Belle et le Clochard

avril 28, 2007 on 12:31 | In Best of, Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Il était une fois une Belle. Elle était Belle car elle avait réussi à attirer 25% des votes du jury du concours de beauté, et à se qualifier pour la finale.

Il était une fois un Clochard. Il était Clochard parce qu’en dépit de ses 18% de votes du jury, il n’était arrivé qu’à la 3e place. La place qui ne qualifie pas pour la finale. La place qu’on appelle parfois « la pire », ou « la plus cruelle ».

Normalement, le Clochard éliminé eût du disparaître du podium pour laisser les finalistes en découdre. Mais il avait l’air tellement malheureux que le coeur de la Belle fut tout ému de tant de désarroi.

Toute Belle qu’elle fût, elle ne pouvait pas le qualifier d’office pour la finale. Alors elle lui offrit un prix de consolation: un dialogue en public sous les feux de la télé. Oh, bien sûr, ce n’était pas la grande télé à l’heure de grande écoute que le Clochard aurait souhaité; c’était une petite télé un samedi matin quand peu de gens regardent. Mais c’était tout ce qu’elle pouvait lui offrir, du fond de son coeur de Belle. Elle n’en espérait pas grand chose en retour, vu qu’il était éliminé. Juste un petit compliment, du genre: « pour moi, c’est toi qui est la plus Belle ».

Quelle ne fut pas sa surprise quand il aborda ce dialogue d’égal à égal, comme s’il avait gagné au moins autant qu’elle. Puis, quand ils abordèrent les importantes questions de budget, il lui fit même la leçon sans tendresse, montrant aux jurés combien elle dépensait en maquillage pour habiller de vilaines rides et une peau un peu flasque… il lui dit sans ambages que ce n’était pas bien de se présenter si maquillée aux jurés, quand tout le monde savait qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir de tels cosmétiques tous les jours.

La réaction de Belle fut à la mesure de son dépit devant ce qu’elle estimait être une trahison: sale clebs! je lui tends la main, et il me mord! Ca m’apprendra à recuellir des chiens errants!

Le Maire de Paris en jupe?

avril 28, 2007 on 8:51 | In C'est ça, Paris?, Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Bertrand Delanoë appelle à voter pour Ségolène Royal au motif que les Français ont une opportunité unique d’élire une femme à la Présidence de la République.

Venant du Maire de Paris, la remarque est particulièrement croustillante…. L’année prochaine, année des élections municipales, appellera t il ainsi à voter pour Me. de Panafieu, qui représentera une opportunité unique d’élire une femme… à la Mairie de Paris?…..

Le baiser de la mort

avril 27, 2007 on 2:54 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Le baiser de la mort est donné à une future victime par un ami pour lui signifier sa fin prochaine. Sur la scène politique française, une approbation bruyante de Nicolas Sarkozy par Jean-Marie le Pen, en effrayant ou dégoûtant de nombreux électeurs modérés, eût pu avoir l’effet d’un baiser de la mort.

Mais le baiser de la mort de cette semaine est celui que François Bayrou donne sous les feux des projecteurs à Ségolène Royal. Comme l’arithmétique montre à celle-ci qu’elle a un besoin impératif des voix centristes pour espérer gagner le second tour contre le candidat UMP, elle fait à François Bayrou une cour frénétique. Ce qui donne à ce dernier une chance inespérée de continuer à exister sur la scène médiatique du second tour malgré sa défaite au premier. Et c’est ainsi que le battu est en train de dicter ses conditions à la gagnante, au grand dam des électeurs d’extrême gauche et de l’aile gauche du PS

La stratégie du centriste est de donner au PS le baiser de la mort, ce qui non seulement n’évite pas à ce dernier une double défaite présidentielle et législative, mais maximise la probabilité de l’éclatement du PS au lendemain de la défaite. D’un côté les socio-démocrates pro-européens « modernes », emmenés par Dominique Strauss-Kahn, de l’autre les « archéo » l’aile gauche, qui ont voté « non  » au référendum de la constitution européenne, avec notamment Laurent Fabius et Henri Emmanuelli.

Et qui se pose d’ores et déjà en rassembleur du pôle socio-démocrate de l’ex-PS et des centristes de gauche, et donc en grand gagnant de l’après élection? Mais oui, vous l’avez deviné, c’est le perdant des présidentielles et législatives, François Bayrou. Et le grand perdant est une grande perdante, Ségolène Royal. Qui, à tout prendre, eût peut-être mieux fait de perdre au premier tour qu’au dernier…

L’homme des certitudes

avril 27, 2007 on 7:42 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

François Bayrou a des certitudes. JusMurmurandi l’entend le répéter à longueur d’interview.

Il a la certitude que le peuple français réclame une autre façon de faire de la politique. Cela n’a pas semblé convaincre 82% des électeurs qui se sont exprimés le 22 avril. JusMurmurandi en déduit que son agrégation d’Histoire le met plus en situation de parler du passé que de prédire l’avenir. Car son score de 2007 lui aurait en effet permis de figurer au second tour, mais …. en 2002!
Il a la certitude d’être au second tour de l’élection présidentielle mais l’arithmétique met ses 18% des voix très loin des 25% de Ségolène Royal, sans parler des 31% de Nicolas Sarkozy. JusMurmurandi en conclut que François Bayrou a bien fait de concourir à l’agrégation en Lettres plutôt qu’en Mathématiques.

Aujourd’hui il a la certitude que Nicolas Sarkozy est intervenu pour faire annuler son débat avec Ségolène Royal. Mais il dit lui même qu’il n’en a pas la preuve.

JusMurmurandi se demande si c’est encore une certitude comme les précédentes. Parce que ce mot est quasiment imposé à François Bayrou, compte tenu qu’il ne peut plus vraiment dire qu’il a des convictions. Des convictions quand il dit lui-même, après tout ce qu’il a dit et fait, qu’il ne sait pas pour qui il va voter à l’élection présidentielle?

Donc, n’ayant ni preuves ni convictions, François Bayrou a des certitudes. Heureusement qu’il a choisi la carrière d’enseignant, puis celle d’homme politique, et pas celle de juge. Parce qu’être jugé par un homme bardé de certitudes pour remplacer les preuves manquantes et les convictions disparues ferait vraiment peur à JusMurmurandi. Mais François Bayrou a-t-il encore vraiment le choix?

Quand le Roi est nu…

avril 27, 2007 on 6:05 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Spectacle étonnant que cet entre-2-tours: le candidat dont on parle le plus a perdu! Il faut dire que François Bayrou est celui qui peut légitimement prétendre à la plus forte progression pendant la campagne. Et que son discours, en le présentant comme un candidat « nouveau », a fédéré un électorat recomposé, venant tant de la droite que de la gauche. Electorat dont il est par conséquent difficile de savoir ce qu’il va faire au second tour.

C’est pourquoi on voit François Bayrou se comporter comme s’il avait gagné. Il distribue bons et mauvais points à Nicolas Sarkozy comme à Ségolène Royal (des mauvais surtout, car il se réserve à lui-même le quasi-monopole des bons points). il propose des débats avec chacun des deux 2 gagnants. Il explique le son score de près de 7 millions de voix va refonder toute la scène politique française, faisant silence sur les scores plus importants de ses deux vainqueurs.
La réalité est toute autre. Son score de 18%, pour bon qu’il soit compte tenu de sa base de départ anémique, laisse François Bayrou devant la perspective d’une catastrophe aux élections législatives. Car avec 18% des voix, ses candidats n’ont qu’une chance infime d’être élus s’ils n’ont pas le désistement de l’un des 2 grands partis en leur faveur. C’est pourquoi François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote pour le second tour.

Parce que donner une consigne de vote, c’était prendre le risque de ne pas être suivi par un électorat qui n’a pas besoin de François Bayrou si tout ce que celui-ci apporte se résume à un vote Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal.

Parce que donner une consigne de vote, c’était s’inféoder à l’un des 2 partis gagnants dont il serait devenu le supplétif, et se heurter de front à l’autre.

C’est pourquoi il doit aujourd’hui dire qu’il ne sait pas pour qui il votera, position ahurissante pour un leader politique aux ambitions présidentielles.

C’est pourquoi il doit assister sans murmure au soutien qu’apportent ses troupes (députés, sénateurs, maires) à Nicolas Sarkozy, qui les invite à le rejoindre

C’est pourquoi il doit tout faire pour occuper la scène et occulter le fait, qu’en fait, quoi qu’il dise, il a bel et bien perdu.

JusMurmurandi, voyant ce numéro d’illusionniste, dit: salut l’Artiste!

Schéhérazade et les mécomptes des 1001 nuits

avril 26, 2007 on 6:58 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Il était une fois la belle Princesse Schéhérazade, qui rêvait de devenir Calife. Pour cela, elle devait raconter 1001 histoires plus belles les unes que les autres de façon à séduire et obtenir les clefs du Palais.

Au début, tout alla bien, elle avait fait provision d’histoires, et sa séduction allait grand train. Mais 1001 nuits sont un temps très long, et les histoires qu’elle avait préparées vinrent à manquer.

- Que faire? D’abord elle commença par ne pas assister à tous les rendez-vous où elle devait conter, disant que les rendez-vous heurtaient sa liberté.
- Puis Schéhérazade fit appel à d’autres talentueux conteurs, et annonça la venue du conteur Romano Prodi. Hélas, l’annonce était belle, mais Prodi ne vint point.

- Elle annonça un conte à deux avec François Bayrou un vendredi matin, mais les hôtes qui l’attendaient n’avaient pas envie de payer deux repas au lieu d’un, et de conte vendredi il n’y eut point.

- Elle s’obstina, et annonça que cela se ferait le samedi matin. Mais les eunuques qui régissent le comptage des contes s’y opposèrent, et de conte il n’y aura point

Il est à craindre que le plus beau conte, celui qu’elle se réservait pour elle-même, celui à la fin duquel elle devient Calife, vienne lui-même à lui manquer…

Les cours particuliers de l’école Royal

avril 26, 2007 on 7:56 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Ségolène Royal est une candidate pleine de surprises. Après avoir accueilli avec joie les voix des Verts, des communistes et des trotskystes, auxquels elle a promis qu’ils ne seraient pas oubliés dans son pacte présidentiel, elle a offert à François Bayrou d’infléchir celui-ci en sens inverse et de prendre à son gouvernement des ministres UDF. Etonnant exercice de grand écart.

C’est pourquoi, quand Arlette Chabot sur Antenne 2 lui demande comment elle va faire pour séduire FB compte tenu que celui-ci dit que le programme économique de la candidate PS va exactement à l’encontre de ce qu’il faudrait faire, elle réplique que c’est parce que celui-ci n’a pas bien compris son pacte présidentiel. C’est pourquoi elle se propose de le relire avec lui et de le lui expliquer.

JusMurmurandi voudrait, lui aussi, qu’on lui explique. Si François Bayrou n’a pas compris ce fameux pacte, fait pour s’adresser aux électeurs Français, c’est qu’il est en quelque sorte le mauvais élève de la classe politique, incapable de saisir ce qu’un électeur moyen comprend sans peine. Alors, s’il a un niveau si médiocre, comment peut-elle imaginer faire de lui et de ses amis des ministres?

Inversement, si François Bayrou a le niveau requis pour être ministre à l’invitation de Ségolène Royal, mais qu’il a quand même besoin d’explications en cours particulier pour comprendre le pacte présidentiel, il est probable que personne parmi les électeurs n’a vraiment compris l’essence du pacte Royal. Et donc que leur vote lui ont été acquis sur la base d’informations mal comprises.

JusMurmurandi rappelle que Ségolène Royal a critiqué les enseignants qui donnent des cours particuliers payants alors qu’ils ne font même pas 35 heures hebdomadaires d’enseignement. Il est donc important qu’elle mette ce principe en application et ne fasse pas payer François Bayrou, modeste agriculteur béarnais, pour ce cours si particulier…

Amis, sexe et politique

avril 26, 2007 on 7:32 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Jean Peyrelevade est un homme de gauche depuis toujours, et PS depuis longtemps. Il a été directeur adjoint au cabinet de Pierre Mauroy en 1981, chargé auprès du Premier Ministre de gérer le dossier ô combien symbolique des nationalisations.

Aujourd’hui rallié à François Bayrou, que dit-il des avances que Ségolène Royal fait à celui-ci ? Qu’elles sont inconvenantes, que ce sont des propositions obscènes, et qu’elles seront contre-productives.

Aucune personnalité de droite n’a osé des tels termes à l’encontre de Ségolène Royal. Qui trouve visiblement dans ses anciens amis (Peyrelevade, Besson, Tapie) non ses soutiens naturels, mais ses critiques les plus cruels.
Mais JusMurmurandi observe aussi un étonnant retour des choses. Quand Ségolène Royal voit employer à son encontre des termes qui renvoient clairement à sa féminité, ne faut-il pas y voir le retour de bâton de celle qui a cherché par tous moyens à faire de son sexe un avantage politique?

Ahurissements de campagne (17)

avril 25, 2007 on 6:54 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

François Rebsamen, directeur de campagne de Ségolène Royal a déclaré que la candidate est dans une démarche de rassemblement et « pas dans la combinaison ».

JusMurmurandi hoche la tête, perdu entre incrédulité et ahurissement, quand il voit Ségolène Royal proposer à François Bayrou d’ajouter des éléments d’origine UDF à son pacte présidentiel et d’intégrer des ministres UDF à son gouvernement. Si ce ci n’est pas la combinaison des hommes et des idées PS et UDF, alors le mot combinaison n’a plus de sens.

De même, quand 6 députés UDF, 2 sénateurs UDF et le maire de la plus grande ville gérée par l’UDF rejoignent Nicolas Sarkozy, qu’est-ce si ce n’est pas du rassemblement ?

Projet ou personne ? Droite dure ou gauche gaffeuse ?

avril 25, 2007 on 6:48 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

JusMurmurandi observe une totale dissymétrie entre la façon dont les candidats UMP et PS demandent leur vote aux électeurs.

Nicolas Sarkozy martèle son programme (revaloriser le travail, retrouver le plein emploi, redonner une chance à tous) et parle finalement peu et du programme socialiste et de la candidate qui le porte. Ce faisant il s’abstient de tirer avantage de la plus grande faiblesse de Ségolène Royal: elle-même, à qui seulement 16% des français prêtent une stature de chef d’Etat

Ségolène Royal, elle, répète à l’envi qu’il faut avant tout éviter au pays le choc d’une droite dure et brutale. Ceci lui donne plusieurs avantages: sur cette base, elle peut fédérer très large, car il est plus facile de regrouper des électeurs qui refusent quelque chose de concret et de simple, que de les rassembler autour d’un projet forcément complexe. Et elle capitalise sur la principale faiblesse de Nicolas Sarkozy: lui-même, qui a une image très polarisante, en bien comme en mal.

JusMurmurandi se demande ce qu’attend Nicolas Sarkozy pour opposer à la « droite dure » la « gauche gaffeuse »? Et à qui pensait Ségolène Royal quand elle a dit : »Ceux qui flattent toutes les peurs récolteront le désordre et le malheur pour notre pays. »? A celle qui flatte la peur de Nicolas Sarkozy ?

Le b.a. ba de l’analyse politique

avril 25, 2007 on 5:32 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Les commentateurs politiques de tout bord saluent le score sans précédent de François Bayrou, à plus de 18%.

JusMurmurandi voudrait rappeler que, en 1988, un candidat sans parti mais soutenu par l’UDF a fait une campagne appelant les Français à le soutenir pour l’assainissement des finances publiques, et l’indépendance par rapport aux partis politiques, et notamment aux gaullistes et socialistes. Son nom: Raymond Barre. Son score: 17%

Plus près de nous, un autre candidat n’appartenant pas à l’UDF mais soutenu par elle s’est présenté aux élections présidentielles face à un socialiste et un gaulliste. Avec lui aussi un programme d’orthodoxie des finances publiques. La date: 1995. Son nom: Edouard Balladur. Son score: 19%

JusMurmurandi constate donc que l’anomalie, ce n’est pas le score de François Bayrou en 2007, somme toute banal pour le candidat UDF, mais celui de 2002, où il a fait anormalement peu.

Mais JusMurmurandi veut aller plus loin pour comprendre, et constate quelques similitudes troublantes.

- Barre, Balladur, Bayrou, 3 noms qui commencent par « ba ». Pas de problème, Bayrou est bien nommé.

- Barre et Balladur ont fait campagne sur le thème de l’orthodoxie économique, et Bayrou leur a emboité le pas.

- Barre et Balladur avaient une haute opinion d’eux-mêmes. Bayrou se présente en candidat modeste en 2002, et c’est son score qui est modeste. Il est beaucoup plus content de lui en 2007, et il peut être content de son score.

- Barre et Balladur avaient une rondeur manifeste. Bayrou en 2002 fait aussi maigre que son score. En 2007, il s’est remplumé, et son score aussi. Encore un effort à faire du côté du foie gras des Landes, terre voisine de son Béarn natal ?
Mais en fait, JusMurmurandi observe aussi que ces 3 candidats partagent autre chose que la rigueur économique, l’embonpoint, la haute opinion qu’ils ont d’eux-mêmes, le soutien de l’UDF, un score de près de 20% des suffrages, et le fait que leur nom commence par « ba »: un mot qui, lui aussi commencé par « ba »: ils ont été battus.

Le SDF nouveau est arrivé

avril 24, 2007 on 7:28 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

La Constitution française, si elle prévoit bien que le Président de la République déclare son patrimoine à son entrée et à sa sortie du Palais de l’Elysée, que la République lui offre le gîte et le couvert pendant la durée de son mandat, elle ne se soucie pas de savoir s’il a un toit en fin de mandat, quand le bail arrive à échéance.

Si François Mitterrand possédait un appartement rue de Bièvre, et Valéry Giscard d’Estaing rue de Lasteyrie, JusMurmurandi apprend aujourd’hui pas le biais de la déclaration faite par Jacques Chirac qu’il n’a plus de bien immobilier à Paris.

Il est propriétaire, en Corrèze, du Château de Bity et d’une maison dans une commune avoisinante.

L’appartement qu’il détenait dans la capitale a été cédé à sa fille Claude.

Heureusement, un appartement de 180 mètres carrés est mis à sa disposition sur les quais de Seine.

JusMurmurandi comprend mieux pourquoi il était tellement urgent de faire voter la loi sur le droit opposable au logement….

chateau de bity

Le château de Bity

Le droit de propriété en France

avril 24, 2007 on 7:14 | In France | Commentaires fermés

JusMurmurandi a publié un article sur modification très profonde de la loi sur la propriété en Chine. Qu’en est il en France, quel enseignement peut on tirer du premier tour des élections?

On a effectivement l’impression que les candidats du premier tour, bref ceux qui ont perdu, détiennent une espèce de trésor qu’ils peuvent négocier, les votes de « leurs » électeurs, contre des portefeuilles et autres circonscriptions à des fins personnelles.

En fait, ils n’ont pas compris la différence entre la pleine propriété, la nue propriété et l’usufruit en droit français.

Le plein propriétaire, pour une durée de cinq ans suivant la constitution, ne sortira des urnes que le 6 mai prochain à 20 heures.

Les nu-propriétaires sont les « petits » candidats sortants du 22 avril: ils ont bien reçu la caution d’une partie des électeurs, mais ils ne sont pas les propriétaires de leurs voix, et en tout cas, ils n’en ont pas la jouissance. Car en dernier ressort, ce sont les électeurs qui décideront comment ils voteront, quelles que soient les recommandations faites par les candidats et/ou leurs partis.

L’usufruitier, c’est François Bayrou, qui voudrait bien monnayer son droit de jouissance.

Le problème est qu’il se croit propriétaire, alors que les deux candidats veulent s’approprier le bien dont il n’est pas le possesseur.

Ségolène Royal tente de négocier avec lui, imaginant que les électeurs de Bayrou suivront ses éventuelles consignes, tels des moutons de Panurge.

Nicolas Sarkozy, lui, tente le démembrement de la nue propriété; comment ? En expliquant aux parlementaires UDF qu’ils auront un candidat UMP dans leur circonscription lors des prochaines élections législatives s’ils ne se rallient pas à lui. Un bénéfice découlant de ce démembrement serait en plus de priver le candidat UDF de son droit de jouissance…
Comment va donc se terminer cette affaire de succession bien compliquée ?

Règlement de comptes le 6 mai prochain à 20h.

Peur sur la ville – 2

avril 24, 2007 on 5:54 | In C'est ça, Paris?, France | Commentaires fermés

Tandis que tout le monde a les yeux rivés sur le deuxième tour des élections présidentielles, et quelques uns sur les élections législatives, JusMurmurandi se propulse jusqu’en 2008, pour penser aux élections municipales….en s’appuyant sur les résultats du premier tour du 22 avril.

En particulier, JusMurmurandi a regardé le score réalisé par les différents candidats dans les grandes villes, avec une attention particulière pour la capitale.

C’est ainsi que l’on observe le niveau atteint par les principaux candidats:

Nicolas Sarkozy 35%

Ségolène Royal 31.7%

François Bayrou 20.7%.

Aucun autre candidat ne franchit le cap des 5%, contrairement au scrutin présidentiel.

L’arbitrage se ferait en fait en fonction du vote des électeurs de François Bayrou, les « petits » candidats réalisant des performances équivalentes à droite et à gauche si l’on prend comme postulat que le report des dits candidats se ferait de manière comparable à droite et à gauche.

Bref, si l’on projette cela sur le vote municipal de l’année prochaine, le Maire du Vide, Bertrand Delanoë a du souci à se faire pour le cas où il se représenterait en dépit de son bilan aussi vide que les artères de la capitale sont pleines.

Se jettera t il à l’eau ? Le créateur de Paris Plage aura t il peur de boire la tasse ?

Affaire à suivre.

Ahurissements de campagne (16)

avril 24, 2007 on 6:10 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermés

Pascal Terrasse, Président PS du Conseil général de la Drôme dit de François Bayroul: Il y a une forme de responsabilité de François Bayrou qui est forte. Si Nicolas Sarkozy est élu président le 6 mai, il sera « responsable et coupable ».

Lisant ceci, JusMurmurandi hoche la tête, perdu entre incédulité et ahurissement. Pour M. Terrasse, tout serait de la faute de François Bayrou ?

De la faute de François Bayrou si la gauche, l’extrême-gauche et les Verts réunis sont à 37% des voix, score exceptionnellement faible parmi toutes les démocraties européennes depuis 30 ans ?

De la faute de François Bayrou s’il n’accepte pas comme présupposé à toute discussion le pacte républicain de Ségolène Royal ?

De la faute de François Bayrou s’il ne se soumet pas comme un valet de la gauche après que Ségolène Royal ait parlé de « l’imposture Bayrou » dont le programme n’est « qu’une pincée de social dans un océan de libéralisme » ?

De la faute de François Bayrou s’il ne se sent pas grand chose de commun avec les communistes de Marie-George Buffet et les trotskystes d’Arlette Laguiller et d’Olivier Besancenot ?

JusMurmurandi constate que, en reportant tout sur le bouc émissaire François Bayrou, ce que veut dire le Président socialiste du Conseil général de la Drôme est surtout que les socialistes ne seront ni responsables ni coupables en cas de défaite le 6 mai. Et rappelle aussi que la triste formule « ni responsable ni coupable » est l’invention du ministre socialiste Georgina Dufoix, par ailleurs députée du Gard, département limitrophe de la Drôme de M. Terrasse

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