Perrette et le pot de pétrole

septembre 12, 2008 on 5:59 | In France | Commentaires fermés

Le prix du pétrole a passé la barre des 100$ le baril. Un chiffre impensable il y a seulement un an, quand il cotait 70$ par baril, et donc quand 100$ représente une hausse de 40% en un an. Sauf que, cette fois-ci, c’est à la baisse qu’il franchit la barre, après avoir été se promener au-dessus de 145$.

En d’autres termes, même si une telle baisse fait du bien là où ça fait mal, cela reste un niveau de prix très élevé. Sauf qu’entre temps, certains ont fait des prévisions fondées sur les niveaux stratosphériques atteints l’été dernier.

Car la baisse du pétrole n’est pas favorable aux compagnies pétrolières, dont les profits se sont envolés avec les prix.

Ni aux producteurs bien sûr, qui s’habituaient à ces incommensurables richesses qui se déversaient dans leurs coffres. Les Etats du Golfe, l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Algérie, le Vénézuela, le Nigéria, l’Iran, la Grande Bretagne, parmi d’autres.

Ni à leurs fournisseurs, qu’ils soient des entreprises para-pétrolières, ou des vendeurs de produits de luxe à cette clientèle en état de ne plus regarder les étiquettes grâce à la manne d’un baril au prix du grand cru bordelais.

Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si baisse du baril est favorable à Ferrari et autres Rolls-Royce, grâce à l’impact favorable sur les économies des pays consommateurs d’or noir, ou défavorable par la réduction des ventes dans les pays producteurs…

Cette baisse ne fait pas non plus les affaires des énergies alternatives, éolienne, biomasse, solaire ou des carburants de remplacement, comme l’éthanol. Désolé pour ceux qui y ont investi massivement en pensant y trouver un nouvel eldorado.

Une mauvaise affaire pour tous ceux qui se sont couverts en fonction d’un prix très élevé, en achetant dès aujourd’hui leur pétrole, gaz ou kérosène pour tout ou partie des 12 prochains mois, comme la compagnie aérienne Ryanair, qui ne bénéficieront pas de la baisse, alors que certains de leurs concurrents, plus clairvoyants ou plus chanceux, si.

Une mauvaise nouvelle pour les moyens de transport économes en énergie, comme le train, ou les producteurs de voitures particulièrement sobres.

Une mauvaise nouvelle pour l’OPEP, dont les membres, toujours indisciplinés quand les prix baissent, refusent de se sacrifier en baissant leur production pour stabiliser les prix. Même 100$ le baril reste un prix irrésistiblement élevé, alors tous produisent au maximum de leurs capacités, quitte à accélérer le mouvement de baisse.

Une mauvaise nouvelle pour tous les investisseurs et financiers pour qui le secteur de l’énergie et des matières premières était le dernier havre de profit après la chute de l’immobilier, la chute des bourses actions, la chute des obligations minées par la hausse des taux d’intérêts.

Une mauvaise nouvelle pour ces mêmes financiers, s’ils comptaient sur les fonds souverains des pays producteurs pour regonflé le capital de telle ou telle institution financière frappée par la baisse de ses investissements à risque dans l’immobilier américain.

Bref, comme on le voit avec cette longue liste, de même que toute mauvaise nouvelle comporte certains aspects positifs, toute bonne nouvelle porte aussi certains effets secondaires négatifs. Néanmoins, il paraît prématuré à JusMurmurandi de pleurer sur le sort des toutes ces « pauvres petites filles riches » au motif qu’elles se sont crues encore plus riches, et qu’elles pleurent aujourd’hui, telle Perrette, sur leurs rêves envolés.

Quelques Perrette particulièrement à plaindre: John Arnold, propriétaire du fonds spéculatif Centaurus Energy, qui a gagné 2 milliards de dollars à titre personnel en 2006 sur la hausse du prix de l’énergie, ou Alexei Miller, patron du géant gazier russe Gazprom, qui pronostiquait un baril à 250$, ou Hugo Chavez, président du Vénézuela, qui utilise le produit des ressources pétrolières de son pays comme moyen d’acheter sa popularité et d’aider les « pays amis », c’est-à-dire adeptes de sa « révolution bolivarienne » et ennemis des Etats-Unis. Pleurons sur leur sort si pénible à 100$…

Mais qu’on se rassure pour eux, la situation de baisse qui prévaut peut à tout moment se retourner.

LHC, trous noirs, antimatière et politique française

septembre 11, 2008 on 6:46 | In Best of, France, Insolite | 2 Comments

Les chiffres donnent le tournis. 800.000.000 collisions par seconde, c’est chaud! 3000 paquets de 100.000.000.000 protons par jour, c’est très fréquenté. -271.3°, celui-là fait froid dans le dos.
Vous avez compris, nous sommes dans l’univers fantastique du LHC, le tout nouveau et gigantesque accélérateur de particules du CERN.

Le but de cette machine hors normes: observer les résultats de collisions entre particules, censées se fragmenter en particules encore plus petites, pour parvenir, on l’espère, aux particules élémentaires, qui pourront être observées, ainsi que les forces qui en régentent le comportement.

C’est ainsi que seront créés des trous noirs, de l’antimatière, de la matière noire.

JusMurmurandi, toujours soucieux de l’argent du contribuable, juge qu’on aurait pu éviter de dépenser tous ces milliards d’euros pour parvenir au même résultat.

Des échantillons d’antimatière sont faciles à prélever. Dès que Sarkozy dit quoi que ce soit, Bayrou dit exactement l’inverse, et cela fait des étincelles, ce qui est une forme de génération d’énergie. N’est-ce pas la définition de l’antimatière?

Les trous noirs aussi sont faciles à trouver dans la vie politique française. Que sont les électeurs communistes (frontistes) devenus, ceux que Moscou (Le Pen) avait de si près tenus? Ils sont électeurs que l’Histoire emporte, et l’Histoire passait devant leur porte. Ainsi les emporta. Ce qui fait du PC et du FN de beaux trous noirs. Les gens y entrent, mais plus rien ni personne n’en ressort.

Quant à la matière noire, il suffit d’entendre Dominique de Villepin parler de Sarkozy, ou Peyrelevade de Tapie pour en avoir de très noirs échantillons.

Bref, tout ce tralala du CERN eût pu être évité par une fine observation de la vie politique française. Et cela eût permis de remonter, comme le LHC, au plus près du « big bang » originel, ce moment où tout a commencé. Ce moment, qui, quand on l’observera, montrera une haute silhouette surmontée d’un képi lever les bras en « V », et s’écrier, parlant aux particules et aux mystères de l’Univers: « Je vous ai compris! »

JusMurmurandi espère qu’aucune silhouette plus petite, chagrinée sans doute par l’ombre de la grande, ne réplique à ce moment-là: « casse-toi, pauvre con! ». Ce serait une vision très réductrice de l’Evolution.

Quand Hollande se prend les pieds dans le Tapie

septembre 10, 2008 on 7:55 | In Coup de gueule, France, Incongruités | 2 Comments

François Hollande déclare ce soir qu’il ne faut pas s’attaquer à Bernard Tapie dans la tempête (dans un verre d’eau) qui se déroule autour du chèque que nous venons de lui verser.

Non, c’est sûr et certain, Bernard Tapie est un homme exemplaire.

Ne fut il pas, pour commencer, ministre de François Mitterrand ?

Quel magnifique exemple de qualité humaine ?

Ne fut il pas aussi un fossoyeur indécrottable d’entreprises et d’emplois, ne sachant au mieux que les acheter et les vendre, mais jamais les gérer ?

Et surtout il jouit encore aujourd’hui d’une notoriété, d’une sympathie qui, sait on jamais, pourraient un jour servir le Parti Socialiste, l’aider à revenir aux affaires, alors qu’il en semble tellement incapable en ce moment.

Mais avec un homme comme Tapie…tout ne serait il pas possible ?

Car c’est certain, ce ne sera pas (plus) le parti socialiste de François Hollande.

En ce qui le concerne, après 12 ans de longs et mauvais services (ou de bonnes défaites), une chose est sûre : il est temps qu’il parte.

Peyrelevade, ou Peyrelamémoire?

septembre 10, 2008 on 7:00 | In France | Commentaires fermés

Jean Peyrelevade frappe fort. Dans l’affaire de l’arbitrage qui a accordé à Bernard Tapie 285 millions d’euros d’argent des contribuables, il accuse. Il accuse les juges, il accuse les arbitres, il accuserait la terre entière s’il pouvait. Il est, ce faisant, dans la droite ligne (la ligne est droite, mais la parole est à gauche car ce parti se veut au centre) de son maître du moment, François Bayrou, qui accuse Nicolas Sarkozy d’avoir mis la main à cet arrangement.

Et c’est ce même Peyrelevade qui se présente aujourd’hui devant la commission d’enquête parlementaire : mais, finalement, qui est cet homme: le politique opposant farouche à Nicolas Sarkozy, ou le patron du Lyonnais de l’époque ? Qui peut répondre à cette à cette question, ô combien pertinente ?

On peut comprendre Jean Peyrelevade. A peine arrivé au Crédit Lyonnais, après les turpitudes de l’ère Haberer, il tente de se faire une réputation de M. Propre en s’érigeant en ennemi absolu de Bernard Tapie. C’est pourquoi la sentence arbitrale donne la victoire au saltimbanque sur celui qui se prétend honnête homme. Insupportable.

Il y a une deuxième raison qui sous-tend l’agressivité peyrelevadienne. Dans une autre affaire issue des années follles, celle de la compagnie d’assurance Executive Life, c’est Peyrelevade qui a permis aux Américains de forcer l’Etat Français à payer une coûteuse amende. Pas terrible pour celui qui se veut aujourd’hui le défenseur des deniers des contribuables.

Mais c’est sans doute la troisième raison qui est la plus forte. Pour exister, il doit absolument faire oublier son rôle aux côtés de Pierre Mauroy en 1981, qui fut celle du plus grand gâchis économique de l’ère de la France moderne.

Une telle carrière mériterait presque qu’on en fasse un film. Avec, pourquoi pas, Bernard Tapis dans le rôle de Jean Peyrelelvade. Après tout, Tapie a été chef d’entreprise, comme lui, ministre socialiste, à côté de là où il a été. Oui, vraiment, Tapie et Peyrelevade se connaissent bien…

Jean Peyrelevade
Bernard Tapie

Quand cuisine et politique ne font pas bon ménage

septembre 10, 2008 on 6:54 | In France, Insolite, International | Commentaires fermés

Lorsque l’on pense politique, on imagine intrigues, magouilles, et autres « cuisines » du même type.

Bref, un mélange souvent pas très ragoûtant.

En somme, l’association ne parait pas incompatible au premier abord.

Et pourtant, voici le Conseil Constitutionnel qui vient de prendre position.

Il déclare que le Premier Ministre en fonction doit être invalidé car il fait de la cuisine.

JusMurmurandi a failli s’étrangler en lisant la nouvelle qui ne manquait pas de piquant.

Sumak Sundaravej, ex-Premier Ministre thaïlandais en fonction depuis sept mois, animait un programme de télévision où il donnait des cours de cuisine. Imaginons Jean-Luc Petitrenaud ou Jean-Pierre Coffe à Matignon par exemple.

Et lorsqu’il devient le premier Premier Ministre élu après le coup d’état militaire de l’année dernière à Bangkok, il n’a pas raccroché le fouet…

On pourra aussi dire qu’il n’a pas senti le vent venir. En tout cas, la Cour constitutionnelle a estimé qu’il avait enfreint la loi règlementant les cumuls de fonctions et l’a démis de ces dernières avec effet immédiat.

Bref, lorsque l’on pense à un homme politique, on ne peut pas dire « qu’est qu’il mijote? » en Thaïlande.

Voilà qui devrait faire réfléchir bon nombre d’hommes et de femmes politiques, qui n’hésitent pas à nous resservir la même soupe que leurs prédécesseurs, toute honte bue.

En politique, comme en cuisine, seuls certains plats se réchauffent….

Samak Sundaravej

Samak Sundaravej

C’est si facile!

septembre 9, 2008 on 1:54 | In Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, International | Commentaires fermés

Jean-Marie Bigard s’est singularisé sur Europe 1 en affirmant que c’était un missile américain qui avait percuté le Pentagone le 11 septembre 2001, et non un avion dont des terroristes avaient pris le contrôle. Jean-Marie Bigard n’est d’ailleurs pas le seul, loin s’en faut, à soutenir de telles théories.

Cette attitude « conspirationniste » peut avoir plusieurs causes. Le désir de faire parler de soi. Le désir d’échapper à la « pensée convenue ». Ou tout simplement prendre ses désirs (ou ses délires) pour la réalité.

Peu importe d’ailleurs qu’une telle théorie n’ait aucun rapport avec la réalité, ou même aucune vraisemblance, le grand public n’en demande pas tant. Il existe même une presse spécialisée florissante qui ne traite que des sujets insensés, comme les enfants nés avec 3 têtes ou 18 bras.

Il est bien entendu possible de se dire que ceci n’est pas important et de laisser ces esprits égarés à leurs extravagances. Mais en fait, le ressort de cette mécanique, et le fait qu’elle soit « payante » en matière de notoriété, vient de ce qu’il est si facile de lancer des accusations sans avoir quoi que ce soit à prouver.

Où sont les restes du missile qui aurait frappé le Pentagone? D’où est-il parti? Par qui a-t-il été tiré? L’a-t-on enregistré sur les écrans radar de surveillance aérienne? Non, bien sûr.

Cela rappelle toutes les accusations qui « flottent » en ce moment. François Bayrou qui accuse Nicolas Sarkozy d’avoir orchestré la victoire de Tapie dans la procédure d’arbitrage qui l’opposait au Crédit Lyonnais. Ou les accusations contre le même Nicolas Sarkozy d’avoir personnellement fait virer Patrick Poivre d’Arvor du journal télévisé de TF1. Peu importe que, dans le premier cas, les arbitres qui ont tranché en faveur de Tapie soient parmi les plus honorables et respectés de France, peu importe que, dans le deuxième cas, TF1 ait eu intérêt à tenter de stopper sa perte de part de marché.

Il existe d’autres manifestations de ce régime d’accusation-conspiration. Il suffit de voir l’état d’esprit actuel qui oppose le « principe de précaution » à toute innovation. L’usage du taser, arme non létale déjà employée par la police et la gendarmerie, va être étendu aux polices municipales, et hop! les accusations de dangerosité du taser ressortent. Peu importe l’absence de preuve, ni la comparaison avec ce qui se serait passé si les forces de l’ordre avaient dégainé à la place des armes à feu.

Le quotidien « le Parisien » accuse les détenus et gardiens de Fleury-Mérogis d’avoir laissé un viol se dérouler sans que qui que ce soit intervienne. 339 d’entre eux portent plainte pour diffamation et se constituent parties civiles. Le tribunal les déboute au motif qu’ils ne sont pas nominativement mis en cause dans l’accusation du journal.

Dans un autre genre, on ne compte plus les accusations syndicales de la volonté du patronal de délocaliser, licencier, ou autre « forfait ». Le comble a même été atteint par François Chérèque, le leader de la CFDT. Il a dit sa crainte qu’une prise de contrôle de la société Eramet soit le préalable à des délocalisations en rapport avec les mines qu’elle exploite en Nouvelle-Calédonie….

Et, le temps que l’absence de tout fondement de l’accusation soit révélée, l’opinion publique est déjà passée à autre chose, et l’info ne vaut plus que 2 lignes en fond de journal.

Évidemment, la « découverte » récente qui a permis à la justice indienne de condamner sur la base d’une activité cérébrale « probante » devrait faire peur à ces accusateurs sans logique ni preuves.

Car un examen de leurs cerveaux pourrait révéler des activités bien curieuses…

Ils l’ont fait !!

septembre 8, 2008 on 7:47 | In Best of, France, Insolite, International | Commentaires fermés

Voici un article terrifiant.

On se souvient des histoires d’Alfred Hitchcock à ne pas lire la nuit.

On se rappelle du sketch de Pierre Dac avec Francis Blanche sur le grand Sar Rabin Dranath Duval qui peut lire la carte d’identité de la dame; « il le peut mesdames et messieurs, on l’applaudit bien fort ».

Ce qui va suivre est une combinaison de ces deux histoires, à vous glacer de terreur.

On connaissait le penthotal qui fait parler même les plus rétifs, comme Lazlo Carreidas dans vol 714 pour Sydney de Tintin.

On connaissait la méthode de la baignoire, utilisée en temps de guerre pour faire parler les soldats ennemis.

Désormais, il semble que l’on n’aura même plus besoin que le mis en examen ouvre la bouche pour voir s’il est coupable. On va faire « parler » son cerveau.

En Inde, dans la province du Maharashtra, une nouvelle technique dite du BEOS (Brain Electrical Oscillations Signature test) permet d’observer si certaines parties bien précises du cerveau s’éveillent lorsque l’on raconte les détails du crime au suspect.

Et la justice de Pune, à 150km de Mumbai (anciennement Bombay) vient d’inculper Aditi Sharma pour assassinat avec préméditation en utilisant cette méthode. Plus de 75 suspects et autres témoins ont été soumis à ce test depuis 2006.

Affolant. Hallucinant. Terrifiant.

Allons jusqu’à imaginer que l’on soumette les participants de l’université d’été du PS à la Rochelle pour savoir celui qui a le plus trahi ses confrères en vue de se faire élire Premier Secrétaire à la place de François Hollande en novembre prochain…Moscovici, Aubry, Delanoë, Royal ??

Un détail, cependant, pour que cela marche, il faut bien entendu que l’encéphalogramme ne soit pas…plat.

Privatisation, ouverture de capital, intérêt général

septembre 8, 2008 on 5:58 | In Economie, France | Commentaires fermés

La Poste va voir son statut changer pour adopter celui de société anonyme en 2010, en application d’une directive européenne.

Les syndicats sont vent debout face à cette réforme, qui est, selon eux, le préalable autant que le prélude à une privatisation de la Poste, dont ils ne veulent à aucun prix.

La direction de la Poste, elle, souhaite ardemment procéder à une ouverture de capital dès que son changement de statut le permettra, ce afin d’avoir les ressources financières nécessaires à affronter la concurrence sur le service du courrier.

Aux syndicats, JusMurmurandi voudrait rappeler quelques faits:

- La privatisation d’Air France a permis de créer le premier transporteur aérien mondial, Air France-KLM, à partir d’une compagnie aérienne en état de quasi-faillite . Il est rentable et français.

France Telecom est devenu le géant qu’il est en téléphonie mobile grâce à son acquisition d’Orange, qui eut été impossible sans ouverture du capital. Et les associations de consommateurs se plaignent non qu’il y ait trop de concurrence dans ce secteur, mais pas assez pour faire baisser les prix pour les consommateurs.

- EDF, dont le capital a été ouvert à hauteur d’à peu près 12%, est la deuxième capitalisation boursière mondiale dans le secteur de l’énergie après le russe Gazprom. Comme la Poste, sa position de leader mondial suppose qu’elle ait les capitaux requis pour procéder à des acquisitions.

- Les souscripteurs les plus enthousiastes aux ouvertures de capital de EDF et GDF ont été leurs employés. Qui y ont très largement gagné, vu les hausses de cours de ces actions

Si la privatisation des sociétés d’autoroutes sert aussi mal l’intérêt général, avec des hausses de tarifs des péages que rien ne saurait justifier, c’est parce qu’il ne peut y avoir aucune concurrence sur ce service. Les automobilistes et transporteurs ne sont pas prêts à reprendre les vieilles routes nationales ou à repasser au train quand le péage augmente. Sans concurrence réelle, on a affaire à des monopoles, et les monopoles privés sont encore pires que les monopoles publics.

Mais dans le cas de la Poste, c’est justement la fin du monopole dans le service du courrier qui pousse la Poste à vouloir se moderniser à force de rame. Une telle modernisation, plus la possibilité pour les Français de choisir le meilleur service au meilleur prix, n’est-ce pas l’intérêt général? Une ouverture de capital à laquelle une forte majorité de salariés, si leur réaction est la même que celle de leurs collègues d’EDF ou GDF, vont vouloir souscrire, n’est-ce pas l’expression de l’intérêt des salariés?

Alors, si l’intérêt général y trouve son compte, et les salariés aussi, qui les syndicats opposés à cette ouverture de capital peuvent-ils bien défendre?
la Poste

Il faut sauver le soldat Royal!

septembre 6, 2008 on 7:08 | In France | Commentaires fermés

47% des sondés pensent que Ségolène Royal ferait un bon premier secrétaire du parti socialiste. Voilà un chiffre flatteur à première vue, notamment comparé à la cote de satisfaction du Président de la République, bien plus basse.

Oui, mais voilà, les sondés sont en l’occurrence exclusivement des membres du parti socialiste, ce qui veut dire qu’elle y est minoritaire. Ceci ne serait pas encore un mauvais chiffre, car le parti socialiste est plus riche de saveurs diverses qu’un plateau de fromages, si et Bertrand Delanoë et Martine Aubry ne caracolaient pas à 70% d’opinions favorables dans ce même sondage. Même DSK, pourtant ni présent, ni candidat, recueille 52%…

Qui, cette fois, livre sa vérité toute nue: Ségolène est larguée.

La droite devrait se réjouir, l’opposante qui a fait mieux que Jospin, qui a su charmer près de 50% des électeurs, qui se prépare dès maintenant pour 2012 afin de prendre sa revanche, va se faire ratatiner par ses propres amis.

L’ironie de la situation doit être particulièrement amère pour Ségolène. Elle dit avoir appris de ses erreurs, et qu’elle sera beaucoup mieux préparée en 2012. Et c’est possible, car sa campagne de 2007 laissait beaucoup à désirer en matière d’organisation et de professionnalisme. Dans le même temps, Sarkozy, à supposer qu’il se représente, ne pourra pas refaire le coup de 2007, avec un nouveau discours, et la promesse d’une rupture.

Mais est-ce justement une bonne affaire pour la droite que de voir les socialistes enterrer la Madone du chabichou?

Car, on ne le dira jamais assez, la droite a eu une chance historique de voir Sarkozy élu. Elu certes sur les qualités remarquables de sa campagne. Mais élu aussi malgré sa petite taille, son look pas très présidentiel, son nom et son origine étrangers, le discrédit de son prédécesseur Jaques Chirac, et les dissensions de son propre parti.

Il a fallu la combinaison de l’impréparation, de l’amateurisme, et de certains comportements bêtes et méchants de Ségolène Royal pour transformer en défaite ce qui était, de l’avis de tous, une élection imperdable. Ce que montre encore aujourd’hui le sondage qui l’accable. Si son charme opère toujours sur certains, elle polarise largement tous les publics, soit pour elle, soit aussi contre elle, même au sein de sa propre famille politique.

C’est pourquoi il est regrettable pour la droite de voir la candidate PS de 2007 inscrite sur la liste des espèces en voie de disparition. Tant qu’elle est là, incapable de fédérer largement, et incapable de s’effacer pour laisser la place à un meilleur champion, la droite a toutes ses chances. Il convient donc à Nicolas Sarkozy d’aider Ségolène Royal.

Voilà qui va encore renforcer les attaques contre le côté monarchiste du Président

Ségolène Royal

Chargez !!

septembre 5, 2008 on 7:50 | In Best of, Economie, France, Incongruités, Insolite | Commentaires fermés

Dans un précédent article, JusMurmurandi s’était penché sur ces barbarismes qui émaillent de plus en plus souvent la langue française, pour le simple motif que l’on « francise » un terme anglo-saxon alors même qu’un mot existe dans notre langue. Est-ce parce que cela « fait bien » ou toute autre raison de ce type, toujours est il que l’on n’enrichit pas la langue, on l’abâtardit, on la charcute.

Un exemple parfait est celui du support. Un support est quelque chose qui sert à… supporter. Exemple un support mural. Lorsque l’on fait appel à un service technique pour résoudre un problème, c’est du soutien, et non du « support » technique. Toute autre acception devient de facto…insupportable.

Depuis quelques jours, et il faut s’en réjouir, le prix du baril de pétrole baisse plus vite que l’Euro face au Dollar américain. Cela signifie que de nombreux pans de l’économie qui avaient mis en place des augmentations de prix spécifiquement liées à cette bulle inflationniste vont aujourd’hui les remettre sur les étagères.

Au passage, bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français.

Exemple, la surtaxe que font payer les transporteurs aériens. Et non la surcharge. Car cela vient du mot Anglais « to charge » qui signifie faire payer. Et non une charge (ex. charge utile qui est le poids que l’on peut mettre dans un véhicule utilitaire en sus de son poids à vide) qui n’a rien à voir avec une taxe comme c’est le cas ici.

Vous trouvez que JusMurmurandi charge la mule avec un combat d’arrière-garde ?

Allons plutôt demander à ce que l’on demande au gouvernement que l’on supprime toutes les surtaxes [inutiles] qu’il a introduites: taxe sur les poissons, RSA etc….

Chargeeeeeeeeeeeeeeeez !!

Braquage coranique, tribunal islamique?

septembre 5, 2008 on 6:56 | In Best of, France | Commentaires fermés

Pierre Dac, fabuleux humoriste français, écrivait: « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ».

Il semble bien que le tribunal correctionnel illustre tristement cette maxime. Un prévenu devait comparaître en septembre 2008 pour divers braquages commis dans l’Ouest en 2000 et 2001.

Ses avocats demandent un renvoi du procès, au motif que le prévenu observe la prescription faite par l’Islam sous le nom de « ramadan », qui leur interdit de manger entre le lever et le coucher du soleil. Ceci mettrait, selon ses avocats, ledit prévenu en « état de faiblesse physique », compte tenu qu’il aurait déjà jeûné pendant 2 semaines au jour prévu de sa comparution.

Et là, JusMurmurandi observe, perdu entre incompréhension et ahurissement, que le tribunal a fait droit a cette demande de renvoi et fixé une nouvelle date de procès en janvier 2009.

Certes le lecteur pourra penser que, comme on en est déjà à 7ans après les faits, quelques mois de plus ou de moins n’y changeront pas grand chose.

Mais JusMurmurandi se demande comment un tribunal de la République française à pu prendre une telle décision. Si en effet, il accepte que le prévenu puisse se prévaloir des prescriptions religieuses, pourquoi ne pas imaginer que:

- tous les prisonniers puissent, à leur choix exiger de manger casher, hallal ou végétarien suivant qu’ils sont juifs, musulmans ou bouddhistes

- ces mêmes prisonniers puissent refuser toute activité obligatoire dès lors qu’elle aurait le mauvais goût de coïncider avec un temps de liturgie. Donc aucune activité pendant le sabbat pour les juifs, le dimanche pour les chrétiens, les prières à genoux pluriquotidiennes pour les musulmans.

Sans compter le chant du muezzin dès l’aube, sur leurs MP3 fournis par l’Administration pénitentiaire, voire, pourquoi pas, l’application de la chariah

On voit bien qu’il serait facile de multiplier ces exemples qui seraient jubilatoires s’ils n’étaient navrants.

Vous pourriez objecter que ce qui peut être imposé aux prisonniers ne peut pas l’être aux prévenus, présumés innocents. Ce serait ignorer que la moitié des prisonniers français, et c’est une honte nationale, sont des prévenus en attente de jugement. Les mauvaises langues ajoutent même que les juges ont largement tendance à préférer condamner ceux qui ont fait de la détention préventive qu’à les acquitter, ce qui les transforme en victimes et leur ouvre droit à des indemnités.

Non, la vraie question qu’aurait dû se poser le tribunal, outre celles, évidentes, de la laïcité de la République et de l’égalité de tous les citoyens devant la Loi -excusez du peu!- serait plutôt dans quelle sourate du Coran le prévenu si pieux aurait appris qu’il était agréable à Allah que ses fidèles commettent des braquages…

70 ans et toujours en activité

septembre 4, 2008 on 2:50 | In Economie, France, Incongruités, Insolite | Commentaires fermés

JusMurmurandi croyait que l’âge de la retraite, en France, était au minimum, pour le régime général, de 60 ans et au maximum de 65 ans.

Et bien pas du tout. Les transports en commun lyonnais sont en grève parce que leur opérateur, la société Kéolis, voudrait, d’après les syndicats, remettre en cause la convention collective en vigueur depuis… 70 ans!

Oui, vous avez bien lu, 70 ans. C’est-à-dire depuis 1938, soit avant la seconde guerre mondiale. Tout a changé en 70 ans, notamment dans les transports, mais la convention collective doit rester intacte.

Il est à noter que, bien entendu, les syndicats ont choisi comme jour de grève celui où la ville de Lyon reçoit le jury chargé de désigner la capitale européenne de la culture. Cela rappelle la grève des syndicats d’Air France aux premiers jours de la Coupe du monde de football de 1998.
Il est à noter également que Kéolis a déjà garanti aux syndicats le maintien des 35 heures, la grille de salaires et le 13e mois. Et que la grève intervient avant tout début de négociation, c’est à dire avant que les syndicats puissent voir dans cette remise en cause quelque problème que ce soit.

Mais là où JusMurmurandi hoche la tête, perdu entre incompréhension et ahurissement, c’est en lisant dans Lyon Mag l’interview de Bruno Serpaggi, délégué syndical CFTC, qui dit se plaint notamment de n’avoir pu rencontrer le patron de Kéolis « que » le 1er septembre pour un préavis de grève déposé le 28 juillet. Si Kéolis avait voulu négocier en août, JusMurmurandi voit d’ici les syndicalistes les taxer de mauvaise foi car proposant une date de négociation en pleine période de congés.. Mais ce n’est pas tout. Bruno Serpaggi reconnaît que Kéolis promet de maintenir les points importants mentionnés plus haut, mais ajoute: C’est très flou comme promesse. Bien sûr, la grille des salaires continuera d’exister, mais rien ne nous garantit qu’elle sera revue à la hausse.

En d’autres termes, pour éviter une grève pas encore survenue, mais annoncée pour contrer une négociation pas encore commencée, il faudrait à M. Serpaggi des garanties de hausse de la grille de salaires suivant une convention collective vieille de 70 ans, et dont il reconnaît lui-même qu’elle est plus avantageuse que la convention nationale… Peste! JusMurmurandi savait déjà que la ville de Lyon est réputée pour sa gastronomie, mais le moins qu’on puisse dire est que M. Serpaggi ne manque pas d’appétit.

Cela étant, le plus frappant est quand même la sacralisation de cette convention collective qu’on ne peut que qualifier d’antique. Cela montre à quel point les syndicats de l’entreprise ont pour seule perspective d’éviter tout changement, parce qu’ils imaginent que celui-ci ne pourrait leur être que défavorable. Ce qui, soit dit en passant, est le comportement type de défense des avantages acquis, c’est à dire dont on n’est pas sûr de se les faire réaccorder s’ils venaient à être remis en cause, car leur seule légitimité est qu’ils existent, et non qu’ils sont mérités.

Car, faut-il le rappeler à M. Serpaggi, il y a 70 ans, les Français travaillaient 40 heures, avaient 2 semaines de congés payés, pas de Sécurité Sociale, pas de congés formation, ni de formation d’ailleurs, pas de congés parentaux, etc…

La suite de l’entretien avec M. Serpaggi est de la même eau. En fait, celui-ci redoute que Kéolis veuille renégocier les coûts sociaux à la baisse pour améliorer sa rentabilité, ce qui permettrait d’attirer des candidatures quand le contrat de Kéolis sera remis à appel d’offres, permettant à l’agglomération lyonnaise de partager ce contrat entre plusieurs opérateurs, Kéolis conservant la partie bus qu’elle préfère.

En d’autres termes, Kéolis gagne aujourd’hui si peu, compte tenu des avantages sociaux qu’elle concède à ses employés, qu’il n’y aurait pas foule pour lui succéder sur les mêmes bases sociales. Et ses syndicats, au lieu de lui donner acte de ce traitement de faveur au détriment de ses actionnaires, initient une grève pour lui rendre la vie encore plus pénible et dégoûter les candidats. Sans voir que c’est justement ce comportement qui rend Kéolis désireux de se désengager au moins partiellement.

JusMurmurandi observe que le maire socialiste, M. Collomb, se tient à un silence prudent, coincé qu’il est entre le soutien traditionnel de la gauche aux mouvements sociaux et l’irresponsabilité manifeste d’une grève sans cause qui pénalise les usagers et la ville dans sa candidature européenne.

Heureusement il y a une solution qui ne dépend pas de la fameuse convention collective d’avant-guerre. Une innovation lyonnaise promue par la mairie de gauche et qui enlève aux syndicats des transports lyonnais une partie de leur capacité de prise d’otages.

C’est Vélov’, le vélo en libre-service. Qui n’existait certes pas il y a 70 ans….

Bayrou, Edvige et Rossi

septembre 3, 2008 on 2:36 | In France | 2 Comments

Une fois de plus ils sonnent la charge. Ils, en l’occurrence, sont la coalition des anti-Sarko, des associatifs libertaires et des beaux esprits de gauche. L’objet de leur animosité: Edvige, le fichier informatique mis en place par la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur).

Ce fichier recense toutes les « personnalités » françaises, que ce soit sur les plans économique, politique, associatif ou autre. Et il peut, dans certains cas, contenir des renseignements sur les affinités de telle ou telle personne fichée sur la plan religieux ou sexuel entre autres.

François Bayrou, président du MODEM, qui se voudrait premier opposant à Sarkozy pour pouvoir récupérer l’aile sociale-démocrate d’un PS en décomposition, recommande le « refus républicain » d’Edvige.

Edvige n’est pourtant pas une nouveauté. La DCRI est l’héritière directe des Renseignements Généraux, les célèbres RG, qui avaient déjà, en leur temps, une collecte d’information équivalente. S’élever contre Edvige aujourd’hui au nom de la vertu quand on a, comme Bayrou été ministre plusieurs fois du temps de ces fichiers des RG, c’est oublier à quoi il a donc mis la main en tant que membre du gouvernement.

Mais, au-delà de l’opposition systématique de certains, Edvige est-il une bonne chose? Dans un monde parfait, certainement pas, notamment quand il rentre très avant dans notre intimité. Nous aimerions tous vivre sans systèmes d’alarme, sans caméras de surveillance, et sans Edvige. Les caméras de surveillance, notamment, enregistrent qui est au bras de qui, ou dans la voiture de qui, ce qui est largement aussi intrusif que les renseignements glanés et stockés dans Edvige.

Le problème, c’est que là où les caméras filment, la criminalité baisse très nettement. Ce qui se voit aussi avec les accidents de la route. Depuis la mise en place des caméras-radar automatiques, le nombre de morts sur les routes a chuté de manière formidable, épargnant 2500 vies par an, sans compter les blessés évités, les veufs, veuves et orphelins en moins.

Et quand il n’y a pas assez de caméras, ou d’informations, ce manque est déploré lors de crimes odieux. Comme l’assassinat de la jeune Anne-Lorraine Schmitt, dans un wagon de RER sans surveillance. Ou le crime sexuel attribué à un récidiviste à qui un médecin de prison avait prescrit du Viagra, prescription couverte par le secret médical.

S’ajoute à cela que, quand la loi ne donne pas « assez » de droits, il arrive que la puissance publique passe hors la loi. Et quand elle se met hors la loi, ce peut être pour une bonne cause, mais aussi pour de moins bonnes. Comme certaines écoutes téléphoniques sauvages ordonnées par le Président Mitterrand. Comme la torture pratiquée sur les terroristes arrêtés en Afghanistan par les Américains pour les faire avouer à tout prix.

La question est donc de savoir dans quelle société nous voulons vivre, et il semble que, sur ce plan là, il faille savoir quel point d’équilibre trouver entre « plus libre », et « plus sûre ». Les Etats-Unis ont clairement choisi « plus sûre », avec un Patriot Act (loi patriote), qui annule de nombreux droits individuels, à commencer par le fondamental habeas corpus. La Grande-Bretagne a fait le même choix, avec d’innombrables caméras de surveillance. Et ce débat est trop sérieux pour s’en servir à des fins bassement politiques.

Curieusement, les détracteurs d’Edvige, Bayrou en tête, sont les mêmes qui se sont opposés à la mutation de Dominique Rossi, coordinateur des forces de sécurité en Corse, pour avoir laissé des indépendantistes folâtrer librement dans la villa de Christian Clavier. Pourtant, il semble à JusMurmurandi que laisser n’importe qui violer la loi, ce n’est rendre la vie en France ni plus sûre, ni plus libre.

Le botox office

septembre 2, 2008 on 7:35 | In France | 2 Comments

La toxine botulique, ou Botox, est quarante millions de fois plus dangereux que le cyanure, poison célèbre.

Car il a la faculté de bloquer les muscles et par conséquent de provoquer une paralysie générale. Il peut se « trouver » dans des boîtes de conserve avariées.

Et pourtant, on utilise le Botox sous forme d’injection pour bloquer les muscles faciaux pour réduire l’effet de vieillissement sur le visage, pour paraître plus jeune.

Mais il semble, selon des informations en provenance d’Allemagne, que son utilisation soit véritablement risquée. Aux Etats Unis, ce seraient 16 personnes qui seraient décédées à la suite de sa consommation.

La Food and Drug Administration américaine encourage donc que l’on informe les utilisateurs des risques qu’ils encourent, mais sans pour autant l’interdire…

Et en Europe, on dénombrerait 28 morts, sans parler des dangers lorsque ce produit est mal utilisé.

Et l’on ne voit aucun signe qu’une quelconque autorité européenne ou locale interdise son utilisation.

Faudra t il que les Américains ouvrent la voie, ou les Européens prendront ils les devants?

A moins que son utilisation paraisse encore et toujours plus importante parce qu’elle permet du temps effacer l’irrémédiable outrage, en faisant fi des risques encourus.

JusMurmurandi vous aura prévenus….

Botox, quand il est mal utilisé

Botox, quand il est mal utilisé

Relier la Corse au continent par un pont en bois

septembre 2, 2008 on 7:58 | In Best of, France | Commentaires fermés

Des manifestants corses nationalistes ont cru bon, pour protester contre la « spoliation foncière » dont, à leur avis, les corses sont victimes, d’occuper les jardins de la villa de l’acteur Christian Clavier. Cette occupation a duré quelques heures. Les forces de l’ordre ne sont pas intervenues. L’acteur a donné l’ordre à ses employés de servir à boire aux occupants, qui sont ensuite repartis sans autre forme de procès.

Il se trouve que Christian Clavier est un ami de Nicolas Sarkozy.

Deux jours après, Dominique Rossi, coordonnateur des forces de sécurité en Corse, est démis de ses fonctions. Lequel avait décidé que l’intervention des forces de l’ordre ne ferait qu’envenimer la situation, et était donc inopportune.

Le microcosme politico-médiatique établit un lien de cause à effet entre l’évènement et ce qui devient une sanction. François Bayrou, jamais avare d’une dénonciation du sarkozysme, déplore le « fait du prince ».

Sur le fond, personne ne sait pourquoi Dominique Rossi, qui aurait déjà pu faire valoir ses droits à la retraite en avril dernier, a été remercié. Le reste est pure spéculation. De même que nul ne sait si le Président a quoi que ce soit à voir avec la décision de remplacer le fonctionnaire.

Mais là où JusMurmurandi hoche la tête, perdu entre incompréhension et ahurissement, c’est que personne ne considère qu’on ne peut pas laisser n’importe qui faire n’importe quoi. Dès lors qu’une bande d’un cinquantaine d’individus se réclamant d’une cause quelconque représente une menace telle qu’il ne faut pas faire intervenir les forces de l’ordre « pour ne pas envenimer la situation », à quoi bon avoir des forces de l’ordre? Pour observer paisiblement les désordres?

Il fut un temps où les ponts reliant les îles de la Seine étaient en bois. Ceci permettait à la population parisienne, quand survenait une troupe de brigands, de se réfugier sur ces îles, puis on brulait les ponts et l’eau servait de barrière naturelle. Le premier pont en pierre, dénommé Pont Neuf en raison de sa nature minérale, marqua un tournant en ce qu’il ne pouvait plus être brûlé, et qu’il fallait donc défendre non seulement les îles, mais bien tout Paris contre d’éventuels brigands.

Compte tenu de la lâcheté qui prévaut dans l’analyse que le désordre vaut mieux que d’envenimer les choses, JusMurmurandi recommande que tout projet de pont reliant la Corse au continent soit exclusivement en bois.

« Page précédentePage suivante »