Burqa: un aménagement est il possible ?
juin 22, 2009 on 5:54 | In Best of, France | 2 CommentsNous sommes allés demander à Groland ce qu’ils en pensent. Ils nous ont rappelé l’avis qu’ils avaient émis dès…2006 !
L’AF 447 a disparu…
juin 20, 2009 on 10:59 | In Coup de gueule, Economie, France, Insolite, International, Poil à gratter | 2 CommentsIl aura fallu trois semaines pour que l’on ne parle plus dans la presse du vol Air France 447 qui a disparu entre le Brésil et la France.
Trois semaines pour que l’on entende les plus folles idées quant aux raisons qui ont pu faire disparaître un avion qui pèse plus de 230 tonnes au décollage sans que l’on dise quoi que ce soit sur les causes, tout en nous disant qu’on nous en dirait plus dans quelques semaines….
D’abord la tempête, la foudre, puis des sondes qui gèlent et qui ne permettraient plus aux pilotes de connaître leur vitesse.
Car on sait certaines choses maintenant.
On sait, pour avoir vu nous mêmes les photos, que l’accident a eu lieu de manière très soudaine parce que l’on n’a pas trouvé de personnels navigants commerciaux attachés sur la banquette qui a été repêchée. Signe que l’équipage était en train de circuler dans l’avion quelque part. Or lorsque les conditions climatiques se dégradent, le commandant donne d’abord l’ordre aux passagers puis à l’équipage de s’attacher (dans ce dernier cas uniquement si les secousses attendues sont vraiment violentes car ils sont entraînés à subir de petites secousses). Donc s’il n’était pas attaché, la tempête si tempête il y avait, ce que contredit Météo France, ne devait pas être tellement extraordinaire.
On sait, d’après ce qui nous a été dit, en particulier rapporté par le journal brésilien O Globo, que les passagers sont tombés de haut, raison pour laquelle certains étaient dévêtus, du fait de la longue chute et de la dépressurisation, mais aussi qu’ils avaient un nombre limité de fractures, ce qui n’est pas le cas lorsque l’avion percute la mer comme lors de l’accident d’Egyptair au large de New York.
On sait aussi, et il faut toujours le rappeler, que 600 appareils du modèle A330 d’Airbus ont été livrés et volent, et que c’est le premier accident de cet avion lors d’un vol commercial. Remarquable au bout de 15 ans de carrière et 13 millions d’heures de vol.
Ce qui nous amène au contexte économique.
L’accident a eu lieu juste avant le salon aéronautique du Bourget qui se déroule uniquement tous les deux ans, et dans une période où les deux constructeurs principaux d’avions civils chassent désespérément les commandes. Ces dernières se comptent sur les doigts de la main depuis le début de l’année, là où Airbus ou Boeing en comptait plusieurs centaines à la même époque l’année dernière.
Bref, il serait justifiable au moins politiquement et économiquement de mettre le couvercle sur les recherches afin que les visiteurs du salon susceptibles de passer des commandes aient les idées ailleurs que sur la dernière dépêche relative à la catastrophe.
Et cela semble d’ailleurs avoir marché.
Alors que le millésime était annoncé comme catastrophique, Airbus a tout de même engrangé plus de douze milliards d’Euro de commandes, y compris pour des A 330 vendus à la compagnie Turkish Airlines.
Si la France a dépêché un sous marin pour faire des recherches, ce serait, selon une hypothèse de JusMurmurandi, aussi parce que les militaires sont soumis au secret défense. Et si l’on trouve les boîtes noires par ce biais, on peut beaucoup mieux contrôler l’annonce.
Bref, il pourrait y avoir du nouveau la semaine prochaine, dernière semaine théorique d’émission de signaux par les balises des enregistreurs, et le Bourget ayant fermé ses portes.
On pourrait alors peut être comprendre s’il s’agit d’une erreur (volontaire ou involontaire) de pilotage, par exemple en apprenant qui était aux commandes des trois navigants techniques, s’il s’agit d’une erreur de maintenance ayant conduit à la catastrophe (perte d’un pare brise par exemple) ou encore d’une bombe même si les corps retrouvés ne comportent pas de trace de brûlures suivant ce qui nous a été communiqué, ou en fait quel a été l’enchaînement d’évènements qui ont abouti à ce drame.
Entre temps, on a bien entendu quelques paroles bredouillées par Air France, illustration une fois de plus que, depuis le départ de Christian Blanc, on n’est plus un client, mais un simple usager, comme à l’EDF ou la poste. Car aujourd’hui même à la SNCF on s’excuse.
Pour le reste, c’est toujours le silence radio…
Si Versailles m’était conté
juin 18, 2009 on 7:49 | In Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermésVersailles, un nom qui fait rêver.
Son sublime château, objet de tant d’admiration, conçu sous Louis XIV, le Roi Soleil avec sa galerie des glaces, ses jardins de Lenôtre (le paysagiste, pas le pâtissier….)
Le château a aussi été le témoin de grands évènements, comme le traité éponyme, qui conclut la première Guerre Mondiale, perdue par la Prusse et gagnée par la France, qui tenait en choisissant cet endroit à bien écraser le vaincu, tant par les lieux que par le contenu dudit traité.
Il sera prochainement aussi témoin de petits évènements, en particulier la semaine prochaine, le 22 juin (à 15 heures pour ceux qui seraient intéressés de s’y rendre).
Car après la révision constitutionnelle, votée « grâce à » Jack Lang, le Président peut, à son initiative, s’exprimer devant le Parlement, donc les Assemblée Nationale et Sénat réunis.
A la suite des élections européennes, le chef de l’Etat a donc décidé de réunir le Parlement pour présenter et expliquer sa vision pour l’avenir.
Et, comme d’habitude depuis bientôt deux ans, le Parti Socialiste se montre à la hauteur de son rôle de premier opposant au Président et à son parti.
Car si les Verts et les Communistes ont décliné l’invitation, les Socialistes iront bien dans les Yvelines pour écouter Nicolas Sarkozy.
Mais seulement l’écouter ont ils affirmé.
Ils ne prendrons pas la parole.
En signe de protestation.
Sublime, non, une opposition qui écoute religieusement le discours présidentiel tout en se tenant coite.
Versailles, un nom qui doit faire rêver….Nicolas Sarkozy.

Le château de Versailles
Liberté, égalité, laïcité, charia et burqa…
juin 18, 2009 on 4:27 | In Best of, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | 1 CommentQui ne se souvient de cette publicité audacieuse pour son époque, où, sur de grands panneaux publicitaires, un mannequin promettait pour la semaine suivante « d’enlever le bas »? Nombreuses furent les voix qui s’élevèrent pour réclamer l’interdiction de ces publicités trop dévêtues, suivant en cela les lois qui interdisent de se promener insuffisamment couvert ou couverte.
Voilà maintenant que nos élus se saisissent de la question de savoir s’il est aussi possible d’interdire de se couvrir trop. Spécifiquement, si le port de la burqa et du niqab, ces grandes tenues qui couvrent les femmes musulmanes de la tête aux pieds est bien compatible avec notre République libre, égalitaire et fraternelle. Et, j’ajouterais, laïque.
Cela rappelle, bien sûr, a fameuse loi sur l’interdiction du port de « signes visibles » à l’école, qui interdisent, en droit sinon en fait les kippas, les turbans sikhs, et surtout les voiles islamiques. La logique est d’ailleurs la même, puisque la burqa serait, aux dires de certains, un signe visible de soumission et d’asservissement féminins.
Il est possible qu’effectivement, ce soit le cas. Et après? Une femme n’a-t-elle pas le choix de s’asservir? Que devient, dans ces conditions, la liberté inscrite aux frontons de nos bâtiments publics. Il y a d’ailleurs de plus en plus d’entorses à cette liberté au nom du bien public, comme l’interdiction de rouer en voiture sans ceinture de sécurité, ou l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Mais là, il s’agit d’interdire des actes volontaires indicatifs de valeurs qui ne sont pas « les nôtres », au sens de la majorité arithmétique. Est-ce ce que nous voulons? Et une femme juive orthodoxe, contrainte de porter perruque, et dont les droits pas égaux à ceux des hommes d’après la Torah?
Ah oui, j’oubliais, ce n’est pas la même chose. Bien sûr. Tout le monde aura compris, et il n’est pas nécessaire d’en dire plus pour enfoncer un clou qui fait mal.
L’autre point essentiel, est que le vêtement n’est que la partie visible du problème. Ce que la loi doit réprimer, c’est l’obligation faite à des femmes de se soumettre contre leur gré. Mais là, toutes les lois requises existent. C’est plutôt le courage qui manquerait le cas échéant pour dénoncer des abus en droit français que leurs auteurs croient légitimés en droit coranique. Et ce n’est pas une nième commission Théodule d’élus à la recherche d’un thème médiatiquement porteur qui a jamais donné du courage à qui que ce soit…
A titre d’exemple des monstruosités auxquelles ceci peut conduire, il faut noter que la Grande-Bretagne, notre voisin, le pays de la Magna Charta et de l’habeas corpus, reconnait certains actes effectués suivant la charia. Notamment les divorces. Là encore, un commentaire est-il nécessaire pour renforcer la consternation que cela soulève?
Mais, en conclusion, JusMurmurandi voudrait rappeler une chose. Que les Arabes sont des sémites comme les Juifs, et que le terme « antisémite » s’applique donc aux deux communautés sans distinction.
Sans distinction, tiens, voilà bien un terme qui reflète égalité et laïcité…
Le vieux lion rugit encore…
juin 17, 2009 on 7:20 | In Elections présidentielles 2007, France, Insolite, Poil à gratter | 3 CommentsOn avait bien entendu la réponse du berger à la bergère lorsque Jacques Chirac avait répondu à Valéry Giscard d’Estaing qu’il n’y avait pas de Gabonais au numéro demandé quant au financement de la campagne de 1981 de Chirac par Omar Bongo.
Ce que l’on ne savait pas, c’est que du haut de ses 76 ans, malgré son accident cardio vasculaire, il est encore coquin, notre ex Président, et il s’est fait prendre la main dans le pot de confiture, en pleine drague.
Et cela n’a pas l’heur de plaire à Bernadette….
Regardez plutôt…
L’Europe, c’est quoi? Barroso, c’est qui? Les élections, à quoi bon?
juin 14, 2009 on 2:32 | In Coup de gueule, Europe, France, Incongruités, International, Poil à gratter | 1 CommentLes élections européennes ne sont pas sitôt passées que, déjà, les habitudes reprennent comme si rien ne s’était passé.
Le parti socialiste et la gauche veulent boycotter le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès à Versailles comme si une opposition pouvait leur tenir lieu de programme.
Les Verts oublient que le score de la liste Cohn-Bendit est aussi dû à la très faible attractivité, à gauche, du PS, et à un rassemblement qui est aux antipodes de leurs querelles picrocholines.
Mais surtout, les chefs d’Etat « qui comptent » soutiennent la candidature à un nouveau mandat de Président de la Commission de José Manuel Durao Barroso.
Qui peut citer une seule politique que le ci-devant Président ait portée? Une seule décision? Une seule avancée?
Qui peut citer des cas où la Commission et son Président étaient aux abonnés absents? JusMurmurandi le peut!
- les plans de relance pour minimiser les effets catastrophiques de la crise, tous élaborés au plan national, avec une Commission étrangement passive
- la sortie de l’UE de la crise institutionnelle née du rejet de la Constitution européenne s’est faite sous l’impulsion des chefs d’Etat, et notamment de Nicolas Sarkozy, pour aboutir au Traité de Lisbonne, avec une Commission étrangement passive
- les négociations (ou non) pour l’entrée (ou non) de la Turquie dans l’UE se font au niveau des États, avec une Commission étrangement passive
- même la libération des infirmières bulgares s’est faite aux forceps par un Chef d’État et non au niveau européen
Il en ressort clairement que, si les chefs d’ État, Sarkozy et Merkel en tête, veulent reconduire M. Barroso, c’est que sa passivité et sa docilité leur conviennent à merveille
Et que peu leur chaut que nul, en Europe, ne se sente ni inspiré, ni motivé, ni représenté par cet homme si passif.
Étonnez-vous après cela qu’il y ait eu un si faible taux de participation électorale. Le plus étonnant, en fait, est l’inverse. Pourquoi donc qui que ce soit est-il allé voter pour une élection où l’élu n’était pas candidat, et où un mauvais bilan est un gage de reconduction ?

La fin du capitalisme ??
juin 13, 2009 on 7:59 | In Coup de gueule, Economie, Europe, France, International, Poil à gratter | Commentaires fermésLes élections européennes apportent un éclairage qui a amené JusMurmurandi à prendre un peu de recul par rapport aux seuls résultats franco Français.
Contexte.
Crise économique mondiale, tout le monde parle de la faillite du capitalisme, qu’il faut soit refonder, soit enterrer suivant les intervenants.
Mais là n’est pas le débat.
Ce qui intéresse JusMurmurandi c’est que ces élections européennes sont le plus beau sondage en grandeur nature et à l’instant T dans toute l’UE dont on puisse « rêver » pour essayer de comprendre ce que les électeurs pensent et comment ils jugent les hommes et femmes politiques en place.
Nous ne reviendrons pas sur ce qui s’est passé en France où après avoir appelé le vote sanction et à barrer la route à Nicolas Sarkozy, le parti de ce dernier a obtenu un résultat plus que favorable, en rappelant toutefois une participation historiquement faible.
Car cette « votation » européenne est une occasion pour envoyer des messages forts, soit pour conforter un pouvoir en place soit au contraire pour lui signifier son désir de le voir partir.
Que constate t on donc ?
Qu’il n’y a aucune uniformité en ce que certains hommes politiques au pouvoir ont reçu une fessée comme leur parti n’en a pas connu depuis plus de cent ans (Gordon Brown en Grande Bretagne), ou d’autres ont été confortés alors même que l’on trouvait leur autorité, compétence, légitimité douteuses (Merkel, Berlusconi, ou Sarkozy bien sûr).
Mais attendez, ces trois derniers, et la défaite de Brown face au parti Tory ont un grand point commun.
Bon sang, mais c’est bien sûr comme aurait dit le commissaire Bourrel, interprété par l’inoubliable Raymond Souplex.
Ces quatre résultats font la part belle à ceux qui sont pour la libre économie, ceux qui affirment qu’il faut refonder le capitalisme, pas le jeter aux orties.
Pas à ceux qui prétendent qu’il faut interdire les licenciements etc. revenant à jeter le bébé avec l’eau du bain (Besancenot/Buffet/Mélenchon).
Où sont donc les électeurs qui soutiennent ces thèses qui n’ont gagné dans aucun des quatre pays majeurs de l’Union Européenne ?
En particulier, cette idée que la France serait à la veille d’une nouvelle révolution tant les masses populaires sont excédées a, pour l’instant fait long feu.
Nous en voulons pour preuve le taux de participation impressionnant aux manifestations d’aujourd’hui samedi.
Impressionnant par sa faiblesse, tellement bas que les syndicats l’ont eux même reconnue.
Comme si, en France, seules les grèves qui génèrent des journées chômées seraient intéressantes par rapport aux manifs du samedi qui viennent empiéter sur le repos du week end (le samedi, pas le dimanche, on sait trop bien chez les syndicats que le repos dominical impose que les manifs de fin de semaine se déroulent le samedi
).
Bon dimanche !!

le commissaire Bourrel alias Raymond Souplex
Quand le monde marche sur la tête, il y en a qui prennent des coups de pied qui font mal
juin 12, 2009 on 12:35 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Poil à gratter | 5 CommentsLe pétrole oublie la crise
Le pétrole a atteint hier le cours de 73 dollars le baril. Soit un doublement de prix depuis son point bas de décembre dernier. Voir une matière première doubler de prix en 6 mois quand la demande est en berne, et la production en légère hausse, voilà bien une situation qui marche sur la tête. Oh, bien sûr, il existent bien des explications « rationnelles », comme les masses d’argent « orphelines » qui cherchent à se placer à tout prix, ou l’anticipation que les marchés ont d’une reprise qu’on suppose prochaine. En attendant, l’économie mondiale avait-elle vraiment besoin d’une telle aggravation de la ponction énergétique?
Ce qui console, c’est le souvenir de la dégelée qu’ont pris les spéculateurs à la hausse sur le pétrole quand celui-ci, qui cotait 140$ le baril, et qu’on annonçait à 250$, s’est effondré jusqu’à moins de 40$. Compte tenu du décalage entre les 73$ actuels et l’économie réelle, il pourrait bien y avoir une gelée tardive, et JusMurmurandi s’en réjouit d’avance.
François Bayrou explique sa crise
François Bayrou, tout marri de sa cuisante défaite aux élections européennes, cherche à se raccrocher aux branches. Et trouve l’analogie suivante pour expliquer, à défaut d’excuser, sa faute politique d’avoir attaqué Daniel Cohn-Bendit comme il l’a fait: c’est la même chose que le célèbre « coup de boule » de Zinédine Zidane en finale de Coupe du Monde de football. Sous-entendu: même quelqu’un de formidable peut avoir des mauvais gestes, comme Zidane, le chouchou des Français, alors pourquoi François Bayrou?
Ce qui fait rire JusMurmurandi, c’est que celui que l’humoriste Laurent Gerra appelle « le Béarniais » justifie son surnom. Certes, Zidane est resté populaire après son pétage de plomb. Mais il ne faut pas oublier qu’il avait, auparavant, déjà gagné la Coupe du Monde avec l’Equipe de France, et la Champion’s League avec Le Real, en marquant des buts en finale dans les deux cas. C’est un peu plus que n’en compte à son actif le leader du MoDem. Et même que, tout Zidane qu’il était, il a été expulsé, et ce mauvais geste a été le dernier de toute sa carrière de footballeur. Est-ce à cet aspect-là que faisait référence, involontairement peut-être, mais alors, quel acte manqué!, François Bayrou?
Le rosé prépare sa crise
Les viticulteurs français sont ravis. La Commission de Bruxelles vient de changer d’avis, et n’autorisera pas la production de vin rosé par coupage de vin rouge et de vin blanc. Ceci est présenté comme une grande victoire du lobby français, toujours soucieux de qualité, contre les Affreux de Bruxelles, etc….
Le seul problème, c’est que le marché mondial a déjà tranché, et que le rosé par coupage est le standard, sauf, désormais, en Europe, qui deviendra comme le village d’Astérix entouré de camps romains. Ce qui revient à dire que les Européens n’importeront pas de rosé coupé, mais n’exporteront pas non plus de rosé « authentique ». La belle victoire pour une Europe qui compte avec la France, l’Espagne et l’Italie 3 des grands pays producteurs de vin… JusMurmurandi voit d’ici les viticulteurs américains, australiens, chiliens et autres sud-africains déboucher de bonnes bouteilles pour saluer comme il convient le suicide des producteurs de rosé européen. Que nous retrouverons sans aucun doute la sébile à la main quand ils auront été rattrapés par la crise qu’ils viennent de provoquer.
Les agriculteurs font leur crise
Les agriculteurs français veulent bloquer les approvisionnements des grandes surface pour que, sous la pression de ce blocus alimentaire, celles-ci acceptent de réduire leurs marges en augmentant les prix auxquels elles achètent leurs produits agricoles.
Il y a un seul petit problème. A la connaissance de JusMurmurandi, les linéaires des grandes surfaces sont abondamment garnis. Ce qui veut dire que celles-ci trouvent des fournisseurs à leurs prix, pourtant censément trop bas. Alors que les agriculteurs dénoncent donc, en apparence, la rapacité des distributeurs, en fait, ils devraient s’en prendre à leurs confrères qui bradent. Lesquels confrères ont apparemment les moyens de ces prix bas. Ce qui s’appelle poliment être concurrentiels…
Il était une fois…
juin 10, 2009 on 9:43 | In Best of, Coup de gueule, Economie, Europe, France, Insolite, International, Poil à gratter | Commentaires fermésUne belle histoire d’amour
28 après avoir été trahi en rase campagne par un Jacques Chirac plein de mépris, Valéry Giscard d’Estaing s’est finalement vengé.
Premier Ministre de ce dernier à son élection en 1974, Jacques Chirac claque la porte en 1976, et fera tout pour saborder la présidence de Giscard.
Y compris jusqu’à appeler à voter pour Mitterrand en 1981, lorsque l’on appelle le RPR au téléphone pour demander les consignes de vote pour le deuxième tour (NDLR RPR = ancêtre de l’UMP).
Alors qu’un journaliste humoristique avait affirmé dans un quotidien il y a quelques semaines que les séances du Conseil Constitutionnel étaient assez houleuses, à l’image des rapports tendus entre les deux hommes, Valéry Giscard d’Estaing s’était fendu d’un droit de réponse pour affirmer que ses rapports avec Chirac étaient cordiaux.
C’est très certainement pour cette raison qu’à la disparition du Président du Gabon, Omar Bongo, Giscard s’est empressé de dire que le dernier « sage » de l’Afrique (s’il en est ou était…) avait financé la campagne de Chirac en 1981….Et Chirac de répondre, qu’il n’en était rien, au lieu d’avoir l’humour de dire, par exmple, que Bongo avait aussi financé celle de Giscard….
Entre ces deux là, la haine est ineffaçable….
Une belle histoire de fesses
Le procès de Cécile Brossard s’ouvre, assassin présumé d’Edouard Stern, 38 ème fortune française et gendre de Michel David Weil, ancien patron de la Banque Lazard.
Tout allait bien entre les deux tourtereaux, jusqu’au jour lui ayant promis un million de Dollars, il lui aurait lancé à la figure « Un million de Dollars, c’est beaucoup pour une pute ! »
Et rappelle à JusMurmurandi une belle histoire attribuée à Winston Churchill.
Ce dernier soupe à côté d’une jolie femme et lui demande si pour une somme équivalente à l’époque à celle promise par Edouard Stern à Me. Brossard, elle accepterait de se livrer à un commerce intime avec lui. Et la jeune femme d’accepter.
A la fin du repas, il lui redemande si elle serait prête à passer un moment très intime avec lui, cette fois pour une Livre.
Vexée, la jeune femme se cabre et lui demande s’il la prend pour une prostituée.
Churchill, goguenard, lui répond que ce fait est déjà établi, et qu’il ne s’agit plus que de fixer le prix de la « prestation »…
Une belle histoire d’argent
Tout va bien dans le milieu bancaire américain. 10 banques ont ainsi annoncé leur sortie du programme d’aide gouvernemental.
Leur objectif de rembourser prochainement (et beaucoup plus vite qu’initialement prévu) l’Etat américain la somme rondelette de plus de 68 milliards de Dollars est quasiment atteint.
Est ce uniquement une bonne nouvelle ?
Car à y regarder de près, cela signifie aussi que toutes les conditions attachées à ces prêts, et en particulier les limitations des bonus vont de facto sauter.
Plus ça change, plus c’est la même chose….on prend vraiment les contribuables pour des truffes…
Une belle histoire…à dormir debout
Martine Aubry est à la tête du PS depuis novembre dernier.
Après avoir promis de mettre le parti au travail (JusMurmurandi se demande quelle crédibilité elle pouvait avoir, elle qui a mis la France en « RTT ») accouchant finalement d’un programme ultra limité (tout sauf Sarkozy aux européennes), le parti vient de se prendre une belle fessée à ces élections.
Elle se donne maintenant six mois (NDLR supplémentaires) pour remettre le parti sur les rails, le « transformer ».
JusMurmurandi demande d’abord ce qui fera que cela marchera alors que cet échec, en partie au moins le sien, écorne donc son autorité.
Mais surtout, avec l’arrivée des Verts juste derrière le PS aux européennes, la dislocation du PS est avérée.
Voulant toujours une synthèse impossible entre les Mélenchon qui fricotent avec les anti capitalistes, et les socio démocrates proches d’un Tony Blair ou d’un Zapatero à l’autre extrême, le Parti part à vau l’eau et son électorat avec. Impossible grand écart. Quadrature du cercle irréaliste.
Et fait le lit de Ségolène Royal, dont JusMurmurandi prédit que la discrétion médiatique actuelle est toute temporaire.
Sans parler de l’affaire Dray/Touche pas à mon American Express/SOS Racisme qui pointe le nez.
A quand SOS PS/Il faut sauver Aubry ?
Quand des capteurs fous envoient partis et avions à des profondeurs…insondables
juin 8, 2009 on 5:57 | In Coup de gueule, Europe, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermésVoilà, les résultats sont sortis, et les média vont pouvoir recycler dans leur analyse tout le vocabulaire usé jusqu’à la corde dans les innombrables spéculations sur le sort de l’Airbus A330 du vol AF 447.
Ainsi, alors qu’on retrouve dans l’océan un corps de passager attaché à son siège, Benoit Hamon, porte-parole du PS, constate qu’il ne l’était pas au sien, puisqu’il vient d’être battu et l’a perdu.
Ainsi l’on débat pour savoir si l’avion s’est désintégré en vol, tel le PS rongé par les querelles, ou écrasé tel le Modem, qui fait grosso modo la moitié des voix qu’espérait François Bayrou
Pendant ce temps, on observe une forte poussée qui, si elle pouvait être dangereuse pour l’Airbus, est très positive pour les Verts de Daniel Cohn-Bendit
Mais des points communs existent aussi. On soupçonne les capteurs (de vitesse, de pression, etc…) d’avoir fourni des indications erronées au calculateur de l’Airbus, entraînant potentiellement des réponses de celui-ci qui auraient pu provoquer la catastrophe. Or il est indéniable que, si les calculateurs du PS et du MoDem avaient reçu des indications correctes sur ce que seraient les réactions des électeurs à une stratégie exclusivement anti-Sarkozy, sans Europe ni propositions, ils en auraient tiré les conséquences et changé de trajectoire.
Il est quand même frappant de constater que, si les élections européennes ont largement laissé les Français indifférents (seuls 40% d’entre eux se sont déplacés pour voter), l’Airbus fracassé les touche et les émeut.
Pourtant, il faut que les Français le sachent, le sort des futurs Airbus, entre mille autres, se décidera à Bruxelles. Notamment sur les progrès -ou non- d’un contrôle aérien intégré au niveau européen, plus rapide, plus fiable, moins cher et plus sûr que les systèmes exclusivement nationaux en vigueur aujourd’hui.
Voilà un visage de l’Europe qu’il eût été facile de faire aimer aux Européens, comme celui d’ailleurs de la « liste noire » européenne des compagnies aériennes interdites parce que dangereuses. Même si un contrôle aérien qui ne serait plus « national » est un sujet qui fera à coup sûr bondir et rugir les souverainistes de tout bord. Sans compter les syndicats ultra-corporatistes des contrôleurs aériens, pour qui toute notion de moins cher est intrinsèquement insupportable, et qui prétend que la seule façon d’être plus sûr est de payer encore et toujours plus.
Tant d’autres aspects de notre sécurité sont aussi entre les mains des hommes et femmes que nous venons d’élire pour siéger à Strasbourg et décider à Bruxelles. La sécurité alimentaire. La lutte contre le terrorisme, contre l’immigration ou le réchauffement climatique. La lutte contre les pratiques anti-concurrentielles. Car c’est Bruxelles qui a frappé d’amendes record Microsoft et Intel qui abusaient de leurs positions dominantes au détriment des consommateurs européens, et forcé les opérateurs de téléphonie mobile à baisser des tarifs intra-européens scandaleux, notamment sur les appels reçus à l’étranger et les SMS.
Tout cela, ce n’est pas rien, et eût bien mérité que l’on votât.
Oui, vraiment, JusMurmurandi déplore que ce n’ait pas été les sièges de l’AF 447 qui aient été vides à 60% pendant que les isoloirs étaient pleins
Car tel est notre bon plaisir !
juin 7, 2009 on 6:10 | In Best of, Coup de gueule, Economie, Europe, France, Incongruités, International, Poil à gratter | 2 CommentsMais qu’est ce que Barack H. Obama est bien venu faire à Paris ?
C’est la question que se pose JusMurmurandi lorsqu’il regarde le programme détaillé des activités du Président des Etats Unis depuis qu’il a posé le pied à l’aéroport d’Orly vendredi soir.
Ne souhaitant pas, selon la presse française, un accueil protocolaire, c’est donc le ministre des Affaires Étrangères qui l’attend au pied de la passerelle, et non le premier ministre ou le chef de l’État comme le veut le protocole en cas d’une visite dite d’Etat.
Il se rend aussitôt à l’ambassade des États Unis, 41 faubourg Saint Honoré pour une dîner familial. Et on ne le revoit plus de la soirée.
Maman et les chatons étant arrivée avant, ils ont eu droit à une visite spéciale de la Tour Eiffel.
Samedi, au travail, mais en fin de matinée seulement, Barack H. Obama fait un petit tour en avion pour se rendre au lieu de débarquement des GIs le 6 août 1955, consacre 45 minutes d’entretien à son hôte suivi d’un déjeuner « de travail », le tout achevé par un beau discours. On compte grosso modo 4 à 5 heures de « dur » labeur.
Retour à Paris, pour une visite à la cathédrale Notre Dame, puis dîner privé dans un des plus anciens restaurants de Paris dans le 7ème arrondissement. On ne citera pas le nom afin d’éviter de contribuer à l’inflation des prix, baisse de la TVA ou pas, comme cela fut le cas chez l’ami Louis à la suite du dîner Clinton Chirac.
Ce matin est prévue une visite d’un musée, probablement d’art moderne, celui dont les mauvaises langues disent qu’il est la plus belle raffinerie construite à l’intérieur d’une ville (une raffinerie ? cela ressemblerait plus au Texas et à George W. Bush
).
Et retour à Washington dans la journée, maman et les chatons restant à notre charge pendant encore 24 heures.
Bref, on a vraiment l’impression que M. le Président des États Unis est avant tout venu faire du tourisme, ou encore qu’il a tout fait pour éviter une rencontre parisienne avec Nicolas Sarkozy.
Crainte de se faire instrumentaliser en plein débat européen avec les élections qui se déroulent aujourd’hui, mauvaise humeur à la suite de la tempête (dans un verre d’eau) la Reine d’Angleterre n’ayant pas été invitée, désaccord sur la Turquie quant à son entrée au sein de l’Union Européenne, ou tout simplement mépris pour le vieux continent on n’en saura pas plus.
Mais ce qui agace franchement JusMurmurandi, c’est cette espèce de d’indifférence, de désinvolture voire de dédain.
Comment peut il déclarer à la télévision qu’il devra attendre sa retraite pour flâner sur les rives de Seine etc. quand il n’a finalement fait que du tourisme à Paris. Ce comportement nous rappelle les remarques cinglantes de Donald Rumsfeld sur la « vieille » Europe lorsque Jacques Chirac avait refusé l’engagement de troupes aux côtés des Américains en Irak, débâcle s’il en fut.
On est tout juste bons à être visités, un petit coup de pub avec la visite d’un restaurant comme les Américains les aiment (le bon vieux cliché du « French bistrot »), on montre la tour Eiffel et Notre Dame aux enfants tant que l’on y est, mais pour le reste, rien à fiche.
Barack H. Obama ayant pris fait et cause contre le réchauffement climatique, cela semble assez peu compatible avec le déploiement colossal d’énergie à tous les niveaux que nécessite un déplacement présidentiel américain. Trois avions de transport de passagers, hélicoptères, avions de transport de marchandises pour le véhicule de M. le Président sans parler des contorsions que doit faire le pays invitant pour assurer sa sécurité (aéroport d’Orly partiellement fermé, GIGN, RAID, périmètres de sécurité et j’en passe…).
Bref, si c’est pour venir voir Quasimodo et Beaubourg, merci pour votre considération, M. Obama.
Et rappelle étrangement une coupe de cheveux que Bill Clinton s’était fait faire avant de décoller de Los Angeles en mai 1993, qui sema le trouble au sein du contrôle aérien de l’aéroport (http://www.nytimes.com/1993/05/21/us/haircut-grounded-clinton-while-the-price-took-off.html). Mais ceci se déroula sur le territoire des Etats Unis, pas chez un pays ami comme dans le cas qui nous intéresse !
Il est vrai que l’économie des Etats Unis est en tellement bon état, à l’heure où par exemple, General Motors vient de se mettre sous la protection de la loi, une petite visite touristique s’imposait, alors que l’économie mondiale paie pour les inconséquences, les folies, du monde bancaire américain et ses « subprimes ».
So long, Mister President.

Barack H. Obama à son arrivée à Paris en juin 2009
Bayrou et la pédophilie?
juin 6, 2009 on 6:44 | In Coup de gueule, France, Incongruités, Poil à gratter | 6 CommentsVous avez tous entendu parler ou vu l’altercation télévisée entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou. Ce dernier a notamment évoqué à mots couverts un texte de DC-B où était évoquée, en 1975, la sexualité des enfants de manière provocante et choquante. Ou pire, si ce texte n’était pas une provocation, mais une autobiographie fidèle, ce que conteste son auteur.
Toujours est-il que JusMurmurandi a marre des donneurs de leçons de morale qui ne sont eux-mêmes pas des modèles.
François Bayrou a été Ministre de l’Education Nationale de 1993 (gouvernement Balladur sous Mitterrand) à 1997 (gouvernements Juppé 1 et 2 sous Chirac).
Il est notoire qu’il y a à l’Education Nationale des faits de pédophilie. Non pas, à notre avis, parce que les gens y seraient « pires » qu’ailleurs, mais avant tout parce que c’est dans les classes, comme l’eût dit avec gourmandise M. de la Palice, qu’il y a le plus d’enfants.
En 1997, l’Education Nationale fait sa révolution en la matière, et ne se contente plus de mutation aussi internes que discrètes et indolores en cas de « problème ». Les auteurs de cette révolution: Claude Allègre, et sa subordonnée, Ségolène Royal. Et des centaines de cas se font jour.
Où était donc le Zorro de l’anti-pédophilie entre 1994 et 1997? Qu’est-ce qui l’a empêché d’être le premier des « nettoyeurs », au lieu du dernier des « taiseux »?
Ce qui ne fait pas de François Bayrou un monstre. Mais un homme qui devrait passer plus de temps à balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres, très certainement.
Accessoirement, quand on voit le scandale que fait la mise à jour, dans tel ou tel pays, de faits de pédophilie systémiques, on se demande pourquoi, en France, personne n’a encore été rechercher la responsabilité pour faute des ministres concernés, si faute il y a eu, comme par exemple une récidive d’un enseignant simplement muté après un premier incident. L’affaire du sang contaminé montre que de telles poursuites sont possibles. Bien sûr, cela ne ramènera pas les enfants souillés à leur innocence première.
Mais cela pourrait en priver (de leur innocence), certains ex-ministres devenus donneurs de leçons.

Air France 447, qui veut vraiment savoir ?
juin 3, 2009 on 7:38 | In Best of, Economie, Europe, France, Insolite, International, Poil à gratter | 2 CommentsLa tragédie de l’avion d’Air France qui a disparu en vol dimanche nous a tous peinés et nous adressons toutes nos pensées aux familles qui ont perdu un être cher.
Mais en poil à gratter, JusMurmurandi se doit de prendre de la distance par rapport aux évènements et partager son analyse avec ses lecteurs.
Que se passe t il à bord de l’avion entre Rio et Paris ?
S’agit il de conditions climatiques extrêmes qui ont brisé l’avion ? Voici un site qui fournit une étude de la météo qui est intéressante.
http://www.weathergraphics.com/tim/af447/
A t il subi une avarie suite aux orages dans la zone de vol ?
Le cas d’un Airbus A330 de la compagnie Qantas qui, à la suite de la défaillance d’un instrument de mesure, se mit à faire des cabrioles en plein vol en octobre dernier est également pertinent.(http://en.wikipedia.org/wiki/Qantas_Flight_72). Curieusement, personne n’en parle même s’il s’agit d’un évènement récent avec le même modèle d’avion.
On peut également citer l’exemple de l’avion de Lauda Air, un Boeing 767, dont l’un des moteurs se mit en « reverse » en plein air ce qui envoya plus de 200 personnes au tapis.
Là encore, on est dans le cas d’un avion qui a eu un incident en plein vol, ce qui est une chose assez rare, et comme dans le cas de l’Airbus les communications ont été aussi brutalement interrompues que l’inverseur de poussée de l’un des moteurs s’est mis en action.
http://en.wikipedia.org/wiki/Lauda_Air_Flight_004
Si c’est un attentat, comme ce qui a touché la France avec le DC 10 d’UTA que les Etats Unis avec le 747 de Pan Am, cela a amené une disparition brutale de l’aéronef avec un grand éparpillement des différentes parties, l’accident intervenant à haute altitude.
Bref, sans entrer dans trop de considérations historiques, l’histoire étant comme le disait Tocqueville une galerie de tableaux avec nombreuses copies et peu d’originaux, il est probable que ce qui a conduit à l’accident de l’Air France 447 est une combinaison de ce qui s’est déjà produit lors d’un autre accident.
Mais pas certain.
Car si c’est une dislocation suite à une météo déchaînée, cela revient à dire que les normes de résistance des appareils sont insuffisamment exigeantes. Airbus et Boeing compris.
Car si c’est une panne électrique totale consécutive à un foudroiement, cela reviendrait à remettre en cause tous les développements technologiques des 20 dernières années visant à transformer les commandes mécaniques ou hydrauliques en commandes électriques sur les avions civils. Airbus et Boeing compris.
Car si c’est un attentat, cela signifierait que tous les efforts accomplis en terme de sécurité après le 11 septembre et les queues interminables que les millions de passagers quotidiens doivent faire ne nous protègent pas. Et serait susceptible d’affoler les clients d’un pan important de l’économie alors que le monde est en pleine crise économique.
Ne faut il pas s’étonner que l’on parle si peu du procès AZF qui a lieu en ce moment ? Qu’aucun journaliste ne soit allé voir ce qui s’est vraiment passé dans le tunnel sous la Manche le 11 septembre 2008, par exemple ?
Ces jours derniers, il n’est de média qui explique que même si l’on retrouve assez précisément où l’avion est tombé, il y a fort peu de chance que l’on retrouve les enregistreurs de vol (voix et données). Et qu’ils cesseront d’émettre au bout de 30 jours après l’accident; et que même si on les retrouve, ils ne marcheront probablement pas.
Bref, cela ne marchera jamais.
Entre les compagnies aériennes qui craindraient de voir leur activité baisser encore, les gouvernements qui verraient mise à nu la faiblesse de la cuirasse censée protéger les citoyens ou les constructeurs d’avion dont les choix technologiques pourraient être remis en cause, qui a donc véritablement intérêt que l’on sache pourquoi l’AF 447 a péri ?
Opel, ou petit précis destiné aux donneurs de leçons…
mai 30, 2009 on 9:10 | In Best of, Coup de gueule, Economie, Europe, France, Incongruités, International, Poil à gratter | Commentaires fermésA Berlin, Angela Merkel a annoncé son choix pour la reprise d’Opel ce soir.
Ce ne sera pas le fringant Sergio Marchionne à la tête de Fiat, mais le canadien Magna.
Aussitôt les syndicats allemands se réjouissent même si, comme JusMurmurandi l’a écrit dans un de ses articles précédents il s’agit de reculer pour mieux sauter. Car la nécessaire diminution de capacité devra se faire, un point c’est tout.
Mais ce sujet ayant été abordé, c’est pour en exposer un autre que nous avons choisi ce sujet. Car un vrai défi attend Magna, et quelques exemples historiques devraient être de nature à lui rappeler d’éviter d’avoir la « grosse tête ».
Rappelez vous AOM Air Liberté et Lotfi Belhassine qui ne parvint pas à survivre de manière indépendante.
Arrive British Airways, qui sait tout mieux, et va montrer comment on arrive à l’aide de ce cheval de Troie à prendre des parts de marché dans la citadelle historiquement imprenable qu’est le pré carré d’Air France.
On connait la suite. Échec cinglant.
Mais heureusement Swissair, alliée au grand méchant mou pourfendeur de papier des 35heures, le baron Seillières et le groupe Wendel, sait encore mieux que British Airways qui savait mieux. Et va montrer aux Anglais comment il faut faire. Sauf qu’entre une compagnie régulière comme Swissair et une compagnie à prix réduits comme AOM Air Lib’, la compatibilité n’est pas au rendez vous.
Et coûte la peau à Swissair qui du jour au lendemain passe du statut de compagnie exemplaire à entreprise qui n’a même plus l’argent pour faire le plein de kérosène de ses avions. C’est la paille humide, l’humiliation, et la reprise de Swissair par sa filiale Crossair pour former Swiss, tombée depuis dans l’escarcelle de Lufthansa.
Dur pour l’image suisse.
Vous voulez encore un exemple écornant cette fois l’amour propre allemand ?
Regardez Chrysler repris par Daimler (la maman de Mercedes Benz). Même syndrome.
On va leur montrer comment faire, aux Yankees. Ca, c’est sûr qu’ils nous ont montré, mais plutôt comment il fallait ne pas faire.
Et le fonds qui a repris Chrysler à Daimler est un autre Swiss, et plante l’entreprise définitivement.
Sale temps pour les donneurs de leçon.
Ce qui nous ramène à notre premier exemple, au travers des 35 heures.
François Hollande a été un premier secrétaire du PS qui n’a pas remporté les suffrages au crépuscule de son mandat, loin de là, mettant tous les conflits de personnes sous la moquette en particulier. Et ça, comme de donneurs de leçons, le PS n’en manque pas.
Qu’à cela ne tienne, un nouveau premier secrétaire arrive, Martine Aubry, à l’issue d’un vote qui vaut bien tous les houleux conseils d’administration où le administrateurs se font remonter les bretelles par les actionnaires, petits ou grands.
Et que dit la Dame des 35 heures ? Qu’elle va remettre le parti au travail, afin qu’il soit un vrai parti d’opposition, avec des forces de proposition face à un chef de l’Etat qui bouge les lignes dans toutes les directions.
Sauf que Martine a peut être remis le PS aux 35 heures, mais alors cela a dû être comme le Ministère de l’Education lorsque l’on a regardé le temps de travail des fonctionnaires, et constaté qu’ils étaient en fait à…28 heures hebdomadaires et que passer à 35 heures serait en fait une augmentation et non une diminution….
Bref, quel est le programme du PS pour les élections européennes ? Quelles sont ses propositions pour marquer son territoire, par rapport au troisième homme, Bayrou qui gesticule autant que son programme est vide, par rapport à la gauche de la gauche et Mélenchon qui tonitrue pour couvrir la voix du facteur ?
Barrer la route à Nicolas Sarkozy.
Des donneurs de leçon, JusMurmurandi vous le répète…
Scientologique, pompe à fric?
mai 27, 2009 on 7:26 | In France, Insolite, International | Commentaires fermésLe procès de plusieurs personnes et de deux entités appartenant à la scientologie vient de s’ouvrir, et un témoignage illustre le problème que pose cette organisation.
Une femme déprimée rentre dans le circuit que préconise la scientologie, circuit qui lui donne à entrevoir des bénéfices substantiels de qualité de vie, et qui lui impose, pour y parvenir, des dépenses importantes (21.000 euros en tout). Certaines méthodes sont musclées, puisque des scientologues l’accompagnent lors de retraits de fonds ou de la signature d’un nouvel emprunt. Les scientologues se défendent en rappelant que la plaignante d’aujourd’hui était consentante hier, et a même écrit des lettres vantant le processus. Et elle de répondre que ces lettres étaient requises pour avancer au stade suivant. Comme s’il avait d’ores et déjà fallu préparer une défense. Et ainsi de suite…
La question posée est, à mon sens, celle-ci. Où finit la liberté, et où commence l’abus de faiblesse? Où s’arrête la religion et où commence la fausse promesse à but lucratif?
A cette question il n’y a pas de réponse simple. Mme Bettencourt, aujourd’hui très âgée, a fait don de près d’un milliard d’euros à un photographe mondain, François-Marie Banier,et sa fille s’en émeut et porte l’affaire en justice. Bien sûr, la multi-milliardaire peut se le permettre, et sa fille, légataire de son immense fortune, ne s’apercevra même pas de la différence. Mais quand même, donner un milliard d’euros! Mme Bettencourt est-elle gâteuse, irresponsable, amoureuse de son photographe et de ses attentions, ou un mécène incroyablement généreux.
L’ex-scientologue, elle, avec ses 21.000 euros a donné tout ce qu’elle avait et même plus. Etait-elle en situation de faiblesse? Gâteuse certes non, mais sa dépression et la promesse « d’aller mieux » l’ont-elles poussé à agir de manière irresponsable?
La société actuelle a tendance à légiférer pour protéger les gens contre eux-mêmes même quand ils ne sont en aucun cas fous. La ceinture de sécurité en est un exemple, qui nous contraint au nom de notre propre sécurité. Faut-il, pour des gens comme la plaignante, c’est-à-dire pour nous tous à un moment ou à un autre de notre vie, imposer une ceinture de sécurité financière? C’est clairement ce que fait le système français avec santé, retraite et chômage obligatoires pour toute la population, et que les systèmes anglo-saxons laissent à l’appréciation de chacun. Faut-il s’étonner que ce soit dans les système anglo-saxons que la scientologie prospère le plus?
Plus largement, notre société est-elle responsable de ceux de ses membres qui ne veulent pas l’être? Si des enfants ne veulent pas aller à l’école et que leurs parents le tolèrent, la société doit-elle dire « amen »? Et qui sera responsable de ces personnes sans ressources plus tard quand l’absence d’éducation sera un mur qui fermera le chemin de l’emploi?
Bref, outre qu’il est celui de gens accusés d’aimer l’argent plus que leur prochain, car par delà une opinion sur la scientologie, qui n’est pas du domaine de JusMurmurandi, force est de constater que, sans argent pas d’accès aux bien-être défini par Ron Hubbard, ce procès est avant tout l’occasion de définir dans quelle société nous voulons vivre. Il n’est pas sûr que le tribunal ait envie de prendre la responsabilité d’une réponse claire à cette question.