Nations Unies de l’Environnement, Champignons de Paris…
février 3, 2007 on 6:25 | In Elections présidentielles 2007, France, International | Commentaires fermésJacques Chirac vient de proposer la création des Nations Unies de l’Environnement lors du déroulement d’un sommet mondial sur l’environnement à Paris cette semaine.
JusMurmurandi écoute cette proposition avec autant d’intérêt que de philosophie.
Tout d’abord parce qu’elle suit une volte face sur le [champignon] nucléaire iranien qui en a fait soit sourire soit grincer des dents plus d’un.
Mais surtout pour ce qui s’est passé en l’an de grâce 1986, lors de l’accident nucléaire survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Que s’est il passé alors? Les autorités allemandes, italiennes et autres voisines de la France ont immédiatement demandé à leurs concitoyens de ne pas consommer de légumes tels que les champignons qui seraient susceptibles d’être contaminés, plus précisément irradiés, lors du passage du nuage en provenance de l’Union Soviétique.
En France, le Président de la République, François Mitterrand, et son gouvernement, à la tête duquel se trouve un certain Jacques Chirac, ne publient aucun communiqué comparable.
Tout va bien, Madame La Marquise, même si vous brillez de mille feux alors qu’il fait nuit noire. Champignons, pissenlit, tout peut continuer à être consommé comme avant. Vos thyroïdes sont en toute sécurité.
Ce ne sera qu’en 2006, vingt ans après, que la justice viendra rechercher le professeur Pellerin, octogénaire, qui était responsable de la sécurité nucléaire en France en 1986.
Alors lorsque Jacques Chirac, en mal de sortie autre que par la petite porte au crépuscule de son mandat et probablement de sa carrière politique, propose de mettre en place des Nations Unies de l’Environnement, JusMurmurandi se dit qu’il aurait mieux fait d’assurer la sécurité alimentaire, sanitaire de ses concitoyens. Même s’il fallait leur donner de mauvaises nouvelles.
Et que la presse avait un rôle primordial de poil à gratter à jouer.
Comme souvent en France, on l’attend toujours, comme d’autres Godot, ou Napoléon attendit Grouchy à Waterloo….
Plutôt perdre qu’admettre un erreur, une difficulté ou un problème?
février 2, 2007 on 8:31 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésUne fois de plus, JusMurmurandi est effaré. Les hommes politiques français, candidats ou non, n’arrivent vraiment pas à prononcer une simple phrase: « j’ai fait une erreur ». Ou ses équivalents: je me suis trompé, j’ai été mal informé, j’ai peut-être parlé trop vite…
Du coup, quand ils font une erreur, ce qui arrive à tous les êtres humains, le fait de ne pas le reconnaître avec un acharnement qui confine à l’autisme les oblige à d’invraisemblables contorsions sémantiques pour expliquer l’inexplicable, et justifier l’injustifiable.
- comme le président Chirac, qui fait dire par son Ministre Philippe Douste Blazy que la politique française sur le nucléaire iranien n’a jamais changé, alors même que ledit Président venait d’envoyer devant des journalistes américains un Exocet sous la ligne de flottaison de ladite politique française, en effectuant un renversant 180°
- comme Ségolène Royal qui n’arrive pas à dire qu’elle a été piégée par un député du Hamas, qui associe devant elle politique américaine et nazisme
- comme Dominique Voynet, qui n’arrive pas à dire qu’elle a un vrai problème quand les sondages lui attribuent entre 2% et 3% des votes.
Et, s’il ne craignait de vous lasser, JusMurmurandi pourrait multiplier les exemples de tous bords. Le résultat? A force vouloir paraître infaillibles, les politiques ne font qu’y perdre leur crédibillité, partageant les Français qui les écoutent, regardent ou lisent entre scepticisme et consternation.
JusMurmurandi voudrait adresser à ces hauts personnages un rappel historique doublé d’une suggestion: le dernier homme politique français à avoir gagné des élections législatives en étant le chef du Gouvernement sortant est Raymond Barre en 1978.
Certainement aussi celui qui a parlé le plus franchement aux Français de la difficulté des temps d’alors. Et si, en 2007, la campagne la plus subtile, ce n’était pas d’inventer des mots, des dépenses ou des débats, mais de se souvenir du bon M. de la Palisse. Lui au moins ne mettait pas son bon sens dans sa poche, et parlait de façon à être compris par tous. La preuve? 500 ans après, on en parle encore…
Turbie or not Turbie?
février 1, 2007 on 9:00 | In France | Commentaires fermésJusMurmurandi se réjouit de voir que la classe politique semble prendre conscience de l’importance capitale de l’environnement, en particulier pour les générations qui nous succèderont.
Un article particulièrement intéressant dans l’International Herald Tribune d’hier permet toutefois de tempérer l’enthousiasme de ceux qui seraient susceptibles de réagir trop vite face au florilège d’idées qui circulent.
Il est dit que l’utilisation de l’huile de palme comme substitut aux énergies fossiles, dans un but premier d’écologie a des conséquences quelques fois pires que si l’on avait eu recours à des dérivés pétroliers, à cause de la déforestation qu’elle nécessite, de la pollution générée lors de cette dernière, du transport du combustible etc.
Dans ce même registre écologique, un évènement, modeste en apparence, nous a fait sourire et donné l’idée de ce titre.
SAS le Prince Albert II de Monaco a planté samedi dernier un arbre à La Turbie pour participer au reboisement de la planète et permettre à Monaco de s’illustrer dans la lutte contre le réchauffement climatique.
JusMurmurandi se félicite de cette action en espérant qu’elle marque un véritable retournement par rapport à l’approche de la principauté connue jusqu’alors en ce qui concerne l’écologie.
Qui a oublié comment la Principauté a charcuté le rocher dans le cadre d’une course effrénée à la densité humaine et non arboricole?
Qui a oublié que le même prince a été la cheville ouvrière de la construction d’une digue pharaonique empiétant sur la mer pour accueillir des yachts toujours plus gros [et plus polluants...]?
Tout cela ressemble infiniment plus à l’amoncellement de métaux non précieux sous forme de monnaies sonnantes et trébuchantes qu’à la diminution de gaz toxiques dans l’atmosphère….
JusMurmurandi se réjouit de voir que la classe politique semble prendre conscience de l’importance capitale de l’environnement, en particulier pour les générations qui nous succèderont…….
Royal cresson, ou Cresson royal?
février 1, 2007 on 6:00 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésL’histoire a quelquefois d’étranges goûts de déjà-vu. En 1991, François Mitterrand faisait d’Edith Cresson la première femme Premier Ministre de l’Histoire de France. Maintenant Ségolène Royal, elle aussi une promue de la « Génération Mitterrand », veut être la première femme Président de la République.
Elle devrait méditer ce qui est arrivé à Edith Cresson. Non pas tant d’être combattue par ses opposants politiques, ce qui après tout est dans l’ordre des choses, et ce pour lequel ces deux femmes sont bien armées d’un tempérament combatif. Mais d’être lâchée en rase campagne par ceux qui auraient dû être ses fidèles alliés et soutiens, à savoir les cadres du PS.
Certes, les deux femmes partagent le goût d’une certaine « transversalité », et de conseillers particuliers qui irritent les cadres du parti. C’étaient les GIF de Cresson, et aujourd’hui les débats participatifs de Royal. Quand on voit Montebourg embarrasser Royal, on se souvient de Farnoux embarrassant Cresson
Mais quand on voit Ségolène Royal s’habiller en Chine de la couleur du deuil, ou laisser sans protester un député Hamas gravement insulter les Etats-unis et Israël, JusMurmurandi ne pense pas aux gaffes de la débutante, mais à l’étrange absence des conseillers dont la fonction est de baliser le terrain et de le déblayer.
Les socialistes déçus du résultat des primaires (en clair, tous les socialistes sauf les ségolistes) auraient-ils enclenché une machine à perdre qu’on voyait plutôt destinée à fonctionner à droite? Les éléphants du PS préféreraient-ils, à tout prendre, l’échec d’une candidate femme, atypique, et qui fait fi du parti et de son programme, pour se retrouver entre eux après, comme au bon vieux temps?
En bref, et si la meilleure thérapeutique pour Ségolène, en panne de PS aujourd’hui, était de consulter Edith? Elle n’aurait pas loin à aller pour le faire. Edith était justement maire de Chatellerault, une ville de la région Poitou-Charente, présidée par Segolène…
Silence, on tue!
février 1, 2007 on 4:12 | In Best of, France | Commentaires fermésAujourd’hui la loi interdit à tous de fumer dans des lieux publics. A tous? Non, car, tels le village d’Astérix, de petits ilôts d’exception subsistent. Ces petits îlots illiustrent bien la société française. JusMurmurandi en a choisi deux: les prisons et les hôpitaux.
- les prisons. En bref, les prisonniers auront la liberté de fumer (et d’enfumer), alors que la population en liberté ne l’aura pas. Le Roi Ubu vit toujours!
- les hôpitaux. Le lieu où les malades sont censés recouvrer la santé sera aussi celui où vous pourrez tomber malade. Les transfusés se sont fait injecter la mort. Maintenant vous pourrez la respirer…
Et comment faire pour que les gardiens de prisons, aides soignants, infirmières et autres docteurs travaillent dans un milieu enfumé dès lors que c’est une condition suffisamment dangereuse pour que la loi l’interdise ailleurs? Le scandale de l’amiante n’aurait-il pas servi de leçon? JusMurmurandi se demande si ce n’est pas pour cela que le projet de loi sur les procès par action collective a été enterré au même (et dernier) moment. Car le sujet s’y prête…
Il est vrai que d’obliger les prisonniers à se séparer de leurs cigarettes eût pu générer un mécontentement porteur de révoltes carcérales.
Et chez les patients, notamment psychiatriques, de troubles du comportement.
Mais alors, s’il faut une cigarette pour pacifier les excités, qu’attend le gouvernement pour en faire la distribution gratuite dans les banlieues « chaudes »?
Comme cela, la fumée des cigarettes remplacerait celle des voitures qui brûlent…
Comment appeler un tel manque de courage allié à un tel manque de logique? Et si on appelait cela la crétinitude?
Un scooter pour deux….ministres
janvier 31, 2007 on 9:15 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésJusMurmurandi écoute avec attention le microcosme médiatico-politique s’émouvoir des moyens mis en oeuvre pour la résolution rapide du vol du vélomoteur du fils du Ministre de l’Intérieur.
Il y a cinq ans, un autre ministre occupant le même poste et qui n’avait de Vaillant que le nom, avait vu :
- son appartement cambriolé alors qu’il y avait un policier en faction en bas de son immeuble,
- son téléphone portable volé alors qu’il était assis à une terrasse de café,
- le scooter de son fils volé…mais pas récupéré celui là….
Bref, pour le scooter nous étions dans un cas de figure identique.
A l’époque, nombreux s’étaient émus de voir que même le premier policier de France faisait l’objet de rapines [non résolues] avec toute la protection dont il était supposé faire l’objet, illustrant parfaitement la dégradation marquée des chiffres de la délinquance au niveau national…
Aujourd’hui, les mêmes chiffres officiels indiquent que la délinquance a baissé sur les cinq dernières années. Et lors du vol du scooter de M. Sarkozy junior, nombreux sont ceux qui s’émeuvent des moyens mis en oeuvre pour que le propriétaire puisse récupérer son bien.
Pour JusMurmurandi, c’est une nouvelle fois l’illustration que ceux qui nous livrent l’information ont bel et bien la mémoire courte.
La mission première de l’Etat n’est elle pas d’assurer la Justice, la Défense et la Police pour tous et pour chaque citoyen?
Alors, des moyens comparables étant mis en oeuvre pour les vols de scooters dont les propriétaires portent un nom moins connu, ne peut on pas dire « beaucoup de bruit pour rien »?
Contre le bris des thermomètres, le Pacte véritologique!
janvier 31, 2007 on 1:19 | In C'est ça, Paris?, Economie, Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésLes chiffres du chômage sont sortis. Ils sont bons ce mois-ci. Et les socialistes contestent vigoureusement ces nouvelles, qui ne les arrangent pas. Comme d’ailleurs les chiffres des frais de réception de Paris, mauvais, qui ne les arrangent pas non plus. Ou la baisse de la pollution sur le périphérique parisien (-32% en 5 ans) sans mesure écolo-malthusienne. Ou la réduction (bonne) du déficit budgétaire en pourcentage du PNB.
La droite ne fait pas autre chose quand d’autres chiffres ne les arrangent pas, comme celui (mauvais) des dépenses médicales, qui ridiculise année après année l’objectif de modération qui lui est assigné. Ou la hausse (mauvaise) des prélèvements obligatoires malgré moult promesses et annonces de baisses d’impôts
Le résultat? On ne sait plus qui croire, donc on ne croit plus les chiffres. Par exemple sur le fait de savoir si l’euro a engendré, ou non un surcroît d’inflation. Ou plus exactement, les Français ne croient plus ceux dont ils voient bien que leur seul but est d’exploiter vérités et contre-vérités, chiffres et contre-chiffres pour promouvoir leurs chances aux élections.
D’où, évidemment, l’attraction relative de candidats qui n’ayant jamais gouverné, ne sont responsables de rien, même pas de leurs déclarations passées. Ce que Giscard, alors Président, disait en débat à Mitterrand, alors candidat: « vous n’avez géré que le Ministère de la Parole ».
Jusmurmurandi dit « arrêtez le massacre! » A casser ainsi tous les thermomètres, on ne connaît plus la température du patient. Donc plus de diagnostic, et, partant, pas de traitement pertinent. JusMurmurandi voudrait rappeler à tous l’origine du mot « candidat ». Il vient du latin « candida », qui signifie blanche, car un candidat aux élections romaines portait une toge blanche comme habit. Car le blanc était synonyme de virginité (politique) et de pureté.
Et JusMurmurandi voudrait inviter tous les candidats à signer, après le Pacte écologique, un Pacte véritologique (on n’est plus à un néologisme près dans cette campagne), symbolisé par le port d’une fleur blanche. Portable par tout candidat qui s’engage à respecter la vérité. Ca, ce serait une vraie écologie en politique, car Dieu sait si tout le pays est pollué sur ce plan… Chiche!
Des promesses sans projet, ou un projet sans promesses?
janvier 30, 2007 on 9:20 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésIl est maintenant clair pour tous les Français que les campagnes électorales sont avant tout des affontements non, comme les candidats le disent, projet contre projet, mais promesses contre promesses. D’où des chiffrages qui donnent le vertige, où l’unité de compte est la dizaine de milliards d’euros.
Mais JusMurmurandi voudrait poser une question simple. Peut-être trop simple. Tous ces milliards, pour quoi faire? Rendront-ils les Français plus heureux? Plus sereins? Plus apaisés? Plus confiants? Plus épanouis? Est-ce que ce n’est pas cela, l’enjeu d’une campagne?
Il y a des cas, malhereusement trop rares, où JusMurmurandi peut saluer une réussite exemplaire de cet ordre: la sécurité routière. Non seulement les mesures prises avec fermeté ont permis de « sauver » 9000 vies humaines en 5 ans.
9000 vies! 3 fois le 11 septembre!
Bientôt, on pourra dire que ces mesures auront sauvé autant de vies que la guerre d’Algérie ou la guerre d’indochine en ont coûté. Mais au delà, il y a les veufs et veuves en moins. Les enfants qui ne deviennent pas orphelins. Les parents qui n’enterrent pas leurs enfants. Les blessés qui n’encombrent plus les hopitaux pour ressortir handicapés. Et plus encore, la route est devenue plus apaisée.
On redoute moins le chauffard qui grille le feu rouge ou le conducteur pressé qui prend la route pour un lieu d’exploits sportifs ou pour impressionner ses amis. Et comme la grande masse des conducteurs respecte plus la loi qu’avant, on redoute même moins le gendarme. Bref, des conducteurs plus apaisés, plus sereins, plus confiants.
Oui, mais vous me direz, ces mesures ont dû coûter une fortune pour atteindre un résultat quantitatif et qualitatif aussi remarquable ? Même pas.
En fait, au lieu de coûter, elles rapportent, compte tenu du produit des contraventions.
Alors, avant de dépenser, une fois de plus, des milliards pas encore gagnés par des Français fatigués de porter ce trop lourd fardeau, et inquiets du poids de la dette dont hériteront nos enfants, et de la nième impasse des comptes de la Sécurité Sociale et des retraites, si les politiques se concentraient sur un vrai changement?
Car notre société est torturée par des drames évitables. Comme les 15.000 morts de la canicule, le suicide des jeunes et des moins jeunes, les morts du tabac et de l’alcool, du SIDA, et tant d’autres.
Ce sont autant de morts évitables, avec leur cortège de malheur et de misère. Y a-t-il mission plus noble que de raccourcir ce funèbre et lamentable cortège?
JusMurmurandi ne le pense pas. Alors au lieu de promesses sans projet, un projet sans promesses. Sauf une: se concentrer sur ce qui les rendra plus heureux, plus apaisés, plus sereins, plus confiants, plus épanouis.
Elections présidentielles: quand l’amnésie vaut mieux que l’amnistie…
janvier 30, 2007 on 6:48 | In Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésJusMurmurandi s’étonne de voir que ce qui domine la campagne électorale, c’est la référence au passé. Qu’on veuille le mettre en valeur, ou au contraire l’oublier. Déjà la semaine dernière, Jusmurandi attirait votre attention sur l’omniprésence des références à de Gaulle. Maintenant, que voit-on?
- Nicolas Sarkozy cite les anciens socialistes, dont Jaurès, sous les cris d’indignation des socialistes d’aujourd’hui. Puis il cite Edith Cresson, première femme premier Ministre, victime des cris d’indignation des socialistes d’alors. Ce qu’ils voudraient bien faire oublier aujourd’hui pour vanter la « nouveauté » de Ségolène Royal.
- Ségolène Royal somme Nicolas Sarkozy de démisionner de son poste de Ministre de l’Interieur, qui serait incompatible avec son rôle de candidat. En oubliant le passé de François Mitterrand et Lionel Jospin, candidats tout en étant Président de la République et Premier Ministre.
- Les amis de Ségolène Royal hurlent au charron parce que les RG ont actualisé une fiche sur l’un de ses conseillers. Et oublient complaisamment les centaines d’écoute illégales, ordonnées par François Mitterrand.
JusMurmurandi pourrait multiplier les exemples tant ils sont nombreux. Y compris les plus importants, les oublis des promesses électorales par tous les élus des dernères décennies.
Ou les débats oiseux sur les plus ou moins bons bilans des sortants, qui promettent tous de faire autre chose s’ils sont réélus que ce qu’ils ont fait quand ils avaient le chox. Raison sans doute pour laquelle le dernier premier Ministre a n’avoir pas été renvoyé dans ses foyers à la première élection venue est Raymond Barre en 1978, il y a 29 ans!
C’est pourquoi il semble à JusMurmurandi que le critère le plus important pour gagner en 2007, ce ne sera pas le projet, très peu visible, ou les promesses, très peu crédibles.
Ce ne sera pas l’amnistie présidentielle, mais bien plustôt l’amnésie présidentielle.
Celui ou celle qui arrivera le mieux à faire oublier ses faiblesses et ses échecs.
Ses amitiés douteuses et ses compromissions.
A mettre ce qu’il faut de rupture et de repentance.
De réconciliation et de célébration.
Alors JusMurmurandi s’interroge: et l’avenir de la France et des Français, dans tout cela?
Lorsque l’on a de la fièvre, est ce que l’on casse le thermomètre? Ségolène Royal veut interdire les délocalisations…
janvier 28, 2007 on 9:31 | In Economie, Elections présidentielles 2007, France | Commentaires fermésAlors que se déroule un rendez vous du MEDEF où sont réunis 6.000 chefs d’entreprise, JusMurmurandi écoute avec consternation les différents quolibets et autres jugements portés à l’emporte pièce par plusieurs candidats à la présidence de la République.
Patron-voyou, ingérence dans des plans sociaux, tout est bon pour jeter en pature le premier employeur de France.
Hier, on a ainsi vu Ségolène Royal recevoir des salariés de l’entreprise Arena se livrer à un véritable réquisitoire contre ses dirigeants.
Certains salariés s’étaient publiquement exprimés pour dire que, meme si la perspective de la perte de leur emploi était une tragédie, ils en comprenaient les fondements économiques.
Alors lorsque la candidate du PS affirme qu’elle va faire une loi contre les délocalisations, on voit son ignorance totale des réalités économiques.
Elle qui se disait proche de Tony Blair, qui, lui, a eu le courage de laisser fermer une marque automobile historique comme Rover, dont il savait que la cause était perdue, avec des milliers d’emplois non pas menacés car c’est la vision négative mais à recréer, qui est la vision d’avenir….
Elle qui a toujours vécu dans un monde où l’emploi est garanti, en tant que fille de militaire puis énarque, que peut elle comprendre de la concurrence? Que sait-elle des difficultés rencontrées par les entreprises françaises face aux fabricants dont les salariés coutent jusqu’à dix ou douze fois moins que leurs homologues français?
Dans les cas Aubade et Arena visées par Mme Royal, les entreprises ont engagé une procédure à un moment où leur rentabilité est déjà en nette baisse; mais aussi parce qu’elles peuvent effectivement financer un plan social….est il dans l’intéret des salariés d’attendre qu’une entreprise soit complètement prise à la gorge pour qu’elle puisse réduire ses couts?
L’entreprise pourra t elle encore financer un départ dans la dignité aux salariés, certainement plus nombreux si les remèdes sont pris à un stade plus dégradé?
JusMurmurandi le demande à nouveau, est-ce en tenant ce genre de discours où l’on sent la volonté de renforcer l’intervention de l’Etat dans le champ économique, que l’on va encourager le premier employeur de France à créer des emplois??? Va-t-on revenir à cette période des années 80 où il fallait l’autorisation de l’Etat pour licencier, un Etat qui se montre incapable de gérer ses propres entreprises (Est ce la SNCF qui doit servir de modèle aux entreprises privées???)
Est-ce en cassant le thermomètre que l’on va résoudre la question de la compétitivité de l’entreprise France?
En conclusion, JusMurmurandi observe la sortie de la nouvelle édition du code du travail.
On aurait pu espérer, dans un moment d’optimisme béat, un cadre légal qui régit les emplois simplifié, allégé; « rassurons-nous »: la nouvelle édition qui est en cours d’étude par le Conseil d’Etat contient autant de pages que sa version précédente….2.600 (deux mille six cents).
La plus grande mangeoire de la République… les autres mises à part
janvier 27, 2007 on 6:33 | In Economie, France | Commentaires fermésLe chiffre est tombé, il est toujours aussi ahurissant, quoique pas nouveau. Les entreprises françaises encaisseraient un total de subventions publiques de l’ordre de 60 milliards d’euros. Ce qui pèse, et ce terme s’impose compte tenu qu’il sagit d’une dépense d’argent public, c’est à dire du produit des impôts, près du double du déficit public (36 milliards), ou de près de 4 points de PIB.
Mais au delà de cette montagne de subventions, JusMurmurandi voit surtout certaines des plus détestables pratiques de la société française révélées:
- quasiment aucune de ces subventions ne voit son efficacité réelle, c’est à dire les résultats qu’elle permet d’atteindre, comparée à ses objectifs et à son coût. On dépense, et c’est fini. 60 milliards sans contrôle. Y a-t-il un pilote dans l’avion?
- aucun des patrons ou des organisations patronales, si prompts à hurler contre les inconvénients du « système français », avec ses impôts écrasants (et ils le sont, et dissuasifs de ce fait) n’a l’honnêteté de parler de cette gigantesque cagnotte de compensation. 60 milliards de fonds quasiment secrets…pour le grand public
- un tel montant constitue une part importante des profits des entreprises. Qui sont donc, de fait, dépendantes de l’Etat pour leur dose de subventions, auxquelles elles sont accros. Comment s’étonner de l’incroyable consanguinité entre grands patrons et hauts fonctionnaires, sortis des mêmes écoles, et situés de part et d’autres de ce trésor d’Ali-Baba. 60 milliards de prébendes, ça achète bien des loyautés et ça fait taire bien des consciences.
- il ne faut pas oublier que, comme ces 60 milliards sont des recettes pour les entreprises, celles-ci voient leurs profits augmenter d’autant. Donc leurs impôts sur les bénéfices reversés à l’Etat distributeur, d’une grosse vingtaine de millliards. Vous direz donc qu’il ya moindre mal. Comptablement, peut-être. Mais, et l’armée de fonctionnaires chargée de distribuer cette manne, ne pourrait-on en faire l’économie en réduisant et les subventions et les impôts d’un égal montant sans changer l’équilibre économique?
- enfin, toutes les entreprises ne sont pas, et de loin, égales devant les subventions. Comme d’habitude en France, les TPE et PME n’ont pas les moyens de remplir les rames de documents nécessaires, et de savoir naviguer parmi les forêts de bureaux pour arriver enfin au guichet distributeur. Conséquence: une distortion évidente au profit des grands groupes, et une toute aussi évidente distortion de concurrence. Pour une fois, on peut dire: que fait Bruxelles?
JusMurmurandi pose la question: comment s’étonner que les français aspirent à une carrière de fonctionnaire? Ils ont bien compris que, dans les histoires de cochon, il vaut mieux être le fermier qui donne à manger que le cochon qui mange. Car celui là, il finit toujours saigné à blanc.
De Gaulle vainqueur de la présidentielle 2007?
janvier 26, 2007 on 2:00 | In Elections présidentielles 2007, France | 1 CommentS’il y a d’ores et déjà un vainqueur de l’élection présidentielle 2007, c’est bien le Général de Gaulle. Si l’on additionne les scores prévus par les instituts de sondage pour tous les candidats qui s’en réclament ou s’en inspirent, on a le vertige.
- Les gaulllistes orthodoxes d’abord, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie, prompts à souligner le manque de gaullisme de Nicolas Sarkozy sur certains sujets (libéralisme économique, atlantisme). Lequel Nicolas Sarkozy se fait très gaullien face à Michèle Alliot-Marie dans les débats de l’UMP en présentant sa vision de la fonction présidentielle comme leader de l’action, et non, comme elle, comme arbitre des partis.
- Ensuite les leaders de l’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers, qui tentent de faire vibrer la fibre nationale que de Gaulle fit chanter comme personne.
- Plus curieusement, Ségolène Royal semble avoir mis ses pas dans ceux du Général. Que ce soit en reconnaissant la Chine, en faisant appel à des recoins de vocabulaire français connus d’elle seule (la bravitude de Ségolène, après la chienlit de de Gaulle), et maintenant en épousant la promotion de l’indépendance québecoise.
- Plus inconsciemment peut-être, François Bayrou trouve-t-il la source de son inconfortable positionnement d’opposant du centre dans une double filiation qu’il se voit par rapport au Général. D’abord en se disant que le successeur du Général avait été, comme lui, professeur de littérature, et capable de critiquer vertement. On aura reconnu George Pompidou. Puis le successeur du successeur qui aura comme lui été l’homme d’une opposition du centre aux gaullistes. C’est l’homme du « oui…mais », Valéry Giscard d’Estaing.
Mais l’exemple le plus frappant donné par de Gaulle, celui qui fait frémir JusMurmurandi, c’est que tous les candidats, de droite comme de gauche, nous disent comme l’imposante et auguste silhouette en uniforme parlant d’un balcon d’Alger à ses partisans enfiévrés d’enthousiasme: « je vous ai compris ».
Et si, dans quelques mois, JusMurmurandi rendait compte que, si le candidat ou la candidate nous avait compris, nous, nous ne l’avions manifestement pas compris ou comprise quand nous l’avions élu ou élue, comme en son temps à Alger avec le Général?
Car pour ce qui est des promesses non tenues et des volte-faces par rapport à leur programme électoral, tant VGE, François Mitterrand que Jacques Chirac en ont donné aux Français pour leur argent…
Toyal, quand les politiques et les entreprises ne parlent pas le même langage…
janvier 25, 2007 on 9:34 | In Economie, France | Commentaires fermésLe dossier Toyal revient sur les devants de la scène médiatique.
On se souvient du cas de cette entreprise japonaise installée dans le sud ouest, dans la vallée d’Aspe, qui souhaitait déménager sa production vers un site qui lui permettrait de s’étendre plus facilement, le site d’Accous étant enclavé.
A la suite d’une grève de la faim particulièrement médiatisée du député Jean Lassalle, les pouvoirs publics avaient ouvert les cordons de la bourse [des contribuables] pour convaincre les propriétaires japonais de revenir sur leur décision.
Aujourd’hui, les Japonais annoncent que les promesses n’ont pas été tenues pour permettre l’extension du site d’Accous.
JusMurmurandi est conscient des enjeux que représente le site Toyal pour l’emploi local (en mentionnant toutefois que cette exploitation serait également liée à une pollution, plusieurs fuites de solvants ayant été enregistrées dans les eaux du gave de Lescun), mais demande aussi quel message envoie le député lorsqu’il menace de mettre fin à ses jours avec une grève de la faim.
Certes, cela a attiré l’attention des pouvoirs publics et maintenu, temporairement au moins, les emplois locaux.
Mais à quel prix?
Et pour les entreprises étrangères souhaitant s’implanter en France, doivent-elles se dire qu’en cas de revers de fortune, changement stratégique ou autre, elles vont devoir faire face à une classe politique prête à faire du chantage au suicide?
Est ce un « argument de vente » réaliste pour l’espace économique français?
L’industrie automobile en France-Bruxelles va-t-elle aller jusqu’à subventionner les délocalisations??
janvier 25, 2007 on 12:43 | In Economie, Europe, France | Commentaires fermésDans un précédent blog de décembre, JusMurmurandi vous informait que la baisse de la production automobile des constructeurs français était nettement supérieure en France à ce qu’elle est dans le reste du monde.
On apprend aujourd’hui que le Ministre du travail, Gérard Larcher, a demandé au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation nouvellement créé une subvention de 500 millions d’Euro pour le secteur automobile français.
Est-ce pour que Bruxelles [les contribuables européens] paye[nt] la délocalisation silencieuse en cours, et par conséquent les suppressions d’emplois européens de ces constructeurs?
Va-t-on arriver à une situation comme on l’a vue pour Péchiney où la Commission européenne avait refusé la fusion d’égal à égal entre Alcan, Péchiney et AlGroupe (ex Alusuisse) pour voir quelques mois plus tard Alcan mettre la main sur Péchiney et supprimer les postes doublonnés…en Europe?
Rapport de la chambre régionale des comptes sur les frais de réception de la Mairie de Paris: mieux que le poil à gratter
janvier 25, 2007 on 12:21 | In C'est ça, Paris?, France | Commentaires fermésNous sommes hilares, chez JusMurmurandi: en effet, la Chambre régionale des Comptes vient de faire son rapport qui indique une augmentation de 63% des frais de représentation des 33 adjoints du Maire en 2004.
Quand on sait toutes les poursuites juridiques entamées par le Maire contre ses prédécesseurs au titre des frais dits de bouche,
Quand on écoute le Maire qui se gargarise en disant que l’existence même de ce rapport aurait été prétendument impossible avant 2001 quant à la forme,
Quand on pense qu’il aura fallu attendre deux ans après les faits pour la publication de ce rapport,
Quand on entend le Maire évoquer une évolution ponctuelle due notamment à la promotion de Paris aux Jeux 2012 quant au fond, nous en avons des crampes [nerveuses?] aux zygomatiques.
63% d’augmentation de frais pour quoi? Pour du vent.
Quel soulagement!
Imaginons un instant Paris remportant la victoire, 63% d’augmentation non pas appliqués aux seuls frais des adjoints, mais au budget de la Ville toute entière. Quelle angoisse! N’est pas d’ailleurs ce qui se passe chez Ken Livingstone, « Red Ken », le maire de Londres?
Quelle chance ont les Parisiens que le CIO ait choisi Londres!
En particulier avec un Maire Teflon qui se croit tout permis, et ensuite pense qu’il peut raconter n’importe quelle énormité pour justifier (aux gogos et autres bobos, mais pas à JusMurmurandi) exactement ce qu’il reproche à ses prédécesseurs.