Nous sommes tous des pirates somaliens!
avril 16, 2009 on 8:51 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermésL’un des grands braqueurs qu’a connu l’Amérique, Dillinger se vit un jour demander par le juge « dites-moi, M. Dillinger, pourquoi braquez-vous des banques? » et Dillinger de répondre: « parce que c’est là que se trouve l’argent, votre Honneur! ».
Laissons de côté le fait que ce n’est plus nécessairement possible de trouver dans de nombreuses banques autre chose que des actifs toxiques, des dettes et des aides gouvernementales. La question en fait s’applique aux pirates dont les actes fleurissent de par le monde.
Pourquoi les Somaliens s’attaquent-ils aux bateaux qui passent à proximité? Parce que c’est là que, pour eux, se trouve l’argent.
Pourquoi les futurs ex-employés furieux séquestrent-ils des cadres de leur entreprise? Parce que c’est là que, pour eux, se trouve l’argent.
Pourquoi les pêcheurs français prennent-ils les ports et leurs marchandises en otage? Parce que c’est là que, pour eux, se trouve l’argent.
Pourquoi les « honnêtes gens » sont-ils furieux des aides gouvernementales aux banques? Parce qu’ils ont le sentiment de s’être fait pirater leur argent. Et pas une fois, mais deux. La première fois quand une bonne partie de leur épargne (en actions, ou en immobilier) s’est volatilisée dans la crise dont les banquiers sont perçus comme responsables, et une seconde fois sous forme d’aides d’État.
Il y a véritablement en France en ce moment un profond mouvement de soutien à toute action pour « prendre l’argent ». Plus de la moitié des Français, et ce y compris au sein des catégories cadres et professions libérales, et y compris chez les partisans de la majorité, approuvent les séquestrations de dirigeants. Les voilà donc, d’une certaine façon, légitimées à défaut d’être légalisées.
Pourquoi ces Français qui ont élu Nicolas Sarkozy sur un programme « travail, loi et ordre » se retrouvent-ils derrière des actions « piraterie et désordre »? Il serait trop facile de répondre avec une condescendance un rien méprisante que le peuple est changeant. Il y a, à mon sens, trois réponses, chacune importante.
- alors que la hausse vertigineuse des prix des matières premières est pour beaucoup dans la crise actuelle, de la même façon qu’elle a causé les deux précédents chocs pétroliers, c’est la profession bancaire qui est créditée (si l’on peut dire) d’en être la cause. Donc une cause « interne » et non externe. Une crise de système et non un choc circonstanciel. Dès lors, c’est tout le système qui est délégitimé. Et, en attendant qu’on (qui donc?) le refonde (quoi donc?), nous vivons une sorte de période intérimaire où le chacun pour soi est roi.
- en France tout particulièrement, l’Etat, qui est censé faire respecter la loi (et qui s’attaque maintenant, non sans un certains succès) aux pirates somaliens, mais pas encore aux pirates des entreprises françaises, est également le même qui (re)distribue près de la moitié du PIB français sous des formes diverses (prestations sociales, subventions, exonérations). Donc il est facile d’obtenir que l’Etat soit plutôt banquier que policier, et achète sa paix à défaut de la rétablir. Les configurations où il l’achète avec l’argent des autres sont même particulièrement croustillantes, comme aux Antilles, où il (l’Etat) a concédé des hausses massives de salaires par les entreprises…
- alors que le monde bruit de « retour de l’Etat » parce que c’est la puissance publique qui a renfloué les institutions financières égrotantes et restauré un minimum de confiance, en fait la solidarité n’a jamais été aussi limitée. Chacun veut, alors même que les finances sont censées être au-delà d’épuisées, en dépecer toujours un peu plus, et à son seul profit, la carcasse encore pantelante. Et peu importe que les avantages obtenus aujourd’hui le soient au détriment des autres catégories sociales, ou que les dettes à venir étranglent les générations de nos enfants, c’est le niveau zéro de la solidarité.
Ce qui est d’autant plus intéressant que, quand on écoute les déclarations des pirates somaliens, ils sont, eux, très solidaires entre eux!

Mahaut pleure
avril 14, 2009 on 10:04 | In France | Commentaires fermésJusMurmurandi est triste parce que Mahaut pleure.
Mais non pas Mao Zedong (anciennement Mao Tse Toung) !!
Mahaut d’Artois, la grande Mahaut, tante de Robert du même nom, qui a marqué notre jeunesse. L’inflexible femme de fer qui empoisonna un roi sans trembler et enterra sa fille sans verser une larme pleure enfin.
Car son « père » de plume s’en est allé.
Maurice Druon, génial créateur des « Rois Maudits » nous a quittés.
Résistant, Ministre, député, membre de l’Académie française, JusMurmurandi salue avant tout l’écrivain.
Si vous avez un enfant en âge de lire un beau roman, quitte à ce qu’il ne sorte plus de sa chambre avant la fin des vacances de Pâques, mettez lui les Rois Maudits entre les mains. Cela vaut toutes les consoles de jeux.
Ou asseyez vous avec lui devant la magnifique interprétation cinématographique avec Jean Piat, Louis Seigner, Françoise Seigner etc..Vous ne le regretterez pas.
Et peut être que cela consolera Mahaut…

-
- Les Rois Maudits de Maurice Druon
Brèves
avril 14, 2009 on 2:21 | In France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermés1. Un rideau de fer
La petite Élise, enlevée à son père en France, a été retrouvée en compagnie de sa mère russe à la frontière hongro-ukrainienne. Elle vient de rentrer en France avec son père, tandis que sa mère, qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux, est incarcérée en Hongrie. Alors que, quand la mère et sa fille étaient présumées déjà arrivées en Russie, les autorités de ce pays indiquaient fermement qu’elles ne les restitueraient jamais et que les décisions de justice françaises resteraient de nul effet, voici que, subitement, elles sont, par la voix du ministre Lavrov, demandeuses de consultations juridiques entre français et russes. Elles jugent aussi la décision hongroise de laisser Élise rentrer en France « précipitée ». Dans la première partie de cette histoire, quand les Russes refusent toute concertation, on voit bien que le Rideau de Fer n’est pas tombé. Dans la seconde, quand les Hongrois font droit au mandat d’arrêt international et aux décisions de justice françaises, on se dit qu’il n’est cependant plus tout à fait aussi à l’ouest qu’avant 1989…
2. Un écran de fumée
Malheureuse Ségolène Royal! Elle qui aime dire que tout ce qui va mal est la faute de la majorité, et de Nicolas Sarkozy en particulier, risque d’être privé de son meilleur argument. Elle affirme en effet, ou tente de le faire, sa capacité à présider aux affaires de la France à partir de son expérience de présidente de la région Poitou-Charentes. Sauf que là, c’est l’arroseur arrosé. Enfin, arrosé pas vraiment, parce que, justement, sa région est la première où la sécheresse du printemps ait conduit à décider de mesures de restriction d’arrosage agricole. Mais que fait-donc la présidente? Au lieu de voyager à la Guadeloupe et au Sénégal, ne ferait-elle pas mieux de faire pleuvoir chez elle? Comme un bonheur ne vient jamais seul, il s’avère que l’hiver, parmi les plus froids de ces récentes années, a entraîné une surmortalité d’environ 6000 personnes, et ce plus particulièrement dans 4 régions, toutes dirigées par un exécutif socialiste. Dont, vous l’avez compris, Poitou-Charentes. Jusqu’où Nicolas Sarkozy ne va-t-il pas pour tenter d’abattre cette cible perpétuelle qu’est la personne la plus attaquée de l’histoire politique française (Ségolène dixit)?
3. Un voile de deuil
General Motors, qui fut pendant près de 60 ans la plus grande entreprise mondiale, va tout droit vers une mise en faillite organisée avec l’aide des pouvoirs publics américains. Il s’agit de couper le géant en deux, la partie qui a l’espoir de pouvoir survivre avec les marques Chevrolet, Cadillac, peut-être Buick ou GMC, et le reste, voué au démantèlement, la vente ou la liquidation pure et simple. Les porteurs d’obligations et les syndicats de GM, même face à cette perspective à très court terme, refusent toute concession qui permettrait une restructuration sans passer par la case faillite. La dernière fois que JusMurmurandi a entendu pareille obstination, c’était (au choix) l’Iran d’Ahmadinejad parlant de son droit au nucléaire, la Corée du Nord sur le même sujet, les Taliban sur tout sauf la charia, George Bush sur les armes de destruction massives de Saddam Hussein, les banquiers et traders sur leur droit au bonus et stock options. Finalement, vous avez raison, c’est souvent qu’on entend pareilles âneries. Qui a dit que les autistes n’ont pas la parole?
4. Un tissu de conneries
Enfin, comment ne pas conclure sur le sondage de Paris-Match qui révèle (le mot n’est pas trop fort) que Jacques Chirac est aujourd’hui la personnalité favorite des Français, avec 74% de bonnes opinions. Pour qui se souvient de sa cote de popularité, ou plutôt d’impopularité, quand il était Président, et de son bilan si faible, on se dit qu’un tel amour est très au-delà de l’improbable. On est dans le miracle, et, pourquoi pas en ce lendemain de Pâques, dans la résurrection. Quant à notre propre opinion, elle est carrément impubliable. A tel point qu’il vaut mieux en rire, et terminer en chansons. JusMurmurandi vous donne le choix:
J’ai la mémoir’ qui flanche
J’me souviens plus très bien
ou bien
Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine
Ça vaut mieux que d’avaler d’la mort aux rats
Ça vaut mieux que d’sucer d’la naphtaline
Ça vaut mieux que d’faire le zouav’ au Pont d’l'Alma

La belle campagne…
avril 13, 2009 on 9:30 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésAprès avoir utilisé un doigt (il parait que c’était le pouce, rétrospectivement n’était ce pas le médius ?…) pour symboliser le « coup de pouce » que pouvait donner la Société Générale à ses clients, cette dernière vient de lancer une nouvelle campagne publicitaire, que vous aurez peut être vue dans la presse quotidienne nationale.
Sinon, la voici:

Plusieurs prénoms sont cités pour demander au lecteur qui les aide, Ouali, Jehanne, Hugues, ou encore Rose, tous clients ou enfants de clients de la Société Générale.
JusMurmurandi aurait pu proposer un autre prénom, Daniel, avec comme slogan « Mais qui aide Daniel ? Mais vous, bien sûr. Les Français ont tous mis la main à la poche pour l’aider »…mais là, la campagne aurait légèrement changé de cible…..

Daniel Bouton, on a tous dû être là pour l'aider....
Le caniche?
avril 13, 2009 on 12:53 | In Best of, Coup de gueule, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermésVous vous en souvenez peut-être, Tony Blair, le charismatique Premier Ministre britannique était accusé de n’être « que » le caniche de George Bush, compte tenu qu’il suivait toutes les initiatives du Président américain, jusques et y compris l’attaque de l’Irak sur des bases totalement fallacieuses (les fameuses armes de destruction massive que Saddam Hussein était accusé de posséder).
Voilà maintenant que Nicolas Sarkozy est accusé d’être le larbin des Américains parce qu’il a réintégré la France au commandement intégré de l’OTAN. Ce ne serait qu’un épisode banal de l’opposition systématique d’un PS qui est prêt à tout lors qu’une opportunité se présente de critiquer le Président, si ne se joignaient à ces protestations celles d’une partie de la majorité.
Notamment ceux qui se considèrent comme des Gaullistes historiques rappellent à l’envi que l’action présidentielle inverse la décision du Général de sortir de cette instance de l’OTAN. Dominique de Villepin, notamment, ne rate pas, lui non plus, cette occasion de tenter de tailler des croupières au Chef de l’Etat.
Au PS, JusMurmurandi remet en mémoire le rôle central et déterminant du soutien du Président Mitterrand au déploiement de missiles américains Cruise en Europe pour faire pièce aux SS20 soviétiques. Sans notamment un discours historique au Bundestag, il n’est pas sûr que l’aval allemand eût été obtenu et le déploiement effectué. La chute de l’Union Soviétique et la fin de la Guerre Froide eussent peut-être pris un autre tournant. Faut-il pour autant dire que Mitterrand a été le caniche des Américains, présidés à l’époque par un Ronald Reagan avec qui le Président français ne partageait pas grand chose?
Aux opposants systématiques de son propre parti, JusMurmurandi rappelle que la question du commandement intégré de l’OTAN à l’époque du Général de Gaulle tournait autour de l’indépendance nucléaire française. Sans en sortir, la France eût été dépourvue de toute force nucléaire indépendante, comme la Grande-Bretagne l’est. Incapable de déclencher le feu nucléaire sans l’aval des Américains, mais engagée dès lors que les Américains l’auraient décidé. Telle n’est plus la situation aujourd’hui, où, grâce au Général de Gaulle justement, la France est indépendante sur ce plan là et le restera. Quand à l’argument prédisant que la France sera obligée de participer à toutes les initiatives américaines quelles qu’elles soient, et donc eût été contrainte de guerroyer en Irak, c’est purement et simplement un mensonge. L’Allemagne est membre de toutes les instances de l’OTAN et n’a pas participé à la seconde guerre d’Irak, ni à l’occupation.
Plus intéressant encore, une tribune du Monde qui fait le lien avec l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, adhésion souhaitée publiquement par Barack Obama et refusée par Nicolas Sarkozy. Là encore, les anti-sarkozystes primaires, ce qui fait autant de monde que la ligne A du RER aux heures de pointe, s’engouffrent dans ce qu’ils croient être une nouvelle brèche pour traiter le Président de caniche des Américains. Comme il leur aura cédé sur l’OTAN (c’est leur version des faits), il ne pourra longtemps leur résister dans l’affaire turque. Sauf que, manque de chance pour eux, et notamment pour Dominique de Villepin, qui, lui, est bel et bien le caniche de Chirac, son maître est partisan de l’adhésion turque pour ancrer ce pays à l’Occident. Le problème insoluble qui leur est posé est de faire passer cette attitude pro-turque pour du gaullisme historique. Alors que De Gaulle a, à lui seul, torpillé l’entrée de la Grande-Bretagne pour ne pas réduire la vitesse de progression de l’Europe en la diluant avec un pays pas assez européen.
Parce que, dans cette affaire, c’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui est gaulliste. Imagine-t-on le Général accepter la Turquie en Europe? Pas une seconde!
Il est d’ailleurs légitime de se demander si le Président a été si non-gaulliste que cela en rentrant dans le commandement intégré de l’OTAN. Car le fait est que les forces militaires françaises sont sans le sou. Écartelées entre des systèmes d’armes de prestige imposés pour des raisons tenant plus à l’industrie française et à un modèle de conflit de la guerre froide qu’aux réalités modernes, une professionnalisation dont les moyens financiers ne lui ont pas été donnés et un budget en berne depuis des années. Le char Leclerc, le Rafale, les beaux restes du porte avions Charles de Gaulle (!), autant de systèmes d’armes hors de prix qui montrent par leur singulier échec à l’exportation à quel point l’armée française n’en a pas eu pour son argent, pourtant déjà chichement compté.
Donc, quand on n’a pas les moyens de sa politique, il vaut mieux avoir la politique de ses moyens. Une maxime auquel un pragmatique comme le Général de Gaulle aurait pu souscrire. Et, parce ce que c’était lui, personne n’aurait osé suggéré que, ce faisant, il capitulait. Ni qu’il était le caniche de qui que ce soit…

Le temps des otages
avril 13, 2009 on 5:40 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite, International | Commentaires fermésVous pourriez vous attendre, en ce temps de Pâques, à ce que JusMurmurandi vous parle des cloches qui sonnent, sonnent, sonnent. Ou en ce début de printemps, des première fleurs qui constellent la nature. Las! Ce sont les bruits de prises d’otages qui sonnent partout, et qui constellent la nature.
Prises d’otages au large de l’Afrique. Un bateau français, le Tanit en est la victime avec 4 personnes. Les forces françaises interviennent pour forcer leur libération. Un otage français en est la victime. Il est à noter que la France a manifestement décidé d’user de la force pour libérer ses otages, avec le Tanit comme auparavant avec le Ponant. Les pirates somaliens finiront par se rendre compte qu’attaquer un bateau au pavillon tricolore peut rapporter du plomb en partage, et pourraient se replier sur des pavillons plus riches en dollars et plus pauvres coups de feu. Sauf que l’Administration Obama vient de donner le signal qu’elle aussi est prête à aller au charbon, en libérant par la force le capitaine d’un bateau déjà libéré par son propre équipage. Il semble que le temps des prises d’otages sans risques mais pas sans profit est terminé pour les pirates du Puntland.
La même dialectique est à l’œuvre avec les « séquestrations » de cadres d’entreprises qui se multiplient en France. D’abord, je n’ai pas trouvé de différence de mise en œuvre avec les prises d’otages somaliennes. Et, comme elles, jusqu’ici cela paye à tout coup. Sans risques, mais pas sans profit. Elles vont donc se systématiser, d’autant plus que les entreprises dont les cadres en sont victimes ne portent pas plainte, sans doute pour ne pas attiser encore plus les flammes du conflit. On peut prédire qu’après cette phase viendra, comme en Somalie, la phase du plomb, quand l’Etat démontrera que force doit rester à la loi. La gauche et les syndicats qui « comprennent » sans « excuser », qui expliquent que tout ceci fait partie d’une légitime volonté de « négocier » auront alors beau jeu de hurler au pouvoir facisto-policier.
Autre prise d’otages dont le nom n’est jamais prononcé: nous tous. Les preneurs d’otages sont les banques qui ont frôlé la grande culbute l’année dernière. On nous a bel et bien pris des dizaines de milliards pour les leur transférer et rétablie une confiance enfuie. C’était ça, et payer, ou mourir, comme en Somalie. Là où ça va devenir croustillant, c’est quand ces établissements vont se pavaner, comme les pirates le font avec leurs 4×4 flambants neufs (le Puntland est en train de devenir la région la plus riche d’Afrique en termes de 4×4, c’est dire), et exhiber de plantureux bénéfices pour le premier trimestre 2009, comme le fit déjà la banque américaine Wells Fargo. La poudre a déjà parlé contre les bonus et autres stocks options et parts variables que des banquiers et autres traders autistes voulaient se verser et percevoir après que leur entreprise ait failli verser. Visiblement, ce n’était que la première salve, et d’autres sont à venir!
Car la différence avec la Somalie, c’est que nous ne pouvons pas, comme on l’avait conseillé au Tanit, passer au large. Les banques sont un passage obligé de notre économie. C’est pourquoi il n’est pas possible de payer en plomb ou en monnaie de singe. Ce n’est pas demain que Sarkozy enverra les fusiliers de Marine à l’assaut de BNP-Paribas. Joyeuses Pâques!
Brèves
avril 12, 2009 on 7:00 | In Best of, C'est ça, Paris?, Coup de gueule, Economie, France, Insolite, International, Poil à gratter | 1 CommentQuick, Quick !
C’est la vitesse à laquelle a démissionné un haut responsable de l’activité anti terroriste britannique.
Sortant de sa voiture avec des dossiers confidentiels pour un entretien avec le Premier Ministre Gordon Brown, il a été photographié tenant à la main les détails parfaitement visibles d’un projet d’opération anti terroriste affichant le nom des personnes à arrêter.
L’opération étant éventée, il a fallu avancer son déroulement. Devant le scandale, Bob Quick le maladroit a démissionné sur le champ.
La police anglaise voit une fois de plus sa réputation ternie.
On se souvient de la bavure qui avait valu la remise en cause de Sir Ian Blair avec un jeune brésilien, Charles De Menezes. Lors du G20 des policiers avaient sous les objectifs des caméras bousculé violemment un homme, Ian Tomlinson, qui meurt d’une crise cardiaque peu après.
Pas nous, pas nous !
Blague belge relative à une partie de chasse, c’est hélas ce qui semble être arrivé au large de la Somalie.
La Marine nationale a eu beau prévenir des plaisanciers français d’annuler une étape kenyane, ces derniers ont transgressé les conseils, et ont été pris en otages par les pirates somalis.
Qui sont de plus en plus armés et de mieux formés au fur et à mesure des prises d’otages suivies de paiement de rançons.
Malheureusement dans le cas présent, cela s’est mal passé.
Les Commandos de Marine, hommes surentrainés à l’abri des feux de la rampe, n’ont pu éviter l’accident; si 4 des cinq otages ont été libérés, le possesseur du bateau est mort lors de l’assaut.
Faut il être triste pour la famille, ou exaspéré par celui qui a mis les passagers du bateau (sa famille et des amis) en danger en dépit des conseils, et obligeant la Marine à intervenir, avec tous les dangers collectifs et coûts que cela implique ?
Le Ministre de l’économie
René Monory, homme politique français, nous a quittés hier.
Ayant commencé comme garagiste, c’était un homme qui avait fait sa carrière à la force du poignet, loin des énarchies omnipotentes des années 70.
Un point le rend particulièrement sympathique à JusMurmurandi, son bon sens.
Ministre de l’Economie de 1978 à 1981, il déclara en particulier « il y a 40 ministres de la dépense, et je suis le seul ministre de l’économie ».
Plus de 21.000 Euro de dettes par Français aujourd’hui. Une phrase qui devrait faire réfléchir…

René Monory
Démagogie, démagogie…
avril 10, 2009 on 4:05 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités | 4 CommentsJusMurmurandi a eu trop souvent l’occasion ces temps-ci de dénoncer la démagogie à tout-va de l’opposition pour ne pas saluer la salve dont nous gratifie cette fois-ci la majorité.
Premier tir de cette salve: Heuliez, dont JusMurmurandi vous a déjà entretenu. Le Gouvernement avait subordonné l’entrée au capital d’Heuliez du Fonds d’Investissement Stratégique à la réalisation de 3 conditions. Le bouclage d’un tour de table de 45 millions, l’existence d’un plan stratégique crédible, et l’engagement de la famille actionnaire. 2 de ces 3 conditions ne sont pas remplies: le tour de table n’est pas bouclé, loin s’en faut, et la famille ne veut pas s’engager. Soit dit en passant, comment croire qu’Heuliez mérite de nouveaux investissements et de l’argent public quand l’actionnaire majoritaire s’en défie? Donc avec deux conditions sur trois défaillantes, il allait de soi que l’Etat ne pourrait mettre seul au pot. Eh bien non. Luc Chatel annonce, toute honte bue, que le FSI mettra en tout état de cause au moins dix millions d’euros. Tout et n’importe quoi pour éviter d’être accusé d’avoir laisser couler Heuliez, alors même que 10 millions ne règlent rien et que chacun le sait. Il ne s’agit ni de couler Heuliez ni de le sauver, mais de se repasser le mistigri entre le Gouvernement et la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. Le degré zéro du courage.
Deuxième étage de la fusée, le rejet de la loi Hadopi par le Parlement. Il y a des années que les internautes par millions pillent l’industrie du film et de la musique avec des téléchargements illégaux. Ce pillage n’est pas sans conséquence. L’industrie de la musique décline. Faute de moyens, les maisons de disques rééditent des artistes et des titres connus, et la création périclite.
Le Gouvernement a préparé un texte pour y remédier. Pas par des millions de procès, ce qui serait impossible à mener à bien, mais par un système graduel qui, après avertissements multiples, peut amener, faute de « remise en ordre », à interrompre l’accès Internet du »pirate ». Ce qui, vous l’admettrez, n’est pas une sanction bien terrible pour ce qui est qu’on le veuille ou non, un vol. Et montre que les pirates ne sévissent pas qu’au large de la Somalie.
Eh bien le parlement vient de rejeter cette loi. Les parlementaires, dont la majorité est UMP, ont préféré lâchement sacrifier l’industrie et la loi pour ne pas mécontenter le peuple.
En ce temps de Pâques, il y a un précédent où, là aussi, le pouvoir politique, par lâcheté, a cédé pour ne pas mécontenter le peuple. Il vaudrait mieux que, pour la deuxième lecture qui aura lieu bientôt, les députés de la majorité se ressaisissent s’ils ne veulent pas avoir, pour l’avenir, le (mauvais) rôle de Ponce Pilate
La toute-puissance des victimes
avril 9, 2009 on 6:13 | In Coup de gueule, France, Incongruités | Commentaires fermésC’est à la mode. Les victimes sont les nouveaux notables de notre société. Rien de tel que d’être une victime pour avoir tous les droits. Car être une victime donne droit à des compensations. Et il est terriblement politiquement incorrect de ne pas reconnaître ces droits aux victimes, même quand il y a des abus manifestes, même quand il n’y a absolument aucun lien entre le droit que s’arroge la victime et la cause de son état.
Quelques exemples: en France, le « truc » pour obtenir plus d’argent en cas de licenciement, c’est de séquestrer le patron. Comme ça l’air de marcher, les cas se multiplient, notamment chez Caterpillar. Nicolas Benoît, délégué CGT du comité d’entreprise de Caterpillar, le dit sans ambages: les salariés licenciés sont victimes d’un licenciement. Du coup, il demande 3 mois d’indemnités pour chaque année d’ancienneté. Ce qui fait, pour quelqu’un qui a 20 ans de maison, pas moins de 5 ans de salaire, sans impôts. Même s’il retrouve un emploi le lendemain. Victime, à ce compte là, ce ne serait pas si mal.
De même, Ségolène Royal indique que les salariés licenciés ont le droit de tout faire « pour forcer le barrage de l’injustice absolue ». Et le PS, Martine Aubry et Benoit Hamon en tête, d’approuver les propos de Ségolène Royal.
La définition que donne Wikipedia de « victime » est la suivante: Une victime est une personne qui subit personnellement un dommage. C’est une personne qui subit les mauvais traitements, les injustices d’autrui, ou qui subit les conséquences d’un accident, d’une catastrophe, d’un cataclysme. »
A partir de là, il faut savoir si une personne victime d’un licenciement est victime d’un accident ou d’un mauvais traitement, d’un injustice ou d’une catastrophe.
Vous me direz: quelle importance que ce débat linguistique et sémantique? C’est que, contre les conséquences catastrophes et les accidents, il y a des assurances. Comme la conséquence du licenciement est, au moins transitoirement, le chômage, ce n’est pas par hasard qu’on observe qu’il y a une assurance-chômage.
Mais, s’il y a des mauvais traitements et de l’injustice, alors il y a des dommages et intérêts, et, s’il y a vengeance, des circonstances atténuantes. C’est clairement sur ce terrain-là que se situent les socialistes.
Donc, s’il y a injustice et mauvais traitements, cela veut dire que les patrons et les entreprises sont coupables. Ce qui, évidemment arrange le PS, qui peut les désigner à la vindicte publique et reprendre, sous cette forme modernisée, sa vieille lune de lutte des classes.
Tant qu’à faire, ce sont tous les travailleurs qui sont désignées « victimes de la crise », ce qui permet de revendiquer en leur noms des avantages même quand ils n’ont subi aucun dommage. Car, comme d’habitude en France, ce sont les gens qui ont un emploi qui revendiquent, contribuant à s’attribuer plus d’acquis, au lieu de les voir attribuer à ceux qui n’en ont pas. Il faut dire que les syndicats sont des syndicats de travailleurs et non pas des syndicats de chômeurs. Un exemple: la Guadeloupe et la Martinique, où la principale revendication a été 200€ de plus pour tous les bas salaires. On sait bien que le coût du travail en hausse se traduit par un emploi en baisse. Qu’importe à M. Domota! Ce sera la faute aux békés et à l’Etat, dont les Guadeloupéens seront les victimes, victimes qu’il conviendra donc de dédommager encore plus…
Du point de vue de la victimologie, Nicolas Sarkozy et une vraie bénédiction pour la gauche. Il est tellement facile de se dire victime de Sarkozy, de son activisme, de sa politique, de la crise. Et de s’en servir pour s’attribuer une supériorité morale si chère à la gauche. Un exemple: Ségolène Royal à Dakar.
Elle, qui y est née, trouve que les Africains ont été victimes d’un discours du Président français. Et elle demande pardon aux Africains pour le discours présidentiel, et les assure qu’il ne représente ni la France ni les Français. En quelque sorte, la France et les Français sont victimes de Sarkozy. Évidemment on comprend le bénéfice politique, le succès facile de Ségolène, sous l’œil des caméras. Il est beaucoup plus populaire de « plaindre » les Africains que de les encourager à se prendre en main. Beaucoup plus facile de jouer sur la compassion larmoyante que de les traiter en adultes capables de se débarrasser des tares de le leurs sociétés, mal gouvernées, c’est le moins qu’on puisse dire, par trop de dirigeants autoritaires, corrompus et incompétents.
Il y a d’ailleurs chez Ségolène une constance à se dire attaquée, vilipendée, calomniée. Elle a dit qu’au temps de Jeanne d’Arc, elle eût été brûlée, qu’aucune femme politique n’avait été autant attaquée qu’elle. Autant de tentatives de s’ériger en victime pour en obtenir une position de supériorité morale à partir de laquelle tirer à boulets rouges sur ses contradicteurs, nécessairement vils et infâmes.
Vous n’y croyez toujours pas? Il vous suffirait de lire les commentaires de tout blog sur un thème comme celui-ci, et de constater la supériorité morale que s’arroge la prétendue victime (autoproclamée) de mon post. Pour y arriver, il me suffit de donner quelques exemples bien croustillants, comme la façon dont un Le Pen ou un Dieudonné multiplient sciemment les provocations de façon à être attaqués et condamnés, les élevant ainsi au rôle de martyre de la liberté d’opinion et de parole…
Sauf que, quand toute la France se sera persuadée d’être une victime, quand tous les patrons voyous, c’est à dire tous les patrons, auront été envoyés au bagne de l’Île du Diable, fers aux pieds et aux mains, quand Sarkozy aura été dépossédé de son bureau élyséen, quand nous pourrons tous nous prélasser dans notre supériorité morale, d’où viendra l’argent de nos indemnités?
Lapidation : l’imam Anjem Choudary aurait-il un coeur de pierre ?
avril 7, 2009 on 8:25 | In France | 2 Comments
Le monde médiatique, depuis le départ de G. W. Bush, devait faire face à un grand vide : il n’avait plus de grand méchant à dénoncer, d’abominable monstre à haïr, de salaud à conspuer ; le prurit de la dénonciation tournait à vide, l’envie d’éprouver sa propre pureté en accablant le salaud intégral ne trouvait plus de débouché ; puis ce fut la délivrance, le salut, l’apothéose : Benoît XVI. Il avait parlé ; du préservatif ; en mal ; ou presque, peu importe…Qui pouvait offrir de plus réjouissant visage de salaud que ce pape qui cumulait tous les vices ? Chrétien, catholique, blanc, partisan d’une Europe chrétienne et doutant que l’Europe fût tout aussi musulmane que chrétienne, l’occasion était trop belle. Et surtout sans risques. Que craindre en effet comme représailles après la déformation de propos papaux et aériens, sinon une dizaine de lettres de catholiques indignés et inactuels, dont les moyens d’action se limitent à la prière ?
Ah ivresse de la dénonciation sans risques, de la haine tranquille, quand tu nous tiens… Cette sécurité de la haine à l’encontre du pape fut une tempête ; que dis-je une tempête ? Un déluge ! Le pape était a priori coupable, et doublement coupable : coupable parce que catholique, et coupable parce que parlant d’un sujet qu’il n’avait pas personnellement connu. Etonnant argument que ce dernier et qui pousse JusMurmurandi à la réflexion : si l’hydre médiatique invite le pape au silence sur le sujet sous le seul prétexte qu’il ne fait probablement pas un usage quotidien de la capote, devons-nous en déduire que c’est en vertu d’une participation active à l’OAS que Benjamin Stora est autorisé à en parler ?

Mais derrière cette tempête médiatique mondiale dans un verre d’eau catholique de plus en plus tiède, incriminant de simples propos informels et déformés à l’envi, JusMurmurandi a tendu l’oreille pour entendre la véritable fureur du monde, et non l’écume sale du théâtre mondial ; cette fureur, c’est par exemple celle révélée le 22 mars par le London Daily Mail qui nous apprend que, lors d’une conférence de presse par lui organisée, le sémillant Anjem Choudary, aimable tenant de l’application de la Charia au Royaume-Uni et de l’extermination des impies, a réclamé que les homosexuels reconnus comme tels, fussent mis à mort par lapidation en même temps que les femmes adultères, c’est-à-dire « killed by stoning »[1] pour reprendre les termes du charmant personnage. Naturellement, nul ne crut bon de s’émouvoir des paroles pleines d’amour et de tolérance issues de cet imam anglais, bras droit d’Omar Bakri, alors que le pape, personnage haineux en raison même de sa fonction comme chacun sait, s’interrogeait au même moment sur les bienfaits de la fidélité. Mais il est vrai qu’entre un homme interrogeant les vertus de la fidélité, et un autre appelant à la lapidation, la vigilance démocratique sut identifier avec une pertinence rare le véritable ennemi du genre humain…
Il est également vrai que ce cher Choudary, dont JusMurmurandi rappelle qu’il est un imam influent au point de convoquer à sa guise des conférences de presse lorsque le moment lui semble opportun, n’en est pas à son coup d’essai ; en 2006, énonçant ce que l’on pourrait appeler sa déclaration de politique générale, il avait prévenu les infidèles de ses intentions amicales et saturées de tolérance : « Quiconque insulte le message de Mahomet sera sujet à la peine capitale. […] Il peut y avoir des gens en Italie ou dans d’autres régions du monde qui voudront s’en charger. » Toujours dans la même veine, notre sympathique imam avait affirmé un peu plus tôt, en 2000, que c’était une obligation islamique pour les musulmans où qu’ils soient de soutenir le djihad contre ceux qui combattent les musulmans en quelque endroit du monde, ou qui occupent la terre musulmane. […] Si vous soutenez Israël financièrement, verbalement ou physiquement, vous ferez partie du conflit. »
Des intimidations islamistes ? Des menaces inacceptables en démocratie ? Non, sire ; une juste menace de représailles à l’encontre de quiconque ne vomirait pas Israël de tout son être… Mais en France, pays laïc comme chacun sait, de tels propos ne sauraient trouver le moindre écho, puisque l’immense majorité des musulmans est modérée et républicaine ; bien entendu… Pourtant JusMurmurandi s’interroge : imaginons, par exemple, que plusieurs dizaines de barbus, aidés de quelques gauchistes triés sur le volet, investissent un supermarché, détruisent tous les produits israéliens et menacent les clients français qui oseraient acheter des produits israéliens de délectables supplices ; et que cela se passe en toute impunité, la direction du magasin étant terrorisée à l’idée d’intervenir ; imaginons que cela se passe en France… Impensable ? Vraiment ? JusMurmurandi craint que la réalité dépasse parfois son imagination ainsi qu’en témoigne cette vidéo filmée dans un Carrefour d’Aulnay-sous-Bois… http://www.liveleak.com/view?i=951_1237395599
[1] Cf. London Daily Mail, march 22nd, 2009
Obamaboul?
avril 6, 2009 on 6:42 | In France, Incongruités | 2 CommentsOn dirait que le PS devient maboul. A force de se vouloir anti-sarkozyste à fond, ils accumulent les déclarations les plus ahurissantes. Comme au passage, ils sont béats d’admiration devant Barack Obama, qui, d’une certaine façon a réussi là où Ségolène Royal et le PS ont échoué, quand une possibilité de donner raison à Obama contre Sarkozy se présente, ils ne se font pas prier.
Le problème, c’est que ce calcul exclusivement politique peut parfois se fracasser sur la réalité. C’est ce qui arrive quand Vincent Peillon, député européen PS, déclare que l’opposition de Sarkozy à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne est « irresponsable ».
Déjà il faut se demander si l’avis du Président américain, concernant une Union Européenne que ses prédécesseurs ont toujours tenté d’affaiblir, est si amical que cela. Car l’entrée de la Turquie, si peu européenne par la tradition, par la culture, par le niveau de vie, par la géographie, par la religion, mais au contraire prégnante par son poids démographique, rendrait l’UE non seulement encore plus hétérogène, mais plus hétéroclite.
Est-ce bien indispensable au moment où la crise montre le différentiel massif entre la « vieille Europe », naguère brocardée par l’Administration américaine -de l’ère Bush, mais Administration quand même- et la jeune Europe, hier flambarde, voire goguenarde, mais qui aujourd’hui mendie les subsides du FMI tant la crise la frappe au cœur?
Mais Vincent Peillon va plus loin, et déclare: « Les négociations sont très longues et très complexes, mais dire ‘a priori, je ne veux pas’, c’est prendre une très lourde responsabilité historique à l’égard du siècle qui s’ouvre et des enjeux géostratégiques qui sont ceux de demain ». Bref, pour lui, négocier, ce n’est pas préjuger de l’issue. On pourra négocier 5 ans, voire 10 ou 20 ans, puis ensuite éconduire les Turcs auxquels ces années de négociation auront donné des espoirs légitimes. Ce qui d’ailleurs a été jusqu’ici la politique européenne, pour qui négocier aura été le moyen lâche de reporter le problème à plus tard.
Car il ne sert à rien de négocier si les objections sont telles qu’aucune négociation ne puisse les lever. Ainsi, pour ceux pour qui la géographie de l’Europe n’est pas compatible avec des frontières aux confins du Caucase ou avec l’Irak, à quoi rimerait de négocier? En attendant que la géographie change?
En d’autres termes, Vincent Peillon conseille de négocier même si, in fine, il est possible qu’il n’y ait rien eu à négocier du tout. Il est à noter que Vicnent Peillon n’est pas n’importe qui, ayant été le bras droit de Ségolène Royal. Ce qui peut éclairer François Bayrou, lui aussi anti-sarkozyste binaire, sur la valeur réelle des négociations d’entre-deux tours de présidentielle 2007 qu’il faillit entamer avec le PS.
C’est pourquoi l’Obamania du PS montre vite ses limites. Car une quelconque ouverture à Bayrou, ce n’est pas une ouverture à un adversaire, mais simplement une alliance d’opportunité. L’ouverture d’Obama, elle, inclut des Républicains, comme celle de Sarkozy inclut des socialistes.
S’il y a une chose que la crise actuelle nous apprend, c’est que les sensations de différences entre groupes sociaux sont exacerbées. C’est pourquoi Obama passe son temps à prêcher le « tous ensemble ». Et quand il faut condamner, il le fait sélectivement, et non en jetant l’anathème sur un groupe, et non sans s’inclure le cas échéant dans un quelconque mea culpa. Tout le contraire de ce que fait le PS, qui attise les ressentiments et condamne collectivement.
En fait, il arrive quand même que le PS condamne sélectivement et non pas collectivement. Ségolène Royal en sait quelquechose…
Cynisme et opportunisme Royal
avril 5, 2009 on 5:44 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités | 2 CommentsL’opposition politique, en démocratie, a cet avantage immense qu’elle peut dire ce qu’elle veut parce que qu’elle n’a pas la charge des affaires. Ce qui lui permet de s’en donner à cœur joie sur le registre des « yaka ». Yaka distribuer, yaka sauver, yaka interdire, et j’en passe. Et c’est de bonne guerre.
Mais il y a des limites à ne pas dépasser. Notamment fopa (le négatif de yaka) donner des faux espoirs aux gens, ni utiliser de vraies détresses à des fins politiques.
Or c’est exactement ce que fait Ségolène Royal sur le dossier Heuliez. Heuliez est des plus gros employeurs (1000 emplois directs) de la région qu’elle préside, donc il est légitime qu’elle s’en soucie, car Heuliez est au bord du dépôt de bilan. Ce qui n’est pas vraiment une situation exceptionnelle pour une entreprise automobile dans le monde d’aujourd’hui, où General Motors (GM) et Chrysler ont reçu des ultimatums de 30 et 60 jours de leur bailleur de fonds, l’État américain.
Le problème de Heuliez est simple, et commun au secteur: la baisse de volume. En particulier de leur activité de fabrication de voitures en petites séries. Il leur reste une production de 20 Opel Tigra par jour, et ce pour quelques semaines avant que ce modèle disparaisse. Si ce n’est avant, car Opel est une filiale de GM, et donc un client très vulnérable même à très court terme.
Tout ceci serait un drame industriel malheureusement ordinaire en temps de crise, mais Ségolène Royal a choisi de le traiter à la mode dramatisation-show business dont elle est maintenant friande. Elle explique que le sauvetage de Heuliez est nécessaire en raison de la richesse de cette entreprise en innovation et matière grise. Elle a raison. C’est notamment Heuliez qui a inventé et produit le toit ouvrant métallique repliable qui a fait les beaux jours de la Peugeot 206 CC, et qui s’est généralisé à presque tous les constructeurs automobiles, mais pas toujours produits par Heuliez malheureusement.
Mais là où le débat industriel s’arrête pour céder le pas au crique et à la prestidigitation, c’est quand elle explique que la sauvetage de Heuliez, qui rappelons-le est à des jours ou des semaines de la grande culbute, viendra d’un véhicule électrique « révolutionnaire ».
Sans rentrer dans les détails, aucune voiture électrique n’a réussi à se vendre jusqu’ici, sauf en série minuscule. Les batteries sont lourdes, l’autonomie trop limitée, le rechargement long et peu commode. Et, le volume n’étant pas au rendez-vous, le prix est élevé. Des annonces ont été faites que des nouveaux modèles, fondés sur de nouvelles batteries vont enfin sortir de ce cercle vicieux.
Mais un véhicule qui n’est pas encore en production, comme c’est le cas chez Heuliez, ne sort pas des chaînes de montage (lire: ne donne pas de travail ni de chiffre d’affaires) sur un claquement de doigts, fussent-ils aussi féminins que ceux de la présidente de Poitou-Charentes. Il faut des années pour l’industrialisation, l’homologation, la commercialisation. Il n’y a aujourd’hui ni marché, ni réseau de vente, ni logistique de support, ni produit homologué. Et c’est ça, la solution pour une entreprise qui n’a plus que quelques semaines de trésorerie?
Alors, bien sûr, il est plus payant de se payer le Président de la République devant les caméras en arguant que c’est de sa faute, car son ami Vincent Bolloré va sortir un véhicule électrique auquel celui de Heuliez aurait fait de l’ombre, ombre qu’il faut effacer en laissant le concurrent potentiel sombrer, que de prendre le problème à bras le corps et en travaillant sur des solutions réalistes. Même si elles sont douloureuses, ce qui n’a pas forcément sa place dans l’univers fra-ter-nel et paillettes de la candidate de 2012.
Le problème avec Ségolène, c’est qu’on ne sait jamais, quand elle profère une ânerie, si elle s’en rend compte. Peut-être croit-elle effectivement à la solution qu’elle propose. Mais alors elle est d’une telle ignorance de la moindre réalité industrielle et commerciale qu’elle est plus digne de remplacer la co-animatrice de la Roue de la Fortune sur TF1 que de présider aux destinées de la France.
Ou alors, si elle n’y croit pas, ce dont JusMurmurandi, par égard à la France, à l’ENA dont elle est sortie et aux millions de Français qui ont voté pour elle, la crédite volontiers, et alors elle surfe sur la détresse et fait naître des espoirs totalement factices dans le seul but d’un passage positif à la télé. Et ramène la politique française à sa seule dimension de bac à sable (j’aide mes copains, qui sont pas les tiens, na!), qui est son niveau zéro.
On en viendrait presque à plaindre Martine Aubry, qui, elle, ne fait pas vraiment dans le genre séduction superficielle.
Scoop: démission du Président de la République
avril 1, 2009 on 1:30 | In Elections présidentielles 2007, France, Poil à gratter | 5 CommentsEn exclusivité pour JusMurmurandi, Nicolas Sarkozy nous livre le texte intégral de sa déclaration prévue pour aujourd’hui.
Françaises, Français, mes chers compatriotes,
Ma deuxième année de mandat s’achève et lorsque je fais le bilan de ces deux ans de Présidence, que je considère tout les événements qui se sont produits, les transformations de notre société que j’ai tenté d’apporter depuis mon élection (je vous rappelle que c’est vous qui m’avez élu en mai 2007), je me dis que les Français sont d’éternels insatisfaits et que quoi qu’on fasse, il y aura toujours 50 % de mécontents, le reste n’étant pas heureux non plus.
Même si j’ai parfois un peu dérapé, j’ai voulu que notre pays entre dans la modernité.
Alors, Carla et moi, avons décidé de vous offrir le plus beau cadeau que vous semblez appeler de tous vos vœux.
Je vous présente ici ma démission de Président de la République Française,.
J’ai décidé de partir au bout du monde, Carla, moi et toute ma petite famille, avec notre « bling bling » qui vous fait tellement rigoler, ma Breitling à 58.000 euros, et tout le reste…
Je vais vendre mon magnifique appartement de Neuilly que vous aimeriez bien posséder, et je vais vivre avec l’argent qu’il me rapportera ainsi que des retraites que je vais toucher de toutes mes précédentes fonctions.
Nous bronzerons nos corps de riches sur les yachts de Vincent (Bolloré), nous irons visiter à nouveau les pyramides en compagnie de notre ami le roi du Maroc, et surtout vous arrêterez de nous faire chier avec vos éternelles jérémiades.
Je n’aurai plus à m’occuper de tous ces connards d’étudiants encapuchonnés et toujours prêts à casser du CRS et du ministre de l’éducation.
Je n’aurai plus à serrer la main de tous ces guignols de syndicalistes de merde qui cassent les pieds de tous les Français avec leurs grèves à répétition, malgré leur seulement 7 % de syndiqués, qui croient qu’ils ont la solution à tous les problèmes actuels mais qui refusent de participer au nom d’un sectarisme archaïque et qui laissent le pays sans le sou.
Je ne verrai plus les tronches de cake de socialistes toujours prêts à défendre les sans-abri mais qui, eux, les pauvres, habitent Place des Vosges. Je n’aurai plus à m’emmerder avec des Chinois constipés par leur riz mélaminé.
Fini de me laisser enquiquiner par tous ces penseurs qui veulent faire croire aux Français que notre pays est une dictature, un pays où la police est partout présente et prête à casser de l’immigré, mais qui gueulent après l’absence de flics dès qu’on touche à leur bagnole ou à leur portable.
Finies, les grèves de la SNCF et de la RATP, déclenchées pour une minute de travail en plus, payée double qui plus est, mais dont les salariés voyagent gratuitement sur toutes les lignes à longueur d’année et de vacances.
Terminé, les journalistes qui passent leur temps à critiquer mon train de vie et qui voudraient bien avoir le même mais qui sont heureux dès que je les emmène se balader aux quatre coins de la planète aux frais du contribuable.
Débrouillez vous avec Aubry, la CGT, la Fédération des Parents d’Elèves, les heures sup’, le chômage, la retraite à 55 ans, le sida, EDF GDF, le Dalaï-Lama, BHL et Fabius, et tant pis pour Nicolas Canteloup et Ruquier.
Arrangez-vous avec la hausse du pétrole qui va bientôt repartir, avec la récession qui vous tenaille, vous qui avez voulu être plus malins que les autres, cru que vous alliez pouvoir placer votre argent mieux que votre voisin de palier, et qui aujourd’hui demandez à l’Etat de prendre en charge vos pertes en les déduisant de vos impôts, comme si c’était sa faute.
Demandez aux socialistes, demandez à Ségolène Royal, Madame « je-sais-tout-sur-tout-et-vous-offrirai-la-belle-vie-si-vous-votez-pour-moi-bonjour » et son « Désir d’Avenir » définitivement embourbé dans un passé sans espoir de retour.
Demandez leur de vous faire travailler moins et gagner plus, demandez leur de rétablir enfin la démocratie dans notre horrible pays, demandez leur de combler vos fins de mois difficiles et de vous payer vos prochaines vacances en Martinique ou en Guadeloupe (tiens, je les avais oubliés, les assistés des DOM-TOM).
Demandez-leur de prendre leur argent aux riches pour le donner aux pauvres que vous êtes forcément, lesquels voudraient bien devenir riches.
Et quand les riches seront pauvres, moi je serai loin et H.E.U.R.E.U.X, sans vous bien sûr, qui avez souhaité mon départ avec tant de ferveur.
Mes chers compatriotes, je vous souhaite le 1er avril que vous avez bien cherché et que vous avez enfin.
Bras de fer, ou …..??
mars 30, 2009 on 9:10 | In Best of, C'est ça, Paris?, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2007, Europe, France, Incongruités, Insolite, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésBras de fer ou chantage – définition
Didier Le Reste, tête de pont de la CGT déclare dans les Echos du jour « le rapport de force ne vaut que s’il est mis au service de la négociation ».
Question : y a t il encore négociation quand il y a rapport de force ????
Deuxio : à votre avis, qui va trinquer avec la CGT en syndicat majoritaire à la SNCF ?
Réponse : Syndicat 1 – citoyens voyageurs 0.
Bras de fer ou gaspillage – définition
Mettez un groupe de pays ayant besoin d’un avion militaire, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre
En face, mettez un groupe d’industriels, avec d’un côté un fabricant de cellule et de l’autre un groupe pour créer un nouveau moteur.
Agiter, puis essayer de laisser reposer.
Le résultat est un avion militaire qui tout en n’ayant jamais décollé, risque même de s’écraser !
Pour le plus grand bonheur des fabricants américains et russes.
A tous les hommes politiques européens, et français en particulier, qui donnent des leçons aux patrons, en voici une qui va, encore une fois, nous coûter cher – même si le programme A 400M décolle un jour.
Bras de fer ou piège à cons – définition
Encore deux navires capturés au large de la Somalie en 24 heures en fin de semaine dernière.
Un navire grec de 9.000 tonnes avec 19 membres d’équipage et un bateau norvégien de 23.000 tonnes avec 27 personnes.
Plus on paye les rançons, plus on équipe les pirates.
Plus on équipe les pirates, plus ils saisissent nos navires.
Plus ils saisissent de navires, plus on paye les rançons.
Plus on paye les rançons etc. etc. etc.
Rançon, piège à cons.
Bras de fer – ou prisonnier
Une à une, chaque grande ville, région etc. « est acculée à la rigueur budgétaire » nous livrent encore les Echos ce jour.
Après Paris et ses 9%, voici Marseille avec 4.9%.
« Les impôts sont notre seule variable d’ajustement » déclare ainsi l’adjoint aux finances de la ville phocéenne.
« Nous devons tout faire pour poursuivre l’élan engagé depuis 1995 à Marseille ».
A le lire JusMurmurandi pense plutôt que les finances de la ville vont dans le mur et qu’au lieu de prendre des décisions courageuses en réduisant le train de vie de la ville d’autant que les recettes baissent, on préfère tondre le contribuable.
A cette classe politique qui conspue tant les chefs d’entreprise, rappelons que ces derniers lorsqu’ils sont mandataires sociaux sont révocables « ad nutum ». Cela veut dire virables dans l’instant.
Comme Christian Streiff, Président de PSA remplacé ce week end par le conseil d’administration.
A quand des politiques soumis au même régime ?
Quant aux socialistes qui réclament à cor et à cri plus de décentralisation, on vous aura prévenu, Cher Lecteur.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…
Sauf chez JusMurmurandi !
On n’a rien demandé à personne. « On » a juste demandé aux futurs subventionnés s’ils voulaient bien l’être.
Résultat : avec 61% de votes exprimés, les Mahorais vont nous coûter « 200 millions d’Euro par an pour atteindre l’intégration complète…. d’ici 20 à 25 ans. » Dixit Yves Jego, le Secrétaire d’Etat à l’Outre mer. Et on entend les Comoriens, jusqu’en Métropole qui disent « Et nous, et nous, et nous !!! ».
Heureusement Jégo déclare aussi « Mayotte peut servir de modèle, y compris pour la métropole ».
Ouf, JusMurmurandi est rassuré…
Ah bon ?? Pas vous ???
Le profit qui tue! Vive les Yaka!
mars 30, 2009 on 9:16 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, International | Commentaires fermésLa Maison Blanche a, comme condition à la poursuite du renflouement du géant malade de l’automobile américaine, demandé la tête du patron de General Motors, Rick Waggoner, qui vient donc de démissionner. Le motif: il n’a pas fait assez pour restructurer l’entreprise, raison pour laquelle elle se retrouve en si piètre posture.
On peut comprendre que l’équipe Obama ne fasse pas confiance au patron qui, depuis 8 ans, dirige ce symbole déchu de la toute-puissance américaine, qui a reçu 17 milliards de dollars et en réclame encore autant, et ce en quelques mois.
On doit aussi s’attendre à ce que son successeur soit un négociateur musclé qui conditionne, en accord avec l’Administration américaine, la survie de GM à l’obtention de réelles concessions de toutes les parties prenantes: fournisseurs, employés, banques, syndicats, retraités. Il est aussi possible que la Maison Blanche rejette le nouveau plan comme elle vient de le faire avec celui-ci indiquant qu’il n’est pas une voie de retour au profit crédible, notamment sur le volet des restructurations.
Il est facile d’en tirer la conclusion que c’est la faute de Waggoner de ne pas l’avoir fait, ou alors trop peu, et trop tard. Le problème, c’est que ce n’est pas vrai. Parce que des mesures de restructuration, cela coûte cher. Abandonner une marque, et GM en a trop pour son volume actuel, cela veut dire couper le cordon avec des milliers de concessionnaires qui ont un contrat. Fermer une usine, et GM en a trop pour son volume actuel, cela veut dire des indemnités de licenciement considérables dans ce temple du syndicalisme américain. Dessiner une gamme de voitures plus petites et sobres tant que la demande porte sur des gros 4×4 et utilitaires beaucoup plus rentables, c’eût été une forme de démence.
D’ailleurs, tout patron qui eût prédit la vitesse sans précédent avec laquelle le pétrole a vu son prix grimper vers le sommet vertigineux de 147$ le baril eût aussi été jugé dément. Comme tout patron qui eût prédit la violence extrême de la crise financière aussi. Penser que ce soit possible est une chose, risquer l’avenir de l’entreprise et sacrifier le profit de l’entreprise au nom d’une prévision d’un changement dramatique encore à venir, en est une autre.
Ce qu’a fait Waggoner, c’est avant tout de maximiser le profit, comme l’exigeaient ses actionnaires. Ce faisant, il a minimisé les dépenses de restructuration et de transition vers un avenir incertain. Ne l’eût-il pas fait, qu’il eût été certainement viré.
Par extension, imaginons la situation d’un PDG de banque à qui ses troupes proposent de se lancer dans le nouveau métier des « Credit Default Swaps ». Ne pas le faire, c’est voir cette opportunité de business lui filer sous le nez, et les clients et cadres performants s’orienter vers des concurrents plus « modernes ». Alors, même s’il a des doute sur ces produits qu’il ne comprend pas bien, le PDG y va, pour faire comme les autres, pour tenir le rythme, pour ne pas être ringardisé d’abord, puis, moins rentable que ses concurrents, viré ensuite.
Et ensuite, quand le marché des CDS ressemble à un étal de boucher avec les tripes des banques étalées à l’air libre, tous ont beau jeu de crier haro sur le banquier inconséquent qui a pris des risques mal maîtrisés.
En « oubliant » que tous exigeaient un profit maximum, et aujourd’hui, qu’il ait aussi pris des mesures qui auraient sabré le profit de GM ou l’auraient contenu dans une banque.
Vraiment, oui vraiment, le rôle de Yaka!, que ce soit de la presse ou de la politique, est aussi confortable qu’il est intellectuellement malhonnête.
Ceci, soit dit en passant n’est pas une défense de Rick Waggoner. Lui aussi faisait partie du système qui l’éjecte aujourd’hui. Si cela ne lui convient pas aujourd’hui, il n’avait pas à en profiter hier, mais à aller voir ailleurs. Et GM a vraiment fait plus d’erreurs que beaucoup, beaucoup d’autres. Ça y est, voici que JusMurmurandi aussi se met à jouer les Yaka!