Liliane, fais les valises !!
juin 22, 2010 on 7:20 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, Insolite, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | 2 CommentsGeorge Marchais ne manquait pas d’humour lorsqu’il dicta à sa femme Liliane de faire ses valises pour rentrer de Corse à Paris.
Aujourd’hui, on serait tenté de ressortir ce fameux cri de guerre, mais pour de toutes autres raisons.
Nous avons déjà parlé, brièvement, de l’affaire Bettencourt qui oppose une mère milliardaire et sa fille, la seconde soupçonnant la première depuis bientôt trois ans de faire preuve de largesses avec son entourage qui abuserait de sa générosité…et dilapiderait l’héritage familial.
Le problème, c’est qu’au sein de la structure chargée de gérer sa colossale fortune (elle est l’héritière de l’empire l’Oréal, qu’elle co-possède avec le suisse Nestlé) travaille l’épouse du Ministre du Travail, Eric Woerth.
Là où cela se corse c’est qu’avant d’occuper ces fonctions de Ministre du Travail, il était Ministre du Budget rattaché à Christine Lagarde Ministre de l’Economie.
Or selon un site internet d’information, un maître d’hôtel aurait enregistré des conversations entre Me. Bettencourt et son majordome quant à des biens qu’elle possèderait à l’étranger et qu’elle aurait « omis » de déclarer afin d’éviter qu’ils ne soient soumis à l’ISF.
En bref, si les enregistrements sont authentiques, elle serait soupçonnée de fraude fiscale.
Alors cela déchaine les chœurs des vierges de gauche, qui oublient la présomption d’innocence, trop content de se livrer à un lynchage ministériel aussi hâtif que violent.
Ce n’est pas JusMurmurandi qui soutiendra Eric Woerth à titre personnel, pour avoir brandi une liste de personnes qui auraient elles aussi tenté d’ »abriter » des actifs à l’étranger, à la mode « lutte finale », en fin d’année dernière.
Il faut tout d’abord rappeler que la France est l’un des tout derniers pays à avoir un impôt aussi stupide que peu rentable comme l’ISF.
L’Italie, que toute l’Europe moque avec son Président du Conseil aux mœurs politiques pour le moins bizarres, a ainsi fait revenir presque 100 milliards d’Euro et rapporter 5 milliards à l’Etat italien en accordant une amnistie.
Me. Bettencourt a, d’après Me Lagarde, payé quatre cent millions d’Euro d’impôts au cours des dernières années, ce que personne ne peut qualifier d’être une peccadille.
Alors oui, il faut que chacun paie ses impôts suivant ses revenus et ses actifs (rappelons que 45% des ménages français n’acquittent aucun impôt sur le revenu…).
Mais faisons bien attention à ne pas attiser la haine sociale.
A ne pas faire comme Eric Woerth et brandir des listes de contribuables, comme il le fit à la fin de l’année dernière. Car ce même type de prise à parti le vise lui et son épouse aujourd’hui, et il doit bien se mordre les doigts d’avoir tenté de jouer les Robespierre de Bercy…alors même qu’il ne s’y trouve plus.
Cela engendre un climat des plus détestables, que les Français en plus sont trop contents d’attiser comme les enfants aiment souffler sur les braises du feu.
Du feu qui nous fera mal à tous au portefeuille, si Liliane et un certain nombre de ses confrères et consœurs, allergiques à cette mise en avant, craintifs de l’échéance présidentielle qui se rapproche en cas de changement de majorité venait justement à faire ses valises pour aller rejoindre acteurs, musiciens et autres….joueurs de football à l’étranger.
Woerth, Villepin, Vuvuzelas et les autres
juin 20, 2010 on 5:03 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, International, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésLa semaine aura été riche en incongruités.
Voici un florilège de ce qui nous a le plus plu.
Les yeux de Clymène.
Dans le grand déballage qui a lieu entre les deux femmes Bettencourt, voici le Ministre Eric Woerth pris en étau par l’intermédiaire de sa femme.
Cette dernière travaille pour Clymène, la « société » en charge de gérer les biens de la milliardaire française.
Un maître d’hôtel indélicat aurait (notez le conditionnel) enregistré Me. Bettencourt mère lors de différents entretiens avec son homme de confiance, en particulier quant à sa position qui serait délicate vis à vis de l’administration fiscale française.
Ces bandes, transmises à sa fille, qui les a elle même remises à la police, font mauvais genre.
Me. Bettencourt mère demande aujourd’hui si sa fille l’aime.
Bonne question.
Knysna
C’est le lieu où réside l’équipe de France de football, où ce qu’il en reste.
Hier c’était au tout d’Anelka de se faire virer pour des propos injurieux vis à vis de l’entraîneur Domenech.
On voit ainsi Roselyne Bachelot commenter en direct le fameux match contre le Mexique et se demander ce qu’est « ce merdier ».
Bonne remarque.
La république solidaire.
Notre Villepin national se lance.
Sous la musique des Black Eyed peas.
Il parle de République solidaire.
Ce qui fait aimablement sourire JusMurmurandi.
Qui est le créateur du bouclier fiscal? Villepin.
Qui a fait descendre les Français dans la rue pour le CPE comme on ne l’avait pas vu depuis 1995 avec Juppé ? Villepin.
Qui n’a jamais eu de fonction élective de toute sa carrière et n’a fait que manger au râtelier de la République ? Villepin.
République Solidaire ? Bonne idée. Commencez par vous même, Monsieur Galouzeau de Villepin.
Black Eyed, c’est ce qui risque de nous arriver si la majorité affronte le prochain scrutin national divisée….
Vuvuzela.
C’est le clou de la semaine (pour JusMurmurandi).
On sait que le communisme est en train de disparaître (sauf encore à Cuba ou en Corée du Nord).
Il y a encore quelques villages irréductibles, comme à la CGT.
Même si cumulativement le syndicalisme français est malheureusement bien malade, avec une part de marché qui s’est effondrée pour être aujourd’hui à 7%.
Alors comment se faire entendre, à l’heure où Marie George Buffet quitte un parti communiste défait, noyé dans le front de gauche, et en perte de vitesse comme un Airbus d’Air France entre Rio et Paris?
Avec des vuvuzelas, bien sûr.
La CGT de Haute Garonne a ainsi acheté des milliers de vuvuzelas pour les prochaines manifs.
Se faire entendre, c’est possible.
Ramener des adhérents pour poursuivre le combat alors que l’on aura cassé les oreilles des Français, comme les souffleurs en Afrique du Sud gâchent le plaisir des auditeurs de télévision, c’est une autre question…..
La comm’
juin 12, 2010 on 6:15 | In Elections présidentielles 2012, France, International, Poil à gratter | Commentaires fermésQuoi de plus important que la communication, bien la doser dans le temps, l’espace, la quantité et surtout qu’elle soit de bonne qualité.
Un premier exemple vient à l’esprit de JusMurmurandi, la plate forme pétrolière de BP qui a explosé au large de la Louisiane.
Comment communiquer sur le sujet?
Peut on faire des promesses, prendre des engagements sur la résolution du problème que l’on ne maitrise visiblement pas ?
Tout ceci nécessite un savant dosage.
D’autant plus savant que le monde entier est contre vous, à commencer par les politiques, en particulier Barack Obama qui prend un malin plaisir à rappeler que BP est l’acronyme de British Petroleum, nom officiellement abandonné en 1998.
Parce qu’il est lui même soumis à une pression considérable, car celui qui sera sanctionné par la fuite, ce sera lui aussi. Les électeurs ne lui pardonneront pas un désastre écologique, une politique des bras ballants comme ce fut le cas la première semaine de Katrina à la Nouvelle Orleans.
Après avoir voulu faire si bien à Haiti suite au tremblement de terre, le voici cantonné, pour un sinistre qui touche son propre pays, à exhorter, à tempêter, bref, à remuer de l’air.
Tout en n’hésitant pas à taper sur le plus fidèle allié, la Grande Bretagne, mère patrie de BP.
Alors même que les Americains ont souillé leurs propres terres avec la plate forme Ixtoc One il y a quelques années, ou encore les côtes francaises avec l’Amoco Cadiz.
Alors même que ce sont les autorités politiques américaines qui ont délivré le permis d’exploiter le pétrole à BP….Bref, la communication est un exercice difficile.
On le remarque aussi en France.
Après avoir été Président hyper communicant, Nicolas Sarkozy semble s’être retiré des feux de la rampe.
Au premier rang pour accueillir les infirmières bulgares prisonnieres de Khadafi, à Villacoublay pour célébrer la libération de la franco colombienne Ingrid Betancourt, on ne le voit pas une fois aux côtés de Clotilde Reiss. C’est le ministre des Affaires étrangères qui fait un petit discours d’auto satisfaction sur le perron de l’Elysée.
Peut être Nicolas Sarkozy espérait il remonter dans les sondages en se montrant moins, même s’il se déplace tout autant qu’avant…Pour l’instant cela ne se vérifie pas dans les sondages….
La seule chose qui puisse le consoler, c’est que Ségolène Royal a tout autant disparu des colonnes des journaux, pour n’y revenir que lorsqu’elle cite une information erronnée issue de Wikipedia….
Tout et son contraire, voilà qui perturbe la communication.
Dans ce domaine, Francois Bayrou semble vouloir passer outre.
N’ayant eu de mots assez durs pour critiquer le chef de l’État, le voici qui vient voir ce dernier palais de l’Elysée.
Ses critiques se font moins acerbes, moins personnelles, même s’il s’en défend.
Il semble chercher ses marques, tandis que des candidatures du centre semblent pointer leur nez pour 2012.
Hervé Morin, Borloo, tous deux semblent se poser des questions quant à une éventuelle candidature.
Alors pour Bayrou, quelle position prendre, quel choix faire pour sa communication?
Les roucoulades avec Ségolène Royal étant terminées, la mayonnaise ne prenant pas avec Martine Aubry, menacé par deux autres candidatures, que lui reste t il comme espace vital, si ce n’est justement celui de la communication?
La chancelière de fer… et la première secrétaire de terre…
juin 1, 2010 on 6:28 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, Poil à gratter | 1 CommentL’Europe serait-elle finalement marquée par une suite de personnalités politiques allemandes? Après Helmut Kohl, qui en a massivement étendu le territoire à l’Est, la chancelière Angela Merkel est bel et bien en train de réécrire à elle toute seule le traité de Maastricht, pour imposer des conditions de convergence économique à tous les pays de la zone euro.
C’est le prix à payer pour que l’Allemagne « paye » justement pour les folies dispendieuses de ceux qui pensent qu’on peut distribuer sans fin de l’argent qu’on n’a ni gagné ni épargné, principalement en Europe du Sud.
Force est de constater que l’Allemagne concilie depuis des décennies à la fois un modèle de développement « rhénan », issu de la social-démocratie, très loin de tout « libéralisme » anglo-saxon, et une implacable efficacité économique.
Et notamment, alors que l’Allemagne est d’ores et déjà un « bon élève » en matière budgétaire, elle prépare un plan d’assainissement de ses finances avec, en particulier, une forte hausse de la TVA, qui, en France, serait vilipendée comme fondamentalement injuste au motif justement, qu’elle est payée par tout le monde…
Voilà qui met à mal l’argumentation du PS selon laquelle toute rigueur est intrinsèquement soit (comme ils le proposent) réservée aux « riches », soit « injuste ».
Car, si l’Allemagne a trouvé le chemin qui combine les deux, il faut dire que les mots « effort » et « rigueur » ne sont pas des insultes de l’autre côté du Rhin, mais au contraire des éloges.
Cela rappelle le couple franco-allemand d’avant 1870, quand la France s’étourdissait de la musique coquine d’Offenbach tandis que l’Allemagne du chancelier Bismarck, surnommé le chancelier de fer, se renforçait constamment. Ce qui fait que leur affrontement en 1870 fut celui du pot de terre contre le pot de fer.
Et qui arrivera de nouveau à la France si les idées de Martine Aubry, pour qui une campagne électorale est avant tout un catalogue de promesses même si elles sont impossibles à tenir, devaient être confrontées aux réalisations de la chancelière de fer…
A moins que celle-ci, par sa réécriture du traité d’union monétaire, ne nous ait préalablement absorbé dans sa zone d’efforts vertueux comme Bismarck avait absorbé toutes les villes et provinces allemandes pour en faire une super-puissance continentale…
Auquel cas le rôle dévolu à Martine Aubry, au cas où elle arriverait au pouvoir avec ses idées de folles dépenses, serait celui de Louis II de Bavière…. vous savez, le roi fou…
La vraie nature
avril 18, 2010 on 5:25 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésTandis que le transport aérien est secoué par une interruption inédite, nous Européens et Français en particulier, devrions pouvoir nous rabattre sur d’autres moyens de transport.
Or pour les liaisons courtes ou moyennes, quel est le moyen de transport le plus sûr, le plus propre, et souvent fiable ?
Le train.
Hélas, la SNCF est en grève, pour la troisième fois de l’année.
Pourquoi ?
Parce que, selon les syndicats, les salaires sont trop bas, parce que l’entreprise, qui marche si bien il faut le rappeler, serait en train (c’est le cas de le dire) d’être démantelée et autres fantasmes du même genre.
Les Français, eux, commencent à en avoir assez des fantasmes des syndicats de la SNCF.
Ces derniers avaient ces derniers jours une magnifique carte à jouer.
Pris de compassion, ils auraient pu se remettre au travail pour aider à sortir les Français, bloqués par l’arrêt de l’aérien, de l’ornière.
Cela aurait fait un beau tableau bucolique, comme on les aime en France pour mettre en avant nos entreprises publiques.
Comme lorsque l’on voit les petits gars de l’EDF monter sur les pylônes pour remettre le courant après une tempête.
Rien de tout cela à la SNCF. Non, la grève a commencé, il faut qu’elle continue, et tant pis pour l’image des syndicats.
Qui pourraient très bien être en train se tirer une bourre, entre la CGT historique et SUD qui rêve du gâteau cégétiste.
Laissant les clients sur le quai en pleines vacances de Pâques et dans un ciel vide.
Bref, c’est l’illustration de leur vraie nature.
Le seul souci, si la direction de la SNCF a quelque chose dans le pantalon, c’est que les salaires des jours de grève ne soient pas payés.
Cela signifie que l’on taperait dans le portefeuille des cheminots grèvistes, qui n’auront peut être plus autant envie/ les moyens de remonter au front pour les retraites.
Ce fameux dossier des retraites, qui déchaîne les passions.
Voilà un vrai enjeu. Une réforme importante. L’allongement de l’espérance de vie ne peut permettre une durée de cotisation inchangée.
C’est simple à comprendre, facile à expliquer, même si c’est pénible à mettre en œuvre. Bref, on serait en droit d’espérer une cohésion nationale sur un sujet qui touche tous les Français.
Sans discrimination.
Mais voilà, au PS, on préfère continuer à raconter des balivernes. Faire de l’électoralisme de bas étage, quitte à changer de discours si l’on venait à être élu…
Martine a eu beau faire dans l’honnête le temps d’un JT de TF1, elle a été rattrapée par le bureau du PS, et a remise en route le discours aussi racoleur que non crédible.
Bref, elle aussi a montré….sa vraie nature.
Pendant ce temps, elle est bloquée en Inde. Voilà une tentative de mise en avant internationale qui doit lui laisser…un goût de cendres.
Aubry, Royal, même combat?
avril 15, 2010 on 10:03 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités | Commentaires fermésMartine Aubry trouve que le gouvernement dramatise le problème des retraites. Le rapport du Conseil d’Observation des Retraites fait état d’un trou à venir de quelques 2600 milliards d’euros, et il est sûr que le combler ne sera pas qu’un travail cosmétique, ni une reprise à la marge du système actuel.
On comprend bien que la première secrétaire du PS ne souhaite pas se saisir de cette patate chaude, alors elle fait semblant de dire que ladite patate n’est pas si chaude que cela. JusMurmurandi se souvient que, durant 5 ans, le gouvernement Jospin (1997-2002) n’a strictement rien fait pour remédier au trou financier et préparer l’avenir du système de retraites par répartition, alors même que 5 ans de bonne conjoncture l’eussent permis. Mais le ministre des affaires sociales de l’époque était beaucoup plus occupée à distribuer des avantages sociaux qui la rendirent célèbre, à savoir les 35 heures, qu’à préparer l’avenir et à gérer la difficulté avec courage.
Son nom? Martine Aubry, bien sûr. Sa solution: JusMurmurandi a eu beau chercher, le PS est resté totalement silencieux sur le sujet. Un oubli, à n’en pas douter. Dire qu’ils n’en ont pas serait taxer les socialistes de démagogie populiste en poussant les Français à refuser tout effort même quand il est indispensable. Il faut dire qu’en matière de finances publiques, depuis 1981, c’est largement ce qu’ils ont fait. Et que, si c’est la droite qui gagne en 2012, il ne leur en coutera aucun effort de continuer sur cette ligne de manque total de courage.
Les propriétaires des maisons de Vendée promises à la destruction sont furieux. Ils ne veulent pas perdre leurs maison, même contre indemnités. Alors ils s’organisent, et chacun sait comment remédier aux inondations qui ont fait plusieurs dizaines de morts. C’est aussi facile que d’être un meilleur sélectionneur de l’Équipe de France de football que Raymond Domenech, au moins 10 millions de Français y arrivent au café du commerce. Bref, l’État doit payer pour les maintenir en l’état, et sans risques en plus.
La faute à qui, cette situation? Aux maires et autres promoteurs qui ont froidement autorisé et bâti des maisons dans des zones inondables, et qui en ont tiré des avantages: du profit pour les seconds, l’expansion de leurs communes pour les premiers.
Le tout en sachant que, comme toujours, ce serait « la faute à l’État » si un grain de sable devait gripper cette belle mécanique. Manque de chance, pour une fois, au lieu d’un raccommodage au petit pied, l’État, à son plus haut niveau dit: « plus jamais ça! ». JusMurmurandi se souvient que Nicolas Sarkozy se fait un devoir de rencontrer systématiquement les victimes des catastrophes et des crimes, un devoir sans joie et dont se gardaient bien ses prédécesseurs. La fréquentation des victimes doit être pour quelque chose dans sa détermination à ce que cela ne se reproduise jamais. et il a déjà montré avec sa lutte pour faire baisser les accidents de la route que le courage ne lui manque pas quand il y a des victimes à sauver, quitte à être impopulaire.
Un leader se propose, qui explique aux populations traumatisées que la mauvaise nouvelle n’est pas inévitable, qu’il y a toujours moyen de faire, qu’il faut s’organiser pour ne pas subir. C’est Ségolène Royal, qui, comme sur Heuliez, qu’elle veut « sauver » malgré une impasse totale, promet des lendemains dont les mauvaises nouvelles sont bannies. Des promesses qui ne coûtent pas cher tant qu’on n’est pas obligée de les tenir, et qu’on ne comptabilise pas les illusions dont on a cyniquement abreuvé par calcul politicien des Français qui y croient.
Après cet exemple d’une méthode qui leur est commune, qui a dit que Ségolène et Martine n’étaient d’accord sur rien?
11,5%
avril 13, 2010 on 7:23 | In Best of, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Incongruités, Insolite, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | 2 CommentsTitre laconique, froid, cynique.
C’est le pourcentage d’avions du type Tupolev TU 154 qui ont eu un accident, ce modèle même emprunté par le président polonais samedi.
En effet, sur les neuf cents et quelques avions construits, environ 106 sont déjà tombés, soit 11.5%.
Avec à la clé, quelques trois mille victimes.
Cela veut dire que depuis environ quarante ans que cet avion vole, il arrive en moyenne 2.5 accidents par an avec ce seul type !
Si l’on compare la base de données pour la famille Boeing 737, avion contemporain du TU 154, qui comprend toutes les versions y compris celles livrées encore aujourd’hui, ce sont environ 5.900 avions qui ont été construits à ce jour. Et seulement 135 ont connu un accident total ou partiel. Soit 2.3%.
Presque cinq fois moins d’accidents. Pour ce qui est des victimes, elles sont au nombre de 3.937 personnes, nombre plus élevé, mais beaucoup plus bas lorsque rapporté au nombre d’appareils construits.
Vous allez dire, à quoi bon ces chiffres, froids, par rapport à la tristesse de ces accidents, toujours spectaculaires, toujours mis en avant alors que le transport aérien est un des plus sûrs, arrivant derrière le train et…les ascenseurs.
La première question que l’on peut se poser, c’est de se demander ce que faisait le chef de l’Etat polonais dans un vieux coucou pareil, alors que la Pologne, fraîchement entrée dans l’Union européenne s’était empressée d’acheter des avions américains tant pour son aviation civile que militaire après avoir mis la main sur l’aide agricole de Bruxelles….
Ce qui intéresse JusMurmurandi, c’est la comparaison. Certes, comme toute comparaison elle est imparfaite.
Elle montre, dans une certaine mesure, ce qui sépare les fabrications soviétiques des fabrications contemporaines occidentales.
Elle illustre, de manière maladroite, ce qui arrive lorsque l’on est dans un monde sans concurrence, comme ce qui était pratiqué de l’autre côté du rideau de fer jusqu’à la chute du Mur.
Elle explique que le président bulgare ait immédiatement décidé de se séparer de son Tupolev 154, après l’accident fatal de samedi.
Elle justifie que JusMurmurandi soit vent debout contre les éructations des syndicats issus de l’ère soviétique pour la réforme des retraites en France.

Tupolev TU 154
Les cloches de Pâques
avril 6, 2010 on 4:15 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Poil à gratter | Commentaires fermésHabituellement, on souffre plutôt du foie après le week end pascal; pour JusMurmurandi ce sont des acouphènes dont il souffre.
Ainsi l’ancien ministre Alain Lambert déclare, à la suite des résultats des élections régionales, que la majorité n’est pas en situation de gagner les élections présidentielles de 2012 avec Nicolas Sarkozy et invite derechef François Fillon, Dominique de Villepin, Alain Juppé et Jean –Pierre Raffarin à se réunir pour « étudier toutes les éventualités, dans l’intérêt supérieur du pays ».
Ce que M. Lambert vient de perdre, contre l’intérêt supérieur du pays justement, c’est une occasion de se taire.
Sans parler des candidats qu’il propose, ni même de rejuger les résultats des régionales que JusMurmurandi ne trouve pas si mauvais que cela (pas de grand changement en nombre de régions détenues par la majorité présidentielle par rapport à la débandade raffarinienne et mise en selle d’Aubry contre Royal), quelle mouche le pique de vouloir partir perdu deux ans avant l’échéance?
Jean-François Copé déclare lui que le P.S. est en position de l’emporter et que « le fait d’en appeler au rassemblement n’exclut pas une totale liberté de débat et d’expression ».
Bref, officiellement, on est tous ensemble, mais on peut toujours raconter ce que l’on veut y compris contre les membres de son camp.
Comprenne qui pourra, surtout les électeurs de l’UMP et de M. Copé en particulier.
La droite la plus bête du monde siffle encore dans les oreilles de JusMurmurandi.
Martine Aubry vient elle aussi de tenir des propos magnifiques.
Ministre de Jospin pour lequel elle mit en place les 35 heures, la voici qui critique la durée du mandat présidentiel…
« Il faut l faut donner le temps pour que la réforme soit comprise et que les gens se l’approprient ». Splendide non?? Imaginez que ce soit Sarko qui l’ait dit. On n’en parlerait encore et toujours.
On parlera probablement aussi de Vincent Peillon qui propose la suppression de l’ISF.
Il recommande aussi plus de justice fiscale. Pour JusMurmurandi cela signifie qu’il faut commencer par rappeler qu’un foyer français sur deux, environ, ne paye pas un centime d’impôt sur le revenu. Pour M. Peillon, cela veut clairement dire qu’il faut ponctionner encore plus sévèrement la moitié qui en paie. Belle justice !
Acouphènes, quand vous nous tenez.
Mais le clou, c’est DDV, le père du CPE, le conseiller de la dissolution de 1997.
Après s’être déclaré gaulliste, le grand Charles doit se retourner dans sa tombe (!), il martèle qu’il refuse des primaires pour que l’UMP choisisse son candidat pour 2012.
Bref, il veut aller affronter les électeurs coute que coute, y compris au risque de faire perdre ce qu’il a encore la prétention d’appeler « sa » majorité.
Pas pour gagner, car il est clair qu’il n’a aucune chance.
Mais pour faire perdre Nicolas Sarkozy.
En somme le digne valet de son père spirituel Jacques Chirac avec Valéry Giscard d’Estaing.
Que sonnent les cloches !
L’arnaque du bouclier fiscal
mars 31, 2010 on 1:30 | In Best of, Ca m'énerve, Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Insolite | 3 CommentsLe bouclier fiscal est en train de devenir le symbole de l’injustice fiscale à la mode Sarkozy. Même un certain nombre de députés UMP, et pas des moindres, sont maintenant en train de demander sa suppression.
Comme si le fait de faire ce que demande l’opposition, qui ne fait que demander le contraire de ce que fait la majorité, constituait un programme.
La vérité est que ce bouclier fiscal n’est un symbole de quoi que ce soit que pour ceux qui n’y connaissent rien. Ou ne veulent rien y connaitre, histoire de pouvoir, de bonne foi, raconter n’importe quoi.
Car le bouclier fiscal a consisté à restituer 578 millions d’euros à 19.000 contribuables en 2008. Rappelons que chacun des ces bénéficiaires aura donné à l’État 50% de l’ensemble de ses revenus, ce qui n’est pas exactement peu de choses.
578 millions d’euros, c’est une goutte d’eau à l’échelle des données budgétaires françaises. La baisse de la TVA pour la restauration, c’est 4 fois plus. La défiscalisation des heures supplémentaires, destinée par définition aux revenus modestes, c’est 6 fois plus. Le plan de relance, c’est 40 fois plus. Le déficit budgétaire, c’est 100 fois plus.
La suppression du bouclier fiscal ne réduirait le déficit budgétaire que de 1%, c’est à dire rien. Ce n’est pas un bouclier fiscal, c’est un dé à coudre.
En revanche, en montrant qu’une fois de plus l’État ne tient pas ses promesses, elle ferait reprendre le flux des Français riches vers l’étranger. Les villes de Genève, de Bruxelles, de Londres, sont ravies d’avoir des quartiers entiers de ces Français riches qui n’en peuvent plus de n’être que des vaches à lait des politiques inconséquents qui gaspillent leur argent et les vouent à la vindicte publique en plus.
Décidément, être entrepreneur en France, c’est déjà un sacerdoce. Être riche en plus, c’est du masochisme.
Quand aux députés de droite qui comptent là-dessus pour se refaire une popularité, ils sont aujourd’hui ni plus ni moins que le meilleur espoir de la gauche. Comment mieux montrer que le navire coule qu’en montrant les rats qui le quittent?
La Valls des prétendants
mars 29, 2010 on 7:25 | In Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Insolite, Poil à gratter | Commentaires fermésComment danser sans pouvoir se déplacer tant à droite qu’à gauche? Imagine-t-on un quadrille ou un tango dont les partenaires traversent la piste d’un bord à l’autre, mais sans jamais pouvoir revenir? En fait, pour danser, il suffit que l’un des partenaires recule pendant que l’autre avance, et inversement. Et si c’est une valse, on tourne beaucoup, on se montre sous tous les angles, et on revient au point de départ.
Il en est de même en politique. Pour qu’il puisse y avoir une élection (une vraie, pas une farce avec un élu avec plus de 90% des « voix »), il faut des candidats tant à droite qu’à gauche.
Alors la France n’a pas de souci à se faire pour son élection présidentielle de 2012. A gauche, Manuel Valls, quadra ambitieux, s’est d’ores et déjà déclaré. Et, histoire de permettre à la danse de commencer, Alain Juppé, qui était un quadra ambitieux il y a 25 ans, et Premier Ministre il y a 15 ans se déclare aussi, pour peu que Nicolas Sarkozy ne se représente pas.
Le contraste ne saurait être plus fort. Valls veut avant tout enterrer la « génération Mitterrand » des responsables (responsables de quoi?) issus des équipes du seul Président socialiste depuis 1958. Rien moins que Aubry, Hollande, Strauss-Kahn, Fabius, Royal, qui tous ont été ministres à l’époque. Pas Valls, qui n’avait même pas 20 ans en 1981.
Quant à Juppé, si son âge n’en fait pas encore un dinosaure, et si sa condamnation populaire d’abord puis pénale ensuite lui ont valu de quitter dans une certaine mesure l’œil du public, lui évitant une surexposition médiatique, il est avant tout « l’homme de Chirac », qui, lui, a été ministre dès George Pompidou. Pas exactement un rafraichissant souffle de jeunesse.
Pour accentuer le contraste, il suffit de voir que Valls est maire d’ Evry, une « ville nouvelle » de la grande banlieue parisienne, alors que Juppé est maire de Bordeaux, la très ancienne et distinguée capitale mondiale du vin.
Il est par ailleurs significatif que Juppé se déclare juste au moment où Dominique de Villepin, l’autre « homme de Chirac », lance sa propre formation politique, destinée à le mettre sur orbite présidentielle.
Comme si Chirac, fier de sa popularité retrouvée voulait retrouver aussi les chemins du pouvoir par homme-lige interposé.
Bref, cela commence par un face-à-face entre un quadra et les poulains d’un octogénaire. Difficile de trouver une danse qui leur soit commune…

Incongruités ordinaires
mars 24, 2010 on 7:28 | In Ca m'énerve, Coup de gueule, Elections présidentielles 2012, France, Incongruités, Insolite | Commentaires fermésLe très chiraco-villepiniste George Tron vient de faire son entrée au gouvernement. Il va de soi que cette entrée, qui marque une réelle ouverture de Sarkozy envers cette branche rebelle de l’UMP est aussi le moment où la presse s’intéresse de près au nouvel impétrant. Et dévoile qu’il occupe un appartement loué par une société de HLM à un prix inférieur au marché et sans rapport avec ses revenus. Il y a des filiations politiques qui se voient à l’œil nu…
Martine Aubry a réuni hier tous les présidents de régions socialistes victorieux des élections de dimanche dernier. Tous, non, car une d’entre eux a résisté à cette réunion unanimiste autour du chef victorieux. Ségolène Royal, bien sûr, en Astérix. Mais elle est venue pour le dîner, histoire de faire parler d’elle plus que tous les autres et Martine Aubry réunis.
Le PS a réussi un joli numéro de contorsion de la pensée politique. Le report de la taxe carbone à un hypothétique accord européen serait « une bonne nouvelle pour les ménages », mais aussi « le renoncement à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l’environnement ». Comprenne qui pourra.
JusMurmurandi a depuis beau temps dénoncé le piratage sur Internet, ce qui lui vaut de solides critiques de la part des partisans du « tout gratuit ». Aujourd’hui s’ouvre le procès d’un homme qui aurait permis le téléchargement de plus de 7000 films, et on voit enfin que le partage charitable n’est pas exactement sa raison de vivre. Pendant que se déroulait cette activité, notre homme a encaissé plus de 400.000 euros de revenus de publicité grâce à son site pirate. Et, histoire de montrer son goût du partage, cet argent a été placé dans deux comptes bancaires à Chypre et à Belize…
Le dernier mot à Ségolène Royal, qui demande la suppression du bouclier fiscal, et dit « qu’elle n’accepte pas cette façon dont la société française est tirée vers le bas ». En fait, le bouclier fiscal permet aux riches de conserver plus de leurs revenus que s’il n’existait pas. Donc ils peuvent monter plus haut. S’ils montent plus haut, cela tire la société vers le bas?
Entre Zemmour et Guillon, qui est ce qui dérape ?
mars 23, 2010 on 9:57 | In Ca m'énerve, Elections présidentielles 2007, Elections présidentielles 2012, Europe, France, Poil à gratter | 4 CommentsUn bel exemple de poil à gratter
Stéphane Guillon est chroniqueur matinal sur France Inter, avec une plume particulièrement acide. Selon ses propos, il serait un « humoriste ».
Ces derniers jours, il s’en prend, une nouvelle fois à Eric Besson, parlant de son « menton fuyant », ses « yeux de fouine »; puis aborde ses origines, né au Maroc de mère libanaise, pour justifier le bon profil de Ministre de l’Immigration.
Sans entrer dans le débat de partager ou non les idées d’Eric Besson, JusMurmurandi ne décèle pas d’humour dans ces propos.
Jean-Luc Hees, Président de Radio France, présente ses excuses au ministre pour les attaques ad hominem du journaliste.
Guillon, qui n’en est pas à une surenchère près, s’excuse des excuses de sa direction et en remet une couche. Avec le soutien du SNJ CGT.
Changement de décor.
Le Ministère de l’Intérieur marocain expulse 16 chrétiens pour prosélytisme.
La mesure d’expulsion s’inscrit dans le cadre de la « lutte menée contre les tentatives de propagation du crédo évangéliste, visant à ébranler la foi des musulmans ».
Le MRAP s’insurge ? La Licra s’indigne ? La ligue des droits de l’homme monte au créneau ?
Oui, contre Eric Zemmour qui dans une émission de Canal Plus déclare qu’une majorité de délinquants incarcérés sont d’origine noire ou maghrébine. Comme l’écrit d’ailleurs en avril 2008 le Washinton Post à propos des prisons françaises (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/04/28/AR2008042802560.html?hpid=topnews)
Le même article ajoute que cette sur-représentation se retrouve dans d’autres pays européens (Belgique, Grande Bretagne, Pays Bas).
Eric Zemmour présente ses excuses pour ses propos, tandis qu’il est convoqué par la direction du Figaro où il est employé, à un entretien préalable pouvant aboutir à un licenciement (comme le veut le code du travail).
Bref, Guillon peut continuer en toute impunité, moquant sa direction après avoir moqué un ministre au nom d’un certain humour; Zemmour, qui s’excuse, lui, est convoqué à un entretien préalable.
Ce qui les réunit, c’est qu’ils sont journalistes tous les deux.
Ce qui les sépare, c’est que l’un, parce qu’il ferait de « l’humour » peut raconter ce qu’il veut et cracher tout le venin qui lui plait, tandis que l’autre est jeté aux orties parce que ses propos n’ont pas l’heur de donner dans le politiquement correct.
A votre avis, qui est ce qui dérape ?
Comment les régionales viennent de faire perdre la gauche pour 2012…
mars 21, 2010 on 4:55 | In Elections présidentielles 2012, France, Insolite | 2 CommentsAlimenter un blog peut se résumer à faire des commentaires doctes ou drôles sur ce qui vient de se passer. C’est sans risques. Mais il est plus amusant de se lancer dans les prédictions. Comme quand JusMurmurandi a prédit l’implosion financière de la Grèce.
Maintenant, JusMurmurandi affirme que la gauche vient de perdre les présidentielles de 2012. Vous noterez l’ambition d’une telle prédiction, avant même que l’on connaisse un seul des candidats, les sempiternels Jean-Marie Le Pen et Arlette Laguiller ayant dépassé leur date de péremption.
Oh, cette défaite ne sera pas due à ce que la gauche n’a pas assez d’idées ou de programme, et déjà trop de candidats. Ceci, quoique vrai, peut encore être corrigé, et ne serait, après tout, qu’un remake de 2007, voire de 2002.
Non, la gauche a perdu 2012 en 2010, et ce n’est même pas de sa faute.
Ce qui va perdre la gauche, c’est Bayrou. Dont le rêve, pourtant, était de perdre la droite.
Les régionales ont donné une gifle magistrale au MODEM, après celle des européennes: 4% des voix. Ce qui, outre l’impact sur le moral des troupes et la crédibilité du parti, décime les finances, qui reposent sur le nombre d’élus.
Cette réalité est tellement évidente que les rats quittent le navire avant qu’il n’achève de sombrer, et tant qu’ils ont pour une autre formations politique une valeur marchande résiduelle.
Le problème que cela pose à la gauche, c’est que le MODEM représentait bel et bien son seul allié au centre. Jamais la gauche n’a été élue sans composante centriste, et la droite non plus d’ailleurs. C’est toujours au centre que se sont jouées les élections présidentielles.
Or, non seulement le MODEM implosé ne sera pas le composant indispensable à une alliance centre gauche-gauche-écologistes, seule configuration possible à une victoire à gauche, mais le PS lui-même a perdu son aile droite, représentée longtemps par les rocardiens, et s’est gauchisé pour tenter de freiner la ré-émergence d’une alternative plus à gauche que lui (Parti de Gauche, NPA, ruines communistes).
Non, ils se sont ancrés encore plus à gauche en pensant que cela renforçait leur opposition à Sarkozy. Au lieu de quoi ils lui donnent de l’espace, ce dont l’autre fera, le moment venu, ses choux gras, avec sa débauche (dans tous les sens du terme) d’élus anciennement à gauche.
Et on ne peut pas dire que l’alliance avec des écologistes dopés par de bons scores tant européens que régionaux, et emmenés par un Daniel Cohn-Bendit tout frétillant d’intelligence politique, fasse grand-chose pour attirer l’électorat du ventre. Pardon, du centre.
Voilà pourquoi, à deux ans de l’échéance, et avant même le résultat du second tour des régionales, JusMurmurandi prédit l’échec de la gauche en 2012.
Sauf que, comme le disait Harold Wilson, Premier Ministre britannique des années 60, en politique, une semaine, c’est déjà long…
Uniquement Moi Président !
mars 15, 2010 on 10:11 | In Best of, Elections présidentielles 2012, France, Insolite, Poil à gratter | 2 CommentsC’est ainsi que Laurent Gerra illustrait les initiales de l’UMP lors de la campagne de 2007, en parlant du candidat Sarkozy.
Et si c’était ce que nous sommes en train de vivre tandis que se déroule devant nous la campagne électorale des élections régionales.
En effet, qui est ce que Sarkozy redoutait le plus au PS en 2007 ? Strauss Kahn.
Quel ne fut donc pas son soulagement de constater que celui ci fut éliminé par les militants socialistes eux mêmes, qui confièrent la mission à Royal de représenter le PS.
Or que se passe t il en 2010, lors de ces régionales ?
Tout d’abord, il faut rappeler le point de départ, désastreux.
La majorité présidentielle ne détient que deux régions.
Par conséquent, on peut difficilement faire pire.
Et deuxio, on entend ainsi Martine Aubry dire qu’elle vise le grand chelem. Erreur tactique.
Tertio, il est important de faire revenir Royal au premier plan; ça marche, elle a obtenu 40 % des voix ou presque au premier tour; tant pis pour Bussereau.
Quarto, il faut que le PS ait autant de candidats potentiels possibles pour 2012 pour faire monter la mayonnaise et les dagues rue de Solférino.
De nouveau, la stratégie présidentielle est en marche. Avec son succès régional, Martine, qui n’a toujours pas le moindre programme pas plus que le PS, se pose en candidate crédible pour 2012 avec un PS qui devient le premier parti de France (même si l’on oublie les abstentionnistes au passage).
Un petite pincée de sel pour exciter les esprits chagrins, c’est le Languedoc Roussillon pour le quel Benoit Hamon dit qu’il faut faire obstacle à Sarkozy sans appeler à voter pour Frêche…
Un doigt de piment, c’est le mauvais score de l’UMP qui permet au Président de rappeler à ses troupes que dès lors qu’il n’est pas à la manœuvre, c’est la cata.
Et une pointe d’ironie puisqu’avec le pincement d’un étage aboutissant aux conseillers territoriaux, le scrutin de 2010 ne vivra que quatre ans là où il avait une durée de six années précédemment….
Là où cela se complique, c’est comment les Verts vont expliquer à leurs électeurs que l’écologie n’est qu’une pastèque, verte à l’extérieur, mais surtout obligatoirement rouge à l’intérieur impliquant une alliance avec le seul PS. Corine Lepage, où êtes vous ?
Et enfin, comment justifier la remontée du FN si ce n’est en s’érigeant en barrière démocratique contre le Front en 2012, comme Sarkozy le fit en2007, pour éviter un bis répétita de 2002 ?
Bref, et si les élections régionales de 2010 n’étaient qu’une étape, réussie, destinée à faciliter la réélection de Nicolas Sarkozy dans deux ans ?
Bon sang, mais c’est bien sûr !

Zapatero…Zapatera
février 17, 2010 on 7:58 | In Coup de gueule, Economie, Elections présidentielles 2007, Elections présidentielles 2012, Europe, International, La Cour des Mécomptes, Poil à gratter | Commentaires fermésSale temps pour l’Espagne.
Le chômage représente 19% de la population active, la dette nationale dérape à des niveaux incontrôlés, et de plus en plus d’Espagnols ont le sentiment que José Luis Zapatero reste les bras ballants.
Pire, qu’il n’est prêt à aucun courage pour affronter la situation et prendre les mesures énergiques dont le pays a besoin pour se redresser.
Il indique ainsi qu’il ne remettra jamais en cause les protections sociales. Me Salgado, ministre des Finances a déclaré elle, que les impôts ne seraient pas augmentés, que les salaires des fonctionnaires ne seraient pas gelés dans le cadre d’un plan d’austérité destiné à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’Euro.
Parce que tout se rejoint: avec un chômage élevé, les coûts d’indemnisation le sont tout autant, mais comment encourager les entreprises à embaucher lorsque les coûts de licenciement sont parmi les plus élevés en Europe et que l’on déclare ne pas vouloir y apporter de modification ? En suivant, pas d’embauche, croissance ralentie, et par conséquent les déficits publics continuent d’augmenter. On est en plein casse tête chinois…..
Les principaux soutiens à M. Zapatero, élu en 2004, commencent à s’essouffler en attendant désespérément que celui ci prenne les mesures courageuses dont le pays a cruellement besoin .
En 2007, on avait surnommé Me. Royal Zapatera, à l’image (de l’époque) du premier ministre espagnol.
Au vu du résultat obtenu par Madrid, on peut sérieusement douter qu’elle revendique ce titre aujourd’hui.
Et peut être que les Français, en lisant que la consommation des ménages a augmenté en 2009, que la croissance française est largement supérieure à la moyenne de l’Union Européenne en 2009, vont ils commencer à se dire qu’elle a bien fait de rester en Poitou Charente pour continuer à promouvoir le Chabichou, elle qui demandait à Nicolas Sarkozy de s’excuser pour des propos peu amènes qu’il aurait eu pour Zapatero….
