Identité nationale, chaque pas doit être un but
novembre 7, 2009 on 5:43 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermésUn nouveau débat s’ouvre, à l’initiative du gouvernement.
Il s’agit de déterminer ce qui compose l’identité nationale.
Car c’est vrai, on ne s’y retrouve plus vraiment.
L’hymne national est sifflé lors de certaines manifestations sportives, l’affichage de certaines marques d’identités religieuses limité, ou encore le port de certains types de vêtements (le mot vêtement parait d’ailleurs inapproprié, mais c’est à défaut d’autre chose) choque et la tentation de légiférer, encore et toujours, se réveille.
Un des problèmes de cette non identification nationale vient naturellement du fait de la volonté ou non de certains groupes de s’intégrer ou non au sein de la population nationale.
Qui peut dire aujourd’hui que les Polonais ou autres Italiens qui sont venus au début du siècle dernier pour travailler dans les mines du Nord de la France ne se sont pas intégrés ?
Mais une autre raison est que le pays d’accueil, la France, a de l’avis de JusMurmurandi supprimé une étape importante de l’éducation collective où toutes les couches de la population étaient représentées, regroupées autour d’un seul et même dessein, le service de la Nation.
Cela s’appelait le service militaire.
Bien entendu, il y avait des passe droits, évidemment il y avait des pistons. Mais globalement, on donnait un brin d’éducation civique, on dispensait le minimum de connaissances vital pour ceux qui étaient passés au travers du système éducatif sans même apprendre à lire ou écrire. Et tous ceux qui passaient sous la coupe bien rigide de nos braves sergents chefs apprenaient à saluer le drapeau, obéir aux ordres, faute de quoi on se retrouvait au mitard.
Peu ou prou, cela finit nécessairement par fonctionner, le creuset des valeurs communes est crée.
Le 22 février 1996, moins d’un an après son élection, Jacques Chirac annonce la suspension du service national….Monumentale erreur.
Ce dernier vient de sortir un livre, pour raconter sa carrière politique.
Comme vous avez pu le constater, JusMurmurandi s’est immédiatement précipité pour en faire l’éloge…..
En fait non, nous avons voulu attendre que l’occasion se présente.
Et l’identité nationale dont on parle maintenant nous semble un moment bien choisi.
Car avec pareil titre, « Chaque pas doit être un but », on comprend mieux à la fois le vibrant éloge que lui a rendu Nicolas Sarkozy cette semaine, comme pour le remercier d’avoir mis un terme à sa carrière politique, et le fait que, pendant les 12 années de sa présidence, la France ait, au mieux, été en état d’immobilisme larvé….

Jacques Chirac
Il est trop, Estrosi
novembre 2, 2009 on 8:57 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités | Commentaires fermésChristian Estrosi s’est fait remarquer avec des propos…hors de propos.
On imaginait bien que le fait de ne plus avoir de grève comme l’affirmait Nicolas Sarkozy avait un prix.
On commence à en voir les contours.
Car déclarer rendre la Poste imprivatisable, c’est impayable.
La Poste est l’entreprise phare de la France qui a échoué.
Comme nous l’écrivions dans un précédent article, là ou Deutsche Post rachète DHL, on nous réduit les services, le J+1 pour la livraison du courrier ayant été abandonné en rase campagne après des années de tentatives avortées. Bastion d’un syndicalisme dépassé, où le mot productivité et services est absent, c’est maintenir la France hors de la compétition internationale que de proférer de telles absurdités.
Car la Poste a généré un nombre de concurrents aussi grand qu’elle est inefficace (DHL, FedEx, UPS etc. etc.)
Et pendant ce temps là, on tourne le dos à l’exemple donnée par les entreprises privatisées, comme Air France ou Renault qui, elles, ont réussi leurs mutations.
Rappelez vous ce n’était il y a pas si longtemps où Renault n’avait pu fusionner avec Volvo avec comme motif principal qu’elle était justement détenue majoritairement par l’Etat.
Et la Renault privatisée de fusionner avec Nissan.
Ou encore Air France, dont les innombrables grèves creusaient un déficit sans fin, qui, introduite en bourse, mit la main sur KLM pour devenir un transporteur à l’échelle mondiale.
Non Christian Estrosi, tout ministre de l’Industrie qu’il soit a prononcé des propos indéfendables, voire impardonnables.
Car vouloir réduire la privatisation de la poste à une votation centrée sur la fermeture du bureau de poste de Clochemerle, c’est oublier que Clochemerle n’est pas le monde, c’est enfourcher un mauvais cheval.
Non, à éructer des contresens pareils, c’est sa seule moto qu’il aurait du continuer à enfourcher, le brave Estrosi.
La Rupture est dans le Fromage
octobre 31, 2009 on 10:11 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésPeut-être n’a-t-il pas commencé par le bon bout. Nicolas Sarkozy a été élu avec un programme au centre duquel figurait la notion de rupture, et c’est maintenant seulement, après mille projets, deux ans semés de polémiques et une crise économie et financière, qu’elle se dessine.
Car la rupture, en France, n’est pas entre la droite et la gauche, comme l’a montré l’alternance entre eux depuis 1974. Il est même des cas où la droite se croit obligée de prendre des mesures de gauche, et vice versa. Ce qui n’empêche pas l’opposition du moment de voter contre, voire même d’annuler la mesure une fois revenue au pouvoir.
Non, la rupture en France n’est pas non plus entre les riches et les pauvres, car de Gaulle par exemple, a toujours eu plus de votes ouvriers que le Parti Communiste, ou parce que Paris qui a élu deux fois un socialiste à la Mairie est devenue une ville presque exclusivement bourgeoise.
En fait, pour qu’il y ait rupture, il faut identifier une tendance constante depuis 1974 et voir si Sarkozy s’y attaque, et force est de constater que oui.
Car la constante, c’est la manie de créer toujours plus de Fromages de la République (ce qui donne FR, l’envers de RF, le sigle de la République Française). Giscard a créé les régions, mais on n’a vu se réduire, sans même parler de disparaître, aucune autre administration au même moment, qu’elle soit nationale, départementale, cantonale ou municipale. Mitterrand a décentralisé, mais sans que l’administration centrale se réduise en quoi que ce soit. Et ainsi de suite.
Tout récemment, JusMurmurandi a constaté que la Ville de Paris a créé plus de nouveaux emplois de fonctionnaires pendant le premier mandat de Bertrand Delanoë que la totalité des fonctionnaires de Lyon, deuxième ville de France. Ou encore que les communes ont créé en 2008, année de crise, 36.000 emplois supplémentaires, c’est à dire plus que l’État n’est parvenu à en supprimer péniblement au niveau national, tout en se faisant houspiller pour « démantèlement de service public ».
C’est si vrai que les collectivités territoriales ont été contraintes de relever massivement les impôts locaux en 2009 (merci M. Delanoë, avec un retentissant 47%!) parce que leur recettes ne bénéficiaient plus de la hausse due à la prospérité. Ce qui veut dire qu’elles avaient toutes dépensé allègrement le supplément de recettes, et sans même se plaindre….
Alors, où est la rupture? C’est qu’avec la réforme des collectivités territoriales, et celle de la taxe professionnelle, Nicolas Sarkozy va atteindre, si elles entrent en vigueur, deux objectifs parallèles. L’un est de réduire le nombre de conseillers généraux et généraux de moitié (de 6000 à 3000), soit une diminution de moitié des Fromages. L’autre est de supprimer pour les collectivités le droit de lever l’impôt comme elles veulent sur les entreprises qui ne votent pas. Car les maires devront alors, s’ils veulent dépenser comme des satrapes l’argent des autres, l’expliquer à leurs électeurs furieux. Ce qui conduit à une certaine modération. Et moitié moins de conseillers territoriaux, c’est moité moins de temps disponible pour des dépenses.
Il est révélateur que les opposants les plus farouches à ces deux réformes soient du camp du Président. Car, en fait, ils sont menacés par cette double rupture. Moins de postes, moins d’argent à distribuer, moins de possibilités de taxer sans contrôle ni limite, c’est moins de Fromage.
Et chacun sait que la France, toute la France, est le pays du Fromage.
PS pour eux qui pensent qu’en France, la rupture ce serait de traiter les Puissants comme le reste de la Nation: avec la condamnation à de la prison ferme de Charles Pasqua, la comparution de Dominique de Villepin et le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle, on est dans le jamais vu…
La tentation suicidaire de la droite
octobre 29, 2009 on 11:24 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Poil à gratter | 2 CommentsLes ressemblances ne manquent pas entre Nicolas Sarkozy et Valéry Gsicard d’Estaing. Deux hommes de droite, élus très jeunes à la Présidence de la République, arrivés avec une envie de réforme en profondeur, et ce contre les Gaullistes historiques de leur propre camp. Si on ajoute le fait que les deux ont du affronter une tornde économique planétaire (pour Giscard le premier choc pétrolier), on voit que les similitudes sont légion.
Maintenant, en tentant de se projeter en 2012, il peut être utile de se remémorer 1981 et la défaite historique de Giscard. Ce n’est pas Mitterrand qui a gagné, mais bien la droite qui a perdu. Le Programme Commun de la Gauche, passé si près de la victoire en 1974, avait entre temps volé en éclat. L’alliance socialistes-communistes avait révélé son pur contenu électoraliste, et le champion de la gauche avait 7 ans et deux défaites de plus qu’en 1974.
Alors, pourquoi Giscard a-t-il perdu? Pour trois raisons principales. Les mauvais résultats économiques, la démotivation et la désunion de son propre camp, et des problèmes de style personnel
Quand on regarde le début de la présidence Sarkozy, que voit-on? De mauvais résultats économiques, même s’il n’y est pour rien. La démotivation de son propre camp, déstabilisé par des mesures comme la taxe carbone, le RSA jeunes, la suppression de la taxe professionnelle, ou la réforme des collectivités territoriales. Des problèmes de style personnel, que ce soit avec le bling-bling, le « casse-toi pauvre con! » ou la tentative avortée de porter son fils à la présidence de l’EPAD.
Ne manque plus pour obtenir une copie parfaite du cocktail qui a défait Giscard qu’un reître destiné à l’abattre quitte à faire perdre son camp. Il est déjà tout trouvé avec un Dominique de Villepin déterminé à suivre l’exemple de son maître Chirac y compris dans la trahison de son camp.
Il ne manque plus qu’un champion crédible à gauche. Comment traduit-on Obama en français?
Le piston de la vierge Marie
octobre 21, 2009 on 7:57 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite | 1 CommentC’était trop beau pour être vrai, on allait assister à un miracle.
Nicolas Sarkozy n’arrivait pas à se débarrasser de l’image récente de népotisme avec l’affaire de l’EPAD avec son fils Jean; tel le capitaine Haddock et et son sparadrap qui ne voulait pas partir, l’affaire lui collait aux semelles.
Même si cette presse qui l’aimait tant avait oublié Papamadi le fils de Mitterrand qui sillonnait l’Afrique avec les bons mots de son père ou encore Claude Chirac conseillère stipendiée à l’Elysée occupé par son père Jacques décidément très féru de location, Jean posait un vrai problème, même s’il avait été élu au suffrage universel.
Heureusement les Verts ne sont jamais loin pour lui venir en aide.
Est ce la signature du pacte de Nicolas Hulot (qui aimerait tant se déplacer en hélicoptère) ou encore le Grenelle de l’environnement, toujours est il que le maire de Bègles, qui vient en voiture tandis qu’il claironne arriver en vélo (voir notre article http://www.jusmurmurandi.com/?p=654 sur le sujet), a allumé un contre feu inespéré en recrutant Marie, la fille de José Bové.
Il semblerait qu’elle n’ait pas inventé le fil à couper le beurre ni l’eau tiède car lorsqu’elle parle de coup de piston pour le fils Sarkozy, Marie Bové oublie qu’il est, lui, déjà élu alors qu’elle n’est encore que pistonnée.
Décidément, cette génération censée incarner une nouvelle classe politique fait bien pâle figure.
Pas si facile d’être fille à papa en politique.
Ce ne sont pas Martine Aubry (fille de Jacques Delors) ou Marine le Pen qui diront le contraire…
Jean-Claude Mailly est il Joseph Staline ?
octobre 20, 2009 on 6:59 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités | Commentaires fermésPetite histoire
Joseph Staline est en réunion du PCUS (Parti communiste d’Union Soviétique) et le plenum lui demande d’aller négocier avec Dieu une qualité exceptionnelle pour tous les camarades de l’Union.
Joseph monte voir Dieu et présente humblement sa requête.
Dieu lui accorde que tous les Soviétiques soient les plus intelligents.
Joseph redescend avec la bonne nouvelle.
Fort de cette réussite, le plenum demande à Staline de retourner voir Dieu pour lui demander une deuxième qualité exceptionnelle pour tous les camarades.
Joseph remonte et présente à nouveau la requête à Dieu.
Dieu, un peu agacé, lui répond que d’accord, tous les Soviétiques soient les meilleurs communistes.
Joseph, joyeux, redescend annoncer l’excellente nouvelle de sa négociation réussie.
Le plenum, exalté, demande à Staline de monter voir Dieu une dernière fois pour lui quémander une troisième qualité exceptionnelle pour tous les camarades.
Dieu, amusé par l’audace, cède à sa demande, mais avec une condition, que seules deux des trois puissent être applicables simultanément.
Et c’est ainsi que Joseph annonça que les Soviétiques pourraient être
- les plus honnêtes et les meilleurs communistes, mais alors pas les plus intelligents
- les plus intelligents et les meilleurs communistes mais alors pas les plus honnêtes
- ou enfin les plus honnêtes et les plus intelligents mais alors pas les meilleurs communistes.
Jean-Claude Mailly a donné une longue interview à une radio diffusée en France au cours de laquelle il a expliqué qu’il y avait de sérieux problèmes de conditions de travail en France.
Et que pour y répondre, il y avait trois mesures d’urgence nécessaires à prendre.
- Stopper les contrôles des salariés
- Mettre en place des systèmes de cessation anticipée d’activités
- Procéder à des recrutements
Quelqu’un, si ce n’est Dieu, peut il expliquer à Jean-Claude Mailly ce que Dieu expliqua à Joseph Staline sur les qualités mutuellement exclusives des camarades ?????
TOTALement inconséquents, les écolos affameraient le Tiers Monde si on les laissait faire
octobre 20, 2009 on 6:05 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Insolite, International, Poil à gratter | Commentaires fermésIl serait plaisant de souligner les incroyables contorsions idéologiques auxquels les Verts se soumettent et prétendent soumettre le reste de la planète, au motif, très marxiste qu’ils sont ceux à qui l’Avenir et l’Histoire donneront raison. Sauf que le sujet n’a rien de drôle quand on pense aux conséquences.
JusMurmurandi a déjà conté plusieurs fois comment la lutte anti-nucléaire à tous crins des Verts de tous pays a stoppé de multiples centrales nucléaires et a empêché d’en construire de nouvelles. Ce qui s’est traduit par l’utilisation, en substitution, de gaz et de pétrole, et donc des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre, dont le danger est autrement plus pressant que celui des déchets nucléaires.
Autre exemple, l’opposition dogmatique aux OGM, incarnée par José Bové, empêche la mise en production d’un coton qui fournit autant de fibre que les espèces actuelles, mais qui fournirait, en outre, et gratuitement, une huile de qualité alimentaire en quantité suffisante pour nourrir des centaines de millions de gens. Au moment ou il se lit qu’un milliard de personnes souffrent de faim, allez leur parler de principe de précaution…
Voici un nouvel avatar de l’inconséquence verte. Greenpeace mène une campagne contre Total, au motif que cette société exploite des schistes bitumineux au Canada, ce qui donne, selon Greenpeance le « pétrole le plus sale du monde », puisque son extraction produirait 5 fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole plus traditionnel.
Sans vouloir entrer dans la polémique de savoir si « 5 fois plus », c’est beaucoup ou non, et donc significatif à l’échelle de la planète, ce qui serait le début d’un commencement d’argument scientifique et non simplement incantatoire, JusMurmurandi voudrait poser une question simple aux génies greenpeaciens.
Les ressources en pétrole et gaz classiques sont en train de s’épuiser. De ce fait, une très forte hausse de leur prix est inévitable, avec à court terme des niveaux plus hauts encore que ceux d’aout 2008 (147$/baril). Si l’on développe des ressources, qu’on peut appeler alternatives ou complémentaires, tels le pétrole extrait des sables bitumineux ou le gaz de schistes, cette « nouvelle » production permettra de modérer la hausse de prix et d’étaler dans le temps la gigantesque reconversion de notre monde sur un modèle pauvre en hydrocarbures.
Mais qui seraient les premiers et principaux perdants d’un pétrole et d’un gaz chers? Pas les pays riches, qui devront certes se serrer un peu plus la ceinture, mais qui, pour se faire, se contenteront de réduire leur superflu et leur niveau de confort. Mais les pays du Tiers Monde, eux, n’ont pas de superflu à réduire, pas de confort à diminuer. Ils ont besoin de chaque centime de ressource pour survivre. Et ce seront eux les premières victimes des hausses de prix de l’énergie, avec des conséquences directes et immédiates en termes de famine.
Contrairement aux théories de Greenpeace, ceci est concret et immédiat, parce qu’on l’a déjà constaté en 2007-2008 lors de la flambée des prix de l’énergie fossile. Soit dit en passant, c’est aussi ce qu’on a constaté quand la mode de l’éthanol, carburant plus vert que le pétrole, a capté de vastes terres agricoles, poussant, par raréfaction, les prix du blé à des sommets sans précédents. Les victimes? Les pauvres des pays qui étaient devenus exportateurs d’éthanol au lieu de nourrir leur population, tels le Mexique, le Brésil, l’Indonésie.
Alors, Greenpeace, contents d’affamer les pauvres? Satisfaits d’expliquer que ce n’est pas de votre faute mais le résultat d’un système mondial injuste et cruel? Et satisfaits de cette rhétorique abstraite pendant que plus de gens souffrent de malnutrition et meurent de faim?
Qu’attendons-nous pour devenir banquiers ?
octobre 18, 2009 on 7:17 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, International, Poil à gratter | 1 CommentL’image de « pourfendeur planétaire des bonus boursiers » que s’est donné Nicolas Sarkozy peut surprendre de la part d’un homme que la gauche présente comme ultra-libéral, et qui en craint pas d’afficher ses amitiés avec des milliardaires (Bouygues, Arnault, Lagardère, Bolloré.
Mais les chiffres qui viennent de sortit révèlent qu’en l’occurrence c’est lui qui a vu juste: les bonus bancaires sont un scandale. Pas parce que ces derniers sont « trop payés » à la mode gaucho-moralisatrice de ceux qui « n’aiment pas les riches » (dixit François Hollande). Ce n’est d’ailleurs pas l’orientation de JusMurmurandi, qui laisse ce discours à Olivier Besancenot.
Tout en étant favorable à un capitalisme qui récompense les succès et leurs auteurs, et parce que nous sommes favorables à cela, il faut dénoncer le vol proprement dit des rémunérations bancaires. On ne peut qualifier autrement les chiffres publiés concernant les vingt trois plus grandes institutions fianncières américaines. Bonus 2007 (comptabilisé en 2007, payés en 2008): 130 milliards de dollars (valeur record). Compte tenu que les profits bancaires sont atteint, cette année-là des valeurs record, il n’est pas scandaleux, en soi, d’atteindre ces niveaux, sauf si on n’est pas capitaliste. Libre aux États ensuite, s’ils le souhaitent de taxer lourdement ces rémunérations pour les redistribuer ou les investir.
En 2009, il est d’ores et déjà prévu que ces rémunérations atteignent 140 milliards de dollars, soit un nouveau record. Là, on commence à se dire que le système est déréglé au point d’être devenu fou, car la plupart des banques américaines, à commencer par les plus grandes (Citgroup, Goldman Sachs, Bank of America, JP Morgan Chase) n’ont survécu à 2008 qu’avec des injections massives d’argent public et des baisses de taux vertigineuses de la Fed. Donc se rémunérer vertigineusement quand on n’a pas suffisamment de fonds propres pour survivre seul et gagner de l’argent en empruntant virtuellement à coût zéro pour le reprêter sans aucun risque avec une marge confortable n’est pas illégal, mais pas vraiment le genre d’exploit qui pourrait justifier de payer chaque minute de virtuose des marchés autant qu’une année de footballeur vedette (ce qui n’est déjà pas rien…).
Mais là où le scandale explose, c’est avec la lecture des chiffres de 2008, comptabilisés en 2008 et payés en 2009: 117 milliards. Soit à peine moins de 10% de baisse par rapport à l’année record de 2007!!! En d’autres termes, contrairement au Titanic, auquel a ressemblé notre système financier planétaire, les rémunérations bancaires, elles, étaient véritablement insubmersibles. Dans une annus horribilis qui a dépassé toutes les prédictions, mêmes les plus noires, elles baissent d’à peine plus de 10% par rapport aux niveaux record de l’année précédente.
Des rémunérations qui battent des records alors même que l’industrie affiche des profits artificiels gonflés par des risques démentiels, une légère baisse quand la catastrophe étreint le monde, un nouveau record l’année suivante alors même que le métier bancaire est sous perfusion et l’économie mondiale en glaciation? Oui, vraiment, nous voudrions tous être de tels banquiers…
Le Roi Jean
octobre 14, 2009 on 5:11 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | 4 CommentsL’Europe a déjà connu le roi Jean sans Terre, un Plantagenêt des 12e et 13e siècles, et Jean sans Peur un puissant duc de Bourgone au 15e siècle, mais il semble qu’elle ne connaîtra pas de Jean sans Défense.
En effet, alors que son fils Jean n’est encore que Jean sans Diplôme (il est en deuxième année de droit à 23 ans, ce qui fait mettre en doute ceux qui affirment qu’il est « précoce comme son père »), il semble que Nicolas Sarkozy va voir son fils devenir président de l’EPAD, établissement public de la Défense, le plus grand quartier d’affaires d’Europe.
Le tout-politique et tout-médiatique s’émeut de ce qui apparaît comme un abus manifeste à caractère népotico-dynastique.
Il y a pourtant de nombreux précédents. Jacques Chirac a une fille, Claude, qui a été à l’Élysée l’omnipotente conseillère de son père à la communication avant d’être casée, toujours à la communication, chez son meilleur ami, le milliardaire François Pinault, pendant que sa femme est conseillère générale de Corrèze. François Mitterrand a eu deux fils, l’un, Gilbert a été député PS, l’autre, Jean-Christophe, conseiller de son père à l’Élysée pour les affaires africaines, et, à ce titre, surnommé « papamadi ». Un fils de Valéry Giscard d’Estaing, Louis, lui aussi est député. On voit donc que l’affaire, pour malodorante qu’elle soit, a des précédents.
JusMurmurandi n’ayant pas, comme on dit, tenu la chandelle, vous n’aurez pas de scoop sur ce qui s’est vraiment passé. Pourtant il y a une version qui est très convaincante, contrairement aux explications de Dominique de Villepin au procès Clearstream.
Nicolas Sarkozy est très aimé des époux Balkany, d’origine hongroise comme lui du côté de son père, et très influents dans le 92 (Patrick Balkany, repris de justice, est maire de Levallois, une des communes sur lesquels s’étend la Défense). Patrick Devedjian, actuel président de l’EPAD, a accepté moyennant un maroquin ministériel que Jean Sarkozy lui succède comme leader de la majorité au Conseil Général du 92.
Voilà ces trois courtisans assidus, qui cherchent comment faire plaisir au souverain. C’est d’autant plus facile que le poste de Président de l’EPAD n’est qu’en apparence un fromage de la République.
Car, s’il fallait une preuve que c’est en fait le Directeur Général qui commande réellement, c’est simple, le Président n’est pas rémunéré. C’est un poste bénévole. Où a-t-on vu en France un fromage sans avantages sonnants et trébuchants? Donc les trois compères s’entendent pour faire avoir au fils du Roi un siège prestigieux et ronflant, au cœur de l’un des grands projets paternels, mais qui ne les prive de rien ni ne leur coûte rien. Ils en font part au fils, ravi, et le fuitent à le presse, pour rendre le cadeau définitif et inrefusable.
Et voilà que c’est le père, qui n’y est pour rien, sauf d’avoir autour de lui des courtisans trop soucieux de plaire pour récolter la faveur royale, qui prend le choc en retour de la nomination du fils.
Lequel aura, pour remplacer son titre caduc de Jean sans Défense, celui de Jean sans Vergogne.

Cagnotte, bonus et crédit revolving
octobre 13, 2009 on 7:35 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermésQuelques établissements d’enseignement professionnel envisagent de donner à leurs élèves des bonus de fin d’année, sous une forme ou une autre, pour récompenser les plus assidus dans des filières où l’absentéisme est généralisé.
Dans le même temps, face au nombre croissant de ménages sur-endettés, des voix s’élèvent pour demander qu’on empêche ce sur-endettement, le plus souvent associé au crédit revolving, cette « réserve d’argent » que des sociétés de crédit mettent à disposition en quelques jours et avec des formalités réduites au minimum, mais un coût souvent maximum et de très nombreux cas de surendettement.
Enfin, et comme depuis un an, le feuilleton des bonus continue de scandaliser une opinion publique mondiale choquée que ceux-là mêmes qui ont été au cœur du crash n’en soient pas aussi punis que les humbles et les modestes qui n’y étaient pour rien.
Quel rapport entre ces 3 sujets? C’est qu’en fait, c’est de modèle de société qu’il s’agit. A quel point les élèves sont-ils « en droit » de ne pas venir aux cours et de « préférer » une vie commencée sans le moindre diplôme ou bagage scolaire? A quel point les consommateurs sont-ils « en droit » de contracter des crédits que des prêteurs leur consentent avec gourmandise, quitte à risquer de se retrouver en difficulté pour rembourser? A quel point les banques sont-elles « en droit » de réserver une fraction importante de leurs bénéfices pour des rémunérations variables colossales à des employés jugés stratégiques, ce au risque de faire payer toute la société pour la casse qu’ils causent?
En fait, il existe des solutions simples à ces différents sujets problématiques, car ils ont tous un point commun. Ce sont des bonus pour lesquels il n’existe pas de malus, contrairement à l’assurance automobile. En voiture, chaque conducteur est bien conscient de ce que lui coûterait un comportement inconscient. Alors, pour moraliser et rééquilibrer les bonus des traders, il suffit, et c’est le sens de l’initiative française, de créer un malus.
On pourrait même commencer par demander que les homme politiques donnent le bon exemple, et subissent un malus quand ils ont conduit le pays ou leur parti dans des ornières. Comme ils n’ont pas assez d’argent pour compenser le tort fait au pays, la Justice n’aurait qu’à les condamner à des Travaux d’Intérêt Général. Comme ça, au moins, on aurait enfin de nombreux politiciens en train de travailler à l’intérêt général. Encore une nouveauté due à JusMurmurandi!
Tous les prix Nobel à Vaclav Klaus!
octobre 10, 2009 on 8:35 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | 2 CommentsLe Président tchèque Vaclas Klaus refuse obstinément de signer le Traité de Lisbonne. Peu lui chaut que son pays, dûment représenté par ses institutions, l’ait négocié et ratifié, cette légitimité lui est indifférente. Avec lui, c’est « ne », c’est-à-dire « non » en tchèque.
Le dernier lapin qu’il vient de sortir de son chapeau est particulièrement méprisable. Il a indiqué qu’il était prêt à signer le Traité pour peu (si l’on peut dire) qu’il lui soit ajouté deux notes de bas de page. S’il n’a pas donné le contenu exact de ces deux notes censées faire quelques lignes tout au plus, leur sens est clair. Il s’agit d’éviter, selon lui, que le Traité ne puisse servir de base à une remise en cause des « décrets Benes » d’après-guerre.
Ces décrets, qui ne sont pas la page la plus glorieuse ou honorable de l’histoire tchèque, ont conduit à l’expropriation et à l’expulsion de 3 millions de citoyens tchéco-slovaques d’origine allemande en 1945-1946. Certes, on peut comprendre le ressentiment (le mot est faible, le pays ayant été martyrisé par les nazis commandés par l’abominable Heydrich, et plus encore après pour venger sa liquidation par des résistants) des Tchèques vis-à-vis des Allemands, mais les expulser alors que certains y habitaient depuis des siècles en fonction de leur origine n’est ni plus ni moins que ce qu’avaient fait les nazis, qui s’appelle aujourd’hui de la purification ethnique, et se condamne aujourd’hui au TPI de La Haye.
Alors pourquoi soulever ce point si lamentable? Parce que, ce faisant, le Président Klaus fait d’une pierre plusieurs coups. Il tente de montrer que son opposition n’est pas doctrinaire, mais qu’il veut « plus » pour son pays, comme l’ont eu les Irlandais par exemple. Il flatte le nationalisme tchèque dont il se fait le défenseur. Il ravive les craintes de tous ceux qui jouissent aujourd’hui de ces biens que leur pays a si mal acquis. Il donne des idées à tous ceux qui pourraient avoir « envie » de soulever des questions identiques. Et en Europe, cela concerne rien moins qu’un partie de l’Allemagne, de la Pologne, de la République tchèque, de la Biélorussie, tous les Balkans, et j’en passe. Excusez du peu.
Donc, comme l’indique le titre, ce faisant, le Président Klaus a mérité à lui seul tous les prix Nobel. Prix Nobel de mathématique pour avoir soulevé un problème à la solution proprement incalculable. Prix Nobel de physique pour avoir démontré qu’un homme seul peut en bloquer des centaines de millions. Prix Nobel de chimie pour avoir trouvé un si puissant catalyseur de haines mal éteintes. Prix Nobel de littérature pour l’écriture d’un tel feuilleton. Prix Nobel d’économie pour tenter d’effacer en quelques lignes ce qui est en équité une dette tchèque colossale.
Et surtout, prix Nobel de la Paix pour faire tout ceci au nom de la consolidation du statu quo pacifique, au lieu de la résurrection des luttes fratricides inter-européennes.
Qui pourrait après un tel exploit, douter encore que le Président Klaus soit de la même origine que l’écrivain du cauchemar Franz Kafka ???

Un jury raciste attribue à Barack Obama un prix Nobel volé à George W. Bush!
octobre 9, 2009 on 12:10 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Incongruités, Insolite, International | 6 CommentsPauvre Barack Obama! Le voilà coupable de recel, pour avoir reçu un Prix Nobel qui, manifestement aurait du revenir à son prédécesseur!
Le malheureux Président actuel, qui n’en est pas encore à la fin de la première année de son premier mandat, n’a pas, et c’est bien normal, de grandes réalisations à son actif.
Certes, il a fait moult beaux discours pleins de nobles idéaux , ce qui est déjà mieux que de passer son temps à vitupérer l’Axe du Mal. Certes, il a promis de fermer Guantanamo. C’est beaucoup moins bien que de le fermer vraiment, mais c’est beaucoup mieux que de le créer, ce qui est l’œuvre de son prédécesseur. Certes il offre à tous, musulmans y compris, une main tendue. Ce ne sont encore que des mots, mais c’est mieux que le poing fermé de son prédécesseur.
En fait, JusMurmurandi a l’impression que Barack Obama a deux réalisations majeures à son actif.
D’abord , il a été élu. L’élection d’un noir est un évènement colossal dans un pays qui, il n’y a pas cinquante ans, incluait encore des parcelles d’apartheid officiel. Et JusMurmurandi a eu beau chercher, il ne semble pas y avoir où que ce soit de précédent d’élection libre d’un noir par une majorité blanche.
Ensuite, avec son élection, il a mis un terme à la présidence Bush, dont on ne dira jamais assez à quel point elle a ruiné l’Amérique sur les plans moral, financier, diplomatique, judiciaire, civique, et j’en passe.
De ce point de vue là, il semble bien qu’il ait fallu toute la détestation que la présidence Bush a valu aux Républicains pour donner, outre sa jeunesse, son charisme, son organisation et son éloquence, une chance à Obama.
C’est pourquoi, si l’on considère que l’élection d’un noir aux États-Unis est un pas déterminant pour la paix inter-raciale aux Etats-Unis, et un exemple pour le monde, alors n’est-ce pas à George Bush qu’il aurait fallu décerner le prix Nobel au lieu de son successeur?
JusMurmurandi ne parle même pas du prédécesseur de son prédécesseur. Lui n’avait à son actif que d’avoir contribué à la paix dans les Balkans, en Irlande du Nord et d »être arrivé à un cheveu d’une avancée énorme au Proche Orient. On se demande vraiment ce qu’il doit penser aujourd’hui. Probablement que c’est sa couleur de peau, noire, qui vaut à Barack Obama un Prix que lui mérite autrement plus, mais qu’il n’est qu’un blanc parmi d’autres.
En d’autres termes que le jury Nobel a fait preuve de racisme primaire…
PS: si ledit jury Nobel avait voulu embarrasser le Président américain en même temps que l’embrasser, il ne s’y serait pas prix autrement. Le voilà maintenant condamné à jouer le seul rôle du saint vivant, alors que la politique efficace requiert souvent l’usage, au moins verbal, de la carotte mais aussi du bâton. Une leçon donnée par un autre Président américain, Theodore Roosevelt, le premier à avoir reçu le Prix Nobel de la Paix.

Dany, Roman, Frédéric et les autres…
octobre 8, 2009 on 8:13 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, International | 3 CommentsJusMurmurandi est vraiment pris de spasmes, de mépris mêlé de dégoût au vu du caniveau politique qui défile sous nos fenêtres.
Rappelez vous il y a quelques mois lorsque François Bayrou est allé rechercher de vieux écrits de Daniel Cohn Bendit pour l’accuser de pédophilie en pleine émission de grande écoute.
Peu ragoûtant.
Sans juger les écrits, datant de 1975, de Dany le Rouge sur le fond, fallait il attendre toutes ces années (34) pour vouloir discréditer quelqu’un devenu gênant ?
« Ignoble, minable, » les qualificatifs ont volé comme des éclats.
C’est 32 ans après les faits que l’Amérique, elle, se réveille et fait pression sur le pays du coucou pour qu’elle arrête Polanski.
On se demande ce qui a nécessité 32 ans pour l’oncle Sam éprouve le besoin de se réveiller.
Obama se prendrait il pour M. Propre ?
Hélas, l’affaire ne se termine pas là.
Certains hommes politiques français se précipitent au secours de l’artiste derrière les barreaux helvétiques, criant au scandale.
Rappelons que notre brave Polanski, aussi Français que Chopin, est tout de même poursuivi pour viol et sodomie sur une mineure de 13 ans qui a abandonné les poursuites alors qu’elle a aujourd’hui…45 ans.
Peu ragoûtant.
Il y a fort à parier que vous, moi et tant d’autres Français, fussent ils d’origine polonaise, iraient directement à la case Prison du Monopoly sans que personne ne s’émeuve même trente deux ans après les faits.
Pour certains culs bénis de gauche, on est visiblement un grand artiste avant d’être un violeur d’enfants présumé.
Mais comme un enchaînement ne s’arrête jamais de si bon chemin, Marine le Pen, suivie de près de Benoît Hamon, est allée visiter les écrits de Frédéric Mitterrand, grand défenseur polanskien.
Et a trouvé du grain à moudre dans un ouvrage daté d’il y a quatre ans.
On ne peut que féliciter le PS (sans parler du FN) pour la rapidité de sa réaction….Uniquement parce que le neveu est devenu un exemple supplémentaire de l’ouverture de Nicolas Sarkozy.
Encore un peu de patience, et ils auraient presque attendu autant que la justice américaine….
Peu ragoûtant pour le PS.
Quand la précaution interdit toute réparation…
octobre 8, 2009 on 8:11 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Poil à gratter | Commentaires fermésL’impact des téléphones mobiles sur la santé fait débat. Certains pensent que les ondes émises par ce nouveau meilleur ami de l’homme moderne sont nocives. Et, si aucune étude n’a pu prouver quoi que ce soit au niveau des terminaux, l’inquiétude est plus vive pour ceux qui habitent à proximité des antennes émettrices, beaucoup plus puissantes.
Ainsi le seuil légal de radiation est de 41 volts par mètre en sortie d’antenne, alors que certaines associations exigent que l’Afsett (agence française de sécurité sanitaire et du travail) le ramène à 0,6V par mètre.
L’estimation du coût de ce changement de seuil varie de 3,6 milliards à 7 milliards d’euros selon l’exacte mesure de puissance retenue. Il est évident que ce serait, in fine, le consommateur qui devrait payer pour cette mesure de précaution contre un mal dont on n’a jamais prouvé la moindre existence statistique.
Mais le but de JusMurmurandi n’est pas de s’immiscer dans ce débat scientifico-médical, mais plutôt d’attirer l’attention des détracteurs des antennes sur le résultat de leurs actions.
Ils ont réussi à obtenir l’application par de multiples tribunaux du principe de précaution pour interdire l’érection d’antennes de transmission. Or la baisse de puissance des antennes existantes exigerait, pour maintenir le réseau, une très forte démultiplication du nombre d’antennes, celles même dont ils ont obtenu le gel.
Donc, concrètement, pour baisser la puissance des antennes, il faut en augmenter le nombre. Mais comme ce lobby a réussi à faire peur, personne, ni riverains ni tribunaux, ne veut de nouvelles antennes.
C’est Courteline qui se heurte au Père Ubu…
La b. anale
octobre 7, 2009 on 11:48 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, France, Incongruités, Insolite, International, Poil à gratter | Commentaires fermésLes services de sécurité s’émeuvent: un terroriste prétendument repenti a réussi à approcher un membre éminent de la famille royale saoudienne haut placé dans la lutte contre les fanatiques islamistes, et, là, s’est fait exploser dans le but de le tuer. Sauf que l’attentat n’a réussi qu’à moitié: le terroriste est mort, mais pas la cible saoudienne, qui n’a été que légèrement blessée.
Mais cette nouvelle méthode inquiète, vu qu’il n’existe aucun dispositif actuellement en place dans les « endroits sensibles » (aéroports etc…) pour détecter les explosifs à l’intérieur du corps d’une personne. Il semble que la seule méthode pour introduire les explosifs dans le corps soit, aussi, par la « voie sensible ». Ce qui en fait donc, tel un suppositoire, une bombe anale, dont les autorités craignent qu’elle ne devienne banale.
Alors bien sûr il ne faut pas exagérer et noircir le tableau en imaginant que des terroristes kamikaze se feront sauter aussi joyeusement que des enfants crèvent des ballons à une fête d’anniversaire.
D’abord, l’approche par suppositoire limite la taille des bombes possibles. A moins de commencer par des mois d’entraînement très spécial, mal compatible avec le Coran…
Ensuite, il faut trouver un moyen de le faire exploser. Il semble que le terroriste saoudien ait usé d’un téléphone portable, relativement facile à neutraliser. On pourrait, bien sûr imaginer des déclencheurs ne nécessitant pas d’intervention manuelle, mais ils prendraient encore plus de place au détriment des explosifs, déjà de format réduit. Si l’on allait trop loin dans cette voie, on aurait une bombe parfaite, mais tellement peu puissante qu’on ne la distinguerait pas des suites d’une absorption excessive de flageolets. Sauf pour le porteur bien sûr…
Car il ne faut pas oublier que, dans cette affaire, la bombe humaine est sûre de se faire déchiqueter. C’est ce qu’on appelle vulgairement « l’avoir dans le cul »…