Le gauchisme n’est pas mort
août 9, 2008 on 8:00 | In Best of, Europe, France, Incongruités, Insolite, International | Commentaires fermésMai 1968, c’était il y a 40 ans. C’était le printemps des gauchistes, quand on pouvait tout dire, tout écrire, quelle que soit l’inconséquence, ou les conséquences, de ce qu’on écrivait, pourvu que la formule soit belle « Il est interdit d’interdire » en est un bon exemple.
Les choses ont-elles tellement changé 40 ans plus tard? JusMurmurandi en doute.
Les gauchistes sont toujours gauchistes, jamais avares d’une provocation, d’une outrance, d’un excès pour peu que cela « sonne bien » dans les media.
Ainsi Olivier Besancenot, qui prend pourtant bien soin de limer les aspérités de sa personnalité, ne craint-il pas de rencontrer Jean-Marc Rouillan, le « tueur de patrons » d’Action Directe, qui ne s’est jamais repenti de ses assassinats. Et le gentil facteur d’indiquer que, si Rouillan veut adhérer à son parti, il n’y voit aucun inconvénient…
Mais la plus récente déclaration de Daniel Cohn-Bendit, l’un des 3 leaders emblématiques de mai 68, dépasse les bornes, quand il dit, parlant de la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Beijing: « Etait-il juste en Allemagne en 1936 d’aller serrer la pince à Hitler? »
JusMurmurandi ne devrait pas avoir à rappeler à Daniel Cohn-Bendit que les Jeux Olympiques de Berlin n’ont joué aucun rôle dans les 30 millions de morts de l’hitlerisme. Ni que le fait de ne pas parler à Hitler, comme il conseille aujourd’hui de ne pas parler aux Chinois, n’aurait en rien empêché le leader nazi de lancer sa conquête meurtrière ou sa campagne d’extermination des Juifs. Il eût fallu, pour le stopper peut-être, non un silence réprobateur, mais une action militaire volontariste au moment de la remilitarisation de la Rhénanie. Mais comme les gauchistes, Verts et Cohn-Bendit en tête, sont antimilitaristes, on voit mal comment Daniel Cohn-Bendit aurait pu soutenir une telle action.
Et surtout, le régime chinois n’est pas le régime national-socialiste. Banaliser les nazis en traitant Hu Jin Tao d’Hitler relève de la même logique (ou illogique) que la formule de mai 68: CRS:SS. Ceux qui savent ce qu’était la SS et qui respectent ses innombrables victimes se gardent bien d’en affadir la mémoire par des comparaisons qui la sacrifient au profit d’un titre vite et mal glané dans les journaux.
M. Cohn Bendit, JusMurmurandi ne vous salue pas.

Délocalisation (trop) silencieuse
août 4, 2008 on 11:07 | In Best of, Economie, Europe, France, Incongruités, International | Commentaires fermésVoilà un sujet comme JusMurmurandi les aime et les déteste à la fois. De mauvaises nouvelles, mais bien paradoxales.
Nous avions écrit un article polémique sur les dernières déclaration de Carlos Ghosn qui expliquait, inter alia, que la crise allait obliger Renault de ralentir la production à Sandouville, mettant un voile pudique sur le fait que la baisse de candence était tout d’abord imputable à la médiocre réponse de la clientèle à la nouvelle (??!!) Laguna, tandis que Citroën ne sait pas répondre à la demande de sa concurrente directe, la C5. Et donc que les responsables produit de Renault étaient tout aussi responsables, voire coupables, vis à vis des salariés remerciés.
Mais beaucoup plus intéressant est le phénomène général qui illustre la production automobile de la France.
Rappelons tout d’abord que l’industrie automobile est (encore?) la première industrie française en nombre d’emplois.
On constate depuis plusieurs années que les emplois français sont en train de disparaître dans le plus grand silence, que ce soit de la part des entreprises, PSA Peugeot Citroën, mais plus étrangement de la part des syndicats. Au seul premier semestre 2008, ce sont 10% de voitures en moins fabriquées en France tandis que la production des deux constructeurs reste « mondialement stable » à peu près.
Peugeot 207 majoritairement fabriquée en Slovaquie alors que son prédécesseur était produit à Mulhouse ou Poissy, Twingo délocalisée de Flins en Slovénie, la fabrication hexagonale f… le camp. Encore une fois dans le plus grand silence syndical.
Comme si le premier employeur, et donc la première source de revenus pour ces syndicats quittait l’hexagone dans le désintérêt le plus absolu.
Car il faut rappeler que la « part de marché » des syndicats ne fait que baisser depuis des décennies pour atteindre le chiffre désastreux de 7% (quelle entreprise pourrais survivre à une division par trois de son chiffre d’affaires en 20 ans?? – demandez à General Motors ce qu’ils en pensent…).
Denis Gautier Sauvagnac, alias Lubricator, aurait-il donné le mode d’emploi sur comment « lubrifier » les relations syndicales en cas de période difficile ?
En tout cas, cette disparition d’emplois représente un cas très sérieux, grave, pour JusMurmurandi.
Et au passage, les voitures qui bénéficient du bonus gouvernemental sont celles qui bien entendu polluent le moins, donc les plus petites, par conséquent celles qui sont de plus en plus produites…à l’étranger.
Allez savoir ??!!
Mais face à ces mauvaises nouvelles, il en est toutefois une bonne. Qui illustre encore mieux le paradoxe de la situation.
Il y a bien une usine de production automobile française qui tourne à plein régime.
Elle va même battre des records de production en France cette année d’après les informations en notre possession.
Car elle aussi profite autant que faire se peut du bonus environnemental car elle produits des citadines.
Et son propriétaire la juge particulièrement rentable, alors qu’elle est hexagonale.
C’est l’usine Toyota de…Valenciennes. Bienvenu chez les Chtis.
Allez comprendre.
Les JEUX olympiques de Pékin
août 3, 2008 on 11:29 | In C'est ça, Paris?, France, Insolite | Commentaires fermésA-t-on vraiment tout dit sur ces Jeux Chinois?
Rappelons-nous, on a parlé de la Chine, en tant que pays, en tant que symbole politique avec son régime communiste que tout le monde semble aujourd’hui prêt à décrier.
Le Tibet aura également eu sa part de feux de la rampe, car même si la région fait partie de la nation chinoise depuis longtemps, il en reste toujours pour défendre un régime théocratique prêt à faire pression sur les paysans pour se nourrir, les moines tibétains n’étant pas auto-suffisants.
L’Irak aura lui aussi retenu l’attention des média pour savoir si ses quatre malheureux joueurs seraient eux aussi retenus par le CIO, dont le chef, Jacques Rogge, n’hésite pas à parler d’argent quand il pense aux Jeux (à moins qu’il ne pense argent quand il parle des Jeux ??)
Nicolas Sarkozy, Président de la République et président de l’Union européenne depuis le premier juillet aura lui aussi entretenu le suspense, et été au centre des débats pour son éventuelle participation à la cérémonie d’inauguration. On se souviendra en particulier de l’invective bruyante et violente, comme Daniel Cohn Bendit sait les délivrer, lors du passage de Sarkozy à Strasbourg.
Daniel Cohn Bendit, ce membre des Verts, eux mêmes alliés du Parti Socialiste qui a bien évidemment dénoncé la participation du Président français.
Mais il y avait une seule chose dont on n’avait pas parlé, du sport, des vrais jeux.
Heureusement, une personne est là pour nous rappeler que ces Jeux sont d’abord et avant tout du sport, et qu’il faut par conséquent soutenir nos sportifs français pour les quels Bernard Laporte vise « au moins » quarante médailles.
Une personne va disions nous être là pour nos sportifs, pour leur donner le soutien moral dont ils ont assurément besoin, alors que la Chine semble bien fâchée avec notre petit pays, en particulier depuis la remise de la médaille d’honneur de la ville de Paris au Dalaï Lama par Bertrand Delanoë.
Il sera là pour accompagner les sportifs franciliens, et uniquement pour cela. « Pas question de cautionner le régime chinois ». Et profitera de son périple « pour dire deux ou trois choses ».
Allez, on ne va pas vous faire piaffer davantage.
Unissons nous tous pour remercier Jean-Paul Huchon, Président PS de la région Ile de France, pour son esprit « sportif ».
Sarkozy est-il le yéti?
août 3, 2008 on 5:52 | In France | Commentaires fermésDepuis Tintin, tous connaissent le yéti, ou abominable homme des neiges. Cette créature qui ressemble à un très grand singe, qui a été repérée souvent que ce soit en Asie, en Europe ou en Amérique (le bigfoot du Canada), mais jamais formellement identifiée, que ce soit morte ou vivante. Et si on peut imaginer que des grandes créatures habitent les profondeurs marines en échappant encore à la détection humaine (le mégalodon, sorte de terrifiant requin blanc d’une taille d’orque est-il bien éteint, quand on en retrouve des dents vieilles de quelques milliers d’années tout au plus, c’est à dire rien en temps géologique?)
Oui, mais voilà, des poils recueilis aux confins de l’Inde et du Pakistan semblent pour le moment donner raison à Sir Edmund Hillary premier homme vainqueur du mont Everest, qui en avait rapporté de semblables. Au premier abord, ils n’appartiennent à aucune espèce de primate connue. Et l’indien qui les a fournis à indiqué que la bête dont ils proviennent, nommée bande marung, ferait dans les 3 mètres de haut. On passe là du yéti de Tintin à King Kong, quand on pense à l’exploitation qui ne manquerait pas de se faire d’une telle découverte si elle était confirmée.
Car c’est une analyse ADN qui va dire si découverte exceptionnelle il y a, ou honnête confusion, ou encore arnaque vulgaire. Chaque catégorie a été, en son temps illustrée. Comme la bête du Gévaudan, que tous tenaient pour monstrueuse alors que ce n’était qu’un grand loup. Comme le présumé « homme de Piltdown », dont l’imposture (c’était purement et simplement un faux) dura plus de 50 ans.
Toujours est-il que JusMurmurandi regrette, tout en la comprenant, cette chasse aux derniers spécimens de yéti. Bien sûr, savoir est important. Mais rêver ne l’est-il pas au moins autant?
Il en est de même en politique française. Les socialistes veulent savoir qui sera leur prochain(e) gagnant(e) aux élections présidentielles. Ils le recherchent et se querellent avec une ferveur à faire pâlir les découvreurs de yéti. Encore feront-ils grâce, on l’espère tout au moins, aux candidat(e)s de devoir soumettre des poils à une analyse ADN. Ce qui leur permettra de continuer à rêver.
Mais une chose est sûre. Même si, pour l’opposition, Sarkozy est comme le yéti, c’est-à-dire qu’il est abominable et qu’on le voit partout, JusMurmurandi vous livre un scoop. L’analyse ADN démontrera que les poils ne sont pas ceux du Président. Ce qui veut dire que Carla (ouf!) n’est pas tombée amoureuse un grand singe contrairement à l’héroine de King Kong. Pourquoi? Parce que, vu sa taille, 3 mètres, non vraiment, Sarkozy n’est pas le yéti…


Bulles, bulles…
juillet 31, 2008 on 3:18 | In Economie, France, Insolite, International | Commentaires fermésMohammed Yunus n’est pas n’importe qui. Il a reçu le prix Nobel pour avoir inventé le micro-crédit, des prêts de toutes petites sommes destinées à permettre aux plus pauvres de mettre en oeuvre des activités individuelles rentables tant pour eux que pour leurs communautés.
Que dit Mohammed Yunus? Que la mode du micro-crédit, aujourd’hui très « tendance », fait affluer vers ce segment très particulier de l’économie des masses exagérées de capitaux, et que cela va créer une bulle de même nature que celle des subprimes.
Voir le banquier des pauvres s’inquiéter qu’on leur prête trop d’argent n’est déjà pas banal. Comparer la situation des ultra-pauvres du Bangladesh à celle des propriétaires immobiliers américains, fussent-ils les moins riches d’entre eux, est paradoxal.
Sauf que la logique est imparable: dans les deux cas, trop de capitaux sont à la recherche de trop peu d’opportunités de prêts. Dans les deux cas, c’est le « bas du marché » vers lequel ces capitaux ce tournent qu’on encourage à emprunter, avec la culbute au bout de la route.
Finalement, ne serait-ce pas Mohammed Yunus, un homme qui sait résister à l’ivresse du succès et à l’appât du gain, qui devrait gérer la Federal Reserve ou Citigroup?

Obamania – Obama est il Ulysse ?
juillet 27, 2008 on 5:52 | In Best of, Europe, France, International | 4 CommentsObama, comme Ulysse, a fait un beau voyage.
Au cours de son périple, Ulysse rencontre le Cyclope Polyphème et devient le prisonnier de ce dernier dans sa grotte.
Après qu’Ulysse lui dit malicieusement que son nom est Personne, le grand voyageur lui crève un œil pour s’enfuir accroché au ventre d’une chèvre. Et lorsque les autres cyclopes demandent à celui qui est blessé comment se nomme son assaillant, la seule réponse qu’il peut donner est…Personne.
Le sénateur de l’Illinois, candidat du parti démocrate à l’élection présidentielle des Etats Unis, est rentré à la maison.
Ayant commencé sa tournée au Proche Orient, il a poursuivi son voyage en Europe, s’arrêtant tout d’abord à Berlin où il a fait un discours devant plus de 200.000 personnes.
Il est ensuite venu à Paris pour une visite éclair. Car s’il est resté relativement longtemps en Allemagne, et qu’il a pris le temps de rencontrer et le Premier Ministre anglais, Gordon Brown, puis son prédécesseur, Tony Blair, et enfin le représentant de l’opposition, David Cameron, à Paris il n’avait de rendez vous qu’avec Nicolas Sarkozy.
Car, qui aurait il pu rencontrer comme représentant de l’opposition française ?
François Hollande, le déclinant premier secrétaire du PS, qui sera remplacé en novembre ? Laurent Fabius, Premier Ministre du siècle dernier et opposant à l’Union Européenne ? Ségolène Royal, candidate défaite aux dernières élections présidentielles, et ouvertement favorable à Hillary Clinton, son ex-concurrente ? Bertrand Delanoë, maire de Paris ? Ou bien encore Dominique Strauss Kahn, Directeur Général du FMI, et en fonction à Washington ?
Devant l’embarras du choix, il n’a pas hésité.
Il s’est concerté avec celui qui représente le mieux l’opposition française, le PS, aujourd’hui.
Il a rencontré Personne.

Le losange et les trois enveloppes.
juillet 25, 2008 on 7:58 | In France | 6 CommentsVoici une petite histoire comme JusMurmurandi les aime.
Un Président d’entreprise est révoqué par le conseil d’administration et remplacé.
Au moment de la passation de pouvoirs, celui qui vient d’être remercié tend trois enveloppes à son successeur.
« Chaque fois que vous aurez de mauvais résultats à communiquer, ouvrez une enveloppe », lui conseille t il.
Six mois après son arrivée, le retournement espéré n’est pas (encore) là. Avant d’entrer dans la salle du conseil, il ouvre une enveloppe et en retire un petit bristol sur lequel est inscrit « Mettez cela sur le compte du prédécesseur ».
Et tandis qu’il commente les résultats qui sont en deçà des espoirs, il explique qu’à son arrivée les clients n’étaient plus visités, le moral des troupes était en berne, etc. etc.
Et le conseil lui renouvelle son mandat.
Six mois plus tard, toujours pas d’amélioration.
Un peu nerveux, il ouvre la seconde des trois enveloppes et en retire un bristol identique au premier sur lequel il est écrit « mettez cela sur le compte de la conjoncture ».
Au moment des explications, il justifie la non atteinte des résultats par la hausse des matières premières, la baisse du Dollar etc. etc.
Une seconde fois, son mandat est renouvelé.
Six mois plus tard, aucune reprise en vue.
Carrément inquiet, il ouvre la troisième et dernière enveloppe,où se trouve un bristol toujours de même format sur lequel se trouve le message suivant: « Préparez trois enveloppes ».
En écoutant Carlos Ghosn, Président de Renault qui explique qu’il faut se séparer de 5.000 salariés parce que la conjoncture est mauvaise, JusMurmurandi pense spontanément à cette petite histoire.
Car comment expliquer qu’il y a cinq mois de délai pour une Citroën C5 tandis que la mévente de sa rivale de chez Renault entraine l’arrêt d’une équipe à Sandouville?
Comment justifier que la clientèle féminine se détourne de la nouvelle Twingo, fade remplaçante d’un modèle débordant de charisme, tandis qu’elle se précipite sur la Fiat 500 ?
Si ce n’est parce que les Clients n’ont plus le même coup de coeur pour la gamme marquée du losange, dont le dessin ne plait plus autant.
Sans parler de ces modèles qui sont vieillissants comme l’Espace ou la Mégane, ou qui n’ont carrément jamais marché comme la Vel Satis.
Entre temps ce sont 5.000 salariés qui vont perdre leur emploi ou 5.000 emplois qui disparaîtront de l’hexagone.
M. Ghosn, peut être est il temps de tendre la troisième enveloppe au responsable du style chez Renault ?
Sinon, ce pourrait être vous qui en seriez le destinaire.

Quand Sarkozy paye pour Mitterrand !
juillet 25, 2008 on 5:48 | In France, Insolite | Commentaires fermésVoilà une nouvelle à laquelle on ne s’attend pas, qui viendra certainement déranger les esprits chagrins et autres mitterrandolâtres.
Le 12 janvier 1997, Jean-Edern Hallier rejoint la longue liste de ceux qui ont approché François Mitterrand de très près pendant sont double septennat et qui se sont brûlés les doigts ce faisant.
Car pour avoir fréquenté l’ancien Président de la République, il en connaissait aussi les secrets d’alcôve, y compris l’existence de la fille née hors mariage avec Anne Pingeot.
Et l’écrivain n’est pas homme facile et parle beaucoup, ce qui fair ombrage à François Mitterrand qui le rajoute sans hésiter à une longue liste de ceux dont il souhaite savoir les paroles qu’ils prononcent y compris au téléphone, au mépris de la loi (dont l’actrice Carole Bouquet par exemple…).
Il est vrai que sous Mitterrand la presse donneuse de leçons lui est acquise; et il se permet donc tant de choses qu’aujourd’hui on dénonce alors même qu’elles ne sont que fantasmes de quelques politiciens (politiciennes ?) en mal de visibilité.
Mais voilà, même douze ans après la mort du Président, et onze ans suivant la disparition de l’écrivain, la famille de Jean Edern Hallier a tenu a demander réparation pour le préjudice subi.
En 2005, au pénal, les poursuites des principaux acteurs s’achevaient sur des condamnations aussi légères que surprenantes, Gilles Ménage, l’écouteur en chef écopant de quelques mois avec sursis.
En revanche, au civil, ce n’est que le 18 mai dernier que le Tribunal Administratif a rendu son jugement, pour des faits qui rappelons le remontent au début des années 80….Et ce dernier a donc décidé d’indemniser le frère et les deux enfants de l’écrivain pour le préjudice subi.
70.000 Euro.
On n’a visiblement pas fini de payer pour les turpitudes de François Mitterrand.
JusMurmurandi, tout heureux de voir qu’il faut quasiment deux mois et demi à la presse pour informer ses lecteurs d’un jugement hautement emblématique, tend l’oreille pour écouter les commentaires de la rue de Solférino…

Le livre qui provoqua l’ire de Tonton.
Karadzic contre Betancourt ?
juillet 22, 2008 on 4:03 | In France | Commentaires fermésQuel rapport direz-vous?
L’une est une femme, l’autre un homme. L’une vient d’être libérée, l’autre d’être emprisonné.
Mais, en fait, celle qui vient d’être libérée n’était pas en prison, tandis que celui qui vient d’être emprisonné n’était pas en liberté.
La captivité de l’une a duré 6 ans. La cavale de l’autre, 12 ans, soit le double.
JusMurmurandi ne peut écouter Ingrid Betancourt sans émotion et admiration. Ni Radovan Karadzic sans émotion et répulsion.
Tant qu’à faire, au lieu d’un procès long, compliqué et coûteux (on sait ce qu’il en a été avec Slobodan Milosevic, le maître à penser de Karadzic, mort en prison avant que le tribunal de rendre un quelconque arrêt), pourquoi ne pas simplement confier Karadzic aux FARC pour prendre la place encore chaude d’Ingrid Betancourt? Comme ça ils le garderont enchainé pendant des années, et çà ne coûtera rien à personne.
Karadzic à la place de Betancourt chez les FARC. Ils se méritent bien.


Bonjour, c’est Jack !
juillet 21, 2008 on 8:57 | In France, Incongruités | 3 CommentsJusMurmurandi aime beaucoup Laurent Gerra, dont l’un des personnages fétiches n’est autre que Jack Lang.
Et d’une certaine façon, Jack Lang est le fétiche de nombreuses autres personnes aujourd’hui.
En effet, la modification de la Constitution souhaitée par le Président de la République a finalement été votée par le Congrès aujourd’hui.
Le Congrès qui réunit les députés de l’assemblée nationale et les sénateurs…du sénat a donc voté en faveur de la 24ème réforme de la Constitution, à la majorité qualifiée plus une voix.
Majorité qualifiée, cela signifie 60% des voix. Pour faire taire ceux qui disent que cela a été voté d’une courte voix. Par comparaison, ce sont sept pour cent de plus que les 53% obtenus par Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007 face à Ségolène Royal.
Les Français eux ne s’y sont pas trompés si l’on en croit les sondages qui les donnent favorables à 86% à cette réforme.
Bref, JusMurmurandi ne va pas s’attarder aux élucubrations des différents perdants (autrement dit les membres du PS), qui l’ont bien mauvaise ce soir.
Il nous suffit de citer à nouveau Laurent Gerra, qui, pour marquer le succès de Jack et de ses idées de ménestrel, n’hésite pas à dire « C’est chié, non ? »

Plus jamais d’otages ?
juillet 20, 2008 on 8:47 | In France | Commentaires fermésLa situation de l’usine GoodYear d’Amiens est hélas l’illustration tragique du décalage qui existe entre les syndicats français d’influence marxiste comme la CGT, et les réalités du marché.
Contexte. L’usine d’Amiens coute trop cher au groupe américain qui cherche à négocier un accord avec les salariés afin que l’on arrive à un temps de travail de 4 fois huit heures.
Si dans un premier temps les salariés rejettent les propositions de la direction du site, le dernier référendum organisé donne comme résultat 72% de salariés favorables à cette nouvelle organisation du temps de travail.
Tout se termine bien ?
Hélas non. La CGT, qui est le syndicat majoritaire, refuse cette organisation.
Raison invoquée : le référendum a été voté par l’ensemble des salariés de l’usine alors que ceux concernés par ces nouveaux horaires y seraient opposés; et le code du travail français reconnait au syndicat majoritaire la faculté de dénoncer un accord de ce type, nonobstant le référendum qui a eu lieu quelques jours auparavant. En bref, la CGT refuse la démocratie, pour ensuite dénoncer le chantage de la direction.
Conséquence: 402 emplois supprimés et annulation des investissements prévus qui iront dans un autre site, hors de France. Et menace sur les emplois restants.
Merci à la CGT de soutenir les emplois industriels français. Il est vrai que la France en compte déjà trop.
Et alors que l’on manifeste aujourd’hui à Paris pour soutenir les otages colombiens, on peut se demander quand enfin les salariés français pourront bénéficier d’une vraie démocratie au travail, au vu de prises d’otages syndicales de ce type.
La loi du plus fort!
juillet 17, 2008 on 6:58 | In France, Incongruités | Commentaires fermésLa Presse s’émeut, car un périodique, Auto-Plus, a été perquisitionné et un de ses journalistes mis en garde à vue pour avoir diffusé des photos secrètes des futurs modèles Renault.
L’argumentation est simple: la protection des sources journalistiques est un pilier de la liberté de la Presse. En l’espèce, la perquisition, la saisie de matériel (ordinateurs entre autres) et la garde à vue sont autant d’atteintes à cette liberté.
L’argumentation de l’autre partie est aussi simple: la diffusion de ces images est préjudiciable à Renault, car elle informe ses concurrents de projets encore secrets. L’employé de Renault qui fournit ces images à Auto-Plus viole son obligation de confidentialité. Et Auto-Plus sait que ces images lui sont cédées de manière illégale. La liberté de la Presse n’excuse pas tout et notamment quand source et journaliste savent être dans l’illégalité, sans que le but de l’opération, à savoir la diffusion de photos avant tout le monde, permette de mettre en avant l’intérêt général.
Sans rentrer dans les mérites de l’une et l’autre argumentations, force est de constater qu’en France aujourd’hui, la respect de la loi n’a plus beaucoup de partisans.
Les partisans de José Bové fauchent et détruisent au nom du principe de précaution, alors même que cela viole la loi sur la propriété privée
Les PV d’auditions de tous les gardés à vue sont publiés dans la presse dès lors que leur contenu est un tant soit peu intéressant ou croustillant. Cela viole la loi sur le secret de l’instruction.
Les photos des nouvelles Renault (et Peugeot et Citroën bien sûr) sont publiées grâce à des fuites illégales.
Quand Nicolas Sarkozy signe le décret d’extradition de Marina Petrella, condamnée en Italie pour terrorisme, il ne fait qu’appliquer la loi, même si cela chagrine les beaux esprits, la Presse et la gauche (il y a recoupement entre ces 3 microcosmes).
Plus même, quand Nicolas Sarkozy attaque en justice le Nouvel Observateur qui a publié sous la signature d’Airy Routier un SMS prétendument envoyé par lui à sa femme Cecilia, la Société des Rédacteurs du magazine parle de « coup de force ». Non, ce n’est pas un coup de force, mais un coup de droit, tout simplement. Un coup de droit sans lequel jamais le Nouvel Observateur n’aurait reconnu que cet article était aussi bidon que le SMS. Le public dont la Presse pense qu’il a le droit de connaître par avance les nouveaux modèles Renault a-t-il peut-être aussi le droit de savoir qu’on lui sert des « informations » bidonnées?
Alors, droit de savoir quand c’est la Presse qui publie, mais pas de droit de savoir quand la Presse bidonne? JusMurmurandi se demande quel rapport cela a avec la loi.
C’est pourtant simple. Cela s’appelle la loi du plus fort.
Le rire de la baleine
juillet 15, 2008 on 7:31 | In Economie, France, Insolite, International | Commentaires fermésLes pêcheurs nippons, parmi les derniers à s’adonner à la pêche à la baleine, officiellement pour effectuer des « recherches », mais en fait parce que sa chair est particulièrement recherchée sur l’archipel, sont en grève.
Au risque de mettre en danger ces mammifères, en voie d’extinction.
Pour l’instant, les baleines peuvent souffler.

Ce qui nous amène à notre deuxième sujet.
Car chacun sait que l’on peut aussi rire comme une baleine.
C’est ce que fait JusMurmurandi en écoutant les dernières déclarations (élucubrations?) de Ségolène Royal.
A commencer lorsqu’elle dénonce « l’intolérable épreuve infligée à tous les Français et à nos forces armées républicaines contraintes de défiler devant la présence inadmissible de Bachar al-Assad, présent à la tribune officielle du 14 juillet, jour de fête pour les libertés républicaines».
Après moult recherches, JusMurmurandi n’a trouvé aucune prise de position de Madame Royal lorsque la France dirigée par François Mitterrand accueillit Castro ou Jaruzelski. Ni aucun prisonnier politique libéré ou contrat signé avec des entreprises françaises lors de ces visites.
Mais le clou, c’est lorsqu’elle déclare qu’il faut récupérer la moitié des profits de Total.
C’est une absurdité totale.
Sur quel fondement le fisc pourrait il prélever la moitié d’une entreprise plutôt que d’une autre?
En fait, Total, comme toutes les multinationales, paye ses impôts dans chaque pays où il génère des profits. Ce qui veut dire, pour Total, largement en dehors de France, où, comme chacun sait sauf Ségolène Royal, il n’y pas foule de puits de pétrole, mais beaucoup de frais vu que Total y a son siège et beaucoup de personnel dont son équipe de direction. Ségolène voudrait-elle donc nous refaire le coup de DSK qui voulait taxer les Français résidant à l’étranger, au mépris de toutes les conventions fiscales et traités signés par tous les pays y compris la France?
Ceci encouragerait ses dirigeants à aller délocaliser Total fiscalement, pour défendre les intérêts de ses actionnaires privés.
Avec de telles déclarations, nul doute que le PS doit avoir hâte de lui trouver un successeur; car en proférant des énormités aussi grosses qu’une baleine, Ségolène Royal est assurément… irremplaçable.
La cuiller de Sarko
juillet 14, 2008 on 4:12 | In France | Commentaires fermésLe proverbe dit que qui veut dîner avec la Diable doit user d’une longue cuiller. Bachar El-Assad n’est pas le Diable, mais quand même quelqu’un de guère recommandable. Fallait-il donc l’inviter à Paris et le faire assister au défilé du 14 juillet, lui dont le père et prédécesseur fit (entre autres) assassiner l’Ambassadeur de France Louis Delamare? Lui dont le régime soutient le Hizbollah libanais, ce pauvre Liban où ont péri sous les bombes des fanatiques islamistes pro-syriens 58 paras français, doit-il voir les compagnons de ses victimes lui rendre les honneurs?
Il va sans dire que toute l’opposition à Sarkozy s’en est donné à coeur joie sur ce thème, et en a fait des tonnes dans le registre du « il n’est quand même pas fréquentable ». Après Khadafi, El-Assad, décidément, Sarko n’aurait-il aucune fierté? Et il va même aller en Chine pour inaugurer les Jeux Olympiques. Ah non vraiment, Sarko n’est pas digne d’être Président! Il faut dire que c’est tellement facile de jouer les bonnes et belles âmes quand on n’a qu’à critiquer, alors que le Président, lui, doit gérer le pays et les réalités, parfois amères, de la politique internationale.
C’est oublier un peu vite ce qui se passe vraiment. Le défilé du 14 juillet se déroule le lendemain de la clôture du premier sommet de l’Union pour la Méditerranée. Un concept défendu par le seul Nicolas Sarkozy, envers et contre tous. Contre les pays riverains qui n’en veulent pas. Contre Bruxelles, qui y voit une menace contre l’Union Européenne, contre les Allemands qui se sentent exclus. Contre les Américains, qui sont contre tout ce qu’ils ne contrôlent pas.
Eh pourtant, ce sommet a eu lieu, et presque tous les chefs d’Etat étaient là. Et notamment, à la même table, JusMurmurandi a noté la présence, pourtant réputée impossible au milieu de tant de chefs d’Etats arabes, de l’israélien Olmert. A la même table qu’El Assad, justement, alors que, techniquement, l’état de guerre perdure entre Israël et la Syrie. Une présence commune sans précédent. En diplomatie, une manière de miracle.
Alors, cela valait-il la peine de recevoir l’affreux syrien, si cela a permis d’avoir un Président au Liban et de l’asseoir à une table commune avec son homologue israélien?
JusMurmurandi a bien noté que, pour éviter toute provocation, Ehud Olmert était assis entre l’italien Berlusconi et le grec Caramanlis, bien loin des chefs d’Etat algérien, tunisien ou justement syrien.
C’est dire si les cuillers de Nicolas Sarkozy et Ehud Olmert avaient les moyens d’être bien longues.
La gauche devrait méditer sur le fait que cet ustensile si utile sert aussi à l’expression « cuiller de bois », utilisé en sport pour désigner une équipe qui a ramassé une raclée. Comme d’avoir perdu 3 élections présidentielles et 2 législatives consécutives, par exemple.
Qui connaît Bernard Tapie?
juillet 14, 2008 on 1:53 | In Best of, Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésQui se souvient de Bernard Tapie? L’homme d’affaires français le plus flamboyant des années 80-90. Le champion de la reprise d’affaires en difficulté (Testut, Terraillon, La Vie Claire, Wonder, enfin Adidas). Un homme dont l’équipe cycliste (La Vie Claire) gagne le Tour de France avec Bernard Hinault, et dont le club de football (l’OM) gagne la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. Un homme si irrésistible que la télévision lui offre des soirées de prime time pour donner aux Français le goût d’entreprendre, et que François Mitterrand et Pierre Bérégovoy lui offrent un fauteuil de ministre.
Mais il y a d’autres raisons aussi de se souvenir de Bernard Tapie. Les entreprises qu’il a reprises n’ont pas prospéré, c’est le moins qu’on puisse dire, sauf quand elles ont été redressées par d’autres. Sa holding, Bernard Tapie Finance, a coulé. Il a été condamné pour avoir participé à des trucages de matches de football. Il a écopé d’une énorme ardoise fiscale qui l’a plongé en faillite personnelle. Il a connu le carré VIP de la prison de la Santé après les lambris dorés de l’Elysée.
Sauf que, dernier avatar de la singulière histoire de ce singulier personnage, il vient de gagner son procès contre le Crédit Lyonnais, ou plutôt la structure d’Etat qui gère tant bien que mal les restes des aventures scabreuses du Crédit Lyonnais, banque française dont le scandale faisait référence jusqu’à l’entrée en scène tonitruante du duo tragi-comique Bouton/Kerviel.
De quoi s’agit-il? Bernard Tapie, négociateur extraordinaire, avait réussi à convaincre les actionnaires de la célèbre marque sports Adidas de la lui céder. Ce qu’il finance grâce à un prêt du Crédit Lyonnais. Mais Adidas va mal, et le redressement promis par Tapie n’arrive pas, ce qui le met dans l’incapacité de rembourser comme convenu la banque prêteuse. Laquelle banque l’oblige, sous peine de faillite, à vendre Adidas. Un acheteur se présente, l’affaire est conclue, et la banque est pour partie remboursée.
Sauf que. Sauf que l’acheteur qui se présente, c’est la banque elle-même, affublée de quelques faux nez issus de paradis fiscaux. Laquelle banque se retourne et revend fort peu de temps après la même société Adidas au redresseur d’entreprise Robert Louis-Dreyfus. Mais elle la revend beaucoup plus cher, faisant au passage une jolie plus-value. Et Robert Louis-Dreyfus mène un redressement exemplaire d’Adidas, laquelle vaut aujourd’hui une fortune.
Et Tapie, sans vergogne, explique que, si tout s’était déroulé comme il l’avait prévu, cette fortune devait lui revenir. Oubliant au passage de mentionner, par pudeur sans doute, les prêts non remboursés, les amendes fiscales, les matches truqués, les mois de prison et toutes les casseroles qu’il a accumulées. Dont on peut penser qu’elles avaient largement de quoi l’empêcher de mener à bien quoi que ce soit.
Oui mais voilà, la justice a tranché. Le Crédit Lyonnais, en oubliant au passage de mentionner, par pudeur sans doute, à Bernard Tapie qu’elle se vendait Adidas à elle-même, a commis une faute. Faute qui va coûter aujourd’hui 285 millions d’euros à l’Etat et au contribuable, et renflouer Bernard Tapie. Il est à noter que l’Etat a déjà refusé dans le passé de transiger avec Tapie, qui y était prêt, sur des montants bien moins élevés…
Cette histoire a 2 morales, toutes 2 immorales.
La première est que, comme toujours en France, l’ardoise finit au pied du Cocu Magnifique, j’ai nommé le contribuable. Car qui le défend, lui, contre la cascade de décisions lamentablement mal avisées qui ont conduit à devoir payer le maximum?
La seconde, c’est que si, comme Bernard Tapie, vous vous êtes mis en difficulté par vos manœuvres pas jolie-jolies, il vous reste une solution pour vous en sortir en sentant la rose et le jasmin. Trouvez plus voyou que vous. Sa propre turpitude efface la vôtre, et, de voyou, vous devenez un sauveur, vous savez, comme ces chiens de montagne avec leur tonnelet de rhum qui sauvent les randonneurs et skieurs en détresse. Comment les appelle-t’on déjà, ces sauveteurs?
Ah oui, des Saint-Bernard…
