Sarkozy Président du PSG pour lutter contre le racisme et la violence urbaine!
avril 1, 2008 on 10:43 | In C'est ça, Paris?, France, Incongruités, Insolite | Commentaires fermésLa dernière finale de la Coupe de la Ligue de football a vu des « supporters » du Paris Saint-Germain déployer une bannière gravement insultante pour les adversaires lensois. Ceci s’est fait en présence, c’était une première, du Président Nicolas Sarkozy, grand amateur de football et supporter lui aussi du PSG.
Au-delà des déclarations un peu prévisibles sur le rejet nécessaire du racisme et sur les sanctions qui seront prises après une enquête policière qui sera menée grâce aux images des caméras de surveillance, JusMurmurandi vous dévoile en exclusivité un scoop: Nicolas Sarkozy s’apprête à devenir Président du PSG. Ceci pour plusieurs raisons.
D’abord parce que c’est un de ses vieux rêves, et que à quoi bon être Président de la République, si cela ne permet pas [aussi] de se faire des petits plaisirs?
Ensuite, parce qu’il faut bien dire qu’Alain Cayzac, président actuel, n’a pas formidablement réussi sur le plan sportif puisque le PSG est aujourd’hui 19e du championnat de France de 1e division et risque des descendre en 2e division l’année prochaine.
De plus, les amitiés de Nicolas Sarkozy avec certains des patrons les plus puissants de France le mettent dans une excellente position pour trouver des sponsors généreux, ce qui est indispensable à un club qui veut réussir dans le football.
Sous-produit utile, ce poste permettra à Nicolas Sarkozy de « marquer à la culotte » celui qui est bel et bien son opposant N°1 au PS, le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Enfin, et c’est sa motivation principale, les supporters du PSG sont reconnus comme les pires de France en matière de violence, sans compter le racisme de samedi dernier. Etre président de ce club, c’est donc se confronter en première ligne à ces phénomènes de violence urbaine qui ont nécessité selon le candidat Sarkozy un « plan Marshall pour les banlieues ».
Même si JusMurmurandi respecte le courage du Président qui, avec un tel poste, s’expose éventuellement à des déconvenues sportives fâcheuses pour son image, ce mélange de genres pose des questions qui ne peuvent pas rester sans réponses:
- en cas de présence du Premier Ministre, lui aussi amateur de sport, à une finale que jouerait le PSG, comment devra se comporter François Fillon pour rester « neutre » entre les 2 clubs, dont celui de son chef ?
- en cas de victoire du PSG, le Président se remettra-t-il la coupe à lui-même ?
- en cas de faute d’arbitrage favorable au PSG, comment ne pas penser que le poids du Président aura pu influer sur la décision de l’arbitre ?
- en cas d’excès verbal (ou autre) du Président, sera-t-il protégé d’un carton jaune, rouge, ou d’une amende par l’immunité due à sa fonction ?
Bref, on le voit, cette nouvelle et novatrice décision du Président suscite de nombreuses questions; JusMurmurandi ne manquera pas de s’y intéresser de près.

Max (Mosley) la Menace
mars 31, 2008 on 3:24 | In Best of, France | Commentaires fermésQuelques jours après la mort de Jean-Marie Balestre, son prédécesseur à la tête de la toute puissante FIA (Fédération Internationale de l’Automobile), qui régente d’une main de fer la F1, avec l’appui de son compère Bernie Ecclestone, Max Mosley, Président en titre, se trouve au centre d’une polémique née d’une révélation plus que gênante.
Si l’on en croit la video et les photos mises en ligne par le News of the World et reprises largement dans la presse mondiale, Max Mosley a participé en compagnie de 5 jeunes femmes à ce que le Times, journal britannique pourtant d’habitude réservé, appelle une « orgie nazie ». Le Président de la FIA y apparaît sous les traits alternés d’un détenu et d’un gardien de camp de concentration, parlant par moments allemand, et certaines des filles portent des tenues de détenues.
Il ne s’agit pas ici de juger la vie privée de Max Mosley, quel que soit le dégoût que puisse soulever une telle scénographie. En revanche, l’incroyable c’est que Max Mosley est le fils d’Oswald Mosley, fondateur d’un parti connu comme le parti nazi britannique. A tel point que c’est chez Joseph Goebbels, chantre de l’anti-sémitisme et ministre de la propagande du 3e Reich que ce sont mariés les parents de Max Mosley en 1936.
Là encore, il n’est pas question d’imputer au fils les fautes des parents. Non, ce qui fascine JusMurmurandi, c’est que, justement, parmi les théories monstrueuses des nazis, aucune sans doute n’a été plus épouvantable que celle suivant laquelle l’hérédité pouvait condamner, pour des raisons génétiques, des « races » entières. Bien évidemment, cette élucubration postulée comme une théorie scientifique a péri dans le crépuscule des dieux nazis.
Mais là, franchement, on se demande s’il faut référer d’urgence le président Mosley chez un élève de Freud, ou s’il s’agit tout simplement d’un exemple du vieux proverbe « tel père, tel fils »


France, pays où le béton prend plus vite que la justice ne se rend ?
mars 30, 2008 on 11:54 | In Best of, Economie, France, Incongruités | Commentaires fermésAujourd’hui est une date importante.
Après quatre ans de réflexion, d’études et de travaux, Aéroports de Paris va finalement rouvrir l’aérogare E du deuxième aéroport de Roissy.
Terminal, E le fut en effet il y a quatre ans, en particulier pour ceux qui reçurent la voute sur la tronche.
Combien de victimes furent ils/elles ? On ne le sait trop tant tout ce qui touche à cet effondrement fut couvert d’une chape bien plus efficace que celle mise au point par les concepteurs de l’aérogare.
Donc, disions nous, après avoir rasé la jetée E mieux que Bic, Gillette ou Wilkinson, Aéroport de Paris accueille à nouveau des passagers aujourd’hui. A moins que ce ne soit des pigeons, car entre temps, les surfaces commerciales ont augmenté de 50% par rapport à l’aérogare inauguré il y a quatre ans.
Avidité au gain, cupidité débridée ? Cher lecteur, nous vous laissons seul juge, à la lumière des articles que nous avons déjà publiés sur l’augmentation de la redevance exigée par le monopole ADP sur ses clients prisonniers.
En attendant, ADP a encore moins d’excuse pour que les passagers arrivant sur la plate forme de Roissy ne soient pas en contact direct avec l’aérogare et soient obligés à poireauter le temps qu’un bus arrive au pied de l’avion pour les chercher (vous comprenez, pour les longs courriers en particulier, on ne sait que sept, dix ou douze heures à l’avance quand l’avion va se poser, alors acheminer un bus à temps, cela doit être au dessus de leurs moyens….). A l’heure où la presse française se gargarise des difficultés de démarrage de l’aérogare 5 de Heathrow, JusMurmurandi estime qu’il est bon de faire preuve d’un tant soit peu de modestie, voire d’humilité.
Mais ce qui dérange vraiment JusMurmurandi, c’est que quatre ans ont donc passé, que le béton, on l’espère, aura pris de manière définitive…mais de justice, nenni.
Personne, ni morale ni physique, n’est mis en examen, comme si maintenant qu’il a été reconstruit, l’aérogare ne s’était jamais brisé….on attend les premières conclusions pour la fin du mois. Donc demain????
Sans doute est-ce du béton à prise rapide qui aura été employé, expliquant la lenteur (relative) de la place Vendôme….
Mais pour qui nous prend on???
Le terrorisme du téton qui tue ?
mars 30, 2008 on 11:52 | In Best of, France | 2 CommentsL’Amérique fait la guerre au terrorisme. A toutes les formes de terrorisme, mais à aucune plus qu’au terrorisme aérien. C’est à ce titre qu’il soit à craindre que les Américains aient à se défendre du terrorisme à coups de tétons qui tuent.
Une américaine se plaint en effet qu’à l’aéroport de Lubbock (Texas), ses piercings des tétons aient fait sonner les détecteurs de métaux, à la suite de quoi les autorités locales lui auraient remis des outils avec ordre de retirer lesdits piercings. Et Mandi Hamlin, à qui cette mésaventure est arrivée, se plaint d’en avoir été humiliée, et réclame des excuses.
JusMurmurandi voit bien la gêne de la passagère, sommée ainsi de se débarrasser d’ornements auxquels elle a droit. Mais eût-elle été plus satisfaite de se faire palper le détail de la poitrine pour qu’une agente de sécurité s’assure qu’il ne s’agissait que d’inoffensifs tétons et non d’une ceinture d’explosifs version mère tchétchène ?
De même, JusMurmurandi se souvient des semelles de chaussures explosives de Richard Reid qui avait tenter de les mettre à feu pour faire exploser en vol un avion American Airlines. Alors maintenant des tétons explosifs? Des prothèses en C4?
Ce n’est pas si imaginaire que cela. Qui se souvient de Lolo Ferrari, un temps danseuse au célèbre cabaret parisien de danse nue le « Crazy Horse Saloon »? Elle avait subi pas moins de 25 interventions chirurgicales pour satisfaire son exigence d’une poitrine hors normes. Le résultat? Elle n’osait plus prendre l’avion de peur que se seins géants n’explosent en vol.
Si les tétons de Mandi Hamlin étaient comparables à ceux de Lolo Ferrari, on peut comprendre les craintes des policiers texans…

Un lien coupable…de faire vendre?
mars 30, 2008 on 7:21 | In France | 2 CommentsLe Tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict: un site internet de blogs, Fuzz.fr, et deux autres moins connus ont été condamnés pour avoir hébergé un contenu renvoyant à un autre site contenant une information diffamant Olivier Martinez.
Un tel jugement soulève 2 questions importantes:
- un article qui contient un lien est-il un simple hébergeur du lien, et, à ce titre, protégé par l’impossibilité de savoir à l’avance tout ce que ce lien peut receler de contenu potentiellement illicite? Le tribunal a jugé que non, ce qui met les sites hébergeant des liens en première ligne, au même titre que s’ils avaient eux-mêmes commis le délit. Une telle jurisprudence promet des lendemains qui déchantent à tous les sites qui regroupent des liens multiples, comme toutes les pages de « news » tel Google Actualités. Notez que ceci est une insertion de lien, ce qui expose JusMurmurandi aux mêmes pénalités que Fuzz.fr s’il se trouve qu’un lien de Google renvoie lui-même vers un article qui contient un lien qui renvoie vers un article qui contient un lien qui renvoie vers un article qui contient un lient qui renvoie vers un article diffamatoire.
- si l’auteur de l’article contenant un lien jugé coupable n’est pas hébergeur, mais bien juridiquement responsable, il semble à JusMurmurandi qu’il joue alors le rôle de créateur de contenu, c’est-à-dire, grosso modo, de journaliste ou de diffuseur. En quelque sorte, l’insertion d’un lien ne serait pas la mise en ligne passive d’un contenu (rôle d’hébergeur), mais la mise en ligne active et délibérée (rôle de journaliste, ou diffuseur) Si c’est le cas, il doit être jugé comme le serait un journaliste qui aurait publié directement une information fausse et diffamatoire. Or que requiert la justice pour disculper un tel journaliste? Qu’il ait eu « de bonnes raisons » de croire que ce qu’il écrivait était exact. Par exemple, qu’avant de publier un SMS ayant prétendument existé, il l’ait soit vu lui-même, soit qu’il ait eu suffisamment de preuves indirectes de son existence pour que sa publication ait reposé sur la combinaison de sa bonne foi et de sources claires et concordantes. On sait qu’il n’en a pas toujours été ainsi dans un retentissant exemple récent: Un certain SMS. Vous noterez qu’ici le lien renvoie à un autre article de JusMurmurandi, ce qui réduit quand même le risque de voir notre site réduit en cendres par les foudres de la justice.
La question, donc, est de savoir si un site Internet qui publie une « info » est une source suffisante pour pouvoir être reprise de bonne foi. Il semble donc que non. Ce qui promet des lendemains qui déchantent pour d’innombrables net-publications qui vivent de ce genre de sources. Notamment en matière de presse people, où l’atteinte, au moins prétendue, à la vie privée côtoie la diffamation dans toutes les informations croustillantes.
Cela étant, il ne faut pas oublier que, si de telles pratiques existent, c’est exclusivement parce que ces informations « chaudes » ont un public friand de ragots scabreux et d’images volées. Et ce public, c’est nous. Si nous n’étions pas les consommateurs de cette presse trash, il n’y en aurait pas. Faisons donc notre notre auto-critique et assumons notre part de responsabilité dans cette dérive « people-trash ».
Dont Jusmurmurandi ne résiste pas à vous donner un exemple avec une article savoureux de l’Express sur le sujet. Tiens, encore un lien. Nous vivons décidément une époque dangereuse! l’exemple à ne pas suivre de l’Italie

Perdriel, Daniel, Kerviel
mars 28, 2008 on 10:53 | In France | Commentaires fermésQuel rapport entre Claude Perdriel, patron d’un groupe de presse comprenant notamment le Nouvel Observateur, entre Jean Daniel, figure emblématique de la rédaction et conscience morale du même Nouvel Observateur, et Jérôme Kerviel, le trader qui a pris les positions qui ont fini par couter 5 milliards d’euros à la Société Générale? Le rapport: un SMS…
Claude Perdriel, qui va abandonner la présidence du groupe de presse du Nouvel Observateur, a fini par lâcher que le fameux SMS publié par Airy Routier sur le site Internet du Nouvel Observateur et attribué à Nicolas Sarkozy, n’a jamais existé.
Jean Daniel a indiqué pour sa part que cette publication de SMS n’avait pas été évoquée en conférence de rédaction, alors qu’elle aurait du l’être, et que, si elle l’avait été, elle n’eut pas été publiée.
Quel rapport avec les pertes abyssales de Jérôme Kerviel? Pour que Kerviel prenne les positions gigantesques qui ont conduit aux pertes que l’on sait, il a fallu 2 facteurs. D’abord, qu’il veuille le faire. Mais aussi que le système de la Société Générale le laisse faire. Que les systèmes de contrôle théoriquement robustes laissent passer des transactions sans rapport avec la tâche confiée à ce trader de niveau moyen. Que les contrôleurs, alertés par différents signaux d’alarme, ne tirent pas les conséquences en stoppant l’activité anormale de Kerviel.
JusMurmurandi aimerait demander à MM Perdriel et Daniel où était le système de contrôle du Nouvel Observateur qui devait empêcher n’importe qui de publier n’importe quoi. Et quelles mesures ils ont l’intention de prendre pour qu’un journaliste dont l’action fait que le Nouvel Observateur se fait traiter dans un tribune du Monde de « magazine trash » et se fait, ce qui est une première, poursuivre au pénal pour faux et usage de faux, ne puisse pas recommencer.
Car après tout, Kerviel a été licencié et mis en examen, et Daniel Bouton a proposé par 2 fois sa démission. Compte tenu que M. Perdriel d’en va, est-ce que MM Daniel et Routier ne pourraient pas proposer la leur une fois?
Contradictions concurrentielles
mars 26, 2008 on 5:20 | In Economie, Europe, France, International | Commentaires fermésIl est de bon ton de condamner le capitalisme pour toutes sortes de manifestations extrêmes, inhumaines et néfastes. Et notamment, sa forme la plus libérale. Au point que l’étiquette « libérale » n’est ni plus ni moins qu’un certificat de décès pour la carrière d’un homme politique français.
Laquelle étiquette a, depuis des années, été collée à la bureaucratie européenne à Bruxelles, la rendant ainsi profondément impopulaire, ce qui a conduit, entre autres, au rejet du traité constitutionnel.
Il est d’ailleurs révélateur que la gauche ait tenté de la coller aussi à Nicolas Sarkozy qui ne cesse de vouloir injecter l’intervention de l’Etat dans la vie économique, comme avec le sauvetage d’Alstom, ou la tentative d’éjection de Daniel Bouton, ou encore l’obligation qu’il veut faire aux entreprises de distribuer un tiers de leurs bénéfices à tous les salariés. Toutes idées et actions aux antipodes d’un libéralisme « pur et dur ».
Mais un problème agite la société française qui va relancer le débat sur un terrain moins idéologique et manichéen. Le problème du pouvoir d’achat, première préoccupation des Français.
Il est établi que les finances publiques, exsangues, n’ont plus de grain à moudre pour distribuer autre chose que de bonnes paroles. les entreprises, soumises au grand vent de la concurrence internationale, et handicapées par l’euro fort, ne sont pas non plus humeur généreuse. Alors, comment faire? Une réponse, introduire plus de concurrence, notamment au niveau de la distribution, où les semaines passées ont montré des marges massives au détriment des consommateurs.
Oui, mais voilà, plus de concurrence, c’est plus de libéralisme, ce cancer du capitalisme. C’est la victoire des gros sur les petits. Bref, toutes sortes d’horreurs tout justes bonnes pour les anglo-saxons.
JusMurmurandi voudrait verser une pièce au dossier.
Un accord dit de « ciel ouvert » va entrer en vigueur la semaine prochaine entre les Etats-Unis et l’Union Européenne. En résumé, cet accord permettra à n’importe quelle compagnie aérienne européenne, de voler de n’importe quel aéroport de l’UE vers n’importe quelle ville américaine, et, bien sûr, réciproquement. Un exemple typique d’accroissement de concurrence car aujourd’hui encore, une compagnie française ne peut s’envoler qu’à partir de la France et non de la Grande-Bretagne ou de la Pologne.
Ainsi, la ligne entre Denver (Colorado) et Londres-Heathrow, desservie par la seule British Airways coûte aujourd’hui un minimum de US$1461 par billet. Demain, une deuxième compagnie, United Airlines va la desservir pour US$570. Un sacré gain de pouvoir d’achat.
Et les passagers ne seront pas les seuls gagnants, puisque le nombre total de vols des USA vers Londres-Heathrow, toutes compagnies confondues, augmentera de 2233 ce mois-ci à 2932 en juillet. Plus de vols, c’est plus de choix pour les passagers, et des billets moins chers. C’est aussi plus d’emplois de pilotes, stewards, et autres personnels.
Si c’est cela, Bruxelles et le libéralisme (et il est évident que toutes les initiatives de l’UE n’ont pas de tels effets positifs), JusMurmurandi veut bien être bruxello-libéral. Et souhaite bien du plaisir aux anti-libéraux quant ils voudront s’opposer à la hausse du pouvoir d’achat à travers une hausse de la concurrence.
Le Princen
mars 26, 2008 on 4:07 | In France, Incongruités | Commentaires fermésNon il ne s’agit pas de la mouture version troisième millénaire du célèbre livre de Nicolas Machiavel, mais de Nicolas Princen, récemment venu épauler l’équipe de communication de l’Elysée en tant que « chargé de mission internet ».
Et le choeur des vierges d’agiter les drapeaux rouges du danger imminent, parce que Sarkozy va vouloir museler le web etc. etc.
A ce sujet, JusMurmurandi voudrait faire deux rappels.
Tout d’abord en ce qui concerne la presse écrite.
Au début de son mandat, et cela ne s’est pas véritablement calmé depuis d’ailleurs, nombreux ont été ceux qui se sont évertués à vouloir faire passer le Président de la République pour un censeur de la liberté de la presse.
Citons par exemple l’Express, journal de grande diffusion qui n’hésitait pas à titrer en ce sens.

L’Express, toujours lui, titrait il y a quelques semaines encore, « Qu’est ce qu’il mijote? » en se référant à ce qui se passerait après les élections municipales.
Le Point, autre hebdomadaire de grande diffusion, avait des titres du même acabit.
Si JusMurmurandi cite Le Point ou l’Express, c’est pour ne pas citer le Nouvel Observateur ou encore Marianne, qui sont tellement ouvertement dans l’opposition présidentielle qu’il n’est pas la peine d’en parler tellement celle-ci est violente.

A croire que tel Juppé, Sarkozy aurait dans ses cartons de revoir la convention collective des journalistes, avec tous ses avantages fiscaux ou sociaux qu’un seul article ne suffirait pas à citer.
Que se passe-t-il en réalité après les municipales? La même chose qu’avant en ce qui concerne le gouvernement. La poursuite des réformes.
Visiblement cela agace la presse, qui semble à l’unisson avec un Pierre Moscovici du PS en mal de catastrophe et de poste de premier secrétaire qui déclare maintenant que l’apocalypse, la vraie (pas la TVA sociale, pas la fin de l’ouverture, pas non plus la rigueur, l’apocalypse on vous dit !) ce sera en janvier 2009 après la fin de la présidence de l’Union Européenne de la France.
Soit. Qui vivra, verra.
Ce qui amène JusMurmurandi à son deuxième rappel.
Qu’il y a bien eu un Président qui a usé et abusé de son pouvoir pour savoir entendre et écouter. Cela s’appelait les écoutes de l’Elysée, pendant les mandats de François Mitterrand. Et dans le plus grand silence médiatique.
Où était le choeur des vierges qui brame et qui décrie? Vous l’avez compris, nulle part.
Comme si l’actuel quinquennat était l’occasion pour la presse de tenter d’expier ses turpitudes, ses lâchetés, ses veuleries passées.
ll est temps que la presse française se rappelle que sa mission première est l’information; l’opinion, cela ne vient qu’après.
Et c’est en option.
Drame de l’humanitaire? Une nouvelle Arche de Zoë?
mars 26, 2008 on 12:59 | In France, Incongruités | 1 CommentDrame sur l’autoroute A 9. Un minibus chargé de passagers traverse la barrière de sécurité et percute sur l’autre voie 2 véhicules venant en sens inverse. Bilan catastrophique: 7 morts, 4 blessés graves.
Pourquoi JusMurmurandi s’intéresse-t-il à un accident de la route? Parce que le chauffeur du minibus était en état d’ivresse (2 fois le taux légal) et qu’il n’avait pas le permis de conduire? Non.
Parce que le minibus appartenait à la communauté d’Emmaüs, fondée par l’abbé Pierre. Laquelle communauté a déclaré que le chauffeur était à la fois confirmé et un habitué des pareilles excursions.
JusMurmurandi serait curieux de comparer les réactions, très mesurées, attristées, compassionnelles, à ce drame, à ce qu’elle eussent été si le propriétaire du véhicule avait été non pas l’humanitaire Emmaüs, mais, disons, le pétrolier Total tant vilipendé pour l’Erika, dont le naufrage n’a quand même pas fait 7 morts. Ou encore Henri Paul, chauffeur de Mohamed Al Fayed au service de la princesse Diana, et dont l’alcoolémie avait elle aussi atteint des sommets.
Selon que vous serez puissant ou misérable, disait La Fontaine, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. A cette aune-là, Emmaüs est manifestement plus blanc (comme l’aube de l’abbé Pierre) que noir, comme le pétrole de Total.
Dans l’affaire de l’Arche de Zoë, on a tant dit que l’humanitaire n’excusait pas tout et n’importe quoi. N’est-ce pas une (triste) occasion de voir si cela s’applique aussi aux gentils enfants de l’abbé bien-aimé? Lesquels enfants, au nom du droit commun devraient se retrouver en correctionnelle pour le défaut de permis de conduire et au civil pour indemniser les familles des victimes.
Dis, abbé Pierre, tu ne pourrais pas faire un petit miracle?

Georges-Marc le Magnifique et l’autogestion du 4e pouvoir
mars 24, 2008 on 9:06 | In France, Incongruités, Insolite | 1 CommentLa rumeur veut que Georges-Marc Benamou soit bientôt nommé à la tête de l’Académie de France à Rome, la prestigieuse et élégantissime Villa Medicis quand il aura quitté son poste de conseiller du président Nicolas Sarkozy.
Une pétition circule, signée par de nombreux « artistes » et « intellectuels », s’insurge contre cette nomination dans les termes si vifs qu’ils auraient pu s’appliquer à une condamnation de la répression chinoise au Tibet.
Par-delà le bien-fondé -ou non- de cette nomination, qui, JusMurmurandi le rappelle, n’est pas encore intervenue, l’attention se porte sur le droit que s’arrogent certaines professions de s’auto-gérer. Manifestement les artistes et autres intellectuels considèrent que la Villa Medicis est une place qui revient de droit à l’un des leurs. Et qui décide qui est l’un des leurs, sinon eux-mêmes? Comme c’est pratique!
JusMurmurandi observe que le domaine de la culture au sens large est en train d’évoluer de manière fondamentale sous le choc des technologies numériques. Et que ce n’est pas ce genre de processus de cooptation qui risque de leur faire de la place dans les institutions culturelles, alors même qu’elles représentent l’avenir.
Cette volonté de cooptation (après Mai 68, on disait l’auto-gestion, mouvement politique longtemps porté par le P.S.U. de Michel Rocard, mais depuis passé comme tant d’autres à la trappe des illusions gauchistes) est à rapprocher de celle des magistrats, qui poussent des cris de bête égorgée dès que le pouvoir politique fait mine de nommer qui que ce soit qui ne répond pas à leurs préférences.
Il est à noter que la magistrature correspond à l’un des 3 pouvoirs traditionnels d’un régime démocratique, et que la presse, qui est un des éléments constitutifs de la culture aspire à être reconnu comme le 4e pouvoir. Comme si le fait de faire partie de l’un de ces pouvoirs rendait l’autogestion non seulement possible, mais encore indispensable.
Dès lors, comment s’étonner que la classe politique se réserve la monopole de l’exécutif, premiers des 3 ou 4 pouvoirs fondamentaux, ce qui conduit au monopole de diplômés de leur école, l’ENA, sur tant de postes éminents?
Et JusMurmurandi d’ajouter qu’il est donc d’autant moins étonnant de voir Nicolas Sarkozy choisir en dehors du sérail de la culture et du 4e pouvoir le titulaire de la Villa Medicis que lui-même ne fait pas véritablement partie du sérail politique (il est avocat et non énarque, et ses postes ont été plus souvent conquis furieusement que reçus).
Accessoirement, mais cette appréciation est trop savoureuse pour ne pas la mentionner, Georges-Marc Benamou a réussi le tour de force de faire partie du premier cercle de 2 sur les 3 derniers Présidents de la République, à savoir François Mitterrand et Nicolas Sarkozy, 2 hommes que tout sépare en matière de culture (imagine-t-on Sarkozy se pâmer à lire Chardonne, ou Mitterrand avoir reçu Tom Cruise?). Cela paraît modestement à JusMurmurandi le gage que cet homme doit avoir au moins un ou deux tout petits talents.

Tibet? Pas Tibet? Sarko? Pas Sarko?
mars 23, 2008 on 5:32 | In France | 2 CommentsLe silence assourdissant de JusMurmurandi sur le Tibet n’est plus supportable… non, JusMurmurandi plaisante, il fallait remplacer JusMurmurandi » par « Sarkozy »…:-)
Bien sûr, la répression à Lhassa est détestable, comme toutes les répressions policières… si les faits son vrais.
Car JusMurmurandi voudrait attirer votre attention sur quelques faits, même s’ils sont dérangeants et beaucoup moins confortables et conformistes qu’un soutien, d’ailleurs sans beaucoup d’effet, aux moines tibétains maltraités par la police de Beijing.
Quand Claire Chazal parle de « l’occupation chinoise du Tibet », TF1 n’est plus dans le domaine de l’information, mais du parti pris. Et, à force de se l’entendre répéter, l’opinion va reprendre les mêmes vocables. Information, opinion, ou désinformation?
Que savons-nous sur ce qui se passe à Lhassa? Rien! Nous savons ce que nous disent tel ou tel média, ce qui n’est pas la même chose. Et si nous pouvons très probablement à bon droit douter de ce que racontent les média chinois officiels, cela ne veut pas dire que tous les média qui racontent autre chose disent nécessairement la vérité. En particulier, pourquoi les média « spontanés », tels que que les sites Internet partageant des vidéos de téléphone portables seraient-ils plus « honnêtes » ou « fidèles » que les média institutionnels? Information, opinion, ou désinformation?
Quand l’opposition socialiste parle par la bouche de Pierre Moscovici du scandale du silence de Sarkozy, elle fait preuve d’une hypocrisie totale, vu que le contrôle de Beijing date de 1950, et que donc les socialistes ont eu des décennies de pouvoir pendant lesquels ce contrôle ne les a pas empêchés de dormir, ni obligés à protester, ni à boycotter quoi que ce soit.
Mais la question la plus épineuse pour JusMurmurandi est la suivante. A quel moment ce qui se passe dans un pays étranger devient-il une question dont les autres pays doivent se saisir? Serait-ce normal que d’autres pays nous fassent la leçon sur la difficile affaire Sébire et le « droit » de demander à mourir? Et sur les violences urbaines de Villiers-le Bel?
Quand le parlement français, cédant à on ne sait quelle pulsion, « condamne » le génocide arménien, commis quasiment un siècle avant par un régime disparu peu de temps après, pourquoi pas tous les autres génocides? L’imagine-t-on condamner les cruautés commises par Genghis Khan? Et, pour balayer devant sa porte, celles des armées de Napoléon, ou la Saint Barthélémy et les dragonnades contre les Protestants, ou les exécutions de la Révolution française?
JusMurmurandi se demande finalement il n’a pas tort dans cette affaire. Si Sarkozy se mettait à condamner violemment ce dont certains média nous disent que cela se passe à Lhassa, cela aurait de nombreux avantages:
- il aurait l’air très « présidentiel », ce qui, semble-t-il est important pour avoir été négligé
- pendant ce temps-là, personne ne lui parlerait de bling-bling
- ni des conséquences de la défaite de l’UMP aux municipales
- ou du pouvoir d’achat
- cela ne ferait pas baisser sa cote de popularité tout en faisant monter celle de Fillon
- en même temps, les socialistes n’auraient pas besoin de se préoccuper d’avoir la moindre idée programmatique
- ou de se déchirer pour la conquête du pouvoir au sein du PS
Bref, cela aurait tous les avantages pour tout le monde.
Et si, tout simplement, pour Sarkozy, présider, c’était plus se concentrer sur les vraies questions de notre pays que sur celles, internes, d’un autre pays?
Non, impossible. Trop simple, trop rationnel, trop professionnel, trop normal. Sarkozy ne peut être comme cela. En tout cas, c’est ce que nous disent les media. Oui, vous savez, les mêmes média qui nous informent le parlant de « l’occupation chinoise du Tibet »…
A l’insu de ma bonne foi
mars 19, 2008 on 3:33 | In Best of, France | Commentaires fermésLe coureur cycliste Richard Virenque est passé à la postérité. Non pour avoir gagné le Tour de France, ce qu’il n’a pas fait, ni pour s’être dopé, ce qu’il a fait, mais pour avoir dit que ce dopage s’était accompli « à l’insu de son plein gré ». La formule a fait florès, et fait maintenant partie du florilège de la lingua politica française.
Airy Routier semble devoir assumer la paternité d’un néologisme très semblable. En effet, après avoir écrit sur le site internet du Nouvel Observateur que Nicolas Sarkozy avait envoyé à son ex-femme le SMS que l’on sait, il a été poursuivi au pénal, novation dont la férocité a du le surprendre.
Toujours est-il que de SMS il ne semble pas y avoir trace, et que Routier, fort embêté, a envoyé une lettre à Carla Bruni-Sarkozy pour s’excuser du chagrin qu’il lui a causé. Tout ceci est d’une « sincérité » qui ne convainc pas JusMurmurandi, car Routier devait bien savoir, comme n’importe qui d’ailleurs, le chagrin que peut causer une publication aussi offensante.
Routier ne se grandit pas non plus en trouvant « inélégant » l’usage que fait l’épouse du chef de l’Etat en publiant cette lettre. Si JusMurmurandi suit bien la pensée de Routier, lui a le droit de publier sans preuves, et pour des millions de lecteurs, des éléments gravement attentatoires au bonheur conjugal de la jeune mariée, et d’en garder furieusement privée la source, et elle, offensée, n’aurait pas le droit de laver son honneur et son bonheur en dévoilant les regrets du malotru ?
Enfin, et c’est là que Routier entre dans la légende de la langue française, le Nouvel Observateur conteste que la lettre à Carla soit une lettre d’excuses, et maintient mordicus la bonne foi de Routier. Peu importe que, comme le montre CBS dans une tribune libre publiée au journal Le Monde, tribune du Monde foulé aux pieds de nombreux articles de la charte déontologique de son propre journal. Peu importe que ce qu’Airy Routier a affirmé soit vrai ou non, et, dans ce cas d’espèce, plutôt non. Ce qui seul compterait donc, ce serait la bonne foi du journaliste. Et une fausse information ne serait donc qu’une erreur de bonne foi.
Airy Routier s’est donc trompé à l’insu de sa bonne foi. Mais en plus, contrairement à Richard Virenque, l’a-t-il fait de son plein gré. CQFD.

Oh, Putain!
mars 18, 2008 on 10:18 | In Best of, France | Commentaires fermésEliot Spitzer, le Gouverneur de l’Etat de New-York, a du démissionner pour avoir été convaincu d’avoir eu recours aux services d’une prostituée, « Kristen ». Des écoutes du FBI ont révélé qu’il était le « client N°9″ d’un réseau de prostitution de haut de gamme.
Mais là n’est pas ce qui intéresse JusMurmurandi. Car de telles affaires de prostitution sont, somme toute, banales. Et si la sanction aux USA est la démission, surtout pour un homme politique qui a fait sa carrière et sa réputation sur la morale et sur le combat contre le crime, ce n’aurait probablement été le cas dans tous les pays.
En revanche, là où les Etats-Unis se singularisent, c’est dans leur façon de tout mettre en termes de « business ».
Le magazine Hustler lui a déjà proposé 1.000.000$ pour faire sa couverture, et d’autres offres pourraient suivre dans le domaine du cinéma porno. Pour une femme qui vend ses charmes, ceci n’est pas vraiment surprenant, ni original.
Plus curieux, Kristen, qui se voit un avenir de chanteuse, a déjà encaissé 200.000$ de droits pour 2 chansons qu’elle a mises en ligne.
Mais là où JusMurmurandi hoche la tête, perdu entre incompréhension et ahurissement, c’est quand Kristen se voit proposer un contrat de promotion pour une ligne de cosmétiques appelée « client N°9″, et même pour une vodka « N°9″. Elle « vaudrait » aujourd’hui quelques 5 millions de $…
Décidément, les Etats-Unis monnayent tout. Que ce soit l’indemnisation nécessaire pour pardonner les entreprises allemandes ou les banques suisses coupables contre les victimes de la Shoah, ou le cinéma, qui est pour eux une industrie alors qu’en France c’est une forme d’art. Ou la réputation sulfureuse d’une prostituée.
En tout cas, il n’est plus possible de dire que le crime ne paye pas.

Ségolène Royal et les chiffres : réconciliation impossible ?
mars 15, 2008 on 9:13 | In Elections municipales 2008, France, Insolite, La Cour des Mécomptes | Commentaires fermésJusMurmurandi, observateur attentif de la politique française, s’étonne et s’amuse du concours de culot auxquels semblent aujourd’hui jouer Mme Royal et M. Bayrou. Dans une récente tribune[1], M. Devedjian a dénoncé la gestion par les régions socialistes des impôts et du budget, citant, chiffres à l’appui, l’explosion de la fiscalité ou l’étrange répartition des dépenses publiques. On peut imaginer que, dans le cadre d’une campagne municipale, la pression fiscale exercée par telle ou telle équipe municipale constitue un argument majeur, et que, d’autre part, l’enjeu principal de ladite campagne consiste à informer les citoyens de la redistribution de leurs impôts.
Ce n’est pourtant pas l’avis de Mme Royal qui, dans une réponse[2] à M. Devedjian, a vivement contredit la nécessité d’avancer des chiffres. « Depuis dimanche dernier, la droite, à court d’arguments, prétend que les nouveaux élus de gauche augmenteraient les impôts », a affirmé
Mais le sourire de JusMurmurandi tend vers la franche hilarité lorsque, tout en expliquant que la fiscalité n’était pas un argument, Mme Royal cherche à « démontrer » que les chiffres de M. Devedjian sont faux. Contester les chiffres annoncés par M. Devedjian paraît singulièrement délicat, car il existe depuis quelques années un organisme chargé de recenser les dépenses et recettes des collectivités territoriales,
Ainsi, Mme Royal jure-t-elle qu’elle n’a pas « augmenté les impôts en Poitou-Charentes depuis trois ans, malgré les transferts de charges de l’État mal financés. »[3] Face à cette déclaration, JusMurmurandi a couru voir le rapport de
M. Devedjian pointe également l’époustouflante augmentation des « dépenses de fonctionnement » chez Mme Royal ; si, en effet, les « frais de personnel » ont augmenté de 49, 7 % sur la seule période 2005-2006 et les intérêts de la dette de 39 % (car la région s’endette à un point tel que Mme Royal a dû retirer à Jean-François Fountaine la responsabilité des finances, à la faveur d’une humiliation publique dont elle a le secret, en refusant « la parole à son premier vice-président »[5] inquiet de l’explosion de ladite dette), on note que les dépenses d’investissement demeurent extrêmement faibles sur la même période ; il est également à relever que sur l’année précédente, les dépenses de personnel avaient augmenté de 15, 3 % et les intérêts de la dette de 43, 8 %[6]. JusMurmurandi n’aura pas la cruauté de rappeler qu’en 2004 déjà, les frais de personnel avaient augmenté de 17, 9 % et les intérêts de la dette de 59 %. Soit une hausse cumulée de 79 % des dépenses de fonctionnement, comme le rappelait M. Devedjian, ce que ne put contester Mme Royal dans sa réponse, refusant d’aborder le problème.
Mme Royal s’indigne également qu’on puisse lui reprocher d’avoir baissé le financement de la formation professionnelle et des lycées ; « les dépenses destinées aux lycées en Poitou-Charentes ne sont pas en baisse mais ont augmenté de 19 % entre 2004 (117,4 millions d’euros) et 2008 (139,9 millions d’euros). »[7] affirme l’icône poitevine, évacuant stratégiquement la question chiffrée de la formation professionnelle ; et pour cause ! JusMurmurandi s’est précipité vers les chiffres de la DGCL et a pu constater que de 2005 à 2006, les dépenses pour la formation professionnelle[8] étaient en baisse de 26, 5 %, tandis que sur le site des « budgets participatifs des lycées »[9] (sic !), ne figurait – significativement – aucune donnée chiffrée de l’évolution des dépenses, malgré le caractère participatif de celles-ci. En revanche, toujours sur le site de la DGCL, JusMurmurandi a pu noter que le budget de l’enseignement supérieur était en baisse pour 2007 de 9, 7 %[10], tandis que, de 2004 à 2006, la région n’avait étrangement pas communiqué les données quant aux dépenses scolaires. L’opacité sur les chiffres, telle semble être l’élaboration participative des budgets citoyens de Mme Royal…
JusMurmurandi souhaite, pour réconcilier Mme Royal avec les chiffres, lui en rappeler un, un seul : 46, 94 %, le score de Mme Royal au second tour de la présidentielle qui ressemble à s’y méprendre à l’augmentation annuelle des dépenses de communication de sa région…
[1] Patrick Devedjian, Fiscalité, dites la vérité M. Hollande, in Le Figaro, 12 mars 2008
[2] Ségolène Royal, Cessez de dire des contre-vérités, M. Devedjian, in Le Figaro, 13 mars 2008
[3] Ségolène Royal, Cessez de dire des contre-vérités, M. Devedjian, in Le Figaro, 13 mars 2008
[4] http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/donneeschiffrees/fiscal/notes_fiscalite/fiscalite_reg_2007.pdf
[5] Le Monde, 26 février 2008
[6] http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/Publications/finances_r%E9gions_2005/14_fiches_r%E9gions.pdf
[7] Royal, art. cit.
[8] http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/Publications/finances_r%E9gions_2006/17_fiche_r%E9gions.pdf
[9] http://www.democratie-participative.fr/tous-les-lycees/index.php
[10] http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/donneeschiffrees/finances/bp2007/region/Publication%20globale%202.pdf
Entrez, c’est ouvert !
mars 13, 2008 on 1:56 | In Elections municipales 2008, France | Commentaires fermésC’est avec cette phrase quelque peu gauloise que Laurent Gerra illustre les frasques amoureuses de Stéphanie de Monaco, afin d’illustrer le nombre de ses conquêtes.
Pour poursuivre notre article d’hier consacré à l’élection paloise, il nous parait que cette plaisanterie est également appropriée pour caractériser l’attitude que prend le parti de François Bayrou.
Lui qui prétend avoir une ligne de conduite déterminée, une vision claire.
Citons plutôt le site internet du MoDem:
« Le peuple français attend qu’on le prenne au sérieux et qu’on lui donne la place qui est la sienne en démocratie : la première. Verrouilleurs et démagogues contre démocrates, le combat commence et il va falloir le livrer. J’y suis résolu ».
Comment tenir un tel langage aux Français tandis que l’on est capable dans le cadre des élections municipales de nouer une alliance tantôt avec le Parti Socialiste, l’UMP ou le Parti Communiste (plus exactement ce qu’il en reste) comme c’est le cas à Aubagne, même si Bayrou la renie mollement dans ce dernier cas.
On connaissait la « Putain de la République », il semble que l’on ait maintenant la Péripatéticienne de la Politique.