Le meilleur jeune économiste de France n’est pas le meilleur jeune amant de France : les tribulations de Thomas Piketty

mars 3, 2009 on 11:15 | In France | 4 Comments

Mardi 3 mars, Le Figaro révélait dans sa rubrique « Confidentiel » qu’Aurélie Filippetti, la jolie porte-flingue de Royal, titulaire d’une double agrégation de lettres classiques et d’antiracisme engagé, avait porté plainte contre son compagnon pour « violences entre conjoints », plainte dont l’intérêt paraîtrait somme toute fort limité si le compagnon auteur des coups n’était pas aussi célèbre : il s’agit en effet de Thomas Piketty, sacré en son temps « meilleur jeune économiste de France », ce qui en faisait à l’époque quelqu’un d’aussi considérable que Djibril Cissé, élu « meilleur espoir » du football par la FIFA la même année, et qui en fait aujourd’hui l’équivalent d’un Giscard, ancien plus jeune Président de la République française.

Mieux que cela, dans un roman se voulant inspiré de Zola et dont le style n’avait rien à envier à Marc Lévy, Aurélie Filippetti avait décrit le rôle des femmes dans les cités ouvrières, présentées comme le rouage essentiel de la pérennité du travail minier et de l’extraction de charbon. Loin d’une Nadine de Rothschild prônant la soumission et la discrétion de la femme, l’auteur-e exaltait le rôle central et structurant de la femme, aussi bien dans son cadre familial que professionnel, faisant de celle-ci le point nodal du monde social.

filippetti

 

 

Dans ces conditions, voir cette pauvre Aurélie, symbole du refus des violences conjugales, se faire physiquement maltraiter par son compagnon, dont le passeport de gauche assurait pourtant la gentillesse, la bonté et la détestation de toute forme de misogynie, inspire un certain nombre de réflexions. Tout d’abord, JusMurmurandi sait gré à Mme Filippetti de pratiquer avec courage ce que les anthropologues aiment à appeler « l’observation participante », c’est-à-dire l’immersion en milieu hostile du chercheur, afin d’observer les peuplades en se mêlant à elles. Voir une combattante engagée pour le droit des femmes devenir la victime physique de son propre compagnon ne peut qu’inviter à admirer la qualité de la chercheuse qui n’hésite pas à payer de sa personne. En revanche, si JusMurmurandi ne tarit pas d’éloges sur le sérieux et l’engagement de Mme Filippetti, il demeure plus circonspect quant à l’acuité psychologique de l’ancien plus jeune meilleur économiste de France, figure médiatique du PS, ne trouvant rien de mieux à faire que de s’illustrer en usant de sa force par trop phallocratique sur une jeune et innocente figure phare du féminisme ; en matière de communication, peut mieux faire.

 

 Aurélie, tu la vois ma main gauche ?

Aurélie va encore la sentir passer la redoutable main gauche…

 

Epilogue. Que Piketty se rassure, dans son éditorial de Libération, il pourra stigmatiser la presse bourgeoise et réactionnaire se nourrissant de bruits de « caniveaux », et vomira cette dérive sensationnaliste de la presse sarkozyste. Il hurlera à la face du monde son respect des femmes, le prouvera en rappelant qu’il est de gauche, et trouvera le moyen d’évoquer Sarkozy comme dérivatif expiatoire de ses propres turpitudes. Quant à la petite Aurélie, elle recevra un coup de téléphone réconfortant de Ségolène, qui lui suggérera certainement d’envoyer anonymement les photos de ses ecchymoses à Paris-Match afin de devenir en Une le symbole des femmes battues, tout en attaquant Paris-Match pour atteinte au droit à l’image.

A vous Cognacq Jay, à vous les studios

mars 3, 2009 on 9:49 | In Coup de gueule, France, Incongruités | Commentaires fermés

Décidément, l’opposition n’a pas de chance avec l’audio visuel et les modifications entreprises pas Nicolas Sarkozy.

Après un sondage dont nous avions donné les résultats indiquant qu’une grande majorité de Français étaient favorables à la suppression de la publicité (dans une premier temps après 20h30 totale d’ici 2011), c’est le Conseil Constitutionnel qui vient de donner une deuxième fessée à ceux qui l’avaient saisi pour tenter de prouver que cette nouvelle loi ne respecte pas la Constitution.

Un point qui chagrine beaucoup l’opposition est bien entendu que ce soit le Chef de l’Etat qui nomme le Président de France Télévision. Qu’il nomme le Président de la SNCF, par exemple, cela ne les gêne pas, même si au niveau juridique il s’agit de la même chose puisque c’est l’Etat qui détient la majorité des actions des deux entreprises citées.

On entend ainsi Mamère des Verts déclarer que le Conseil Constitutionnel venait de « légitimer la création en France d’une télévision d’Etat ». Ceci est tout aussi stupide que lorsqu’il prétend arriver en vélo devant les caméras de Canal Plus alors qu’il vient d’être filmé en train de descendre d’une voiture.

Car de télévision d’Etat il n’y a plus et depuis fort longtemps dès lors qu’il y a concurrence et en particulier avec l’arrivée de la TNT qui a ouvert la télévision à une concurrence sans précédent.

Bref, après tous les cris d’orfraie que nous avons entendus tout au long des débats, volontairement sabotés par l’opposition, voici qui va une fois de plus susciter la remise en cause du Conseil Constitutionnel par l’opposition, dès lors qu’il ne prend pas fait et cause en faveur de sa requête.

Lorsque les Français semblent une fois de plus très largement favorables à cette réforme, n’est il pas temps de citer Laurent Gerra dans son inoubliable sketch avec Léon Zitrone commentant les ébats amoureux de Charles et Camilla qu’il termine en disant « Je ne vous vois plus, je ne vous entends plus, à vous les studios, à vous Cognacq Jay » ??


Laurent Gera imite Leon Zitrone

Fin de liberté pour quelqu’un qui ne manque pas d’air ?

mars 2, 2009 on 8:28 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités | 3 Comments

Nous vous avions promis de vous tenir informés des démêlés de M. Corbet, éphémère chef de la compagnie aérienne Air Lib’. Chose promise, chose due. (voir notre précédent article http://www.jusmurmurandi.com/?p=591 )

Le jugement de la cour d’appel est tombé. Et plutôt bien en ce qui nous concerne, car il confirme en tout point le jugement de première instance.

A savoir que la gestion de Corbet qui n’a duré que 18 mois, jugée par le procureur de la République comme étant un « pillage méthodiquement organisé » de la compagnie, et qui entraina la perte d’emplois à des milliers de personnes, est aujourd’hui aussi durement sanctionnée que la première fois.

Quatre ans de prison dont 18 mois ferme plus près de 4 millions d’Euro de punition financière.

Il y a juste un point qui fait grincer JusMurmurandi.

Où est donc Jean-Claude Gayssot qui avait mis à sa disposition 30 millions d’Euro de  fonds publics (vos impôts et les nôtres) pour aboutir à cette débâcle financière??

Un sondage pour quoi faire? Du journalisme, ou donner du foin aux ânes?

mars 1, 2009 on 1:48 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite | 1 Comment

Oui, vraiment, à quoi sert un sondage? Réponse simple: à savoir ce que pensent les Français. On sait ce qu’il faut en penser, quand un journal (le Parisien-Aujourd’hui en France) titre que Sarkozy n’a pas convaincu une majorité de Français lors d’une intervention télévisée, sur la foi d’un sondage qui interrogeait des Français, qu’ils aient écouté/regardé ou non ladite intervention.

Autre exemple aujourd’hui de ces sondages qui semblent avoir pour but de faire dire quelque chose de précis aux Français:le même Parisien-Aujourd’hui en France interroge les Français (en tout cas, un panel dit « représentatif ») par le truchement de l’institut CSA, et titre: « l’affaire Pérol choque les Français ». Le journal affrme que 48% des Français jugent cette nomination « choquante », contre 38%… et 14% qui ne se prononcent pas.

Le propos de JusMurmurandi n’est pas de se prononcer sur la nomination de François Pérol, mais sur le traitement journalistique avalisé par le sondage. D’abord le titre: quand il dit « les Français », le Parisien « oublie de dire qu’ils ne sont qu’une minorité (48%), ou une majorité relative. Ce ne sont pas « les Français ». Ensuite, le journal ne dit pas à quelle question les sondés ont du répondre. Si évidemment la question était: « jugez-vous choquante ou parfaitement normale la nomination à la tête de la deuxième banque française de François Pérol, proche conseiller et ami de Nicolas Sarkozy, qui a d’ailleurs contribué au rapprochement entre les deux banques qui créera cette banque géante quand il travaillait pour la richissime banque Rothschild? », on peut se dire que n’avoir « que » 48% de Français choqués serait…choquant. Donc, sans énoncé de la question, nul ne peut se faire d’opinion sur ce à quoi les Français ont répondu, d’autant que le journal ne dit même pas quelle alternative a été proposée aux sondés à « choquante ». Lequel journal ne semble pas avoir de ces délicatesses ou pudeurs quand il tire pourtant de ce sondage ce titre vengeur.

JusMurmurandi se demande d’ailleurs ce que peuvent répondre les Français, quand ils ne savent pas grand-chose des conditions d’accession à la fonction de président de grande banque. Combien se font par parachutage, combien par promotion interne, etc… Et qu’en plus, comme l’opinion publique voit en eux en ce moment les auteurs et les fauteurs de la crise, soit Pérol n’est pas un banquier, et sa nomination montre une inexpérience coupable, et donc une nomination par la faveur du prince choquante, ou c’en est un, et c’est un faquin et un coquin. Et qu’en outre l’impopularité de son Président de patron le prédestine à une même impopularité.

Plus amusant encore, le sondage demande aux Français si la prise de participation de l’Etat est « plutôt une bonne chose ou une mauvaise » (réponse: 49% bonne, 41% mauvaise), et ceux qui y sont favorables disent « qu’ainsi l’Etat pourra surveiller l’utilisation des fonds publics ». M. de la Palice doit se réjouir, lui qui n’aurait pas manqué de faire remarquer que, s’il n’y avait pas de prise de participation, il n’y aurait pas de fonds publics dont il faille surveiller l’usage.

Bref, on le voit, tout est bon pour justifier un titre convenu à l’avance: il faut condamner la nomination de Pérol. Et c’est d’autant plus facile que le rapprochement ne permettra de redresser la situation des deux banques mal en point que si la nouvelle direction fait des changements. Dont certains ne peuvent manquer d’être douloureux: renvoi de certains dirigeants qui auront fauté ou failli, suppressions d’emploi pour faire des économies, dont celles que permet la fusion en supprimant des « doublons » entre les deux banques pour la partie que ne verra pas le client. Bref, redresser les comptes ne sera pas affaire d’enfant de chœur.

Autant d’occasions de montrer à ses lecteurs qu’ils avaient eu raison, en tant que sondés ou assimilés, de trouver choquante la nomination d’un banquier ami de l’Elysée qui se livre à des pratiques aussi scabreuses, voire dégradantes.

Des lecteurs avisés, informés par un journal éclairé. Cet éclairage, c’est sans doute ce qu’il convient d’appeler de la lumière artificielle. Artificielle comme la survie de la presse quotidienne française qui n’est due qu’à la perfusion de fonds publics. Ceci n’a bien entendu aucun rapport avec cela. Sauf à imaginer que les lecteurs ne soient moins bêtes que les journalistes ne le croient qui leur servent pareil foin comme s’ils n’étaient que des ânes…

François Pérol

Une gauche mal initiée

février 26, 2009 on 7:50 | In Best of, France, Insolite | 2 Comments

Le tout-Paris politico-médiatique est en révolution. Le patron du futur ensemble issu de la fusion à venir Banques Populaires-Caisses d’épargne devrait être François Pérol, jusqu’ici conseiller du président Sarkozy aux affaires économiques.

L’opposition commune PS-MoDem clame qu’il s’agit là d’une forfaiture, d’un viol des institutions, et que sais-je encore. Ils ressortent les mêmes arguments que quand le texte sur l’audiovisuel a mis entre les mains de l’exécutif la nomination du président de France Télévisions.

Qu’imaginent-ils? Que Nicolas Sarkozy va choisir un de ses ennemis, justement pour éviter de se voir critiquer pour avoir choisi un de ses amis?

De toute façon, si un de ses ennemis acceptait un tel poste, et donc le devoir d’exécuter une mission avec laquelle il ne serait pas d’accord, puisque les députés PS et MoDem votent contre tous les textes gouvernementaux, y compris celui sur le sauvetage des banques, ce serait donc par pur opportunisme, pour ne pas dire vénalité. Or les socialistes ne sont pas sensibles à l’attrait de l’argent, des postes et du pouvoir, c’est bien connu. Quant au MoDem, la question ne se pose pas dans les mêmes termes car acheter un si petit parti ne serait pas d’un grand rapport.

Plus sérieusement, la pratique de nommer ses partisans aux postes de pouvoir est aussi vieille que la politique et répond à une logique claire. Il est plus facile d’appliquer une politique avec un groupe soudé et qui y croit qu’avec un ensemble aussi hétéroclite que la coalition gauloise qui a tenté de s’opposer à la conquête de la Gaule par Jules César. On sait comment cette alliance-là a fini.

Politiquement parlant, les socialistes sont sérieusement gonflés d’oser protester contre la nomination de Pérol, et ce, pour deux raisons. L’une est que, quand le plan Sarkozy de sauvetage des banques a été dévoilé, ils ont poussé des cris d’écorchés contre le fait que l’État soutenait et garantissait, mais sans prendre de pouvoir au sein des banques, comme des sièges de conseils d’administration. Maintenant que l’État s’implique dans les deux établissements français les plus atteints et va participer directement au capital, il faudrait que cette-fois-ci, pour les socialistes, et alors que les deux directions ont failli et doivent être remplacées, il ne prenne pas le pouvoir, contrairement à ce que les socialistes ont réclamé cette fois-là?

L’autre raison est que l’histoire devrait leur enseigner un peu plus de modestie. Après tout, ce sont eux qui ont nationalisé en 1981 pas moins de 40 banques. Combien de présidents ont-ils viré et remplacé par des socialistes bon teint? 40. Et dans l’audiovisuel, non seulement le président de l’audiovisuel public (il n’y en avait pas d’autre à l’époque) était nommé par le Conseil des Ministres, mais il y a eu une chasse aux opposants en bonne et due forme dans les rangs des cadres et des journalistes, virant et placardisant gaiement pour promouvoir les fidèles et récompenser les amis méritants. Jean-Pierre Elkabbach s’en souvient encore.

Il est utile de rappeler à ces socialistes à la mémoire décidément très sélective comment ils ont utilisé ce réseau de copains placés aux postes de commandement économique pour dénoyauter les entreprises privatisées avec des noyaux durs concoctés en son temps par Edouard Balladur. Et le retentissant scandale qui est résulté d’une tentative infructueuse d’appliquer cette méthode à la Société Générale, avec raid boursier, délit d’initiés et comptes à l’étranger. Et l’autre scandale issu de la même équipe, à savoir les délits d’initiés sur les titres d’une société américaine achetée par le français Péchiney. Délits d’initiés qui ont été commis non seulement par le meilleur ami de François Mitterrand, mais aussi par l’un des co-fondateurs de la FNAC, Max Théret.

Lequel Max Théret vient de mourir à 96 ans, après un parcours atypique pour celui qui s’est toujours dit homme de gauche. Un temps trotskyste, combattant les franquistes dans les ranges des républicains espagnols, fondateur de la FNAC, coopérative pro-consommateur depuis tombée dans le giron du très capitaliste François Pinault, fondateur du journal « investir », ce qui n’est quand même pas la même chose que « Lutte Ouvrière » ou « Rouge », et puis ce délit d’initié qui lui valut une condamnation correctionnelle pour avoir profité d’un tuyau trop bon pour être honnête.

Une histoire de délit d’initiés sur Péchiney-Triangle que la gauche a des raison d’avoir bien connu car, à l’époque, un des cadres dirigeants de cette entreprise alors leader mondial de l’aluminium, n’était autre que celle qui aujourd’hui joue les vierges effarouchées, le premier secrétaire du PS, Martine Aubry.

François Pérol

Martine Aubry

Petit cours de paradis fiscal, de fraude, de chantage et d’histoire

février 24, 2009 on 3:24 | In Economie, France, Incongruités, Insolite, International | Commentaires fermés

Voilà un sujet sulfureux à souhait. On y trouve quasiment tous les tabous de la civilisation occidentale, tous les interdits, tous les scandales. Toutes les démagogies aussi. C’est pourquoi, après avoir chaussé ses cuissardes et enfilé son scaphandre étanche résistant aux contaminations nucléaires, bactériologiques et chimiques, Jusmurmurandi vous offre un petit abécédaire de ce dont on parle.

Paradis fiscal: se dit d’un pays où une activité où un actif ne paye pas (ou presque pas) d’impôts. Ainsi, pour les bateaux, le Panama est un paradis fiscal,raison pour laquelle, en termes d’immatriculations, le Panama a une des plus puissantes flottes commerciales au monde. Ceci n’a rien à voir avec un quelconque secret ou une quelconque fraude ou illégalité, uniquement avec l’absence d’impôts. Autre exemple: pour les citoyens monégasques, il n’y a pas d’impôts sur le revenu. Sur ce créneau là, Monaco est donc un paradis fiscal.

Évasion fiscale: se dit d’un flux ou d’un montant d’argent dont le propriétaire veut éviter qu’il ne paye de l’impôt, mais, à la différence d’un paradis fiscal, une évasion fiscale se fait en contournant ou en violant la règlementation fiscale d’un pays. Ainsi, si un exportateur se fait payer une partie de son prix de vente ailleurs que dans son propre pays pour éviter d’y payer cette partie de ses impôts, c’est de l’évasion fiscale. Il va de soi que l’évasion fiscale a tendance à se multiplier dans les pays à très forte fiscalité, et vers des paradis fiscaux. Pourquoi en effet détourner des capitaux d’un pays à faible imposition vers un autre où elle serait plus forte?

Fuite des capitaux: se dit de capitaux dont leur propriétaire organise qu’ils quittent un pays jugé risqué. Ceci peut se faire légalement, comme un investissement dans un pays étranger, ou illégalement par le biais de transaction occultes. Ainsi, le déclenchement de la mini-guerre avec la Géorgie a-t-il déclenché une maxi-fuite des capitaux de Russie par des citoyens inquiets.

Blanchiment de capitaux: se dit de capitaux d’origine illégale, souvent criminelle, que leur détenteur veut « légaliser » afin de pouvoir les utiliser. C’est l’argent des commissions occultes, de la drogue, de la prostitution, du racket, et autres activités de même nature. Pour « blanchir ces capitaux, il faut disposer d’une activité publique qui acceptera des rentrées le plus souvent en billets de banque, mais aussi en virements bancaires d’origine injustifiables, le tout sans poser de questions. Dès lors que les fonds seront recyclés par cette activité publique, leur provenance ne pose plus problème, ils sont « blanchis ». Ainsi un restaurant peut déclarer des recettes supérieures à son chiffre d’affaires réel, en les complétant par du liquide censé avoir été déposé par des clients en réalité fictifs. Le restaurant va donc faire un bénéfice artificiellement gonflé, lequel pourra être distribué le plus légalement du monde, en apparence tout au moins. Cet exemple est celui d’un blanchiment au petit pied, mais le même mécanisme fonctionne souvent à beaucoup plus grande échelle.

Comptes anonymes et secret bancaire. Ce sont des comptes dont le titulaire reste anonyme, protégé par le secret bancaire du pays où est le compte, comme la Suisse, le Luxembourg ou le Liechstenstein pour ne citer que l’Europe. Évidemment l’anonymat du compte peut servir à protéger de l’argent en fuite, ou illégal. Mais le secret est aujourd’hui levé quand l’origine criminelle des capitaux peut être alléguée. Et tout aussi évidemment, ce secret et cet anonymat se complètent bien avec une pression fiscale très faible.

Régulation: quand un pays veut attirer des capitaux, il peut choisir de compléter son attractivité principale, celle d’un paradis fiscal, par une régulation très limitée, ce qui permettra à des opérateurs de faire ce qu’ils veulent (y compris n’importe quoi, à commencer par des prises de risques exagérées), alors que ce serait interdit dans des pays à régulation plus développée.

Il est de bon ton en ce moment de taper sur les paradis fiscaux. Il y en a même un qui tape avec un très gros bâton, c’est l’Oncle Sam. Le fisc américain a réussi à prouver que la banque suisse UBS, par ailleurs déjà estropiée par la crise financière et mouillée jusqu’au cou dans le scandale Madoff, a aidé 300 de ses clients américains à frauder le fisc. Il a donc mis en demeure UBS de livrer le nom de ses clients et de payer une forte amende, ou de perdre sa licence bancaire américaine, ce qui lui interdit les clients américains, les actions et obligations et bons du trésor américains. Pour la première banque de gestion de fortune au monde, c’est quasiment un arrêt de mort. La banque a donc transigé, et, avec l’accord des autorités suisses, dérogé au célèbre secret bancaire pour livrer les noms des fraudeurs. Mais les autorités américaines en veulent plus, et somment UBS de livrer les noms de 52000 clients US, propriétaires présumés illégaux de 18.000 milliards de dollars.

Il va sans dire que l’Union Européenne s’engouffrerait dans une pareille brèche et réclamerait aussi les noms de tous les clients européens soupçonnés de pratiquer l’évasion fiscale en Suisse. Ce serait alors le plus retentissant scandale financier de l’histoire, car l’on constaterait que la Suisse abrite une formidable collection de tous les puissants de la terre. Les crapules en merde massive (pourquoi seul l’or serait-il massif?), narco-traficants, dictateurs cachant là le fruit de leur corruption et autres prévarications, trafiquants d’armes, proxénètes et ainsi de suite. Mais aussi de nombreux hommes riches plus soucieux de payer moins d’impôts que de suivre la loi à la lettre. Et on pourrait aussi trouver des sommes appartenant encore aux familles juives massacrées par les Nazis, sommes que les banques suisses n’ont restituées aux ayant-droits que sous la plus extrême contrainte (déjà!) et partiellement.

On y trouverait sans aucun doute aussi de nombreux politiciens de tous bords, y compris pourquoi pas des Démocrates du bord de ce même Obama dont l’administration menace UBS. Ainsi JusMurmurandi, toujours taquin, ne peut s’empêcher de constater que 2 des candidats retenus par le Président américain pour des postes importants ont du se récuser quand ils ont été confrontés à leur « oubli » d’avoir payé tel ou tel impôt. Même Timothy Geithner, aujourd’hui tout-puissant Secrétaire américain au Trésor a eu quelques soucis de ce côté-là, mais a néanmoins été confirmé par le Sénat.

On voit donc que les débat sur les paradis fiscaux a toutes les chances de se révéler croustillant. On commence fort civilement par vouloir réguler des place-fortes de la prise de risque sans limite, on continue par vouloir exploiter une des dernières ressources fiscales non encore mises à contribution, celle de la fraude et de l’évasion fiscales. On en profite pour jeter tout ce beau monde en pâture à la populace en mélangeant cette fraude fiscale qui n’est même pas un délit dans certains pays, avec la crise financière, les hedge funds, Madoff, les dictateurs et autres trafiquants. Et on va découvrir plus de secrets d’alcôve financière qu’il n’y a de contrôleurs fiscaux pour redresser tout ce joli monde, dont les démissions vont dépeupler le gotha de la finance et de la politique dans le monde entier.

Enfin ils vont, si la suisse « autorise » UBS à céder aux Américains. Car, pour sauver ainsi sa plus grande banque, la Suisse torpillerait une florissante industrie, ce qui n’est pas exactement dans leur nature. On peut donc s’attendre à une féroce résistance de la part d’un pays dont les défenses -ainsi que l’accueil par regardant du tout à leurs capitaux- a fait reculer les Nazis d’Adolf Hitler.

La suite promet d’être intéressante; JusMurmurandi se prépare à compter les coups, surtout s’ils sont bas.

Banques et automobiles, même combat?

février 23, 2009 on 2:08 | In Economie, France, Incongruités, International | 2 Comments

Les chiffres record s’accumulent avec cette crise véritablement sans précédent. Quelques uns illustrent l’état de confusion et de délabrement du système économico-financier mondial.

En janvier, le premier marché automobile au monde était…la Chine. Les marchés américain et japonais, effondrés, ont cédé le pas. Ce qui rend la situation véritablement intéressante, parce que le marché chinois est en pleine transition entre une part de marché étrangère de 100% au départ (dominé par Volkswagen, GM et les japonais), et une part de marché croissante de constructeurs chinois inconnus hier, et qui, aujourd’hui, visent aussi l’exportation.

Plus symbolique encore, le cas de Citigroup, hier premier groupe financier mondial. Son action est tombée la semaine dernière en dessous de 2 dollars, donnant à l’ensemble une capitalisation boursière de moins de un milliard de dollars. Moins de un milliard de dollars, c’est à dire moins que rien pour un groupe de cette taille. Moins de 5% de celle de BNP-Paribas par exemple, qui n’a pourtant pas été épargnée par la crise, ayant perdu les 3/4 de sa valeur en moins de 2 ans. Tandis que Citigroup a perdu plus de 95% de la sienne. L’exemple qui vient à l’esprit pour un tel effondrement d’un géant autrefois dominateur est, bien sûr, General Motors. Ce qui nous ramène tout droit au marché automobile. Comme nous y ramène aussi le fait que deux des trois métiers les plus sinistrés par la crise sont l’automobile et la banque. L’un et l’autre sont également liés par le fait qu’il faut que les banques fonctionnent pour que les consommateurs puissent acheter à crédit des automobiles.

Ce qui oblige à poser cette question quelque peu curieuse: la banque est-elle l’automobile des années 2000?

Par beaucoup de côtés, oui. Les pays occidentaux, anglo-saxons en particulier, avaient largement accepté le déclin de leur industrie manufacturière, automobile en particulier, en contrepartie du développement de leurs métiers de services, services financiers en particulier. Ce qui faisait de Citigroup le successeur naturel de General Motors au firmament de la toute-puissance économique américaine. Et les Américains n’ont eu de cesse, dans les négociations de l’OMC, de marchander l’ouverture de leur marché aux produits d’autres pays en contrepartie de l’ouverture de ces pays aux services financiers américains.

Un court retour en arrière rappelle que l’industrie manufacturière américaine traditionnelle a déjà cru connaître une manière de successeur sous la forme de la high-tech des années 90. Intel et Microsoft devaient être les nouveaux champions planétaires de l’Oncle Sam, et Bill Gates était l’homme le plus riche du monde année après année. On sait comment a fini cette formidable émergence, avec l’éclatement de la bulle Internet en 2000/2001.

Ce qui est plus curieux est que, dans de multiples cas, la menace -ou bien est-ce une promesse?- de nationalisation d’une banque a eu pour effet de faire remonter son cours de bourse, en montrant que l’Etat était prêt à garantir la survie de la banque. or l’action de Citigroup ne cesse de baisser à chaque discussion d’une possible nationalisation, alors que celle de GM monte et baisse dans les cas inverses.

Toujours est-il qu’il est clair que les Etats-unis ne répèteront pas l’erreur ruineuse qui a consisté à laisser tomber Lehman Brothers, ce qui permet à Citigoup, et à son concurrent Bank of America, atteint du même syndrome quoiqu’à un moindre degré, de poursuivre leur activité sans trop craindre un exode des clients. Mais que, si on évoque le dépôt de bilan de GM et Chrysler comme possible, voire même probable, personne ne se hasarde à envisager leur antionhalisation. C’est-à-dire là encore l’inverse de Citigroup ou Bank of America.

En attendant, si le monde commence à savoir penser une forme d’existence où la voiture à moteur à combustion interne d’hydrocarbures fossiles ne serait plus omnipotente, nous n’en en sommes pas, même de très loin, à commencer à imaginer un monde sans banques ni épargne ni crédit…

A un autre niveau, une fois de plus, une simple comparaison montre que la France ne s’en sort pas si mal face à ses concurrent anglo-saxons, que ce soit au niveau des banques, des fabricants d’automobiles ou du déficit budgétaire, ou encore de l’immobilier. De nombreux média de ces pays titrent d’ailleurs sur l’excellence du « modèle français » mixte État-marché.

On pourrait en déduire que Nicolas Sarkozy recueillerait les justes fruits de cette moindre dureté des temps en termes de popularité.

Ce serait supposer que les Français soient (1) économiquement alphabétisés, (2) aussi prompts à louer qu’à critiquer et (3) rationnels plutôt que passionnels

Finalement, de même que certaines entreprises doivent se réjouir aujourd’hui d’avoir perdu certaines batailles en 2007, comme Barclay’s qui a laissé son concurrent anglais RBS racheter la banque néerlandaise ABN-AMRO, achat qui l’a coulé, ou comme Michaïl Prokhorov qui a perdu la bataille du nickel contre deux autres oligarques russes et à été contraint de leur vendre ses actions contre cash juste avant l’effondrement de leur valeur, ce qui a ruiné les « gagnants », un voyage de Ségolène Royal est comme un long fleuve tranquille par rapport à tout déplacement de Nicolas Sarkozy.

Cela donnerait un tout nouveau sens à sa défaite et à la victoire de NS si tous deux avaient su à l’avance que gagner ce jour-là, c’était embarquer comme capitaine de paquebot quand rugissent les vagues géantes et soufflent les typhons.

On peut se demander aussi ce que pense François Pérol, aujourd’hui chargé des questions économiques au cabinet de Sarkozy et qui sera demain le patron de la fusion Banques Populaires-Caisses d’Epargne, toutes deux en grande difficulté notamment du fait de leur filiale commune, Natixis. Qu’ayant connu la peste, il est maintenant mûr pour lutter contre le choléra?

Le triomphe du marché

février 19, 2009 on 8:55 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite, International | Commentaires fermés

Il est des ironies cruelles. A l’heure où les anti-libéraux, anti-marchés et autres partisans de l’économie régulée ont des arguments pour démontrer que « l’économie de marché, ça ne marche pas », JusMurmurandi pose une question simple.

Dans tous les pays gros producteurs d’automobiles, cette industrie est sinistrée. Pour le moment, les Etats mettent les producteurs sous perfusion d’argent public. General Motors consomme 2 milliards de cash par mois, et le montant requis pour lui permettre, ainsi qu’à son concurrent Chrysler, de survivre ne cesse d’enfler. Histoire de dire que ce n’est pas du qu’à l’ineptie de ces constructeurs, à l’asthénie du système bancaire américain, ou à l’état de dépression de ce marché, Nissan, constructeur ayant affiché la plus forte marge bénéficiaire mondiale, cherche une injection de fonds de 20 milliards de dollars.

Quand ce n’est plus seulement le cancre, mais toute la classe, y compris les meilleurs élèves, qui sont en grave difficulté, peut-être est-il temps de remettre en cause le programme. Or, justement, pour cause de pollution et de réchauffement climatique, de renchérissement et de raréfaction du pétrole, la fin de la civilisation de l’automobile avait été programmée.

Le problème, c’est que quand une conjoncture d’une violence extrême et inattendue dévaste cette industrie, subitement tous se réveillent pour se rappeler le nombre considérable de personnes qu’elle fait vivre. Ainsi l’Allemagne, pays si soucieux d’environnement qu’il a voté il y a des années déjà sa sortie du nucléaire, accorde une aide de 2500€ par voiture vendue, c’est-à-dire achetée.

Le problème, c’est que les aides d’Etat ne font rien pour régler le problème. Tout au plus le reportent-elles en permettant aux constructeurs de passer une échéance, puis une autre, puis encore une. En attendant une hypothétique reprise, après laquelle tous espèrent que « cela redeviendra comme avant ». Pire encore, les aides sont assorties de conditions qui minimisent l’impact social des mesures prises par les constructeurs pour se restructurer, ce qui retarde leur inévitable adaptation à un monde qui aurait effectivement, au moins pour sa partie occidentalo-développée, mis à terme à son histoire d’amour avec la bagnole.

Complément d’ironie, cette crise des achats automobiles a été déclenchée par la hausse vertigineuse du coût des carburants, hausse qui appartient maintenant à un passé qui paraît bien lointain. Mais la baisse des prix n’a pas fait repartir la demande, qui, ces derniers mois aux USA situe le volume du marché quelques 50 ans en arrière. Ce qui vaut aussi au Japon une baisse vertigineuse de son PNB du 4e trimestre, à -12,7%, entraînée par une baisse des exportations de 45%!

C’est pourquoi JusMurmurandi observe que ceux qui théorisent sur le retour de l’Etat face aux marchés ont peut-être raison en parlant des marchés financiers. Encore qu’il faudrait se demander si les montants gigantesques de capitaux investis et garantis par les pouvoirs publics ont jusqu’ici relancé les activités de crédit, ce qui n’apparaît pour le moins pas évident aux Etats-unis notamment.

Mais il est un maître que même les Etats ne peuvent faire plier, c’est le marché. Si les consommateurs continuent de refuser de consommer et préfèrent, comme actuellement, se désendetter et épargner, il n’y a pas grand chose que les Etats y puissent. Le Japon qui a vécu 20 ans de récession/stagnation malgré de nombreux plans de relance coûteux aurait pu servir d’exemple.

Le problème le plus aigu est donc de trouver une réponse efficace à la question « comment faire boire un animal qui n’a pas soif? » Car, comme le sait la sagesse populaire, « on peut mener son cheval au puits, on ne peut pas le forcer à boire. »

C’est la faiblesse de tous les plans de relance de la consommation, à savoir que les sommes distribuées ne seront pas dépensées, mais épargnées, et ne contribueront pas à la relance tant désirée. C’est donc jeter de l’argent dans un puits sans fond.

JusMurmurandi note avec intérêt qu’il y a eu une proposition originale pour tenter de sortir en force de cette situation. C’était de donner non pas de l’argent, mais des bons de consommation, qu’il s’agisse de produits alimentaires ou de chèques services. Quelle situation abrancadabrantesque quand il faut forcer les gens à consommer. Quelle leçon pour ceux qui n’aiment pas le marché!

Si l’Etat, en bonne logique, est conduit par ce qui précède à distribuer des voitures à ceux qui veulent, JusMurmurandi tient à faire preuve de civisme et acecptera sans barguigner d’être parmi les premiers à participer à ce programme!

Dans le dur…

février 16, 2009 on 9:21 | In France | Commentaires fermés

Il y a longtemps que JusMurmurandi indique que la crise que traverse l’économie mondiale est profonde et risque d’être durable. Cela étant, notamment en France où existent de nombreux « amortisseurs sociaux », ses effets ne sont pas encore véritablement sensibles.

En clair, les Français ont peur, mais ils n’ont pas encore véritablement mal. Le pouvoir d’achat n’a (encore) baissé pour personne. Les chômeurs supplémentaires sont des gens qui ne trouvent pas de travail, et pas (encore) des gens qui ont perdu le leur à cause de la crise.

Il n’y a pas de millions de Français expulsés ou menacés de l’être pour cause d’emprunts immobiliers non remboursés comme aux Etats-Unis, en grande-Bretagne ou en Espagne.

Mais il y a des signes que cette phase se termine, et que la douleur va commencer. En voici quelques uns, choisis au hasard de l’information internationale ce lundi.

Singapour Airlines, la compagnie aérienne la mieux gérée au monde, celle qui dispose de la flotte la plus jeune,et qui dessert la région la moins frappée par la crise, va retirer de sa flotte 17% de ses avions. 17%! Cela donne une idée de la baisse du nombre des passages et, plus encore des tonnes de fret. C’est un assez bon indicateur de l’activité économique sous-jacente. Ou plutôt de sa faiblesse.

General Motors envisage de se déclarer en faillite. En soi, rien de nouveau, même si cette perspective fait frémir toute personne qui comprend la réaction en chaîne que cela va déclencher. Le « hic », c’est que ce serait après avoir reçu 10 milliards de dollars d’aide du gouvernement, et pas faute de l’avoir reçu. Ce qui montre à quel point ils sont mal. Mal en point, bien sûr. 10 milliards de dollars disparus comme un pourboire dans le tablier d’une serveuse. Comment mieux illustrer le désastre?

L’économie japonaise a vu son PIB se contracter de 12,7% au dernier trimestre 2008. 12,7%, soit plus qu’aucun autre trimestre sauf celui du plus fort du choc pétrolier de 1974, celui qui a mis un terme aux « Trente Glorieuses ». Par contraste, la contraction française avec 1.2%, soit onze fois moins apparaît comme presque un bienfait.

Alors, évidemment, à la lumière, si l’on peut dire, de ce que ces quelques faits glanés de ci de là laissent prévoir de ce qui va nous arriver, il devient moins évident de s’émouvoir des revendications des antillais contre « la vie chère » alors qu’ils ont le niveau de vie le plus élevé des Antilles grâce au transfert de richesse de la métropole.

Il devient moins évident de soutenir le droit des enseignants chercheurs à n’enseigner que 8 heures par semaine et à ne jamais rien publier qui porte témoignage de leurs recherches, sans parler de leurs découvertes. N’est pas Montagnier qui veut, après tout.

Il devient moins évident de militer pour le maintien d’un dividende de la part d’entreprises, qu’elles soient bancaires ou automobiles, dès lors qu’il leur a fallu le soutien de l’argent des contribuables pour éviter un sort contraire.

Il devient moins évident de donner raison aux socialistes qui revendiquent à cor et à cris un plan de relance de la consommation quand on se souvient que tous ceux qui ont été mis en place, tant par la droite (Chirac en 1974) que par la gauche (Mitterrand en 1981) ont fait le jeu des importations et pas des emplois français.

A tous ceux qui donc trouvent qu’il est indispensable de se plaindre, JusMurmurandi leur promet que les temps à venir vont leur en donner d’amples raisons. Et cette-fois-ci ce ne seront plus des gesticulations que l’on verra à la télévision, mais des vraies scènes de détresse.

C’est pourquoi il faut espérer que les efforts des gouvernements permettent d’éviter les scénarios catastrophe. Et se dire qu’un échec ne serait pas de droite ou de gauche, mais tout simplement de France.

Et s’en réjouir au motif qu’il abattrait un adversaire politique serait un bien piètre calcul. Pardon, une bien piètre calculitude.

Un plan de sauvetage…de l’opposition ?

février 14, 2009 on 6:51 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes | 4 Comments

Il y a des modes, des phénomènes qui sont dans l’air du temps. Ainsi par exemple, ces espèces de grand-messes qu’on appelle « états généraux » ou « Grenelle ». Le Grenelle de l’environnement, les états généraux de la presse. En fait ce sont des sortes de forums qui existent dès lors que l’État veut bien laisser n’importe qui discuter de n’importe quoi tout en assurant le financement dans une espèce d’orgie de repentance qui ne dit pas son nom.

Mais la mode la plus récente, c’est le plan de sauvetage. Plan de sauvetage des banques, plan de sauvetage de l’automobile, plan de sauvetage des DOM-TOM, à chacun suivant ses besoins. L’Etat semble avoir des moyens illimités, ce qui permet de voir que les Français ont une capacité illimitée à exprimer des besoins.

Celà étant ce n’est pas phénomène purement français, bien au contraire. Ainsi le tout nouveau Président Obama n’a-t-il eu de cesse de faire approuver son plan de relance de l’activité économique américaine, pour un montant proche de 800 milliards de dollars, ce qui ridiculise les 26 milliards d’euros du plan Sarkozy. Alors, bien sûr, il est possible d’y voir le fait que les Etats-Unis sont dans un état de délabrement économique bien plus aigu que le nôtre, et ce n’est pas faux.

Mai il y a une autre différence qui a attiré l’attention de JusMurmurandi. Le plan d’Obama a été discuté, charcuté, re-taillé avec les Républicains, et, s’il est passé avec succès par les deux chambres américaines, c’est grâce aux voix d’un nombre modeste mais indispensables de ces voix républicaines. C’est ce qu’outre Atlantique on appelle une approche bi-partisane.

Mais les Américains doivent être au moins deux fois plus doués que nous, car ici il n’y a que des approches partisanes. L’opposition, que ce soit le PS ou le Modem, refuse obstinément de voter quelque texte que ce soit qui émane du Gouvernement. Ils sont mêmes les seuls au monde qui aient refusé de voter le plan de soutien aux banques, avant de refuser de voter le plan de relance.

Il faut se souvenir que certains avaient tenté de franchir les barrières traditionnelles entre majorité et opposition. Comme par hasard, les deux principales figures de l’opposition à l’avoir fait se font attaquer: Bernard Kouchner dans un livre qui insinue faute de pouvoir démontrer, qui parle de conflit d’intérêt et de mélange de genres faute d’avoir trouvé quoi que ce soit d’illégal, et Eric Besson qui se voit maintenant traité de vichyste. Quant à Jack Lang, dont la voix a fait la différence lors du vote pour la réforme constitutionnelle, il est quasiment banni.

Ce comportement, bien sûr ignore superbement que François Mitterrand lui-même avait fait bon usage de l’ouverture à l’époque du gouvernement de Michel Rocard, mais le pS est trop fatigué pour s’en souvenir.

C’est pourquoi Nicolas Sarkozy est devant un dilemme. Il est clair que le PS est en grande difficulté du fait de la crise. Déjà avant, il avait été dépouillé par le processus d’ouverture, et n’avait pas de programme. Maintenant que la crise oblige le Président à des mesures de gauche, le PS n’a plus d’espace pour se distinguer de sa droite, plus de marché. Et comme le nouveau produit anticapitaliste de Besancenot (pardon, le nouveau parti anticapitaliste) le bloque à sa gauche, il n’y a plus de place pour le PS, qui est donc menacé d’asphyxie.

D’où la proposition sarkozyenne de lancer un plan de relance ou de sauvetage, comme on voudra, pour le PS. Après tout, il est au moins aussi indispensable à la vie politique française que les Antilles ou la Corse, alors ce serait bien naturel.

Le seul problème, c’est que ce plan de relance aussi, s’ils n’y prennent pas garde, les socialistes vont voter contre!

Trouver des chercheurs ou avoir des chercheurs qui trouvent ??

février 14, 2009 on 10:11 | In Coup de gueule, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes | 7 Comments

That is the question…

Cette phrase du Général de Gaulle pose le problème.

Et la solution à ce sujet n’a pas été trouvée. Car une mission scientifique du Ministère de l’Education Nationale annonce des résultats…qui ont laissé JusMurmurandi sans voix.

Digression.

Les enseignants chercheurs commencent leur carrière à 1.700 Euro contre lesquels ils enseignent huit heures hebdomadaires pendant l’année universitaire. On est loin des trente cinq heures, car le reste du temps devrait être, théoriquement, consacré à la recherche.

Théoriquement seulement car les chiffres de la mission sont impressionnants: 24% ne font partie d’aucune équipe de recherche (de là à dire qu’ils se cantonnent, pour leur activité professionnelle, aux huit heures d’enseignement, il n’y a qu’un pas…), préférant probablement s’adonner à des activité s plus rémunératrices…et pour cause, il n’y a pas de sanction prévue au règlement.

Quant aux 76% restants, un quart n’a pas publié au cours des quatre années précédentes.

Pour JusMurmurandi, cela rappelle étrangement le Parti Socialiste.

Il se dit dans l’opposition, certes, mais depuis maintenant sept ans qu’il s’y trouve, on voit bien quelques gesticulations et autres attaques personnelles, mais aucune contre proposition ni réelle et encore moins sérieuse. Et ceci pour un nombre limité du parti. L’essentiel de la caste dirigeante est, elle, plus préoccupée par sa survie et le maintien de son pré carré et donc, quelque part, de ses fameux « avantages acquis ». Et en cas extrême, sort carrément de l’Assemblée Nationale, et refuse même le débat avec le gouvernement.

Le problème, c’est qu’ils n’ont pas encore compris que les électeurs, eux, peuvent sanctionner, et ne s’en privent pas.

Petit cours de désinformation – 2

février 12, 2009 on 8:00 | In Best of, Coup de gueule, France, Incongruités | 11 Comments

L’antisarkozysme a atteint un point tel dans notre belle France que tout journaliste qui n’affiche pas clairement son antisarkozysme militant – et vertueux – est aussitôt suspect de complaisances et donc d’amour du pouvoir ; Jusmurmurandi s’amuse ainsi de voir se recomposer le sens des mots dans un novlangue postmoderne (post-chiraquien ?) où le sarkozysme attribué tel un sceau d’infamie à tel ou tel journaliste, se limite in fine à, tout simplement, ne pas faire preuve d’antisarkozysme zélé. Jusmurmurandi se gausse grandement de cette asymétrie où, à l’image de la théologie médiévale où le mal était une privation de bien, le sarkozysme se laisse aujourd’hui définir par le bruit médiatique dominant, comme une privation d’antisarkozysme, et JusMurmurandi ne saurait donc être surpris de voir des « journalistes » de Radio France traiter de « collabos » David Pujadas et Laurence Ferrari pour avoir accepté le choix élyséen d’interviewer le Président.

 Certes, en France le ridicule ne tue plus depuis bien longtemps et l’on peut ainsi insulter à l’envi le Président de la République sur une radio publique, l’assimiler à un dictateur abominable, et le faire en toute impunité, tout en se faisant évidemment passer pour courageux et résistant. Si nos courageux journalistes résistants avaient un tant soit peu appris autre chose que leur manuel de « résistance pour adolescents osant dire à leur père que c’est un con », ils auraient remarqué qu’ils avaient sombré par un plouf navrant dans la « contradiction performative », erreur logique parmi les plus ridicules qui soient. Il s’agit d’une erreur où la possibilité de l’énoncé est contredite par son contenu : clairement, si Sarkozy était un dictateur nazi, il ne serait tout simplement pas possible de librement l’attaquer et de l’insulter ni de traiter les journalistes qui l’interviewent de « collabos » ; or, curieusement, les journalistes-résistants ont pu prononcer ces insultes en toute impunité, comme s’ils étaient dans un pays libre. Aux courageux intellectuels raillés par Desproges, osant critiquer Pinochet à plus de 5 000 kilomètres de Santiago du Chili, se sont substitués les courageux journalistes des radios publiques, payés chaque jour par l’Etat pour en dénoncer en toute liberté la dimension dictatoriale de son Chef qui aurait mis la main sur les media pour mieux les contrôler. Etonnant, non ?

 Mais cette anecdote qui fait sourire JusMurmurandi n’est rien à côté de celle de ce journalisticule Jean-François Couvrat qui, mendiant sans fin des chroniques dans le Monde mais se contentant maigrement d’un blog hébergé par le « journal de référence », a cru bon d’éprouver son Kolossal courage en rejoignant la meute, c’est-à-dire en tirant à boulets rouges sur le Président ; modestement intitulé « ré-informateur de l’économie », notre courageux blogueur s’est fendu d’un article à l’apparence informée, pour dresser le « bêtisier du Président ». Sa chronique, consacrée à l’intervention présidentielle de jeudi 5 février, déploie tout ce dont un antyisarkozyste patenté est capable pour se faire remarquer de la meute, en dénonçant trois prétendus mensonges du Président sous forme d’une lecture prétendument attentive, lecture attentive dont la mauvaise foi et l’incompétence presque touchante pourraient lui offrir une place de choix à la rédaction de Marianne.

 Et pour obtenir ses galons d’antisarkozysme, tout est bon. Croyant contredire le Président en remarquant que les services constituent en France un taux de 77, 3 % du PIB et non de 3 % comme l’avait dit le Président, il brandit fièrement un graphique de l’OCDE censé confirmer ses propos. Intrigué, JusMurmurandi s’est précipité sur ledit graphique et, première surprise, a aussitôt remarqué que le graphique censé être accusateur mentionnait la part des services dans… la valeur ajoutée et non dans le PIB ; M. Couvrat confond ainsi grotesquement la valeur ajoutée – qui contient pour une large part la production de services du service public – avec le PIB qui est fondé sur de tout autres critères.

 Mais au-delà de cette amusante confusion, que même le plus cancre d’un élève de première STG n’aurait pas osé commettre, JusMurmurandi rappelle que Sarkozy évoquait non pas les services en général, mais les services financiers, ce qui discrédite un peu plus encore cet involontairement désopilant arroseur arrosé.

 Le deuxième point dénoncé par M. Couvrat porte sur la baisse de la TVA au Royaume-Uni. Afin de contredire la nullité des effets d’une baisse de la TVA sur la consommation affirmée par le Président, Couvrat brandit l’argument supposé assassin : « Au Royaume Uni, la consommation des ménages en produits manufacturés s’est accrue de 2,6% de novembre à décembre 2008, et de 4,3% de décembre 2007 à décembre 2008. » Ah oui, à lire les choses ainsi, il semblerait qu’en effet la baisse de la TVA ait bien eu un impact sur la consommation : sauf que, toujours animé d’une mémoire immédiate, JusMurmurandi s’est rappelé que la TVA avait été baissée par M. Brown le … 1er décembre 2008 rendant ainsi grotesque pour le mois de novembre la corrélation établie entre la baisse de la TVA et la hausse de la consommation et replaçant celle-ci pour l’année 2008 dans le cadre d’une dynamique conjoncturelle de nature tendancielle parfaitement étrangère à la  baisse de la TVA survenue après.

 Ainsi ce pauvre M. Couvrat, croyant faire preuve d’esprit et de discernement en dressant le « bêtisier » (ce sont ses mots) du Président n’a fait que confirmer un peu plus sa propre incompétence ; mais la compétence importe peu lorsque les critères médiatiques du bon article sont ceux du degré d’antisarkozysme primaire et, à cet égard au moins, M. Couvrat est un excellent journaliste citoyen que tenait à saluer JusMurmurandi. 

A table!

février 11, 2009 on 7:25 | In Best of, Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, Insolite | Commentaires fermés

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? On imagine facilement Nicolas Sarkozy se demander si tant d’efforts et de combats pour être élu Président de la République valaient le coup. Car le moins qu’on puisse dire est que sa présidence ne ressemble pas à ce qu’on pouvait imaginer. La faute à la crise, bien sûr, qui a bouleversé tous les équilibres.

Car ce qui est en train de se passer en Guadeloupe est ni plus ni moins une gifle pour le Président. Et ce n’est pas la première, ni la dernière. La population de l’ile, mécontente de « la vie chère » se met en grève. Et que constate-t-on? Que, pour peu qu’on veuille bien y jeter un coup d’oeil, la situation de distribution des carburants sur l’île est extravagante et entièrement à l’avantage du distributeur-raffineur qu’est Total, dont les stations-services sont, en outre, fermées pour empêcher l’ouverture de stations concurrentes! Le Secrétaire d’Etat Yves Jégo arrive sur place, et la valse des millions commence. Mise en oeuvre du RSA. Hausse des salaires de 200€ mensuels. JusMurmurandi vous rassure, ce ne sont pas les entreprises qui paieront, car elles exigent des compensations de l’Etat sous forme d’allègements de charges sociales. Et ainsi de suite.

Avant même que la situation de la Guadeloupe ne soit débloquée, la Martinique commence à faire de même, et les Martiniquais mettent la barre non pas à 200€, mais à 300€. Et la Guyane se dit qu’il n’y a aucune raison de ne pas en faire autant. Ce d’autant plus que c’est à la Réunion que tout a commencé et que l’Etat a ouvert grand son portefeuille.

Plusieurs commentaires s’imposent.

D’abord qu’il semble y avoir une étrange fatalité qui frappe les politiciens de droite dès lors qu’ils deviennent Présidents de la République. Que ce soient Giscard, Chirac, ou maintenant Sarkozy, élus à droite, ils ouvrent grand les cordons de la bourse (celle des autres, bien sûr, celle des contribuables présents et surtout futurs). Pourtant Sarkozy portait un projet clair, et on n’imaginait pas le voir tomber dans le radicalisme chiraquien. Oui, mais la crise est passée par là. Et Sarkozy, au-delà de mesures sociales annoncées dans sa campagne électorale et destinées à le dé-droitiser, tel le RSA, applique aujourd’hui une politique d’arrosage à tout-va que ne renierait pas un gouvernement de gauche. Il ne manque que la relance de la consommation.

La relance de la consommation, justement. C’est le dernier sujet à la mode. Toute demande d’avantages est aujourd’hui justifiée en disant qu’elle soutiendra l’activité économique, ou la consommation, ou l’emploi, voire les trois. Plus besoin de la justifier par la cause (le mérite, la justice, l’effort, par exemple), on justifie par l’effet. Et on ne discute plus « que » de l’efficacité relative des différents moyens (relance de la consommation contre relance par l’investissement ou soutien à l’industrie). Cela commence à ressembler à un glissement du capitalisme, où l’effet (rémunération) est adossé à la cause (à chacun suivant ses mérites) vers le communisme, où l’effet est adossé à tout autre chose (à chacun suivant ses besoins).

En conclusion, si l’aptitude d’un pays à minimiser la crise puis à en sortir rapidement est proportionnelle à l’intensité de la relance, alors il faut bien reconnaître que la France n’est pas très bien partie, d’autres pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne notamment) annonçant qu’ils vont faire beaucoup plus que nous). Mais si cette « heureuse » sortie de crise est liée à la capacité de sa population à revendiquer en fonction de l’expression violente de ses besoins, alors la France a toutes les chances de figurer en tête du peloton. Pour une fois que les revendications sont « vertueuses ». Aux barricades, camarades, aux barricades!

Dans cet esprit de la relance par le besoin, JusMurmurandi demande ici solennellement à l’Etat un plan de relance de l’industrie du blog. La France, un moment première dans ce nouveau métier à la fois moderne, porteur d’avenir et « vert », a vu son leadership glisser. La faute, on s’en doute, à ces milliers de blogs délaissés par leurs auteurs, faute pour ceux-ci, écrasés de charges sociales, d’avoir les moyens en temps et en argent de les mettre à jour.

La proposition? Que chaque blogueur puisse passer 6 mois par an à son choix en Guadeloupe, en Martinique ou à la Réunion aux frais de la collectivité reconnaissante. Transformer les DOM TOM en autant de Villa Medicis du futur, et les blogueurs en Prix de Rome, voilà une modernisation où tout le monde trouvera son compte. Et pour ce faire, bien sûr, il faudra doter ces îles d’infrastructures de télécommunications puissantes et modernes (du travail pour Alcatel et Astrium, des clients pour Orange et SFR), de moyens aéroportuaires accrus (voilà pour le bâtiment), afin de recevoir plus de visiteurs, venus en Airbus A380 (bon pour Airbus). Il ne manque plus que de l’énergie pour ne pas dépendre trop de l’affreux Total, alors on ajoute vite fait un EPR (bon pour Areva), et le tout est bouclé, et les îliens contents.

Comment, ce n’est pas encore fait? Mais que fait l’Etat? C’est indigne! Le Président nous méprise! Aux barricades, camarades, aux barricades! Vilipendons ce Président qui nous traite si mal. Disons-en pis que pendre, pour qu’il puisse mesurer la puissance de nos blogs, et l’ampleur de son erreur…

LOL – Sophie Marceau est elle Hillary Clinton ?

février 10, 2009 on 6:50 | In Best of, France, Incongruités, International | 1 Comment

La sortie du nouveau film « LOL » où Sophie Marceau joue le rôle de la mère quand elle avait interprété celui de la fille dans la « Boum » il y a près de trente ans est l’occasion d’interviews qui font sourire JusMurmurandi.

Flashback: en pleine campagne présidentielle américaine, Hillary Clinton, pour convaincre qu’elle les a, pardonnez moi l’expression, « bien cousues au corps », raconte ainsi qu’elle est allée en Bosnie en plein conflit bosno-serbe et qu’à cette occasion elle est descendue de l’hélicoptère de l’armée américaine « sous les feux des snipers », ce qui fut d’ailleurs le sujet d’un article précédent.

Il semble que de similaires trous de mémoire affligent l’actrice française.

Dans l’entretien relaté par le Journal du Dimanche, elle consacre quelques question à ses choix politiques, expliquant qu’elle a voté pour Nicolas Sarkozy pour « faire le choix le moins pire ». Jusque là tout va bien.

Mais elle fait elle même une digression pour expliquer qu’elle était fière d’avoir voté pour François Mitterrand….en 1981.

C’est là que les choses se compliquent, car Sophie Marceau est née en…novembre 1966, ce qui signifie qu’elle avait 14 ans en mai lorsque Tonton fut élu.

On ne doute pas un instant qu’elle soit intelligente, le prénom Sophie venant d’ailleurs du Grec Sophos qui signifie sagesse, mais avoir une carte d’électeur 4 ans avant le commun des Français….cela parait quelque peu exagéré.

Bref, JusMurmurandi a une proposition à faire pour le titre de son prochain film: après LOL, MDR!!

Sophie Marceau se confie au JDD

http://www.lejdd.fr/cmc/culture/200906/generation-sophie-marceau_183971.html

Sophie Marceau au JT de France 2

Hillary Clinton rattrapée par la vérité en Bosnie

Les bijoux de la couronne

février 9, 2009 on 10:11 | In Coup de gueule, Economie, France, Incongruités, La Cour des Mécomptes | Commentaires fermés

Le titre est un peu inexact car nous sommes en République.

Pour le reste, on voudrait bien en parler des bijoux….

Mais certains d’entre eux disparaissent pour réapparaître on ne sait comment dans des salles de ventes quelques temps plus tard.

Depuis dix ans, une commission dite du récolement tente de retrouver les 185.000 objets prêtés aux ministères comme au palais présidentiel. à Matignon comme aux ambassades ou aux consulats comme à l’Assemblée Nationale.

JusMurmurandi commencera, c’est normal, par dire que 185.000 objets en dix ans et un travail qui n’est pas achevé, cela ressemble à un travail de fourmi.

Car ramené à l’année, cela fait 18.500 objets, ou encore 92 objets par jour.

Vous l’aurez compris, JusMurmurandi se demande s’ils sont 2 ou 3 pour atteindre de tels sommets de productivité…

Passons.

Sur le total énoncé, ci-dessus, 133.000 ont été retrouvées, 20.000 sont réputées « non vues » et 3400 détruites. Il reste 16.500 pièces qui portent le doux nom de « non localisées ».

Tout arrive à ces oeuvres. Emprunt à « long terme » par un ministre (qui a dit que seules les banques prêtaient ?), copie réalisée par un ambassadeur pour garder l’original, la créativité de nos agents de l’Etat est impressionnante…à ceci près que l’on aimerait qu’elle soit plus mise au service de l’intérêt public qu’à celui de leur intérêt personnel….

Là où cela devient plus intéressant encore,c’est lorsque que l’on voit la répartition des pièces « non vues » (20.000 rappelons le).

Au Ministère de l’Education Nationale, cela représente 50% environ des pièces confiées.

Bel exemple pour nos têtes blondes.

Alors, étonnez vous que nos « éducateurs » ne veuillent pas être notés.

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