ben Ali? Qu’il ne fallait pas parler avec la Chine? Qu’il fallait préférer le Tibet, ou le Falun Gong à une économie vitale pour la nôtre? Qu’il fallait donner des leçons aux Chinois du haut de notre morale supérieure à une civilisation plus ancienne que la nôtre, sans voir que le monde a changé, comme l’avaient pressenti avant tous les autres De Gaulle et Peyrefitte?

Une réponse simple: croyez-vous que toutes les gesticulations des mêmes donneurs de leçon aient amélioré le sort de Florence Cassez? Ne valait-il pas mieux laisser la diplomatie agir discrètement au lieu de fanfaronner sur une place parisienne pour se donner bonne conscience? En en faisant une cause symbolique, les manifestants ont forcé le Mexique à claquer la porte pour ne pas se déjuger de façon humiliante face à un pays qui, rappelons-le, n’a pas de leçon à lui donner, l’ayant honteusement et lamentablement envahi en tentant d’imposer l’Empereur Maximilien.

Oh oui! Comme JusMurmurandi adore de tels donneurs de leçons! Et tant pis pour les conséquences!

Les Jeux qu’on peut…

février 13, 2011 on 3:24 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermés

Bertrand Delanoë a gagné: la Fédération Française de Tennis a décidé que le tournoi de Roland Garros resterait à Paris. Les villes de Gonesse, Versailles et Marne la Vallée ont perdu leur temps et leur argent, dans des candidatures qui ne pouvaient pas aboutir…à autre chose qu’à « obliger  » la Ville de Paris à faire de nouveau sacrifices pour se montrer « obligeante » avec la FFT.

Il faut dire que Bertrand Delanoë avait un avantage majeur sur ses concurrents: il avait déjà perdu les Jeux Olympiques. Ceux que la France voulait accueillir, pour la première fois depuis 1928. La France avait, de surcroit, le meilleur dossier, et espérait bien gagner. BD comptait sur ce grand succès pour fonder sa candidature à la Présidentielle de 2007. Au lieu de quoi, les Jeux iront à Londres, et Bertrand a vu Ségolène se faire étriller par Sarkozy.

Mais, comme il est intelligent, il a compris la leçon. Et, cette fois-ci, il avait, sur papier, le plus mauvais dossier, mais il a gagné. Car, si l’on s’en tient aux faits, les trois villes concurrentes proposaient des sites tout nouveaux et faits exprès, dont la FFT serait propriétaire, et dont la beaucoup plus grande taille aurait permis de faire beaucoup plus de choses que le site de Porte d’Auteuil: des jeux en nocturne, des concerts, etc… De plus, la candidature de Paris est gravement handicapée par l’opposition des riverains, et de tous ceux que choque la destruction, au profit d’un tournoi de deux semaines par an, et dont on ne peut pas dire qu’il soit fréquenté par un public « populaire », d’une serre chaude pleine de plantes rares, d’espaces verts publics du Bois de Boulogne et d’un terrain de sport à usage public et jeune.

On peut comprendre les riverains, qui ont déjà les nuisances des spectateurs du Parc des Princes, et auront bientôt, en plus, ceux de Jean-Bouin, agrandi grâce à la bienveillance de la Ville de Paris.

On peut comprendre aussi Bertrand Delanoë. Il savait très bien que la FFT préférait largement rester à Paris, et avoir ses bureaux à Auteuil plutôt qu’à Gonnesse ou à Marne-la-Vallée. Mais les candidatures « rivales » ont eu pour avantage de « permettre » au Maire de Paris de justifier des concessions qu’il ne veut pas avoir l’air de faire de bon cœur, alliés Verts et électeurs oblige. Sauf que ceux-ci, les maires des villes perdantes, les alliés Verts piétinés comme de vulgaires plantes rares de serres chaudes d’Auteuil, et les riverains, les parents d’élèves privés de terrains de sport, les promeneurs privés d’espaces verts, paient finalement l’addition pour solder le désastre olympique de Bertrand Delanoë.

Il n’a pas eu les Jeux Olympiques, qui eussent marqué l’histoire sportive, il a eu le prolongement de Roland Garros, et le saccage de l’environnement. On a les Jeux qu’on peut…
Bertrand Delanoë

Après l’effondrement vient le pire…

février 12, 2011 on 11:17 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Le régime de Hosni Moubarak s’est effondré après trente ans de règne sans partage, exactement comme celui de Zinedine Ben Ali en Tunisie juste avant lui. La question véritablement hallucinante que se pose JusMurmurandi est celle-ci: pourquoi maintenant, pas il y a dix jours, dix semaines, dix mois ou dix ans? Si après tout c’était à portée de manifestants de renverser ces régimes, pourquoi ont-ils attendu? Était-ce que ces régimes n’étaient pas si honnis que cela? La réponse serait plutôt qu’ils ne savaient pas que cela pouvait être fait si « facilement ». Il reste deux espoirs: que les régimes qui leur succèdent ne soient pas pires, comme ce fut le cas en Iran en 1979, et que le mouvement s’étende aux autres régimes autoritaires et corrompus du monde arabe. On ne doit pas très bien dormir ces temps-ci dans certains palais de Damas, d’Amman, d’Alger ou de Rabat…

Nokia était l’une des entreprises les plus admirées au monde. Largement plus de 30% du marché mondial des téléphones mobiles, face à des concurrents toujours plus désarmés, réduits à se réjouir quand une année de profits venait interrompre une série d’années en pertes. Mais Nokia a raté le virage des smartphones, que ce soit avec des logiciens propriétaires, comme Apple, ou ouverts comme Android. Et, du coup, part de marché et profits d’effondrent. A tel point que le nouveau patron, Stephen Elop, débauché de chez Microsoft, a écrit à ses troupes que Nokia vivait sur une plate-forme en feu. Il tire les conclusions de son analyse en liquidant la plateforme logicielle Nokia, nommée Symbian, et en s’alliant avec son ancienne société, Microsoft, autour de son logiciel Windows Phone. Mais les produits ne sortiront que dans deux ans. Deux ans de licenciements massifs. Et deux ans, dans ce métier, c’est une éternité. Le risque chez Nokia, comme en Tunisie ou en Égypte, c’est que dans deux ans, en tant qu’allié de Microsoft, qui n’a jamais réussi dans les téléphones mobiles, ce ne soit encore bien pire qu’aujourd’hui…

Florence Cassez vient de voir sa condamnation à 60 ans de prison rendue définitive par la Cour de Cassation mexicaine. Elle est effondrée, car elle espérait que la mobilisation des plus hautes instances françaises suffirait à faire comprendre à l’État mexicain qu’il serait une bonne idée de la remettre, d’une façon ou d’une autre, en liberté. C’est l’occasion pour MAM qui, pour un ministre des Affaires Étrangères, est étrangement peu diplomate, de quasiment déclarer la guerre aux Mexique, appuyée par la famille de Florence Cassez, pour qui il faut supprimer l’année du Mexique en France. JusMurmurandi est stupéfait que le Mexique, qui est une démocratie, soit traité en république bananière par la même MAM qui proposait d’aider au maintien de l’ordre en Tunisie. Que Florence Cassez soit en prison est triste. Que la procédure contre elle soit viciée de toutes sortes de manières, est très triste. Mais les faits sont là: elle vivait avec un compagnon qui dirigeait un réseau d’enlèvements, une industrie qui gangrène tout le Mexique, lequel est un État souverain, qu’on aime ses décisions de justice ou non. Et, à trop crier que c’est un scandale, Michèle Alliot-Marie comme Florence Cassez risquent la même chose que Nokia, l’Egypte et la Tunisie: que ce soit bien pire après…

Ne pas payer pour ses erreurs!!!

février 9, 2011 on 9:28 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermés

Claude Bartolone est le président du conseil général du 9.3. Il a la tâche peu enviable de présider un département non seulement très endetté, mais dont plus de 70% de la dette est libellée en « emprunts toxiques ». Ce sont des emprunts dont certaines banques promettaient à qui voulaient l’entendre que les taux d’intérêts seraient bas, parce que variables.

Sauf que la crise est passée par là, et un emprunt parmi d’autres, qui, à l’émission, coûtait à peine plus de 1,5% par an d’intérêts, coûte aujourd’hui plus de 24%!!!

Et le malheureux Bartolone a choisi une stratégie: ne pas payer, car c’est de la faute des banques! Il attaque donc Depfa, Dexia et le Crédit Agricole, qui n’auraient pas « suffisamment averti le département que des taux variables pouvaient monter ».

La réalité est simple. Alors que les taux au moment où ces emprunts ont été contractés étaient déjà très bas, les responsables de l’équipe Bartolone ont spéculé pour en avoir qui seraient encore plus bas. Alors que la gauche honnit -en paroles- la spéculation, elle s’y livre gaillardement quand on regarde les actes. Et là, patatras! ça rate! et le département douille.

C’est alors que Bartolone dévoile les vraies couleurs du socialisme à la française: quand je fais quelque chose de bien, c’est que je suis très fort, quand ça rate, c’est la faute des autres. Et je n’admets jamais avoir fait la moindre erreur. Et surtout, surtout, je ne veux pas en payer les conséquences. Oh pas sur le plan pénal bien sûr, rien de ce qu’a fait le département n’est illégal. Ni immoral, sauf si on pense que toute spéculation est immorale. Ni pécuniaire, car après tout ce ne sont pas Bartolone et sa fine équipe de financiers à deux balles qui vont payer les pots cassés, ce sont les contribuables du 93, comme toujours.

Non, la faute de Bartolone & Co., c’est qu’ils ont été incompétents, souscrivant à des contrats qu’ils ne comprenaient pas. Inutile de dire que n’importe quel foyer français qui serait géré de la sorte se retrouverait illico presto à la commission du surendettement, ce qui ferait peut-être tache pour ceux qui se veulent « responsables », car il ne faut pas nécessairement avoir fait l’ENA pour savoir qu’un emprunt à taux fixe n’est pas risqué et qu’un taux variable l’est.

Mais le plus frappant, et qui appelle une comparaison évidente avec leur politique au plan national est le fait que le département ne veut pas payer, alors que les contrats signés sont valides. Comment ne pas y voir un encouragement au mépris de la loi? Un jeune a fait des bêtises? Pas vu, pas pris! Mais, s’il est pris, il n’aura qu’à faire comme Bartolone: ce n’est pas de ma faute c’est la faute de l’autre, de la société, de la France, qui ne me chouchoute pas comme elle le devrait.

Accessoirement, si ces quelques 750 millions de dette « toxique » portent intérêt de « seulement » 13-14% par an, cela fait 10% de plus que ceux qu’aurait pris n’importe quelle équipe de crétins trop idiots et timorés pour spéculer, donc le surcoût de la spéculation made in Bartolone est de 75 millions par an. On fait combien de fois le tour du monde en jet privé pour 75 millions?

Toujours les mêmes!

février 9, 2011 on 5:32 | In Best of, C'est ça, Paris?, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermés

Il y a quelque jours, JusMurmurandi s’élevait contre la grève des magistrats au motif que certains d’entre eux, s’ils avaient fauté dans l’affaire Tony Meilhon-Laetitia, pourraient être sanctionnés. Et nous rappelions que ce n’est pas la première fois que les magistrats considèrent, que, même quand il y a aurait faute, il ne devrait pas y avoir de sanction, ce qui fut le cas -ou presque- avec l’affaire lamentable d’Outreau.

Ce n’est pas le seul cas de récidive dans le genre scabreux. La police vient d’interpeller 20 personnes soupçonnées de vol de bagages à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Cette enquête est fondée sur 3.000 lettres de plainte de passagers dont les bagages ont été pillés. 3.000! Sans compter ceux qui n’ont jamais écrit. Si on considère que Roissy est la plaque tournante de l’entrée en France des touristes et hommes d’affaires si nécessaires à notre économie, on voit les ravages qu’un tel pillage cause à la réputation de la France. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que cela se produit, bien au contraire. On aurait pu penser qu’après la mise au jour d’une bande organisée de vol de bagages, les parties prenantes, à commencer par Aéroport de Paris, auraient pris les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise pas à grande échelle. Eh bien, non! Sans doute doivent-ils tenir à ce que notre aéroport le plus important conserve sa place tout en bas de la liste des pires aéroports mondiaux…

Autre récidive scabreuse. Les opérateurs téléphoniques avaient juré qu’ils ne pouvaient pas supporter la hausse de la TVA, et que l’équilibre de leurs comptes exigeait que celle-ci soit reportée sur les usagers (on n’ose dire clients). JusMurmurandi, conscient du peu de concurrence en France par rapport aux pays européens comparables, trouvait que ces pleurs ressemblaient un peu trop, une fois de plus, à des larmes de crocodile. Eh bien, il a suffi que des petits malins s’aperçoivent que toute augmentation des tarifs en cours de contrat donne droit à l’abonné de résilier sans frais, et c’est un véritable exode de clientèle qui a semble-t-il commencé. Lequel exode a fait, comme au temps de Moïse un miracle! Les opérateurs ont décidé de ne pas répercuter la hausse de la TVA, alors qu’il y a deux semaines, ils juraient encore, la main sur le cœur, que c’était aussi intolérable qu’impossible…
Sans doute l’ont-ils décidé parce que leur clientèle était en train de se faire piller comme de vulgaires bagages à Roissy, et que, pour eux, l’intangibilité du lien de dépendance qui les lie à leurs usagers était aussi importante que l’impunité des magistrats…

Les impunis

février 8, 2011 on 10:52 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

La vitesse à laquelle les actualités passent de la première à la dernière page des quotidiens avant de passer à la trappe ne cesse de frapper JusMurmurandi.
Quelques exemples.
Cela fait maintenant deux mois que Gbagbo se maintient au pouvoir malgré le fait qu’il aurait perdu.
Ben Ali est passé par là, et les évènements en Égypte aussi.
Mais alors demanderez-vous, pourquoi les Ivoiriens ne descendent-ils pas dans la rue eux aussi pour demander le départ du battu ?
Y a-t-il du pétrole en Côte d’Ivoire ? Nenni.
La Côte d’Ivoire représente-t-elle un emplacement « géostratégique » important, voire déterminant? Toujours nenni.
On peut donc laisser Twitter et Facebook branchés, tout le monde s’en fout, Obama en premier.
Gbagbo, impuni.

Il y a quelques semaines le monde économique français retenait son haleine, l’espion chinois aurait frappé la France au cœur de son trésor secret.
Renault, marque chouchoutée des Français, surtout de gauche d’ailleurs, aurait été la cible d’une tentative de vol d’informations sensibles sur son projet de voiture électrique.
Aujourd’hui, le tout semble s’enliser. Les salariés auraient été licenciés sans preuve, marqués du sceau de l’infamie jusqu’à leur dernier souffle, telle Milady de Winter avec la fleur de lys.
Renault cherchait-elle à faire parler d’elle, tandis que ses modèles étaient marqués du sceau de la banalité ? Il est trop tôt pour le savoir, mais si les faits sont avérés, les dirigeants ne pourront pas rester impunis.
Rappelons nous entre temps les paroles peu amènes de M. Schweitzer, son président précédent, sur les relations sociales dans les PME. Elles semblent en effet, tellement meilleures dans le groupe qu’il a dirigé…..

Les juges ne supportent pas que l’on les remette en cause, même s’ils ont failli. Et font grève lorsque l’on a l’audace de leur faire remarquer.
On a l’impression d’entendre Bernard Thibault défendre les grutiers de Marseille.
Combien de temps encore ces braves gens resteront-ils impunis ???

Hallucinant! (2)

février 5, 2011 on 8:22 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermés

Hallucinant en effet, l’appel de la République islamique d’Iran au départ de Hosni Moubark d’Égypte. Encore que JusMurmurandi ne soit pas un chaud partisan de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays, fût-ce pour faire tomber un dictateur, l’appel des ayatollahs est particulièrement insupportable.

Certes, comme ils ne manquent pas de le rappeler, ceux-ci ont été portés au pouvoir par une mouvement qui n’est pas sans rappeler les soulèvements tunisien et égyptien, encore qu’à un certain niveau, tous les soulèvements populaires contre des dictateurs se ressemblent.

Ils « oublient » seulement qu’aux deux dernières élections présidentielles, toutes deux gagnées -est-ce un hasard- par le « dur » Ahmadinejad, le plus proche des religieux, il y a eu des soulèvements tout aussi populaires. Et ceux de 2009 sont-ils si loin dans le passé qu’ils les aient déjà oubliés quand c’est maintenant qu’ils pendent les « coupables » de ce soulèvement? Car l’Iran est, après la Chine, le pays où la peine de mort est la plus fréquemment appliquée, et il devrait y avoir, au rythme actuel un millier de pendaisons cette année, ceci sans compter qu’on y applique toujours la lapidation « islamique ». Donc ces pendaisons pourraient rappeler au régime iranien la violence qui a soulevé les masses populaires contre le vol manifeste des élections auquel s’est livré le Président Ahmadinejad, et la répression qui a suivi.

Quelle différence y a-t-il entre une manifestation populaire contre Moubarak et une manifestation populaire contre Ahmadinejad, ou, juste 30 ans avant, également en Iran, contre le Shah? Eh bien, c’est qu’en Iran en 1979 et en Égypte en 2011, le Américains aient fait et fassent tout ce qu’ils peuvent pour faire partir le dictateur. Et qu’en 2009 ils se soient bien gardés de faire quoi que ce soit.

Comprenne qui pourra!

Alors, la photo, est-ce Tunis, Le Caire, ou Téhéran? Alors, des leçons, Messieurs les mollahs?
Manifestation à Téhéran en 2009

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